Un site web pour prévenir et signaler les piqûres de tiques

Piqure_de _tiques« Chacun est invité à déclarer sa piqûre ou celle de son animal domestique »

Le gouvernement a lancé l’année dernière un plan national de lutte contre la maladie de Lyme. Il doit permettre de mieux sensibi­liser et dépister cette infection encore trop méconnue. Parmi les initiatives prise, on note le lancement de “Signalement-tique”, un site web et une application pour smartphone mis en place par l’Institut national de recherche agronomique (Inra) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’envi­ronnement et du travail (Anses), avec le mi­nistère de la Santé. Cet outil est le vecteur d’une collecte collaborative d’information sur la présence des tiques, principal vecteur de la maladie. Concrètement, chacun est invité à déclarer sa piqûre ou celle de son animal domestique, la géolocaliser, trans­mettre une photo, voire envoyer les tiques aux équipes scientifiques. Des informations sur la prévention ou la méthode pour enle­ver une tique sont également proposées. La maladie de Lyme est inscrite au tableau 5 bis des maladies professionnelles dans le régime agricole pour certains travaux.

Pour aller plus loin : http://ephytia.inra.fr/fr/P/159/Signalement_TIQUE

La concurrence des sentiments. Une sociologie des émotions

« Le bonheur pro­fessionnel dépend grandement des émo­tions que l’on ressent au travail. »

Par Julien Bernard, Éditions Métaillé, mai 2017, 253 p. 20 €.

Longtemps, les émotions sont restées à la porte de l’entreprise. Ou plutôt, on souhaitait qu’elles y restent, parce qu’on les jugeait dangereuses pour la belle mécanique des organisations. Heureuse­ment, cette vision erronée s’efface pro­gressivement à mesure que l’on admet que l’entreprise est avant tout une com­munauté humaine. Désormais, on tend plutôt à considérer les émotions et les passions comme de potentielles alliées. C’est notamment l’idée que développe Julien Bernard, enseignant et chercheur à l’université Paris Nanterre, dans sa récente “sociologie des émotions”, en sou­lignant notamment que le bonheur pro­fessionnel dépend grandement des émo­tions que l’on ressent au travail.

Ces observations ne sont pas neutres pour les entreprises qui souhaitent agir pour la qualité de vie au travail. Elles sou­lignent en effet que le bien-être profes­sionnel de leurs membres dépend aussi de la capacité de l’organisation à “diver­sifier les sources de satisfaction au fil du temps” car “au fur et à mesure de la socia­lisation professionnelle, on découvre que les situations d’émotions positives fortes pour lesquelles on s’était engagé sont rares et que le métier a bien d’autres facettes moins amusantes, administratives par exemple”. Avec pour conséquence, un sentiment d’ennui, signe précurseur d’un désenga­gement progressif.

Le rôle moteur des représentants du personnel dans la prévention des risques

IRP Travail et Securite

Un dossier de la revue Travail & Sécurité

”À l’heure où l’évolution des instances représentatives du personnel est en discussion, la mission du CHSCT pour la prévention des risques professionnels reste d’actualité, même si elle est appelée à se réaliser dans un nouveau cadre”, estiment les contributeurs du dossier de la revue mensuelle de l’INRS.

Certes, le CHSCT est appelé à fusionner prochainement avec les délégués du personnel et le comité d’entreprise dans un nouveau Comité social économique (CSE). Toutefois, ce CSE va recueillir un certain nombre d’attributions auparavant dévolues au CHSCT.

Transfert de compétences du CHSCT vers le CSE

Ainsi, en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail, le CSE a pour mission d’analyser les risques professionnels aux­quels peuvent être exposés les travailleurs et de promouvoir la santé, la sécurité et les conditions de travail dans l’entreprise. De façon plus concrète, le CSE devrait procéder, à intervalles réguliers, à des inspections en matière de santé, sécurité et conditions de travail et réaliser des enquêtes en matière d’accidents du travail ou de maladies profes­sionnelles.

Recueillir l’expérience des CHSCT au service des futurs CSE

Afin de mener à bien cette mission, il va de soi que le CSE ne pourra faire l’impasse sur l’expérience accumulée au sein des anciens CHSCT. C’est tout l’intérêt du dossier proposé, ce mois-ci, par le magazine Travail & Sécurité. À travers des analyses, des études de cas, des témoignages, il offre une mémoire des réussites, échecs et écueils qui ont jalonné l’existence des CHSCT. Une lecture indispensable pour inspi­rer les acteurs et interlocuteurs des futurs CSE en matière de santé et sécurité au travail.

Pour aller plus loin : Travail & Sécurité n° septembre 2017, téléchargeable sur www.travail-et-securite.fr

“La prévention des risques psychosociaux devient un sujet crucial pour les entreprises.”

Certains aimeraient bien que les RPS soient systématiquement provoqués par les fameux “petits chefs”. Ce serait tellement plus simple ! Mais cela ne correspond pas à la réalité et cela empêche de traiter les vraies causes

Face à la préoccupation croissante suscitée par les risques psychosociaux, le réseau Pôle Prévention, auquel appartient Point Org Sécurité, s’est associé à une nouvelle structure spécialisée dans la gestion de ces risques spécifiques : Impact Prévention.

Président de cette nouvelle entité, Philippe Mège, – par ailleurs responsable du réseau d’intervenant de Point Org Sécurité -, présente la façon dont elle entend épauler les entreprises dans la prévention de ces risques.

En quoi la création d’Impact Prévention complète-t-elle l’offre, déjà fort complète de Point Org Sécurité et du réseau Pôle Prévention auquel vous êtes associé ?

La création d’une structure spécialisée s’est imposée à nous en raison du caractère très spécifique des risques psychosociaux (RPS). Prévenir et gérer ces risques exige en effet de mobiliser des connaissances et des com­pétences particulières. C’est la raison pour laquelle, les prestations proposées par Im­pact Prévention ont été pensées et élaborées par une psychologue sociale qui, de surcroît, pilote directement l’ensemble de nos inter­ventions. Toutefois, si spécifiques soient-ils, les RPS ne peuvent être compris et gérés sans avoir une vision globale de la prévention. C’est la raison pour laquelle Impact Préven­tion est enregistré auprès de la DIRECCTE en tant qu’Intervenant en prévention des risques professionnels (IPRP) et qu’elle s’ins­crit dans le réseau Pôle Prévention. Lire la suite

Mieux conduire : jour de stage en pratique

«   Nos formations ne visent pas à culpabiliser les conducteurs mais à les rendre plus conscients des risques auxquels ils sont exposés »

L’erreur est humaine, surtout au volant, puisque ce facteur intervient dans plus de 90 % des accidents. Pour pallier ce risque, les entreprises peuvent prescrire à leurs salariés des stages de conduite, quel que soit leur secteur d’activité. Qu’y apprend-on ? Pour le savoir, nous avons suivi un jour de stage sur le site d’un organisme de formation agréé.

 Neuf heures du matin, ce vendredi du mois de janvier, l’asphalte du circuit Jean-Pierre-Beltoise, dans les Yvelines, brille de manière inhabituelle. Les températures glaciales et l’humidité de la nuit ont recouvert les 2 500 mètres de piste d’une fine mais solide couche de glace. Les stagiaires frémissent moins de froid qu’à l’idée de prendre le volant dans ces conditions. Pas les moniteurs de l’organisme de formation Beltoise Évolution qui trouvent, eux, dans la météo une alliée providentielle pour faire prendre conscience à leurs élèves d’un jour que la route a toujours le dernier mot. Malgré l’expérience acquise ou l’aptitude reconnue de chacun, la seule manière de conduire en sécurité consiste à anticiper le pire et à se ménager suffisamment de marge de manœuvre pour l’éviter ou, du moins, pour en minimiser les conséquences éventuelles. Une préconisation frappée au coin du bon sens et pourtant pas si facile à entendre par les 12 000 à 13 000 conducteurs inscrits chaque année à ces stages, en France. Pour les faire changer d’avis, et surtout de comportement, leurs employeurs comptent sur la pédagogie de la méthode « Conduire juste » élaborée par l’ancien pilote de Formule 1 qui a aussi donné son nom au circuit. Reconverti dans la formation post-permis, à destination du grand public et des entreprises, il a fondé son école en 1986 avec l’idée qu’une conduite plus attentive et plus responsable valait mieux que la maîtrise du pilotage. Lire la suite