Santé et sécurité – des sujets prioritaires pour les élus du CSE

“Nous avons toujours considéré que la santé et la sécurité au travail étaient des sujets à inclure dans le dialogue social, et nous savons, de surcroît, qu’il s’agit de leviers de performance. C’est pourquoi nous nous félicitons qu’ils puissent être désormais traités dans une instance généraliste comme le CSE”.


“Il faut bien faire comprendre à la direction que même si le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) a disparu les sujets restent. On surveille le temps en réunion pour que tous les points santé et sécurité soient bien abordés, ça commence à être calé.” C’est ainsi qu’un élu du personnel résume, à l’occasion d’une récente enquête réalisée par l’Ifop, son sentiment quant au fonctionnement du nouveau Comité social et économique (CSE).

Les questions de santé loin devant les questions de rémunération Lire la suite

Métiers au contact des animaux anciens et nouveaux risques

“Vétérinaires, éleveurs, vendeurs en animalerie, soigneurs animaliers… Les professions qui s’exercent au contact des animaux vivants sont souvent exercées par des passionnés”, écrivent les auteurs du dernier dossier de la revue de l’INRS (1). Pour autant, la passion ne suffit pas toujours à garantir le bien-être professionnel.

Un large éventail de risques traditionnels

En effet, en raison de leur nature très polyvalente et des multiples compétences qu’ils mobilisent, nombre de ces métiers exposent à un très large éventail de risques.

“Le risque physique est le plus fréquemment rencontré. Les manipulations et contentions sont à l’origine d’accidents dans les élevages, […]. Plus de la moitié des accidents recensés auprès des chefs d’exploitations agricoles surviennent dans des élevages. Néanmoins, plus de 40 % des accidents mortels survenus dans des élevages bovins sur la période 2014-2016 ont eu lieu sans que l’animal soit forcément en cause”, précisent les experts. Lire la suite

Pour 82 % des salariés, l’entreprise est “responsable de leur bonheur”

Les Français attendent décidément beaucoup de leur travail. Selon un récent sondage Ifop, ils seraient 82 % à considérer que “l’entreprise est responsable de leur bonheur”.

Pas question toutefois d’en déduire qu’il faudrait d’urgence recruter un « chief happiness officer » ou installer un flipper dans la salle de repos… Car les ressorts du bien-être professionnel sont plus traditionnels.

Outre l’indispensable rémunération, ils placent en tête “la satisfaction du travail bien fait” (37 %), “la reconnaissance de la valeur de leur travail” (30 %). Enfin, preuve d’un certain bon sens, ils sont 35 % à penser que la raison d’être de l’entreprise, c’est avant tout de “servir ses clients” contre 12 % qui pensent qu’elle a d’abord vocation à “rendre le monde meilleur”. Autant de réponses qui tendent à penser que les entreprises soucieuses du bonheur de leurs salariés doivent avant tout leur offrir les conditions nécessaires à l’accomplissement d’un travail de qualité.

Pour aller plus loin : “Bonheur, sens du travail et raison d’être : le regard des salariés français sur l’entreprise”, sondage Ifop pour Philonomist, janvier 2020.

Des chiffres pour sensibiliser au risque routier professionnel

Les accidents routiers professionnels sont la première cause de mortalité au travail, avec près de 500 morts recensés chaque année en France.


C’est la raison pour laquelle, au début du mois, le gouvernement a publié, conjointement avec des organismes de mutuelle, l’Essentiel du risque routier professionnel, un document présentant les chiffres clefs associés à ce risque afin de sensibiliser les différents acteurs des entreprises.

Plus de 53.000 victimes d’accidents de la route liés au travail

Les accidents de la route sont un risque professionnel majeur. En 2017, année pour laquelle l’ensemble des données est disponible, quelque 53.616 personnes ont été victimes d’un accident de la route lié au travail et 480 sont décédées. 14.000 de ces accidents se sont produits lors d’un trajet de mission, lorsque le salarié est sous l’autorité de l’employeur. Les autres ont eu lieu lors du trajet entre le lieu de travail et le domicile de l’employé.

Plus de 4 millions de journées de travail perdues

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PME : près d’un patron sur cinq en risque de burn-out

Selon une étude récemment publiée par la Revue française de gestion, quelque 17,5 % des patrons de PME seraient exposés au risque de burn-out (1).


Pour ses auteurs, chercheurs en gestion de l’université de Montpellier, la santé des dirigeants d’entreprise représente un double enjeu, à la fois sanitaire et économique.

Depuis de nombreuses années, l’impact du travail sur la santé a fait l’objet de nombreuses études. Mais, comme le remarquent Olivier Torrès et Charlotte Moysan-Kinowski, les dirigeants de PME sont le plus souvent exclus de ses recherches, pour la simple raison que, n’étant fréquemment pas salariés, ils ne sont pas suivis par la médecine du travail. Pour remédier à cette lacune, ces chercheurs à l’université de Montpellier ont lancé une vaste enquête visant à déterminer leur risque de faire un burn-out.

35 % des artisans menacés de burn-out

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