Prévenir les chutes de plain-pied

“Les chutes de plain-pied ont été l’origine de 17 % des accidents du travail reconnus par l’Assurance Maladie au cours de l’année 2020. Elles sont ainsi la seconde cause d’accidents, derrière les manutentions manuelles (50 %) mais devant les chutes de hauteur (12 %).”


Les chutes de plain-pied ou de faible hauteur sont la deuxième cause d’accidents du travail et ce quel que soit le secteur d’activité. Or, comme le savent les Intervenants en prévention des risques professionnels (IPRP), ces chutes peuvent être prévenues avec des mesures, généralement très simples à mettre en œuvre. Une récente campagne de l’INRS les présente. En voici une synthèse.

Sécuriser les déplacements dans les locaux

L’immense majorité des chutes de plain-pied ont lieu lorsque les salariés se déplacent sur leur lieu de travail. Les premières mesures à prendre pour prévenir les chutes visent à sécuriser ces déplacements.

Les recommandations de l’INRS :


– Évitez l’encombrement des locaux et les obstacles, en prévoyant des zones dédiées au stockage et en s’assurant qu’aucun fil ou câble n’entrave la circulation.

– Assurez un éclairage adéquat des zones de circulation : 100 lux minimum, non éblouissant et aisément activable.

Limitez le risque de glissades, en choisissant des revêtements de sols adaptés et, dans certaines activités à risques, en dotant les salariés de chaussures de travail anti-dérapantes.

– Maintenez les allées de circulation en bon état, en nettoyant immédiatement les sols souillés et en réparant les revêtements dégradés.

– Définissez un plan de circulation, si celui-ci n’est pas intuitif.

– Sensibilisez les salariés, en les incitant notamment à ne pas consulter leurs téléphones et tablettes lorsqu’ils se déplacent. Lire la suite

Prévention des risques et mutations du travail

Comme toute crise, la crise sanitaire que nous avons affronté ces derniers mois a eu l’effet d’un accélérateur de changements. Ainsi, des évolutions graduelles telles que l’essor du télétravail ou la flexibilisation des organisations et des statuts ont connu une accélération foudroyante qui représente un véritable défi pour les entreprises.


Prospective globale sur les nouveaux risques


L’institut national de recherche et de sécurité (INRS) en est bien conscient.
Pour envisager l’avenir de la prévention face à ces changements, il a réuni des experts afin d’esquisser les contours de la santé-sécurité dans le monde du travail de demain. Leurs travaux ont permis de mettre en lumière des enjeux très concrets pour les employeurs. “Dans le cadre du télétravail, par exemple, l’employeur est censé veiller à la santé et la sécurité des salariés. Mais comment le faire lorsque ces derniers sont chez eux, là où justement l’employeur n’a a priori aucune visibilité ? s’interroge Michel Héry, coordinateur de ce projet de prospective pour l’INRS (1).
L’enjeu n’est pas théorique car les nouvelles façons de travailler sont nécessairement porteuses de nouveaux risques. Le télétravail en est également un bon exemple. Avant qu’il ne soit expérimenté à grande échelle, il était une promesse. On ne voulait donc voir que les bienfaits incontestables qu’il apporte : la réduction du temps passé dans les transports, l’accroissement de la flexibilité et de l’autonomie, la meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie privée, etc. Désormais on comprend que, comme tout mode d’organisation, le télétravail comporte aussi des risques qu’il s’agit d’évaluer, de prévenir et de maîtriser. Lire la suite

Rayonnements ionisants : un risque invisible

Le 21 octobre dernier, la rédaction de la revue Travail & Sécurité animait une nouvelle table ronde en ligne sur le thème « Rayonnements ionisants : un risque invisible ».

Qu’est-ce que la radioactivité ? Quels sont les risques pour la santé ? Dans quels secteurs d’activité peut-on être exposé aux rayonnements ionisants ? Quelle prévention mettre en place et de quelles ressources les entreprises peuvent-elles disposer ? Des experts ont répondu aux principales questions posées et des entreprises ont apporté leur témoignage.

A suivre sur le site de l’INRS

Mise en place du télétravail – Les obligations en matière de prévention des risques

Comme toute modification de l’organisation du travail, le passage de tout ou partie des employés en télétravail nécessite donc de mettre à jour le document unique d’évaluation des risques (DUER).

Comme chacun le sait, la pratique du télétravail a pris un essor considérable à l’occasion de la crise sanitaire. De nombreuses entreprises y recourent désormais aussi bien à la demande des salariés qu’à l’initiative de l’employeur. Toutefois, la période hors normes des confinements étant terminée, il convient désormais de le mettre en œuvre en respectant bien le cadre juridique et conventionnel dévolu à cette nouvelle forme d’organisation du travail. Et comme le souligne une récente brochure de l’INRS, cela vaut tout particulièrement en matière de santé et de sécurité au travail.

Maintien de l’obligation de sécurité


“La mise en place du télétravail, qu’il soit occasionnel ou régulier, n’a pas pour effet de modifier les obligations de l’employeur ou du salarié en matière de prévention des risques professionnels”, préviennent les juristes de l’organisme. L’employeur conserve ainsi son obligation générale de sécurité, telle qu’elle résulte du Code du travail et devra donc prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés.

Évaluation et prévention des risques spécifiques au télétravail

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Prévenir les risques liés aux véhicules électriques et hybrides

Le nombre de véhicules hybrides et électriques est en augmentation constante. Afin d’alerter les garagistes et leurs salariés sur les risques spécifiques auxquels ils s’exposent en intervenant sur les véhicules dotés de ces nouvelles technologies, l’INRS a édité une brochure. Elle peut également être lue avec profit par les propriétaires de ces véhicules.

Près de 195 000 véhicules électriques et hybrides rechargeables ont été immatriculés en France en 2020, soit 125 000 de plus qu’en 2019. Et près de 90 000 l’ont été entre janvier et août 2021.

Risques électriques et chimiques


De nombreux garagistes sont donc amenés à accueillir ces véhicules pour révision, réparation, etc. Or,  ils présentent des risques spécifiques liés à la quantité d’énergie stockée dans leurs batteries. Comme l’explique la brochure de l’INRS, ces risques sont de deux natures. Il y a d’abord le risque électrique se déclinant ainsi :

  • Électrisation, électrocution, brûlure électrique.
  • Emballement thermique : brûlure thermique, incendie, explosion.
  • Arcs flash : choc électrique, brûlures, atteintes oculaires et auditives, incendie et explosion.

Mais il faut aussi compter avec le risque chimique : brûlure chimique, intoxication, dégagement d’hydrogène, explosion.

Nécessaire habilitation électrique


Du coup, l’INRS adresse une série de recommandations aux garagistes accueillant ce type de véhicules dont la “création d’un espace dédié” “seules les opérations portant sur ces véhicules sont autorisées”. Il rappelle aussi que certaines d’interventions les concernant doivent impérativement être réservées à des salariés disposant d’une habilitation électrique.

(1) Brochure ED 6423,
librement consultable sur www.inrs.fr