L’édition 2021 du Baromètre Malakoff Humanis de la santé des dirigeants de TPE-PME confirme l’impact de la crise sanitaire sur les entrepreneurs français. Plus stressés et fatigués que les travailleurs salariés, ils sont aussi plus convaincus qu’auparavant du lien existant entre la Qualité de vie au travail (QVT) et la performance de l’entreprise.

Les entrepreneurs ne sont pas du genre à aimer se faire plaindre. Ainsi, malgré la crise sanitaire et ses conséquences économiques, 79% des dirigeants se déclarent en bonne santé physique, et 77% en bonne santé mentale.

Pourtant, dans le même temps, ils admettent être plus stressés (48%) et plus fatigués (37%) en raison du changement de rythme (pour 40% des dirigeants) et du manque de visibilité économique (44%) ressenti depuis le début de la crise sanitaire.

Surengagement dans le travail

Toujours accaparés par leurs responsabilités, ils ont tendance à négliger leur santé : seule la moitié des dirigeants a consulté un médecin généraliste en 2020 : un chiffre en baisse de 14 points par rapport à 2016, et inférieur de 30 points par rapport aux salariés. Environ un dirigeant sur dix s’est vu prescrire un arrêt maladie (contre 36% pour les salariés). Plus significatif encore de leur surengagement dans le travail un tiers d’entre eux a continué à travailler malgré la prescription d’un arrêt de travail parce qu’ils ne pouvaient pas se permettre de s’arrêter.

Changement de regard sur les RPS et la QVT

L’enquête révèle toutefois que la crise a fait évoluer le regard que les patrons portent sur la responsabilité de leur entreprise en matière de santé, tout particulièrement à l’égard de leurs salariés. “Il y a cinq ans, 62 % des dirigeants étaient convaincus que la santé de leurs salariés et la performance de leur entreprise étaient étroitement liées. Ils sont aujourd’hui 78% à partager cette opinion. ”Signe de ce changement de perception : les dirigeants érigent la santé et la Qualité de vie au travail (QVT) en première position des enjeux de performance sociale (49%) devant le recrutement et la fidélisation des talents (43%). Enfin, plus concrètement, 77% des dirigeants estiment que la prévention des risques psychosociaux relève de la responsabilité de l’entreprise et 27 % envisagent de mettre en place un accompagnement des salariés en souffrance psychologique.

Pour aller plus loin : Le baromètre Malakoff Humanis est consultable sur www.lecomptoirdelanouvelleentreprise.com

Les risques professionnels des patrons de TPE-PME a également fait l’objet d’un dossier complet dans la revue PREVENSCOPE de janvier-février : exemplaire au format PDF envoyé sur demande à contact@poleprevention.com