Sauveteurs Secouristes du Travail – Des acteurs du maintien de l’activité pendant la crise sanitaire

Durant la crise sanitaire, les formations au sauvetage secourisme du travail ont été maintenues et l’obligation de disposer de salariés SST n’a pas été assouplie par les autorités.

Une décision qui s’explique notamment par la conviction que ces salariés sensibilisés à la prévention des risques pouvaient devenir des acteurs privilégiés de la lutte contre la contamination sur les lieux de travail et donc du maintien de l’activité des entreprises dans des conditions optimales malgré les circonstances.

“Peu après le début de la crise sanitaire, j’ai été désigné salarié référent Covid-19 par mon employeur”, explique Xavier, salarié d’une PME du BTP. “Mon rôle, explique-t-il, consiste à veiller au respect des règles sanitaires et à leur bonne adaptation à nos contextes de travail. Je fais aussi beaucoup de pédagogie, pour rassurer les collègues inquiets et m’assurer que tout le monde comprend les règles mises en œuvre par l’entreprise, parce que seule une règle comprise est bien suivie.” Lire la suite



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Richard Fuhrmann : “La formation SST a été adaptée aux enjeux de la crise sanitaire.”

Richard  Fuhrmann  est  responsable  du  département formation de Point Org Sécurité et lui-même formateur en sauvetage secourisme du travail.

Il explique ici comment la formation SST s’est doublement adaptée aux enjeux de prévention inédits résultant de la crise sanitaire.

AS : On aurait pu imaginer que, confrontés aux impératifs urgents nés de la crise sanitaire, les employeurs auraient renvoyé à plus tard la formation de leurs salariés au sauvetage secourisme du travail. Or, il n’en a rien été. Comment l’expliquez-vous ?

RF : Je crois que plusieurs facteurs l’expliquent. Il faut d’abord souligner que l’obligation de disposer de salariés sauveteurs secouristes du travail n’a pas été levée par la crise.

Les dispositions de l’article R. 4224-15 du Code du travail n’ont pas été suspendues : il est toujours nécessaire d’avoir un SST au sein de chaque atelier où sont accomplis des travaux dangereux et sur chaque chantier employant vingt travailleurs au moins pendant plus de quinze jours où sont réalisés des travaux dangereux. Et il est toujours recommandé d’aller au-delà de ces prescriptions car les risques liés à la circulation de la Covid-19 ne se sont pas substitués aux anciens risques professionnels mais s’y sont ajoutés. Ainsi, pendant la crise, il y a encore des accidents qui justifient la présence, souvent salutaire, de SST sur les lieux de travail.

AS ; Certains observateurs estiment même que la crise sanitaire a renforcé l’intérêt des employeurs et des salariés pour la prévention des risques et notamment pour les formations SST… Lire la suite

Sauvetage secourisme du travail et COVID-19

Les recommandations à suivre face à un arrêt cardiorespiratoire

En matière de sauvetage-secourisme du travail, la pandémie de COVID-19 implique certains ajustements dans la conduite à tenir face à un arrêt cardiorespiratoire.

Durant la phase de pandémie liée au COVID-19, l’Ilcor (International liaison committee on resuscitation) recommande de modifier la conduite à tenir lors de la prise en charge d’une victime en arrêt cardiorespiratoire. 1https://www.ilcor.org/

Ainsi :

  • face à une victime inconsciente,

    le sauveteur secouriste du travail recherche des signes de respiration en regardant si le ventre et/ou la poitrine de la personne se soulèvent. Il ne place pas sa joue et son oreille près de la bouche et du nez de la victime.

  • face à un adulte en arrêt cardiorespiratoire,

    le sauveteur secouriste du travail pratique uniquement les compressions thoraciques. Il n’effectue pas de bouche-à-bouche. L’alerte et l’utilisation du défibrillateur automatisé externe restent inchangées.

  • face à un enfant ou un nourrisson en arrêt cardiorespiratoire,

    le sauveteur secouriste du travail pratique les compressions thoraciques et le bouche-à-bouche. L’alerte et l’utilisation du défibrillateur automatisé externe restent inchangées.

Salariés et entreprises plébiscitent la formation Sauveteur secouriste du travail

« 45,6 % des SST déclarent “avoir apporté, depuis la formation, leur aide lors d’une situation nécessitant de porter secours dans l’entreprise”.


Une enquête publiée par la revue Références en santé au travail révèle que les salariés ayant suivi une formation sauveteur secouriste du travail (SST) sont en mesure d’intervenir en cas d’accident mais aussi de mieux prévenir les risques dans leur entreprise.

Plus d’un million de salariés français suivent chaque année une formation pour devenir sauveteur secouriste du travail ou actualiser leurs compétences en la matière. Une récente enquête réalisée pour l’INRS auprès de 1.800 salariés formés et 250 chefs d’entreprise met en lumière les bienfaits de cette formation.

La moitié des SST ont déjà porté secours dans leur entreprise

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Formation “Sauveteur Secouriste du travail” – Un vecteur de diffusion d’une culture de sécurité

NUMÉRO SPÉCIAL “SALON DES MAIRES 2019”

« Grâce aux compétences qu’il a acquises, le SST est  légitime pour rappeler l’importance de respecter les consignes de sécurité, d’en expliquer le sens et les conséquences dramatiques que pourrait entraîner leur violation. »

2 questions à Richard Fuhrmann, responsable du département formation de Point Org Sécurité (membre du réseau Pôle Prévention).

Quels atouts les collectivités retirent-elles de la présence de Sauveteurs secouristes du travail parmi leurs agents ?

Le  premier  bienfait  du  SST  est  évident.  Le SST  est  avant  tout  un “sauveteur”. Comme le  stipule  la  circulaire  53/2007  qui  lui  est consacrée, il s’agit de“ disposer, dans tous les établissements et sur les chantiers, d’hommes et de femmes en nombre adapté et bien répartis, capables d’intervenir immédiatement et  efficacement  après  tout  accident”. Arrêter ou limiter une hémorragie dans l’attente de secours, détecter à temps un coup de chaleur, ou tout simplement savoir comment prévenir les secours… En maintes circonstances, ces compétences  pas  si  difficiles  à  acquérir  ont permis de sauver des vies ou de réduire les conséquences d’un accident. C’est pourquoi, en vertu de l’article R. 4224-15 du Code du travail, disposer de SST est une obligation qui concerne tous les employeurs : aussi bien les entreprises que les collectivités territoriales. Lire la suite