Formation en ligne aux risques routiers.

Afin de sensibiliser ses collaborateurs aux risques routiers et favoriser l’adoption d’une solide culture de prévention, il est aussi possible de les inscrire à des formations dédiées au risque routier.

Le groupe Pôle Prévention propose notamment une formation interactive en ligne que chaque salarié peut suivre au fil de ses disponibilités via un ordinateur, une tablette ou un smartphone. Pour en savoir plus : www.pole-prevention.com/formation/e-learning/

Travail par fortes chaleurs – Les réflexes à adopter pour protéger ses salariés

« Ventilation, stores, zones d’ombre, climatisation des locaux ou des engins, accès facilité à de l’eau potable fraîche et espaces de repos tempérés… « 

Les épisodes de forte chaleur ne constituent plus des situations exceptionnelles. Pour les entreprises, ils représentent désormais un enjeu récurrent de prévention des risques professionnels. Fatigue, déshydratation, malaises, baisse de vigilance, accidents du travail, voire coups de chaleur : les conséquences peuvent être graves, en particulier pour les salariés exposés en extérieur ou réalisant des tâches physiques.

Anticiper et réorganiser

Dans sa brochure Travail par forte chaleur : comment agir ? (1), l’INRS rappelle que les risques liés à la chaleur doivent être intégrés au document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) et faire l’objet de mesures de prévention adaptées. L’institut souligne qu’une vigilance particulière est nécessaire dès 28 °C pour un travail physique et à partir de 30 °C pour une activité de bureau.
La première étape consiste à anticiper. L’INRS recommande d’identifier les situations à risque : travail en extérieur, manutentions physiques, locaux mal ventilés ou absence d’accès à de l’eau fraîche. Cette évaluation doit déboucher sur des mesures techniques, organisationnelles et humaines clairement définies.
L’organisation du travail constitue l’un des principaux leviers de prévention. L’INRS préconise notamment d’aménager les horaires afin de privilégier les heures les moins chaudes de la journée, d’augmenter la fréquence des pauses et d’éviter autant que possible les tâches physiques intenses pendant les pics de chaleur. L’institut recommande également de limiter le travail isolé et de favoriser une surveillance mutuelle entre salariés.

Protéger et responsabiliser

Les postes de travail doivent aussi être adaptés. Ventilation, stores, zones d’ombre, climatisation des locaux ou des engins, accès facilité à de l’eau potable fraîche et espaces de repos tempérés font partie des mesures mises en avant par l’INRS. L’objectif est double : limiter l’exposition à la chaleur et permettre à l’organisme de récupérer. L’INRS insiste aussi sur l’importance de rappeler les gestes de prévention : boire régulièrement sans attendre la soif, porter des vêtements légers et clairs, se protéger du soleil, éviter les repas trop copieux ou encore signaler rapidement tout symptôme inhabituel.
Au-delà du respect des obligations réglementaires, la prévention des risques liés à la chaleur devient donc un enjeu concret de santé, de sécurité et de continuité de l’activité.
(1) Cette brochure (réf. ED6371) est téléchargeable sur www.inrs.fr

Exposition aux risques – Les différences entre hommes et femmes enfin prises en compte ?

« Les spécificités biologiques peuvent entraîner « des effets différents sur la santé, en réaction à des risques identiques ».

Le standard du travailleur masculin » va-t-il continuer à structurer les politiques de prévention au risque d’invisibiliser certaines expositions propres aux femmes ?

La question est posée dans une tribune publiée le 8 mars dernier dans Le Monde à l’initiative du magazine Santé & Travail. Ses auteurs estiment qu’il s’agit souvent encore d’un angle mort de la santé au travail malgré l’article L4121-3 du Code du travail qui précise que l’évaluation des risques doit « tenir compte de l’impact différencié de l’exposition au risque en fonction du sexe. » Il est vrai que de nombreux risques professionnels n’affectent pas de manière identique les femmes et les hommes, notamment en raison de différences anthropométriques, physiologiques ou hormonales. Et ces écarts peuvent se traduire par des effets distincts sur la santé, notamment en matière reproductive.

Prise de conscience institutionnelle

Cette lecture différenciée des risques ne relève donc pas d’un simple débat académique. Elle s’inscrit dans une nécessité d’ailleurs reconnue par plusieurs acteurs institutionnels de la prévention. Dans l’édition de mars du magazine Travail & Sécurité de l’INRS, Florence Chappert, coordinatrice du projet « Genre, égalité, santé et conditions de travail » à l’Agence nationale d’amélioration des conditions de travail (Anact), souligne ainsi la nécessité de « rendre la prévention plus efficace en l’adaptant aux expositions réelles et différenciées des travailleuses et des travailleurs ». Elle rappelle notamment que les spécificités biologiques peuvent entraîner « des effets différents sur la santé, en réaction à des risques identiques ».

À titre d’exemple, le travail de nuit est associé à une augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes ; celles-ci disposent en moyenne d’une force musculaire inférieure, ce qui accroît les risques liés au port de charges ; enfin, certaines expositions chimiques peuvent générer des pathologies différentes selon le sexe. Autant de spécificités qu’il convient, a minima, de bien connaître pour que la prévention des risques et le suivi médical des personnes concernées s’y adaptent.

Santé mentale au travail – Une amélioration à consolider

« Le nouveau défi consiste, pour les entreprises, à développer une véritable culture de prévention intégrée à l’organisation du travail »

Alors que la santé mentale a été érigée en Grande Cause nationale, la nouvelle édition de la « Grande enquête sur la santé mentale au travail » menée par l’Ifop pour Moka Care, le BCG et le GHU Paris psychiatrie & neurosciences dresse un constat nuancé. Si les indicateurs s’améliorent légèrement en 2026, les fragilités restent profondes et les perceptions se durcissent. Pour les employeurs, cette enquête constitue une incitation à envisager la santé mentale comme un enjeu stratégique à inscrire au cœur de leur politique managériale.

La santé mentale des salariés français s’améliore, mais modestement. Le score moyen de bien être atteint 62,8/100 en 2026, contre 59,8 un an plus tôt. Au total, 74 % des salariés sont considérés en état de bien-être mental.

Une amélioration réelle mais encore fragile

Cette évolution ne doit cependant pas masquer l’ampleur des difficultés persistantes. Un salarié sur quatre reste en situation de mal-être, et 7 % présentent un niveau de détresse psychologique comparable à une dépression. Surtout, près de sept salariés sur dix déclarent avoir déjà ressenti un trouble de santé mentale lié au travail au cours de leur carrière. Autrement dit, l’amélioration est bien réelle, mais elle repose sur une dynamique encore très fragile.
Signe incontournable, le burn-out s’installe désormais dans le paysage professionnel comme un phénomène durable. Près d’un quart des salariés déclare avoir connu un épisode d’épuisement professionnel au cours des cinq dernières années. Parmi eux, seuls 36 % ont été arrêtés, tandis que 26 % ont continué à travailler malgré un diagnostic médical.
Ce phénomène de « présentéisme pathologique » constitue un enjeu majeur pour les entreprises. Il traduit à la fois une difficulté à détecter les situations de fragilité et une pression implicite à rester en activité, qui ne vient pas tant de la hiérarchie que des collectifs de travail.

Propension inquiétante au déni voire à la stigmatisation

En effet, alors que la santé mentale s’impose dans le débat public et que les entreprises s’emparent du sujet, les représentations individuelles semblent évoluer en sens inverse. L’enquête met ainsi en évidence un net durcissement des perceptions à l’égard des fragilités psychologiques. Ainsi, 32 % des salariés considèrent désormais les troubles psychiques comme un signe de faiblesse (+ 10 points en un an), et 29 % estiment que consulter un psychologue constitue un échec (+ 12 points).
Ce retour des tabous constitue un signal d’alerte pour les entreprises. Comme le souligne le BCG, « la banalisation du sujet ne signifie pas sa déstigmatisation ». Au contraire, une partie des salariés semble intérioriser davantage la difficulté, au risque de retarder les démarches de prise en charge. Pour les employeurs, cela renforce l’importance de créer un environnement de travail où la parole peut circuler sans crainte de jugement ni de sanction implicite.

Le travail peut “faire la santé”

C’est un enjeu crucial, car il détermine pour une large part l’impact du travail sur la santé. L’enquête confirme en effet que le travail a des effets ambivalents : il peut être une source de fragilisation, mais aussi un puissant facteur de protection face à d’autres facteurs de vulnérabilité.
Dans un contexte marqué par les incertitudes géopolitiques, économiques et climatiques, 7 salariés sur 10 déclarent que ces facteurs externes ont un impact négatif sur leur santé mentale. Dans ce contexte, le travail apparaît comme un stabilisateur : 70 % des salariés estiment qu’il a un effet positif sur leur équilibre psychique. Ce résultat est essentiel pour les employeurs. Il rappelle que l’entreprise n’est pas seulement un lieu d’exposition aux risques psychosociaux : elle peut aussi constituer un espace structurant, protecteur, voire réparateur.
Mais encore faut-il que certaines conditions soient réunies. L’étude montre en effet que la qualité de vie au travail dépend fortement de facteurs organisationnels : équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, adéquation des valeurs, charge de travail maîtrisée.

Un enjeu de performance

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IA et télétravail – Entre promesses et nouvelles fragilités

« Si une partie des salariés y voit une opportunité, 38 % estiment que l’IA peut générer du stress supplémentaire, en raison notamment de l’accélération des rythmes de travail et de la nécessité d’adapter en permanence ses compétences ».

Si l’enquête met principalement en lumière les déterminants classiques de la santé mentale au travail, elle apporte également des enseignements éclairants sur deux transformations majeures du monde professionnel : l’essor de l’intelligence artificielle et la généralisation du télétravail.
Du côté de l’IA, les perceptions apparaissent nettement ambivalentes. Près d’un salarié sur deux considère que ces outils peuvent améliorer son efficacité au quotidien, notamment en automatisant certaines tâches répétitives. Mais, dans le même temps, 41 % des salariés expriment des inquiétudes quant à leur impact sur l’emploi, et plus d’un tiers redoutent une intensification du travail.
Cette tension se retrouve dans ses effets sur la santé mentale. Si une partie des salariés y voit une opportunité, 38 % estiment que l’IA peut générer du stress supplémentaire, en raison notamment de l’accélération des rythmes de travail et de la nécessité d’adapter en permanence ses compétences. Pour les employeurs, l’enjeu est donc d’accompagner ces usages, en veillant à préserver les équilibres et à donner du sens aux transformations en cours.
La même ambivalence se retrouve au sujet du télétravail. Ce dernier est largement plébiscité : 76 % des salariés concernés estiment qu’il améliore leur qualité de vie et 69 % qu’il favorise un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.
Mais ces bénéfices s’accompagnent de fragilités bien identifiées. Plus d’un salarié en télétravail sur deux (52 %) évoque un sentiment d’isolement accru, tandis que 47 % déclarent avoir des difficultés à déconnecter. Par ailleurs, 44 % estiment que le télétravail brouille les frontières entre vie professionnelle et vie personnelle.
L’enquête souligne ainsi que les effets du télétravail dépendent étroitement de son organisation. Bien encadré, il constitue un levier de bien-être ; mal régulé, il peut au contraire accentuer les risques psychosociaux.
Au croisement de ces deux dynamiques, un constat s’impose : les transformations technologiques et organisationnelles ne sont pas neutres. Elles redessinent en profondeur les conditions de travail et appellent, plus que jamais, un accompagnement prenant en compte la prévention des risques professionnels.