Lavage des mains, aération des locaux… Des gestes très simples pour contrer les maladies hivernales

Premier réflexe : le lavage des mains. Les virus se transmettent en grande partie par les mains, qui entrent en contact avec des surfaces contaminées avant de toucher le visage, les yeux, le nez ou la bouche. 

Avec l’hiver, reviennent inévitablement les infections saisonnières. Grippe, rhumes, bronchites, gastro entérites… Ces maladies hivernales circulent activement dans les entreprises, favorisées par la promiscuité, les espaces clos et les contacts répétés. Pourtant, comme le rappelle l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), quelques gestes simples suffisent à limiter efficacement les contaminations au travail.

Premier réflexe, de loin le plus important : le lavage des mains. Les virus se transmettent en grande partie par les mains, qui entrent en contact avec des surfaces contaminées avant de toucher le visage, les yeux, le nez ou la bouche. Se laver les mains plusieurs fois par jour avec de l’eau et du savon reste la mesure la plus efficace. Le séchage doit être soigné, idéalement avec un essuie-mains en papier à usage unique. À défaut, la friction avec une solution hydroalcoolique constitue une alternative utile, notamment après s’être mouché, avoir toussé ou éternué.

Autre geste clef : aérer régulièrement les locaux de travail. Le renouvellement de l’air permet de réduire la concentration de virus dans les espaces clos, en particulier en période hivernale où les fenêtres restent souvent fermées. Quelques minutes d’aération, plusieurs fois par jour, suffisent à améliorer la qualité de l’air intérieur.

Les règles d’hygiène respiratoire jouent également un rôle essentiel. Tousser ou éternuer dans le creux de son coude, ou dans un mouchoir en papier à usage unique, limite la dispersion des gouttelettes contaminantes. Les mouchoirs doivent être jetés immédiatement après usage, puis les mains lavées.

Enfin, certains usages sociaux méritent d’être adaptés. Éviter la bise ou les poignées de main, surtout en cas de circulation virale active, contribue à freiner la propagation.
Autant de réflexes individuels qui, mis bout à bout, participent à une prévention collective efficace des maladies hivernales en entreprise.

Culture de prévention – Le BTP montre la voie

Un nombre croissant de dirigeants voient dans le DUERP un outil opérationnel efficace : 64 % estiment qu’il permet de « s’organiser plus efficacement » et 59 % qu’il permet « d’améliorer les méthodes et l’organisation ».

Lédition 2025 de l’enquête menée par Viavoice pour l’OPPBTP – l’Organisme professionnel de prévention du Bâtiment et des Travaux publics – sur la prévention est très encourageante. Dirigeants comme salariés expriment une forte perception de son utilité, mais aussi une appropriation plus mature des pratiques, signe que les efforts engagés depuis plusieurs années portent leurs fruits.

Plus forte adhésion à la prévention

Les résultats sont éloquents. 94 % des compagnons (les salariés intervenant sur les chantiers) se sentent concernés par la prévention des risques et 59 % estiment qu’elle est l’affaire de tous, du chef d’entreprise au salarié de terrain. Les dirigeants eux-mêmes portent un regard plus engagé : 88 % considèrent les actions de prévention utiles, notamment parce qu’elles contribuent à la performance des entreprises. C’est l’avis de 76 % d’entre eux. Cette évolution traduit un mouvement profond : pour un nombre croissant de professionnels, la prévention est
désormais perçue comme une composante naturelle du travail bien fait.
Les pratiques suivent la même tendance. 81 % des entreprises ont désormais réalisé leur Document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) et 64 % disposent d’un plan d’action. Si ce chiffre révèle de grosses marges de progrès, il montre aussi un bond spectaculaire de 26 points depuis 2020. Preuve d’un changement de perception, même si 79 % des entreprises admettent réaliser leur DUERP, « avant tout pour se conformer à la réglementation », un nombre croissant de dirigeants y voient aussi outil opérationnel efficace : 64 % estiment qu’il permet de « s’organiser plus efficacement » et 59 % qu’il permet « d’améliorer les méthodes et l’organisation ».

Coller aux réalités du terrain

Les compagnons valident cette évolution avec toutefois certaines limites. Ainsi, seuls 60 % déclarent porter systématiquement leurs EPI. Pour les auteurs de l’étude, cette lacune s’explique par « la persistance d’une certaine culture dans le secteur du BTP qui relativise la sécurité, les accidents ou maladies professionnelles […] voire estimant que cela fait partie du métier ». Cependant, des campagnes de sensibilisation peuvent y remédier : 79 % des compagnons affirment « qu’elles ont permis de développer la prise de conscience sur les risques au sein de l’entreprise ». Pour les compagnons, les politiques de prévention ont d’autant plus de succès qu’elles collent aux réalités du terrain.
La même attente est exprimée par les dirigeants de TPE. En effet, si 78 % ont réalisé leur DUERP, ils admettent avoir davantage de difficultés à déployer des actions de prévention parfois jugées trop théoriques et décalées par rapport à leurs moyens et aux réalités du terrain. L’étude confirme ainsi que ces entreprises ont davantage besoin du soutien de partenaires de confiance capables de rentrer dans leurs problématiques et d’élaborer avec elles des plans d’actions concrets, réalistes et centrés sur leur « travail réel ».
Malgré les freins identifiés, l’étude révèle ainsi un profond désir de bien faire, stimulé par les difficultés de recrutement et les attentes croissantes en matière de conditions de travail mais aussi par le volontarisme très inspirant dont fait preuve leur branche professionnelle.

Formez vos équipes aux risques d’addiction grâce au e-learning !

Pour répondre à leurs obligations légales en matière de prévention des addictions, les chefs d’entreprise disposent d’un outil simple et efficace

Le module Préven-Box – Addictions, proposé sous forme de formation 100 % digitale. Accessible en ligne à tout moment depuis un ordinateur ou un smartphone, il permet aux salariés d’acquérir les bases nécessaires pour comprendre et prévenir les pratiques addictives au travail. Le parcours aborde les causes possibles de ces comportements, aide à identifier les facteurs de risque et explique de manière concrète comment réagir face à une situation d’addiction en milieu professionnel. Chaque salarié suit la formation à son rythme et valide ses acquis grâce à un test final. La réussite de ce test donne lieu à la remise d’une attestation de formation, que l’employeur peut intégrer au Document unique d’évaluation des risques professionnels ou au Passeport Prévention du salarié. Pour les TPE et PME, cette formule présente de nombreux avantages : elle est simple à mettre en œuvre, financièrement accessible et déjà largement éprouvée, puisque plusieurs dizaines de milliers de salariés ont suivi une formation Préven-Box à ce jour.

Pour en savoir plus sur les Preven-box 

Le Guide « Chaleur intense au travail » de Pôle Prévention

Afin de protéger les salariés exposés aux risques de la chaleur, l’employeur doit mettre en place de nouvelles mesures de prévention. Le décret du 27 mai 2025 introduit de nouvelles obligations en matière de prévention pour l’employeur. Ces dispositions s’appliquent dès le 1er juillet 2025.

Téléchargez le guide en bas de page

L’objectif est de protéger les salariés contre les risques liés à la chaleur, tels que :

  • la dégradation des conditions de travail ;
  • les accidents du travail ;
  • la fièvre ;
  • la migraine ;
  • les crampes ;
  • la déshydratation, les coups de chaleur… 

Quels sont les seuils de vigilance ?

Un arrêté du 27 mai 2025 définit plusieurs seuils de vigilance météorologique fixés par Météo-France :

  • vigilance verte : veille saisonnière sans vigilance particulière ;
  • vigilance jaune : pic de chaleur (exposition sur une période de 1 à 2 jours à une chaleur intense présentant un risque pour la santé humaine en raison des conditions de travail ou de leur activité physique) ;
  • vigilance orange : période de canicule (chaleur intense et durable susceptible de constituer un risque sanitaire pour l’ensemble de la population exposée) ;
  • vigilance rouge : période de canicule extrême (canicule exceptionnelle par sa durée, son intensité, son ampleur géographique qui présente un fort impact sanitaire pour l’ensemble de la population ou qui pourrait entraîner l’apparition d’effets collatéraux de continuité d’activité).

Un « épisode de chaleur intense » correspond à l’atteinte du seuil des niveaux de vigilance jaune, orange ou rouge.

Les « périodes de canicule », qui ouvrent droit au bénéfice de l’indemnisation des arrêts de travail dans les entreprises du BTP, se caractérisent par l’atteinte du seuil des niveaux de vigilance orange ou rouge.

Quelles sont les nouvelles mesures de prévention ?

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FORTES CHALEURS – Renforcement des obligations de prévention des employeurs

La succession d’étés caniculaires a fini par peser sur le droit du travail. Un nouveau décret (n°2025‑482) publié fin mai vient ainsi de préciser et renforcer les obligations des employeurs afin de prévenir les risques liés au travail par forte chaleur.

Cette nouvelle réglementation entre en vigueur ce 1er juillet 2025, alors qu’une large partie de la France est, justement, frappée, depuis plusieurs jours, par un épisode caniculaire intense.

Évaluation des risques liés à la chaleur dans le DUERP

Le maître mot du décret est l’anticipation. Les employeurs sont désormais formellement tenus d’identifier dans leur Document unique d’évaluation des risques (DUERP) les postes, périodes et lieux d’exposition à la chaleur intense. Et d’y apporter une réponse formalisée en fonction du niveau d’alerte Météo France. En effet,

l’employeur doit définir, pour chaque niveau de vigilance (jaune, orange ou rouge), des actions spécifiques à déployer.

Pour les entreprises de plus de 50 salariés, cette réponse doit prendre la forme d’un plan d’action intégré au Programme Annuel de Prévention des Risques et d’Amélioration des Conditions de Travail (PAPRIPACT). Les autres peuvent se contenter d’un document listant les mesures prévues. Mais dans tous les cas, des actions de prévention doivent être pensées en amont, avant que la chaleur ne s’installe.

Adapter le travail aux conditions météorologiques

Concrètement, le texte invite les employeurs à adapter les horaires, moduler les cadences, fournir une eau potable en quantité suffisante – 3 litres par jour en l’absence de point d’eau sur site – et proposer des équipements individuels adaptés (vêtements respirants, protections solaires…). La formation des salariés aux signes précurseurs d’un coup de chaleur et aux gestes de secours fait également partie des attendus. Le recours aux solutions techniques (ventilation, brumisation, zones d’ombre) est encouragé, tout comme l’accompagnement des publics vulnérables, en lien avec les services de santé au travail.

Renforcement des contrôles de l’Inspection du travail

Ce nouveau cadre juridique s’accompagne d’un durcissement du contrôle exercé sur les entreprises. L’Inspection du travail peut désormais exiger, sous 8 jours, la mise à jour du DUERP ou la formalisation des mesures en cas d’alerte météo. À défaut, l’entreprise s’expose à des sanctions. En 2024, une centaine de contrôles avaient été menés de façon préventive. Le rythme devrait s’intensifier cet été.