« Ventilation, stores, zones d’ombre, climatisation des locaux ou des engins, accès facilité à de l’eau potable fraîche et espaces de repos tempérés… « 

Les épisodes de forte chaleur ne constituent plus des situations exceptionnelles. Pour les entreprises, ils représentent désormais un enjeu récurrent de prévention des risques professionnels. Fatigue, déshydratation, malaises, baisse de vigilance, accidents du travail, voire coups de chaleur : les conséquences peuvent être graves, en particulier pour les salariés exposés en extérieur ou réalisant des tâches physiques.

Anticiper et réorganiser

Dans sa brochure Travail par forte chaleur : comment agir ? (1), l’INRS rappelle que les risques liés à la chaleur doivent être intégrés au document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) et faire l’objet de mesures de prévention adaptées. L’institut souligne qu’une vigilance particulière est nécessaire dès 28 °C pour un travail physique et à partir de 30 °C pour une activité de bureau.
La première étape consiste à anticiper. L’INRS recommande d’identifier les situations à risque : travail en extérieur, manutentions physiques, locaux mal ventilés ou absence d’accès à de l’eau fraîche. Cette évaluation doit déboucher sur des mesures techniques, organisationnelles et humaines clairement définies.
L’organisation du travail constitue l’un des principaux leviers de prévention. L’INRS préconise notamment d’aménager les horaires afin de privilégier les heures les moins chaudes de la journée, d’augmenter la fréquence des pauses et d’éviter autant que possible les tâches physiques intenses pendant les pics de chaleur. L’institut recommande également de limiter le travail isolé et de favoriser une surveillance mutuelle entre salariés.

Protéger et responsabiliser

Les postes de travail doivent aussi être adaptés. Ventilation, stores, zones d’ombre, climatisation des locaux ou des engins, accès facilité à de l’eau potable fraîche et espaces de repos tempérés font partie des mesures mises en avant par l’INRS. L’objectif est double : limiter l’exposition à la chaleur et permettre à l’organisme de récupérer. L’INRS insiste aussi sur l’importance de rappeler les gestes de prévention : boire régulièrement sans attendre la soif, porter des vêtements légers et clairs, se protéger du soleil, éviter les repas trop copieux ou encore signaler rapidement tout symptôme inhabituel.
Au-delà du respect des obligations réglementaires, la prévention des risques liés à la chaleur devient donc un enjeu concret de santé, de sécurité et de continuité de l’activité.
(1) Cette brochure (réf. ED6371) est téléchargeable sur www.inrs.fr