Accompagner les formes atypiques d’emploi

mutationCDD, emploi à temps partiel, contrat inter­mittent, temps partagé, travail autonome en portage salarial… À côté du traditionnel emploi en CDI à temps complet, les formes atypiques d’emploi et de travail tendent à se répandre à vive allure. En effet, si elles ne représentent au­jourd’hui que 25 % de l’emploi, elles constituent déjà 75 % des embauches !

Les employeurs mobilisés

C’est la raison pour laquelle l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) vient d’éditer un guide visant à mieux les connaître pour mieux identifier les risques spéci­fiques qu’elles présentent.

À cette fin, un préalable s’impose : comprendre que ces formes atypiques de travail naissent au carrefour de plusieurs évolutions. En effet, leur essor s’explique certes par la crise du marché du travail, mais aussi par la quête de flexibilité des organisations, le développement du numérique, sans oublier le besoin d’autonomie croissant exprimé par les travailleurs. Dès lors, il n’est “pas question de promouvoir ni de dénigrer ces nouvelles modalités d’emploi”, mais de comprendre qu’elles ne sont pas neutres. Lire la suite

Une nouvelle tendance managériale : réconcilier travail et plaisir

“Le bien-être des salariés est désormais au cœur des préoccupations des entreprises”, observent les contributeurs d’une récente livraison de la Revue des Affaires (1). Un mouvement révélateur de la façon dont la notion de “conditions de travail” a évolué ces dernières années.

Depuis quelques années, le thème du bonheur au travail a fait une irrup­tion fracassante dans l’univers managérial, de nombreuses entreprises revendiquant ouvertement leur volonté de promouvoir le bien-être de leurs salariés. Plusieurs fac­teurs l’expliquent.

Le bonheur des salariés, levier de performance

Pour Sophie Peters, journaliste et chro­niqueuse sur Europe 1, cet engouement s’explique d’abord par “la prise de conscience que la performance économique ne saurait aller sans a performance sociale. Que l’une permet l’autre”. De nombreuses études ont en effet démontré que les salariés heureux étaient des salariés plus performants, plus engagés et plus loyaux. Cela a conduit à un salutaire ren­versement de perspective. Alors que l’amélio­ration des conditions de travail était peu ou prou considérée, par les entreprises, comme un coût, elle est maintenant envisagée comme un investissement des plus rentables. Lire la suite

Les lombalgies représentent 20 % des accidents du travail

lombaire posEn 2015, les lombalgies ont représenté 167.000 accidents du travail, soit 19 % du nombre total d’accidents du travail. Les lom­balgies coûteraient ainsi à la branche AT/MP près d’un milliard d’euros par an. Un coût prohibitif qui s’explique notamment par le fait qu’une lombalgie sur cinq donne lieu à un arrêt de travail, et que ces pathologies représentent 30 % des arrêts de travail de plus de six mois.

La citation du mois

L’augmentation de la lombalgie semble liée principalement au développement des services à la personne. Ces structures d’aide à domicile emploient des salariés- souvent femmes – qui peuvent être amenés à réaliser de la manutention de personnes âgées ou de malades. Et donc à porter des niveaux de poids que l’on ne rencontre plus ou presque plus dans l’industrie.

Michel Niezborala, médecin inspecteur du travail, entretien accordé à La Dépêche, (www.ladepeche.fr), 21/11/16

La qualité des locaux facteur de performance professionnelle

locaux de travailPour 86 % des salariés, la qualité des bureaux est un critère de choix important de leur travail selon une étude Opinionway pour Foncière des régions soulignant combien des espaces de travail agréables et bien pensés contribuent au bien-être et à l’engagement des salariés.

“Et si les bureaux redonnaient goût au travail ?” C’est le titre d’une récente enquête réalisée par Opinionway pour Foncière des régions, une société foncière présente dans plusieurs pays d’Europe qui a décidé d’interroger des Français, des Italiens et des Allemands pour savoir ce qu’ils pensent des locaux dans lesquels ils travaillent.

Les locaux, importants aux yeux de salariés

Premier enseignement de l’enquête : les salariés accordent une grande importance aux locaux dans lesquels ils travaillent. Ainsi, pour 86 % des Français (93 % des Allemands et 92 % des Italiens), “la qua­lité des locaux d’une entreprise est un critère important dans le choix d’un emploi”. Autant dire que, pour attirer les meilleurs des salariés mieux vaut disposer de locaux agréables et bien pensés pour le travail. En effet, si les salariés français interrogés ne rechignent évidemment pas à s’y voir pro­poser des services annexes, 64 % y voient “exclusivement un lieu de travail”. Seuls 22 % y voient également un lieu de socia­bilisation et 10 % un lieu d’appartenance. D’où une nette préférence pour les amé­nagements relatifs au travail tels que les parkings, plébiscités par 43 % des salariés, loin devant la cafétéria (34 %), la salle de fitness (13 %), la conciergerie (5%) Lire la suite

Contestation par le salarié de l’exposition aux facteurs de risques professionnels

Contestation par le salarié de l'exposition à la pénibilité

Contestation par le salarié de l’exposition à la pénibilité

Contestation par le salarié de l’exposition à la pénibilité

L’instruction N° DGT/DSS/SAFSL/2016/178 du 20 juin 2016 précise le schéma précontentieux de contestation par un salarié de l’exposition aux facteurs de risques professionnels.

Les quatre étapes décrites ci-dessous sont extraites de la circulaire du 20 juin 2016.

ETAPE 1 : dialogue employeur/salarié

Si le salarié est en désaccord avec la déclaration de son employeur (reportée sur l’attestation annuelle qu’il reçoit) une explication peut être apportée au salarié pour éviter un processus de réclamation.

L’employeur peut effectuer une modification de sa déclaration dans un délai de 3 ans si celle-ci est en faveur du salarié ou jusqu’au 5 ou 15 avril de l’année qui suit celle au titre de laquelle la déclaration a été effectuée dans le cas inverse (cf. fiche n°6 ans le document complet ci-dessous). Lire la suite



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