Formations digitales à la sécurité – Des solutions appelées à perdurer après la crise sanitaire

En France, un salarié sur deux s’est formé à distance pendant la pandémie, une proportion qui atteint même 64 % à l’échelle européenne.

Pour faire face à la crise sanitaire, nous avons expérimenté de nouvelles façons de travailler, consommer, communiquer mais aussi d’apprendre. Selon diverses études concordantes, ces derniers mois ont ainsi vu une accélération sans précédent du recours à la formation en ligne – également appelé “digital learning” -permettant aux salariés de maintenir et accroître leurs compétences tout en respectant les règles sanitaires en vigueur. Mais, à l’instar du télétravail ou des achats en ligne, il est probable que ces nouveaux usages perdurent. En effet, les formations en ligne ne sont pas qu’un vulgaire expédient. Elles recèlent des avantages intrinsèques désormais bien connus de ceux qui les ont déjà utilisées.

Formations digitales à la sécurité

Des solutions appelées à perdurer après la crise sanitaire“ L’intérêt des entreprises pour la formation en ligne n’est pas né avec la crise sanitaire. Celle-ci a plutôt agi comme un accélérateur pour une tendance déjà solidement présente dans la société”, explique Émilie Noël, Responsable Recherche et Développement Prévention chez Pôle Prévention et conceptrice de la Prevenbox, une solution de formation à la sécurité 100 % digitale. Lire la suite

Formation digitale : “La Preven-box a été conçue pour répondre aux attentes et contraintes des TPE-PME.”

Responsable Recherche et Développement Prévention du groupe Pôle Prévention, Émilie Noël a piloté la conception de la Preven-box, une solution 100 % digitale de formation à la sécurité. Elle nous en dit plus sur cette “boîte à outils numérique” particulièrement adaptée aux TPE-PME

En quoi la Preven-box est-elle particulièrement adaptée aux besoins des TPE-PME ?

Elle répond d’abord à leurs besoins par le choix des trois premiers modules proposés, respectivement consacrés aux manutentions manuelles, aux Équipements de protection individuelles (EPI) et aux risques routiers. Ce sont des sujets de préoccupation majeurs. Or, une véritable culture de la prévention sur ces thèmes, permettrait de réduire considérablement le nombre des accidents et des maladies professionnelles. Enfin, la Preven-box est adaptée aux TPE PME par sa facilité d’usage et son coût très réduit par rapport à une formation traditionnelle.

Justement, comment la Preven-box fonctionne-t-elle concrètement ?

C’est extrêmement simple. L’employeur définit la ou les thématiques de son choix et un forfait correspondant au nombre de salariés à former. Ces derniers reçoivent un code d’accès aux modules choisis. Ils peuvent dès lors y accéder 24h/24 et 7j/7, pendant un an via un ordinateur, une tablette ou un smartphone. Chaque module représente un parcours d’apprentissage très participatif et ludique, jalonné de tests. Une fois toutes les étapes franchies, le salarié valide ses connaissances par un test final qui donne lieu à une attestation de formation accessible à l’employeur. Lire la suite

Culture de la prévention Un atout face aux crises

« Dans un monde marqué par une forte imprévisibilité, une solide culture de la prévention est le meilleur atout face aux crises et aux risques. »

La crise sanitaire qui sévit depuis un peu plus d’un an maintenant n’est pas encore terminée, mais nous disposons déjà du recul nécessaire pour effectuer un premier bilan d’étape sur la façon dont elle a été gérée par les entreprises.

Lors d’une enquête réalisée au sein d’entreprises françaises, le sociologue des organisations François Dupuy a identifié “un vrai consensus pour reconnaître que les patrons avaient fait le nécessaire pour assurer la sécurité des salariés” (1).

De la sorte, ce fin connaisseur du fonctionnement des entreprises salue l’agilité dont elles ont fait preuve. Il ajoute que, face à la pandémie, mieux valait ne pas adopter “une stratégie d’accentuation et de renforcement de l’appareil réglementaire” mais plutôt “une stratégie d’atténuation consistant à accepter autant de dérogations aux règles que nécessaire à la bonne marche des unités”. Lire la suite

Vélo au travail : quel cadre règlementaire ? Un focus juridique de l’INRS

Pour des raisons sanitaires, écologiques ou de réduction des coûts, de nombreuses entreprises envisagent d’encourager leurs employés à recourir au vélo dans le cadre de leur travail ou de leurs déplacements domicile–travail. Si cette démarche est à la mode, notamment dans les grandes métropoles, elle doit toutefois s’accompagner de mesures d’évaluation et de prévention des risques liés à ce moyen de transport.

Et si l’on incitait ses salariés à se déplacer à vélo plutôt qu’en voiture individuelle ? Soutenue par plus plusieurs mesures gouvernementales incitatives, cette idée suscite un intérêt croissant des entreprises, notamment en milieu urbain. Toutefois, comme le rappelle un récent Focus juridique de l’INRS, ce choix doit être mûrement réfléchi.

Nécessaire évaluation des risques !

Comme le rappellent les auteurs, cette réflexion doit être menée en amont de la décision : “L’entreprise qui met à disposition une flotte de vélos qui serviront d’équipements de travail doit prendre toutes les mesures appropriées pour assurer leur utilisation en toute sécurité. Elle doit évaluer les risques engendrés par l’utilisation des vélos et, au vu des résultats, déterminer si le vélo peut constituer un mode de déplacement adapté et sûr pour ses salariés.” Lire la suite

La prévention des risques, clef du maintien de l’activité

“Le second confinement, décidé en octobre dernier, a un peu plus alourdi la charge mentale des salariés, celle-ci ayant été déjà dégradée à l’issue du premier confinement. Pour décrire leur ressenti actuel, 65 % citent en premier la fatigue, le stress, l’inquiétude et le surmenage, soit une progression de 5 points par rapport à la vague précédente. ”

C’est l’un des enseignements d’une enquête sur le moral des salariés récemment réalisée par l’Ifop(1).

Il confirme la nécessité, pour les entreprises, de porter une attention soutenue à l’état psychologique de leurs salariés afin de traverser, dans les meilleures conditions, les prochaines séquences d’une crise sanitaire qui prend désormais la forme d’une course d’endurance.

À l’occasion de la pandémie actuelle et de l’anxiété qu’elle suscite, la prévention des risques psychosociaux, s’impose plus que jamais comme une nécessité incontournable. Notre dossier de ce mois le rappelle : négliger ce sujet expose inévitablement à un surcroît d’absentéisme. Mais, bien évidemment, les autres risques ne doivent surtout pas être négligés. Le même sondage nous apprend en effet que les salariés français attendent que leur entreprise se montre capable d’adapter le travail au contexte sanitaire. Sur ce point, les efforts accomplis sont connus et reconnus : quelque 74 % des salariés français accordent leur confiance à leur entreprise pour relever ce défi. Il faut s’en féliciter car, lors du second confinement, 69 % des salariés français ont “essentiellement travaillé sur site, hors de leur domicile ”et 71 % estiment que leur présence sur site est nécessaire “tout le temps” (55 %) ou “plusieurs fois par semaine” (16 %). Autant dire que, si cette confiance disparaissait, les entreprises ne pourraient tout simplement plus fonctionner. Lire la suite