TUTOPREV’ INTERACTIF – Des quiz pour sensibiliser les nouveaux embauchés aux risques de leur métier

15 % des accidents graves et mortels surviennent au cours des 3 premiers mois après l’embauche.

Lorsque les entreprises accueillent en leur sein de nouveaux salariés, des intérimaires ou des stagiaires, elles doivent les sensibiliser aux questions de santé et de sécurité. Afin de les aider dans cette démarche, l’INRS et l’Assurance maladie-risques professionnels ont développé, de longue date, TutoPrev’ : une série de brochures pratiques composées de planches illustrant des situations de travail caractéristiques du secteur d’activité, de fiches d’identification des risques et de tableaux détaillant, pour chacune, les mesures de prévention envisageables.

Ces brochures sont désormais disponibles sous forme de quiz interactifs en ligne pour dix secteurs d’activité : aide à la personne, BTP, hôtellerie-restauration, commerce, logistique, maintenance industrielle, métiers de l’énergie du bâtiment, réparation automobile, transport routier de marchandises, travail de bureau. L’enjeu est important car près de 15 % des accidents graves et mortels surviennent au cours des 3 premiers mois après l’embauche.

Par ailleurs, les salariés de 15 à 24 ans ont 1,5 fois plus d’accidents du travail que le reste de la population. L’INRS précise toutefois que ces modules ne constituent pas des formations : ce sont des outils permettant de “vérifier les connaissances en matière de santé et de sécurité au travail” et de “proposer, en cas de lacunes, des actions d’information, de formation ou d’accompagnement”.

(1) Tutoprev’ Interactif est disponible sur :
https://ressources.inrs.fr/tutoprev/index.html

Choisissez le bon gant !

Une nouvelle campagne de l’INRS souligne la nécessité de choisir des gants adaptés aux risques spécifiques de chaque poste de travail.

« Nos anciennes affiches rappelaient l’importance de porter des gants de protection lorsque cela est nécessaire. Aujourd’hui, cette idée est bien assimilée. La difficulté vient plutôt du fait que ces gants sont parfois mal adaptés à la situation de travail », explique Valérie Genevès, experte d’assistance à l’INRS pour présenter la nouvelle campagne que l’organisme consacre à ce thème.

Le préalable indispensable de l’évolution des risques

Il existe en effet une grande variété de gants. Or, en fonction de la matière qui les compose, ces gants offrent des performances très variables face aux différents risques auxquels sont exposés les travailleurs : coupures, expositions aux produits chimiques et aux agents biologiques… À chaque risque correspond donc un gant spécialement conçu pour le réduire efficacement. L’évaluation des risques est donc un préalable indispensable pour choisir l’équipement de protection le plus approprié. Reste que les entreprises peuvent avoir des difficultés à identifier le gant adapté à leurs besoins. Pour les aider dans cette démarche, l’INRS met en avant deux ressources fort utiles : « Protecpo (1), un outil en ligne et libre d’accès permettant d’identifier les matériaux constitutifs d’équipements de protection cutanée adaptés notamment contre les solvants et mélanges de solvants, et la norme FD CEN ISO/TR 8546 (2) donnant les performances des différents gants de protection vendus sur le marché. ».

Vérifier l’état des gants

Autre précision nécessaire : les gants ne doivent pas seulement être adaptés aux risques identifiés mais à la main de celui ou celle qui va le porter. La remarque vaut particulièrement pour l’équipement des travailleurs saisonniers et intérimaires qui héritent parfois d’équipements commandés pour d’autres salariés n’ayant pas nécessairement la même morphologie. Enfin, ultime point souligné par l’INRS : les gants perdent en efficacité à mesure qu’ils s’usent et vieillissent. Il faut donc veiller à ce qu’ils soient toujours en bon état.
(1) https://protecpo.inrs.fr
(2) www.iso.org/fr/standard/83208.html

Français au travail – Halte aux idées reçues !

Lorsque l’on demande aux travailleurs ce qui les anime et a le plus de sens pour eux au travail, ils citent en premier lieu “le fait d’être en contact avec d’autres per­sonnes”, le souhait de “gagner de l’argent” et de “fournir un service de qualité”, très loin devant le fait de “participer à une cause jugée socialement juste”.

Le monde du travail n’échappe pas aux clichés. Auteurs d’une récente étude réalisée pour l’Institut Montaigne au sujet des Français au travail (1), Bertrand Martinot et Lisa Thomas-Darbois, font un résumé saisissant des lieux communs qui ont prospéré dans le sillage de la crise sanitaire : “L’image générale qui res­sort est celle d’un travailleur français fatigué, en grande souffrance, à la recherche du sens perdu de son travail, plus soucieux de s’en­gager dans des causes sociétales ou envi­ronnementales que dans son travail” si bien que “l’idée selon laquelle le travail serait au cœur du lien social et de l’épanouissement personnel serait battue en brèche dans un monde post-Covid en rupture avec le monde d’avant”.

Pas de rupture avec le “monde d’avant”

Or, les données qu’ils ont recueillies auprès d’un vaste échantillon représen­tatif constitué de quelque 5 000 actifs en emploi vont à l’encontre de ces idées re­çues. Ainsi, les auteurs cherchent en vain des traces de la fameuse “rupture avec le monde d’avant”. “Le premier constat, écrivent-ils, est qu’il n’y a pas de rupture entre l’avant et l’après-COVID dans le rap­port individuel que les actifs entretiennent avec leur travail, hormis le recours au télé­travail.” Lire la suite

Les Français au travail – Les enseignements d’une vaste enquête de l’Institut Montaigne

« Preuve que nos compatriotes ne rechignent pas à la tâche, ils sont de plus en plus nom­breux à travailler le soir ou le week-end. C’est le cas de 89 % des cadres, 91 % des employés et 61 % des ouvriers ».

La fronde actuelle sur le report de l’âge de la retraite a relancé les clichés portant sur le rapport des Français à l’égard du travail. Une récente enquête menée par l’Institut Montaigne auprès de 5 001 actifs en emploi remet en cause les idées reçues. Elle souligne en effet que les Français sont globalement satisfaits de leur travail malgré une hausse significative de leur charge de travail et de la pénibilité psychologique dans de nombreux secteurs d’activité.

 1 – Des Français globalement satisfaits de leur travail

Un premier constat s’impose : une grande majorité des travailleurs se déclarent globalement satisfaits de leur travail. Sur une échelle de 0 à 10, quelque 77 % des actifs en emploi expriment un degré de satisfaction supérieur ou égal à 6, avec une note moyenne de satisfaction très supérieure chez les chefs d’entreprise de plus de dix personnes (7,8), les artisans (7,8) et les indépendants (7,6), à celle des salariés (6,7).

Le niveau de satisfaction le plus faible concerne les professions intermédiaires de la fonction publique (6,5), les employés administratifs d’entreprise (6,5), les employés de commerce (6,4), les conducteurs d’engin et magasiniers (6,4), les ouvriers peu qualifiés de type industriels (5,9).

Un zoom sur les différents facteurs de satisfaction au travail fait apparaître que les travailleurs sont, en grande majorité, satisfaits de l’intérêt de leur poste de travail et des missions qui leur sont confiées (81 %), du degré d’autonomie dont ils disposent dans leur travail (87 %), de leur intégration dans l’équipe de travail lorsqu’ils sont salariés (88 %) et même de leur équilibre entre vie privée et vie professionnelle (79 %). Lire la suite

Prévention des risques – Une étude souligne le fort besoin d’accompagnement des dirigeants

De nombreux dirigeants d’entreprise admettent “avoir certaines difficultés à identifier et gérer chez leurs salariés certaines situations comme les maladies physiques (49 %), les maladies psychologiques (48 %), les arrêts de travail courts (47 %) ou longs (46 %) ainsi que les accidents de travail (38 %).”

La sixième édition de l’Observatoire de la Santé piloté par la Mutualité française est, cette année, spécialement consacrée aux questions de santé au travail.

Large consensus sur l’importance des actions de prévention

Parmi d’autres enseignements, cette vaste enquête souligne que les questions de prévention des risques font l’objet d’un large consensus auprès de l’ensemble des acteurs de l’entreprise. Du chef d’entreprise aux salariés, tous considèrent qu’il est crucial et bénéfique de prévenir les risques professionnels et d’améliorer les conditions de travail. À l’instar de 76 % des actifs français, ils s’accordent ainsi à penser que “l’implication des entreprises en faveur du bien-être au travail des salariés a des effets positifs sur la fidélité et l’engagement des salariés” Une donnée tout sauf anodine alors que de nombreuses entreprises sont confrontées à de graves difficultés de recrutement voire, dans certains secteurs professionnels, à des démissions à répétition…

Déficit d’information sur les questions de santé et sécurité

Hélas, un autre trait rassemble également les patrons et les salariés : le déficit d’information dont ils souffrent sur les enjeux de santé et de sécurité au travail. De nombreux dirigeants d’entreprise admettent en effet “avoir certaines difficultés à identifier et gérer chez leurs salariés certaines situations comme les maladies physiques (49 % indiquent rencontrer des difficultés à traiter ce type de situation), les maladies psychologiques (48 %), les arrêts de travail de courte (47 %) ou de longue durée (46 %) ainsi que les accidents de travail (38 %).” Plus globalement, les dirigeants confient aussi “se sentir aujourd’hui en manque d’accompagnement (de la part notamment des professionnels de santé comme la médecine du travail, 41 %) et en manque d’information, qu’il s’agisse des actions à mener pour améliorer la  santé des salariés au travail (36 %) ou ce que recouvre effectivement le mal-être au travail (30 %).” Lire la suite