
En 2021, 41 % des patrons de TPE-PME mentionnent le risque routier dans leur document unique. Ils étaient 21 % à le faire en 2016
En 2019, 406 personnes ont été tuées lors d’un déplacement lié au travail et l’ensemble des accidents de la route donnant lieu à des arrêts de travail entraîne chaque année quelque 6 millions de journées de travail perdues, soit un coût de 725 millions d’euros pour les entreprises. Mais cette réalité reste largement ignorée : selon une enquête de l’Ifop pour l’assureur MMA, seuls 32 % des actifs effectuant des trajets professionnels et 17 % des dirigeants de TPE-PME savent que le risque routier est la première cause de mortalité au travail. Un effort de sensibilisation et de formation s’impose, notamment pour prévenir les comportements à risque.
Le risque routier fait partie du quotidien des travailleurs. Selon l’enquête de MMA, “43 % des conducteurs déclarent avoir frôlé l’accident au cours des 5 dernières années dans le cadre d’un trajet professionnel et 18 % en avoir eu un. De même, 29 % ont perdu des points sur leur permis, en majorité à cause d’excès de vitesse.”
Banalisation de l’usage des smartphones au volant
Cependant, cette réalité prégnante, ne suffit pas à provoquer une véritable amélioration des comportements au volant. Ainsi, “les conduites à risque associées à l’utilisation du téléphone sont en hausse lors des déplacements professionnels”. Un tiers des conducteurs indique consulter ses mails au volant (33 %, + 7 points). L’utilisation des réseaux sociaux pendant les trajets professionnels concerne désormais un quart des actifs (25 %, + 9 points). Plus généralement, 70 % des conducteurs passent des appels (+10 points) et 76 % en reçoivent (+ 3 points) lors des trajets professionnels. Ils sont 54 % à lire des sms et 45 % à en envoyer…
Fort besoin de formation
Preuve d’une certaine prise de conscience, les dirigeants de TPE-PME sont “65 % à savoir que leur responsabilité peut être engagée lors d’un trajet dans le cadre de l’activité professionnelle (+ 3 points par rapport à 2016)”. Plus significatif encore : “la mention du risque routier dans le document unique progresse fortement : 41 % des dirigeants indiquent l’avoir fait (+ 20 points par rapport à 2016)”. Enfin, 30 % des actifs interrogés affirment avoir suivi une ou plusieurs formations sur le risque routier (+ 6 points par rapport à 2015). La demande pour des actions de prévention est du reste élevée parmi les travailleurs : 27 % désirent “l’instauration, par leur employeur, d’une charte de bonnes pratiques au volant” et 29 % souhaitent “bénéficier de formations au risque routier”.
Solutions à la portée de tous
Sensibiliser ses salariés au risque routier n’exige pas nécessairement de grands investissements. Ainsi, pour commencer, les employeurs peuvent, recourir aux affiches de prévention mises à leur disposition par MMA (1). Et pour répondre au désir de formation, ils peuvent recourir aux formations digitalisées, aujourd’hui en plein essor. Comme l’explique Émilie Noël, conceptrice de la Preven-box, une boîte à outils de formations digitales, proposant un module consacré au risque routier, “cette solution est particulièrement appréciée des TPE-PME pour son coût modique et surtout sa souplesse puisque les salariés peuvent se former au fil des jours, à leur rythme” (2). Une façon simple et originale de contribuer à la nécessaire prise de conscience des dangers présents sur la route.
Affiches téléchargeables sur www.zerotracas.mma. (2) Une version démo peut être demandée en écrivant à contact@poleprevention.com
