Chronotachygraphe : gare aux erreurs de manipulation !

Depuis qu’il est devenu électronique, en 2006, le chronotachygraphe a simplifié le contrôle des temps de conduite.

En renseignant l’appareil sur son activité, le conducteur conserve néanmoins un rôle essentiel. En cas de négligence ou de saisie erronée, les sanctions peuvent être lourdes pour l’entreprise.


Fini les disques papier des premiers chronotachygraphes à bord des camions et des cars. Depuis 2006, tous les appareils sont électroniques. Les tout derniers, qui commencent à apparaître au compte-gouttes sur les véhicules mis à la route depuis le 15 juin 2019, sont même « intelligents ». Autrement dit, capables de géolocaliser le véhicule en temps réel et d’écrire automatiquement sur la carte du conducteur les données qui serviront au contrôle de ses temps de conduite. Cependant, avec moins de 57 000 immatriculations de véhicules lourds par an, il faudra encore longtemps avant que cet appareil ne simplifie le quotidien de tous les chauffeurs. Lire la suite

Novembre 2020 – Altersécurité n° 168

Éditorial – Le document unique : vecteur de 20 ans de baisse des accidents du travail.

Dossier du mois –Malgré quelques progrès, le risque routier sous-estimé par les TPE et PME.

Veille du mois – Contrairement à une idée reçue… au bureau aussi, il y a des risques !

Ressource du mois – Les télétravailleurs davantage exposés aux nuisances sonores.



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Contrairement à une idée reçue… au bureau aussi, il y a des risques !

On croit souvent que le travail de bureau serait largement exempt de risques. Or, s’ils y sont moins visibles que dans le BTP ou l’industrie, les risques professionnels sont loin d’être absents des bureaux et autres open space.

Selon les dernières statistiques de l’Assurance Maladie, les métiers de la banque, de l’assurance ou de l’administration ont même enregistré, en 2019, la plus forte hausse (4 %) des accidents du travail. Raison de plus pour apprendre à identifier ces risques souvent insidieux que les employeurs doivent inscrire dans leur document unique d’évaluation des risques (DUER).

À cette fin, voici les principaux risques recensés par une récente brochure de l’INRS(1) agrémentés de premiers moyens de les prévenir.

TMS & FATIGUE VISUELLE

Diagnostic :

À rebours d’une idée reçue, travailler tout au long de la journée assis à un bureau ou devant un écran peut mettre le corps à rude épreuve et provoquer, à terme, des troubles musculo-squelettiques (TMS) et de la fatigue visuelle tout en favorisant les pathologies associées à une sédentarité excessive : maladies cardiovasculaires, diabète, obésité, etc. Lire la suite

Malgré quelques progrès, le risque routier sous-estimé par les TPE et PME

À l’occasion de la semaine de la Sécurité Routière, une enquête réalisée par l’Ifop pour l’assureur MMA révèle que 78 % des dirigeants de PME ignorent que l’accident de la route est la première cause de décès au travail.

En 2019, on a recensé quelque 99 000 accidents de trajets, soit le niveau le plus haut jamais atteint depuis 2000. Mais cette réalité semble largement ignorée des dirigeants de PME. Selon l’enquête réalisée par l’Ifop, “seuls 22 % d’entre eux savent qu’il s’agit de la première cause d’accident mortel du travail” malgré les 406 morts déplorés l’année dernière.

Des responsabilités parfois ignorées

De la même façon, nombre de ces dirigeants ignorent l’étendue de leur responsabilité en la matière. Si 59 % savent qu’ils peuvent être tenus pour responsables en cas d’accident de la route impliquant un salarié sur un trajet professionnel, seuls 36 % en sont conscients s’agissant du trajet domicile-travail (étude complète ici).

En revanche, l’étude montre une forte hausse de la mise en conformité avec la loi imposant aux dirigeants de dénoncer un salarié ayant commis une infraction routière. Quelque “76 % des patrons de TPE/PME indiquent qu’ils dénonceraient le salarié responsable d’une infraction routière en cas de réception d’un PV”. Ils n’étaient que 50 % sur cette ligne lors de la mise en place de cette obligation, en 2017. Une évolution qui s’explique aussi par une meilleure identification des effets bénéfiques de cette mesure : “75 % des dirigeants estiment désormais qu’elle permet de responsabiliser les salariés alors que seuls 53 % le pensaient initialement”. Lire la suite