“Les situations de fragilité des salariés” – Une étude du Comptoir Malakoff-Médéric de la nouvelle entreprise

“Stress, pression, divorce, parent à charge, maladies graves et risques psychosociaux, handicap…

le monde de l’entreprise est loin d’être à l’abri des fragilités de ses collaborateurs”, diagnostique une récente étude réalisée par l’institut Harris Interactive pour le Comptoir MalakoffMédéric de la nouvelle entreprise.

56 % des salariés concernés

Selon les données recueillies, 56 % des salariés sont concernés. 37 % d’entre eux vivent au moins une fragilité d’origine personnelle comme “des difficultés financières”(14 %), “un rôle d’aidant”(9 %) ou “une maladie grave” (8 %), tandis que 38 % vivent une fragilité d’origine professionnelle comme “des conditions de travail éprouvantes physiquement ou psychiquement” (23 %), “un sentiment de perte de sens au travail”(23 %) ou encore “des difficultés à concilier vie professionnelle et vie privée”.

Des dirigeants conscients et engagés

Les employeurs sont bien conscients du phénomène : “91% de dirigeants d’entreprise déclarent employer au moins un salarié dans une telle situation et 91 % de dirigeants d’entreprise déclarent employer au moins un salarié dans une telle situation”.

Et ils sont loin de s’en désintéresser. Quelque 94 % d’entre eux se disent préoccupés par les fragilités des salariés de leur entreprise et 87 % jugent utile de mettre en place des actions d’accompagnement.

Priorité aux fragilités professionnelles

Toutefois, la plupart des employeurs se sentent plus à l’aise pour traiter les fragilités professionnelles : “94 % des dirigeants jugent l’entreprise légitime pour aider les salariés concernés par les fragilités professionnelles, alors qu’ils sont seulement 52 % lorsqu’il est question de fragilités personnelles”.

Ce sentiment est partagé, mais dans de moindre proportion, par les salariés : ils sont 73 % à juger l’entreprise légitime pour traiter les fragilités professionnelles mais seulement 41 % s’agissant des fragilités personnelles.

Priorité aux fragilités professionnelles

Toutefois, malgré ces réticences, il est probable que le traitement des fragilités des salariés rencontrera un succès croissant. En effet, pour de nombreuses entreprises, la prévention des risques professionnels, l’amélioration des conditions de travail, la promotion de la qualité de vie au travail et la promotion du bien-être professionnel représentent désormais un continuum bénéfique aussi bien au salarié qu’à la performance globale. D’ores et déjà, 50 % des dirigeants pensent que “les fragilités peuvent être sources de progrès pour l’entreprise” en incitant à porter un regard neuf sur son organisation et ses finalités. Pour aller plus loin :

“Les situations de fragilité des salariés”, juin 2018, consultable sur : www.lecomptoirmm.com