Depuis  le  confinement,  le  télétravail  suscite  un  engouement  sans  précédent,  aussi  bien  auprès des  dirigeants  d’entreprise  que  de  leurs  salariés.

Mais  qu’en  pensent  les  DRH  généralement chargés de mettre en œuvre son déploiement ? Une récente enquête réalisée par l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (A NDRH) révèle qu’ils sont à la fois enthousiastes et lucides quant aux atouts et dangers de cette véritable révolution.

Le télétravail devrait poursuivre son essor.

Parmi les 458 DRH d’entreprises françaises interrogés, 85 % des répondants jugent souhaitable de le développer de manière pérenne. De même 82 % estiment que le nombre de postes éligibles au télétravail est plus important qu’avant la crise. En revanche, ils imaginent plutôt l’émergence d’organisations mixtes, combinant jours de travail à distance et jours de présence dans les locaux de l’entreprise.

Parmi  les  bénéfices  attendus  du  télétravail,  ils citent prioritairement la capacité à mieux répondre aux attentes des collaborateurs actuels et futurs (93 %), l’augmentation de la productivité (64 %).Des atouts qui ne les empêchent pas de voir risques que comporte également le télétravail. Ainsi, ils redoutent particulièrement la réduction des interactions sociales et le déclin du sentiment d’appartenance à l’entreprise (88 %), la baisse de la cohésion entre les télétravailleurs et les autres salariés (88 %) etaussi l’augmentation des risques psychosociaux.

Enfin, ils sont quasiment unanimes à penser que le télétravail va provoquer un bouleversement des pratiques managériales (93 %),des politiques RH (88 %) et de l’organisation du travail (80 %)et des espaces de travail (78 %) de leurs entreprises. Des convictions qui rejoignent les nôtres : le télétravail représente une révolution qui ne sera réussie et bénéfique qu’en y associant des démarches d’évaluation et de prévention des risques professionnels.

Pour aller plus loin : “Le télétravail post-covid vu par les DRH”, enquête ANDRH en partenariat avec le Boston Consulting Group, librement consultable sur www.andrh.fr