Document unique – Une approche entrepreneuriale de la prévention des risques
“La prévention des risques professionnels ne peut pas seulement consister en l’application de règles, de normes et de procédures.
Pour savoir où on veut aller, il faut savoir d’où on part. Aucune gestion rationnelle des risques sanitaires au travail n’est envisageable sans leur mesure”, écrit le professeur William Dab, responsable de la chaire d’hygiène et sécurité du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) dans le dernier numéro du Bulletin épidémiologique hebdomadaire(BEH) de Santé publique France.
Prolifération des normes
De la sorte, cet ancien directeur général de la santé pointe l’un des principaux travers du système français de prévention des risques : la prédilection pour les normes et les règles. Dans les colonnes du quotidien Libération, il enfonçait le clou : “Prenez l’exemple de la prévention des chutes dans les escaliers en entreprise. En France, il y a plus de 2 000 réglementations, avec des obligations par exemple d’escalier à 25 marches. Pourquoi ? Cela n’a aucun sens. Dans les autres pays européens, c’est beaucoup plus simple, on leur demande de faire un plan de prévention, et au bout d’un temps T, on évalue les résultats. En France, on a longtemps pensé qu’il suffisait d’édicter des normes pour régler un problème”. Comme en témoignent les milliers de réglementations de toutes natures consignées dans les livres IV et V du Code du travail consacrés aux risques, cette dérive est loin d’être imaginaire. Lire la suite →

Si les chômeurs sont beaucoup plus sujets aux pensées suicidaires que les actifs, ces derniers ne sont cependant pas épargnés.
Alors que de nombreuses entreprises travaillent à la fusion des anciennes instances représentatives du personnel au sein du nouveau Conseil social et économique (CSE) à mettre en place pour le 1er janvier 2020 au plus tard, une enquête de l’Ifop dévoile les inquiétudes que cette réforme suscite chez les élus du personnel.
“De nouvelles forces transforment le monde du travail. Les transitions que cela suppose demandent une action décisive.”
Après le succès mondial rencontré par son article sur “le phénomène des jobs à la con”, l’anthropologue David Graeber, professeur à la London School of Economics, consacre à ce sujet une vaste enquête. En puisant dans les nombreux témoignages qu’il a reçus, il dresse un inventaire des métiers et fonctions inutiles qui, selon lui, proliféreraient dans les organisations contemporaines rendant malades ceux qui les exercent.