Santé et sécurité au travail : les nouvelles priorités de la “responsabilité sociétale de l’entreprise”.
L’édition 2016 du “Baromètre des enjeux RSE”, réalisé conjointement par Malakoff Médéric et l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises (Orse) révèle une prise en compte croissante des enjeux de santé et de sécurité dans les politiques de RSE. Il souligne aussi que, pour la quasi-totalité des dirigeants d’entreprises, les actions en faveur de la santé et la sécurité au travail contribuent à améliorer la performance globale des entreprises. Voici les principaux enseignements de cette enquête.
Santé et sécurité : des enjeux croissants
Dans le cadre de cette enquête sur la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), Malakoff Médéric a interrogé plus de 200 entreprises et le constat est sans appel : 69 % d’entre elles ont intégré des enjeux de santé, de sécurité et de qualité de vie au travail dans leurs actions de RSE et mentionnent l’existence de dispositifs en faveur de ces domaines. Le chiffre grimpe même à 87 % pour les grandes entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 1 milliard d’euros. Enfin, preuve que les entreprises ont compris que leur responsabilité s’exerçait d’abord à l’égard de leurs salariés, “l’amélioration de la qualité de vie au travail vient en 4e position des objectifs prioritaires de la RSE […], devant les préoccupations environnementales”.
Santé et sécurité, leviers de performance
Anne-Sophie Godon, directrice Innovation, Études & Veille de Malakoff Médéric précise que la santé, la sécurité et la qualité de vie au travail “sont des thèmes fédérateurs dans l’entreprise”. En effet, “ils intéressent tous les acteurs de l’entreprise : salariés, managers, élus, direction…” Mieux : les actions menées en la matière, souvent présentées comme des contraintes, sont en réalité un levier pour améliorer les performances économiques des entreprises. “Santé et qualité de vie au travail sont des leviers de la performance globale de l’entreprise : sociale, humaine, opérationnelle et financière. Les dirigeants en sont convaincus : une de nos études récentes montre que pour 91 % des dirigeants, le bien-être et la santé des salariés sont deux paramètres qui contribuent à la performance globale de l’entreprise, à la motivation et à la fidélisation de leurs salariés”, détaille Anne-Sophie Godon.
La prévention au coeur des bonnes pratiques
L’enquête soulève un autre point intéressant : le premier objectif poursuivi en terme de santé et sécurité est, pour 64 % des entreprises, le bien-être au travail. Or, “les professionnels de la RSE traduisent cet objectif en de multiples priorités : prévenir les risques psychosociaux, renforcer la sécurité sur les lieux de travail et assurer l’équilibre vie professionnelle et vie privée sont les 3 principales actions de l’année dans le cadre de leur RSE”. En termes de bonnes pratiques, les experts remarquent que certaines politiques RSE “se déclinent en un grand nombre de priorités, principalement axées sur la prévention : par exemple, prévention des risques psychosociaux et prévention des risques physiques (TMS, prévention routière…), ainsi que renforcement la sécurité sur les lieux de travail pour citer le top 3 de leurs priorités”.
Le document unique pour définir les priorités
Mais comment définir les actions à mener prioritairement ? À cette fin, les entreprises recourent bien évidemment à des diagnostics leur permettant de se faire une idée précise de leur propre situation. Preuve qu’il représente un outil précieux, quelque 44 % des entreprises menant des actions d’amélioration citent le document unique d’évaluation des risques dans “les diagnostics santé, sécurité et QVT les plus utiles pour servir la politique RSE de votre organisation”. Parmi les autres diagnostics cités dans le peloton de tête, figurent l’absentéisme au travail et, tout naturellement, la recension des accidents du travail, ainsi que le baromètre social. Pour Malakoff Mederic, l’analyse des diagnostics existant actuellement suffit à se faire une idée des priorités : “L’enjeu n’est pas tant d’imaginer de nouveaux instruments que de faire le tri dans un ensemble de données pour construire des indicateurs pertinents et orientés vers l’action. C’est souvent la mise en perspective et en débat d’un ensemble d’indicateurs qui va permettre d’identifier les causes racines, évaluer les enjeux de performances associés aux dysfonctionnements et enfin construire les plans d’action.”
Pour en savoir plus : Le Baromètre des enjeux RSE 2016 est consultable sur www.orse.org
