En France, un salarié sur deux s’est formé à distance pendant la pandémie, une proportion qui atteint même 64 % à l’échelle européenne.

Pour faire face à la crise sanitaire, nous avons expérimenté de nouvelles façons de travailler, consommer, communiquer mais aussi d’apprendre. Selon diverses études concordantes, ces derniers mois ont ainsi vu une accélération sans précédent du recours à la formation en ligne – également appelé “digital learning” -permettant aux salariés de maintenir et accroître leurs compétences tout en respectant les règles sanitaires en vigueur. Mais, à l’instar du télétravail ou des achats en ligne, il est probable que ces nouveaux usages perdurent. En effet, les formations en ligne ne sont pas qu’un vulgaire expédient. Elles recèlent des avantages intrinsèques désormais bien connus de ceux qui les ont déjà utilisées.

Formations digitales à la sécurité

Des solutions appelées à perdurer après la crise sanitaire“ L’intérêt des entreprises pour la formation en ligne n’est pas né avec la crise sanitaire. Celle-ci a plutôt agi comme un accélérateur pour une tendance déjà solidement présente dans la société”, explique Émilie Noël, Responsable Recherche et Développement Prévention chez Pôle Prévention et conceptrice de la Prevenbox, une solution de formation à la sécurité 100 % digitale.

Des pratiques nouvelles dopées par la crise sanitaire

Reste que, comme le soulignait récemment le quotidien économique Les Échos, “le coronavirus a propulsé la formation dans l’ère du virtuel”. Les statistiques recueillies en témoignent(1). Selon le baromètre “Transformations, Compétences et Learning”(2), un salarié français sur deux s’est formé à distance pendant la pandémie, une proportion qui atteint même 64 % à l’échelle européenne. On estime qu’au niveau mondial le marché de l’e-Learning représentait déjà plus de 190 milliards de dollars l’année dernière et qu’il devrait atteindre plus de 300 milliards de dollars en 2025. Cette dynamique tient à des facteurs plus anciens et structurels que la crise sanitaire. Pour les experts, l’essor du digital learning s’explique d’abord par la banalisation des outils numériques. Il y a une dizaine d’années, seule une petite fraction de travailleurs disposaient des terminaux numériques nécessaires pour suivre des formations en ligne. Désormais, avec la démocratisation des smartphones et l’extension de la 3G, quasiment tout le monde, des cadres à l’ouvrier spécialisé, bénéficie de l’équipement nécessaire. La fameuse “fracture numérique” dénoncée à la fin des années 1990 s’est réparée d’elle-même : dans leur vie professionnelle comme dans leur vie privée, nos contemporains sont devenus extrêmement familiers des outils numériques. “Il y a une quinzaine d’années, nous n’aurions pas pu développer un outil de formation en ligne tel que la Preven­box car il aurait d’abord été nécessaire de les former d’abord à l’utilisation de l’outil… Aujourd’hui, les travailleurs qui en bénéficient mettent à peine quelques secondes à se familiariser avec son fonctionnement”, confirme Émilie Noël.

Souplesse et gain de temps

De façon plus fondamentale encore, la formation en ligne répond à de profondes aspirations contemporaines telle que la volonté d’être libre d’organiser librement ses journées. Ainsi, un travailleur qui se forme à l’utilisation des Équipements de protection individuelle (EPI) grâce à la Preven-box le fera selon un emploi du temps qu’il aura lui-même choisi avec son employeur, sans être contraint par une plage horaire déterminée ni astreint à un quelconque déplacement. En effet, les modules d’elearning étant accessibles partout à toute heure grâce à un ordinateur, une tablette, ou encore un smartphone, la souplesse d’usage est, évidemment, inégalée. Chacun peut s’organiser selon ses disponibilités !

Validation progressive des acquis

Cette souplesse entraîne un autre avantage : la possibilité offerte de progresser à son propre rythme. “Nos modules de formation à la sécurité proposent un cheminement par étapes qui permet de s’assurer, grâce à un test, que toutes les connaissances sont bien acquises avant de passer à l’étape suivante”, explique Émilie Noël. Et bien sûr “ce n’est qu’après avoir accompli l’ensemble des modules et réussi le test final que la formation est validée par une attestation accessible à l’employeur”, précise-t-elle. Cette validation a un double objet. Elle permet au salarié de démontrer à son employeur qu’il s’est investi dans sa formation et qu’il a acquis les connaissances souhaitées. Et elle permet à l’employeur de prouver qu’il prend au sérieux son obligation de formation de ses employés à la sécurité.

  • “Le coronavirus a propulsé la formation dans l’ère du virtuel”, Les Échos, 17/10/20.
  • (2) “E-learning : chiffres et tendances du marché”, Callimedia.fr, 08/04/20.
  • (3) Baromètre “Transformations, Compétences et Learning”2020 de la Cegos.