La BPCO – bronchopneumopathie chronique obstructive – est l’une des principales maladies respiratoires dans le monde.
Elle se manifeste par un essoufflement progressif, des toux fréquentes, des infections respiratoires répétées. Habituellement, on l’associe au tabac, mais l’ANSES estime aujourd’hui que près de 15 % des cas pourraient être d’origine professionnelle, liés à l’exposition à des polluants inhalés. Dans un récent avis, l’Agence conclut à un lien causal avéré entre la BPCO et les expositions professionnelles aux « VGPF» : vapeurs, gaz, particules ou fumées. Ces polluants sont nombreux : particules minérales (silice, charbon), particules organiques (poussières végétales ou animales), fumées, gaz irritants, selon les métiers et les environnements de travail.
Les secteurs concernés couvrent un large spectre : agriculture, BTP, industrie, fonderie, textile, carrières… L’ANSES souligne que l’exposition à ces agents peut, même en l’absence de tabagisme, provoquer la BPCO ou, à tout le moins, en aggraver l’évolution.
Ce constat a des implications concrètes : la maladie, souvent silencieuse au début, reste largement sous-diagnostiquée, beaucoup de personnes découvrant la BPCO lorsque leur capacité respiratoire est déjà très diminuée. Pour faciliter la reconnaissance de ces cas, l’Agence recommande la création d’un tableau unique de maladie professionnelle dédié.
Surtout, ces résultats appellent un renforcement de la prévention. Réduire l’exposition aux VGPF passe par une évaluation rigoureuse des risques, une meilleure identification des polluants présents dans les ateliers et chantiers, et la mise en place de mesures adaptées : ventilation, captage à la source, organisation du travail, équipements de protection… Autant d’actions qui peuvent significativement limiter l’apparition ou l’aggravation de la BPCO. Car si le tabac reste un facteur majeur, la qualité de l’air au travail est, elle aussi, un déterminant essentiel de la santé respiratoire.
Pour aller plus loin :
www.anses.fr
Le “management algorithmique” en essor dans de nombreux métiers
/dans Mutations du travail /par la rédaction et les intervenants de Point Org Sécurité ©Cette diffusion, encore très variable selon les secteurs, atteint toutefois des niveaux particulièrement élevés dans les services financiers, où 34 % des salariés indiquent que des logiciels leur distribuent les tâches, 35 % qu’ils supervisent leur activité et 12 % qu’ils fixent leurs horaires. Les niveaux d’adoption sont également importants dans la logistique, les transports et certains métiers du commerce, où la combinaison de volumes importants, de contraintes temporelles fortes et d’outils de suivi sophistiqués accélère le recours à ces formes de gestion numérique.
La BPCO bientôt reconnue maladie professionnelle ?
/dans Maladies professionnelles, Médecine du Travail, Prévention des risques /par la rédaction et les intervenants de Point Org Sécurité ©Elle se manifeste par un essoufflement progressif, des toux fréquentes, des infections respiratoires répétées. Habituellement, on l’associe au tabac, mais l’ANSES estime aujourd’hui que près de 15 % des cas pourraient être d’origine professionnelle, liés à l’exposition à des polluants inhalés. Dans un récent avis, l’Agence conclut à un lien causal avéré entre la BPCO et les expositions professionnelles aux « VGPF» : vapeurs, gaz, particules ou fumées. Ces polluants sont nombreux : particules minérales (silice, charbon), particules organiques (poussières végétales ou animales), fumées, gaz irritants, selon les métiers et les environnements de travail.
Les secteurs concernés couvrent un large spectre : agriculture, BTP, industrie, fonderie, textile, carrières… L’ANSES souligne que l’exposition à ces agents peut, même en l’absence de tabagisme, provoquer la BPCO ou, à tout le moins, en aggraver l’évolution.
Ce constat a des implications concrètes : la maladie, souvent silencieuse au début, reste largement sous-diagnostiquée, beaucoup de personnes découvrant la BPCO lorsque leur capacité respiratoire est déjà très diminuée. Pour faciliter la reconnaissance de ces cas, l’Agence recommande la création d’un tableau unique de maladie professionnelle dédié.
Surtout, ces résultats appellent un renforcement de la prévention. Réduire l’exposition aux VGPF passe par une évaluation rigoureuse des risques, une meilleure identification des polluants présents dans les ateliers et chantiers, et la mise en place de mesures adaptées : ventilation, captage à la source, organisation du travail, équipements de protection… Autant d’actions qui peuvent significativement limiter l’apparition ou l’aggravation de la BPCO. Car si le tabac reste un facteur majeur, la qualité de l’air au travail est, elle aussi, un déterminant essentiel de la santé respiratoire.
Pour aller plus loin :
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Formez vos équipes aux risques d’addiction grâce au e-learning !
/dans Alcool, drogues et addictions, Bonnes pratiques, Prévention des risques /par la rédaction et les intervenants de Point Org Sécurité ©Le module Préven-Box – Addictions, proposé sous forme de formation 100 % digitale. Accessible en ligne à tout moment depuis un ordinateur ou un smartphone, il permet aux salariés d’acquérir les bases nécessaires pour comprendre et prévenir les pratiques addictives au travail. Le parcours aborde les causes possibles de ces comportements, aide à identifier les facteurs de risque et explique de manière concrète comment réagir face à une situation d’addiction en milieu professionnel. Chaque salarié suit la formation à son rythme et valide ses acquis grâce à un test final. La réussite de ce test donne lieu à la remise d’une attestation de formation, que l’employeur peut intégrer au Document unique d’évaluation des risques professionnels ou au Passeport Prévention du salarié. Pour les TPE et PME, cette formule présente de nombreux avantages : elle est simple à mettre en œuvre, financièrement accessible et déjà largement éprouvée, puisque plusieurs dizaines de milliers de salariés ont suivi une formation Préven-Box à ce jour.
Pour en savoir plus sur les Preven-box
Drogue et alcool au travail : Des effets ravageurs sur la performance et la sécurité au travail
/dans Alcool, drogues et addictions, Prévention des risques /par la rédaction et les intervenants de Point Org Sécurité ©Plusieurs études convergent : ces consommations fragilisent l’insertion professionnelle, favorisent les arrêts de travail et accroissent le risque d’accidents, parfois graves.
Chez les actifs, la consommation régulière accroît de façon significative le risque de perdre son emploi à court terme, indépendamment de l’âge, du sexe ou de l’état de santé. Les jeunes sont particulièrement vulnérables : l’usage hebdomadaire de cannabis ou une consommation d’alcool jugée « à risque » réduit leurs chances d’accéder à un premier poste. Une porte d’entrée vers l’exclusion professionnelle qui ne doit pas être sous-estimée.
Pour ceux déjà en activité, les effets se traduisent rapidement en absentéisme. Le cannabis est associé à une hausse de près de 60 % des arrêts de courte durée (jusqu’à une semaine) et d’environ 30 % pour les arrêts de durée moyenne (8 à 28 jours). Quant à l’alcool, ses effets sont encore plus préoccupants : une consommation hebdomadaire excessive multiplie par deux le risque d’accidents du travail graves. Ce risque grimpe encore – + 50 % – pour ceux qui connaissent un épisode d’alcoolisation ponctuelle importante au moins une fois par semaine.
Au-delà des enjeux de santé publique, ces données rappellent que prévenir et accompagner les usages de substances psychoactives relève donc autant de la responsabilité sociale de l’employeur que de la préservation du capital humain et de la performance collective.
Retrouvez cet article dans le numéro 462 de la revue d’information et d’analyse PREVENSCOPE : «La Prévention des Risques en Entreprise »
Attestation d’absence de contre-indications médicale
/dans Lois, normes & décrets, Médecine du Travail, Prévention des risques /par la rédaction et les intervenants de Point Org Sécurité ©Cette attestation remplace depuis le 1er octobre 2025 le suivi individuel renforcé obligatoire pour les personnes occupant certains postes de travail.
Elle doit être remise après un examen par le médecin du travail, puis transmise à l’employeur. Son modèle, délivré par le médecin du travail, a été publié au Journal officiel du 30 septembre dernier. Nous vous le transmettons ci-après :
Liste des engins concernés :
Un autre arrêté pris le 26 septembre 2025 est venu quant à lui abroger l’arrêté du 2 décembre 1998, relatif à la formation et à la conduite des équipements de travail mobiles automoteurs et des appareils de levage de charges ou de personnes. Il intègre la nouvelle attestation au dispositif d’évaluation du travailleur à qui le chef d’établissement délivre une autorisation de conduite.
Cette évaluation atteste que le travailleur dispose de la capacité à conduire en sécurité l’équipement pour lequel l’autorisation est envisagée.
Elle prend désormais en compte les trois éléments suivants :
S’agissant plus spécialement des équipements de travail mobiles automoteurs et des équipements de travail servant au levage, cet arrêté définit le périmètre de la formation que doivent recevoir les personnes les conduisant.
Complétée et réactualisée chaque fois que nécessaire, elle a pour objectif de donner au conducteur les connaissances et le savoir-faire nécessaires à la conduite en sécurité. L’employeur doit également fournir au conducteur les consignes de sécurité relatives au matériel utilisé.
Elle peut être dispensée au sein de l’établissement ou assurée par un organisme de formation spécialisé, sa durée et son contenu devant être adaptés au type d’équipements de travail concerné.
Hervé Brizay – Juriste TUTOR – Groupe Pôle Prévention
Retrouvez cet article dans FOCUS d’octobre 2025, le bulletin mensuel de veille et d’analyse juridique du Groupe Pôle Prévention.