Les risques humains – 1ère source de préoccupation des patrons de PME et ETI

“Parmi les PME, les risques les plus redoutés sont les accidents du travail (66 %), les arrêts maladie ou maladies professionnelles (62 %), devant les difficultés de recrutement (56 %) et la démission de collaborateurs clés (43 %).”

Interrogés par l’assureur QBE sur les principaux risques qui menacent leur entreprise, 79 % des dirigeants de petites et moyennes entreprises (PME) et d’entreprises de taille intermédiaire (ETI) citent les “risques humains” regroupant les accidents du travail, les arrêts maladies et les maladies professionnelles, ainsi que les difficultés de recrutement ou démission de collaborateurs clés.

Parmi les PME, les risques les plus redoutés sont les accidents du travail (66 %) et les arrêts maladie ou maladies professionnelles (62 %). Contrairement à une idée reçue, ces risques liés aux conditions de travail préoccupent bien davantage les dirigeants d’entreprise que les risques matériels (55 %) ou que les risques du marché (48 %). Et cette donnée est d’autant plus significative que les patrons interrogés placent la gestion des risques en tête des “éléments stratégiques pour la compétitivité des entreprises”, juste après la stratégie commerciale.

Ces résultats vont donc à l’encontre du lieu commun selon lequel les patrons de PME considéreraient avant tout les obligations qui leur incombent en matière de santé et de sécurité comme des contraintes. Ils révèlent que pour un nombre croissant de dirigeants de PME, la prévention des risques est, au contraire, un facteur déterminant du bon fonctionnement de l’entreprise.

Les patrons expriment donc une claire volonté de faire. Reste maintenant à leur en donner les moyens. Lire la suite

Risques professionnels et conditions de travail – Divergences persistantes entre hommes et femmes

Depuis une dizaine d’années, un nombre croissant d’études portent sur l’influence du genre sur les conditions de travail. La dernière en date, réalisée par l’Insee, démontre sans surprise qu’il existe bel et bien des “métiers d’hommes” et des “métiers de femmes”.

De façon plus surprenante – et plus opérationnelle pour les professionnels de la prévention -, elle révèle aussi qu’au sein d’un même métier, les risques divergent fortement entre les hommes et les femmes.

1 – Des “métiers d’hommes” et des “métiers de femmes”

Les différences de conditions de travail entre hommes et femmes s’expliquent d’abord par la persistance de métiers dans lesquels un sexe ou l’autre sont significativement prédominants. En effet, si les hommes ou les femmes ne sont, individuellement, prédestinés à aucune carrière, un grand nombre de métiers restent toutefois fortement masculins ou féminins.

Ainsi, pour ne prendre que quelques exemples, certains métiers du service sont très féminisés. C’est notamment le cas des agents d’entretien (71 % de femmes), des aides à domicile et des aides ménagères (95 %). De même, les femmes sont surreprésentées parmi les enseignants (66 %), les aides-soignants (90 %) ou encore, dans certains métiers de bureau : 97 % des secrétaires sont des femmes.

À l’inverse, d’autres métiers accueillent une faible proportion de femmes. Sans surprise, c’est le cas des ouvriers de la construction et de l’agriculture qui ne comptent que 8 % de femmes, des ouvriers de l’industrie et du tertiaire (23 %), ainsi que de certaines professions de bureau comme les ingénieurs de l’informatique (18 %) ou encore les ingénieurs et cadres techniques de l’industrie (26 %). Il existe aussi des métiers mixtes, dans lesquels hommes et femmes sont représentés à parité, comme les cadres des services administratifs, comptables et financiers (53 %de femmes) ou les cadres de la fonction publique de catégorie A (50 %) mais, ils ne représentent que 21 % des emplois.


“Les hommes sont davantage présents dans les métiers les plus soumis à la pénibilité physique, tandis que les femmes sont plus exposées aux risques psychosociaux.”

À chaque métier ses risques professionnels

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Crise sanitaire : 41 % des salariés français en détresse psychologique

La crise sanitaire et les mesures prises pour la combattre ont eu des effets plus lourds qu’anticipé sur le moral des salariés français. Selon la 9e vague du baromètre réalisé par Empreinte Humaine, 41% d’entre eux seraient en situation de détresse psychologique et 13% en burn-out sévère.

Réalisé par Opinion Way pour Empreinte Humaine, ce baromètre suit depuis le début de la crise l’évolution de la santé mentale des salariés. Cette 9e vague confirme que l’état psychologique des salariés s’est très fortement dégradé depuis deux ans.

Les RH, les femmes et les managers particulièrement touchés

Selon les données recueillies, 41 % des salariés sont en situation de détresse psychologique, 34 % seraient en burn-out et même 13 % en burn-out sévère. Signe de cette souffrance, 50 % des salariés déclarent avoir tendance à s’isoler et à se couper du monde tandis que 40 % des salariés admettent perdre souvent patience et être facilement irritables.

Certains publics sont particulièrement exposés à la détresse psychologique, comme les salariés exerçant des fonctions dans le domaine des ressources humaines (64 %), les moins de 29 ans (54 %), les femmes (47,5 %) et les managers (44 %). Les télétravailleurs (36 % dont 13 % de burn-out sévères) ne sont hélas pas épargnés par cette souffrance même s’ils présentent toutefois un taux d’exposition légèrement inférieur à la moyenne des salariés.

Vif désir de retour à la normale

Signe d’un vif désir de retour à la normale, 67 % des salariés français se déclarent lassés des discussions sur la COVID-19 dans les médias. Enfin, 54 % se déclarent “fatigués du fait des changements successifs de réglementations et recommandations autour de la COVID-19”.

(1) “Rapport au travail et état psychologique des salariés français post-crise: quelles attentes, quelles solutions ?”, 9e baromètre Empreinte Humaine, mars 2022.

Conflits de valeurs au travail : 60 % des actifs seraient concernés avec de graves conséquences sur leur santé

“Les conditions matérielles d’exercice d’un métier sont donc déterminantes et doivent faire l’objet d’une grande attention. Mais elles ne le sont pas moins que des facteurs immatériels tels que le sens du travail, l’efficience de l’organisation, l’esprit d’équipe ou encore le respect de l’éthique professionnelle.


Certains effectuent un travail qu’ils jugent essentiellement inutile. D’autres sont amenés à faire, dans le cadre de leur travail, des choses qu’ils réprouvent moralement. D’autres encore, estiment manquer de moyens pour réaliser un travail de qualité dont ils pourraient retirer de la fierté…

Selon une étude du ministère du Travail (1) quelque 60 % des actifs français seraient concernés, à des degrés divers, par des conflits de valeurs au travail. Une situation qui n’est pas sans conséquence sur leur santé, aussi bien mentale que physique.

“Quels sont les principaux conflits de valeurs et qui sont les travailleurs les plus exposés ? Certaines situations de travail favorisent-elles l’émergence de ces facteurs de risques ? Les conflits de valeurs sont-ils corrélés avec des indicateurs de mauvaise santé au travail ?” Telles sont les questions auxquelles répond l’étude récemment publiée par le ministère du Travail.

Des conflits de valeurs très répandus

Le premier enseignement de l’enquête, réalisée en 2016, est le caractère massif des conflits de valeurs auxquels les actifs fran­çais sont confrontés. Ainsi, 61 % disent “devoir faire des choses qu’ils désapprouvent”, comme “mentir à des clients, des patients, des usagers, des collègues” (30 %) ou “traiter injustement ou favo­riser des personnes (refus de droits, passe-droits)” (14 %). Ils sont aussi 13 % à “prendre des risques pour la santé physique et mentale des usagers, des clients, des patients, des collègues” et davantage encore pour leur propre santé (31 %). Enfin, 54 % déplorent de “ne pas pouvoir faire du bon travail et de sacrifier la qualité”. Lire la suite

Les nuisances sonores dopées par l’essor du télétravail

“Les actifs pratiquant le télétravail sont significativement plus nombreux que la moyenne à avoir cherché des conseils concernant leur audition : 25% de ceux concernés par le télétravail à temps plein, et 20 % à temps partiel” contre 14 % de la population globale.


Longtemps, le télétravail a été présenté comme une solution aux nuisances so­nores que les travailleurs doivent affronter, no­tamment lorsqu’ils sont assignés à un bureau paysager ou partagé. Hélas, la dernière édition du baromètre IFOP-Journées nationale de l’au­dition douche cet espoir (1).

Usage excessif du casque et des écouteurs

Bien sûr, de nombreux télétravailleurs ont dé­couvert que les membres de leurs familles ou leurs voisins peuvent être aussi bruyants que leurs collègues de travail… Quelque 38 % des télétravailleurs sondés disent avoir éprouvé une gêne de compréhension de la parole lors de différentes visioconférences en raison du bruit. Une situation qui explique certainement leur recours souvent excessif aux casques et aux écouteurs. En effet, 23 % des télétravail­leurs à temps plein utilisent un casque ou des écouteurs minimum 2 heures par jour et 65 % indiquent que cette durée d’écoute quoti­dienne s’est intensifiée avec la crise sanitaire. Conséquence : un tiers des télétravailleurs quotidiens affirme “avoir déjà ressenti souvent des troubles auditifs suite à l’usage de ces appa­reils”, soit presque le triple de la moyenne. Lire la suite