
La vérification des appareils de levage répond à une obligation réglementaire, mais surtout à une nécessité de prévention des risques car un équipement usé ou défaillant peut provoquer des accidents.
Pour organiser ces contrôles, il faut distinguer trois moments : la mise en service, la remise en service et les vérifications périodiques.
♦ TROIS OCCASIONS DE VÉRIFIER.
Avant la mise en service, le contrôle permet de s’assurer que l’équipement convient à l’usage prévu et, selon les cas, qu’il est correctement installé. Un matériel neuf peut aussi nécessiter cette vérification. Avant une remise en service, un contrôle peut être requis après un changement de site ou de configuration, un démontage et remontage, une réparation importante ou un accident lié à une défaillance. Des aménagements existent pour certains matériels mobiles. Pendant l’utilisation, les vérifications générales périodiques (VGP) recherchent les détériorations dangereuses : état de conservation et fonctionnement des appareils, usure ou déformation des accessoires.
♦ QUELS ÉQUIPEMENTS VÉRIFIER, À QUELLE FRÉQUENCE ?
La fréquence des vérifications générales périodiques dépend du type d’équipement et de son utilisation. Pour organiser le calendrier des contrôles, on peut retenir trois échéances.
TOUS LES 3 MOIS :
- Les appareils de levage mus directement par la force humaine et utilisés pour déplacer en élévation un poste de travail.
TOUS LES 6 MOIS :
- Les chariots élévateurs, grues auxiliaires de chargement sur véhicule, hayons élévateurs, monte-meubles et monte-matériaux de chantier, certaines grues mobiles, bras ou portiques pour bennes amovibles, engins de terrassement équipés pour le levage et plateformes élévatrices mobiles de personnes.
- Les appareils mus par une énergie autre que la force humaine directe lorsqu’ils servent au transport de personnes ou à l’élévation d’un poste de travail.
- Les appareils de levage mus directement par la force humaine, non conçus pour lever des personnes et non installés à demeure.
TOUS LES 12 MOIS :
- Les autres appareils de levage relevant de l’arrêté du 1er mars 2004, notamment les ponts roulants et les tables élévatrices, ainsi que les appareils mus directement par la force humaine qui sont installés à demeure et ne sont pas conçus pour lever des personnes.
- Les accessoires de levage : élingues, palonniers, pinces autoserrantes, aimants, ventouses ou cés de levage, par exemple.
♦ DES VÉRIFICATION À PRÉPARER ET À EXPLOITER.
Les VGP peuvent être confiées à une personne de l’entreprise, à condition qu’elle soit qualifiée : elle doit connaître les risques propres aux équipements contrôlés, la réglementation applicable et disposer des moyens nécessaires aux examens et aux essais. En pratique, notamment dans les TPE et PME qui ne disposent pas de cette compétence en interne, le recours à une entreprise spécialisée constitue souvent la solution la plus simple. L’employeur doit alors préparer son intervention : recenser les appareils et accessoires, les rendre accessibles et prévoir, lorsque le contrôle le nécessite, les conditions de réalisation des essais. Il lui revient ensuite d’examiner le rapport et de faire corriger les défauts constatés.
En effet, le travail ne s’arrête pas à la visite. Les résultats des vérifications périodiques sont consignés dans le registre de sécurité ; lorsque le contrôle est confié à une personne extérieure, son rapport y est annexé ou précisément référencé selon les modalités prévues par le Code du travail. Les observations doivent ensuite être examinées et les défauts traités. La date de la prochaine VGP facilite le suivi, mais c’est bien le contenu du contrôle et la suite donnée aux anomalies qui permettent de prévenir les accidents.
Pour en savoir plus sur les vérifications générales périodiques des appareils de levage : www.poleverification.fr
