Faut-il bannir les Pokémon des lieux de travail ?

Pokemon au travailDe nombreuses entreprises de renommée mondiale ont décidé d’interdire la chasse aux Pokémon dans leurs locaux. La volonté de protéger la sécurité de leurs salariés fait partie des motifs invoqués pour justifier cette décision.

L’engouement sans précédent que sus­cite le jeu électronique Pokémon Go a obligé de nombreuses entreprises à régle­menter voire interdire son usage sur les lieux de travail.

Les grandes firmes contre Pikatchu

C’est Boeing qui a, semble-t-il, été la première firme à décider d’interdire à tous ses em­ployés de jouer à ce jeu. Une décision prise, à la mi-juillet, après qu’un employé ait failli se blesser en pourchassant des Pokémon vir­tuels, les yeux rivés sur son téléphone…Elle a été suivie, en août par de nombreuses en­treprises allemandes de premier plan telles que Volkswagen, Daimler, ThyssenKrupp ou encore BASF (1).

Toutes, mettent en avant des considérations relatives à la sécurité. Dans un courriel envoyé début août à ses 70.000 employés pour bannir Pikatchu et consorts de ses locaux, la direction de Volskwagen souligne ainsi qu’en jouant à Pokémon Go, “les sala­riés font grimper le risque d’accident, en raison du manque d’attention dont ils font preuve” Lire la suite

Quelle est l’influence des conditions de travail sur la consommation de tabac ?

Tabac au travailUne récente étude de la Dares (1) s’est pen­chée sur la façon dont les conditions de travail modifient la consommation de tabac. Selon les données recueillies, “les fumeurs sont plus nombreux parmi les personnes exposées aux contraintes physiques ou aux risques psycho­sociaux”. Autre enseignement : “La consom­mation de tabac des hommes augmente quand s’aggravent les contraintes physiques et l’insécurité dans l’emploi. En revanche, un rythme de travail plus soutenu ne conduit pas à fumer plus, et réci­proquement, un rythme moins soutenu ne conduit pas à fumer moins”. S’agissant des femmes, les experts observent que “leur consommation aug­mente quand leur travail devient plus difficile et leur emploi plus menacé. Elle diminue lorsqu’elles sont davantage en contact avec un public, que l’intensité de leur travail est moins forte et qu’elles gagnent en autonomie. En revanche, de façon plus inattendue, elle augmente quand leur travail est reconnu à sa juste valeur et diminue lorsqu’elles doivent davantage faire des choses qu’elles désap­prouvent.

(1) Dares Analyses, n° 41, juillet 2016, consultable sur http://dares.travail-emploi.gouv.fr.

 

Manque de prévention des risques dans les petites entreprises : ce n’est pas une fatalité !

Prévention des risque AESSTUn récent rapport de l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail pointe le retard des micros et petites entreprises en matière de prévention des risques professionnels. Pour les intervenants de Point Org Sécurité, cette situation s’explique notamment par la persistance d’idées fausses conduisant les dirigeants d’entreprises à méconnaître combien il est bénéfique et même économiquement rentable d’investir dans l’évaluation et la prévention des risques.

“Bien que les micros et petites entreprises (MPE) représentent près de 99 % des entre­prises européennes et emploient près de la moitié de la main-d’œuvre en Europe, contri­buant ainsi de manière significative à l’éco­nomie européenne, une grande partie d’entre elles n’ont pas mis en place des dispositions suffisantes en matière de SST”, remarque un récent rapport de l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail.

30 % des micro-entreprises ne procèdent pas régulièrement à une évaluation des risques Lire la suite

TMS dans le secteur du soin à la personne

Deux initiatives de prévention présentées en vidéo par l’Inrs

“En milieu de soin, les troubles musculosque­lettiques (TMS) constituent un problème récurrent, mais certainement pas une fatalité.” C’est le message qu’entend faire passer l’INRS dans deux nouveaux reportages visant à inci­ter les professionnels à “devenir acteurs de leur prévention”.

Risque TMS INRSLes employeurs mobilisés

Le premier film présente la démarche de pré­vention accomplie par un service de soins à domicile, “en insistant sur les questions d’organi­sation du travail et sur les bénéfices induits par la formation et l’implication des équipes et de l’encadrement”. Le second relate les initiatives prises par un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) en soulignant “le nécessaire engagement de la direction et de la hiérarchie dans la mise en œuvre et le suivi de la démarche de prévention”.

L’enjeu est de taille tant le secteur médico-so­cial présente une forte sinistralité liée à l’acti­vité physique. Ainsi, “dans les EHPAD, 68 % des accidents du travail sont dus aux manutentions, essentiellement de personnes, et 735 des 836 ma­ladies professionnelles reconnues sont des TMS”.

Pour aller plus loin : ces vidéos sont consultables en ligne sur la chaîne YouTube de l’Inrs et sur www.inrs.fr

Film pédagogique de l’INRS : Napo dans… Choc électrique

En présentant différentes situations professionnelles, ce film identifie les risques majeurs liés à l’électricité qu’ils soient dus à l’organisation du travail, à la coactivité, ou encore à la maintenance des installations… Il permet également de lancer des discussions, réflexions entre les principaux acteurs de l’entreprise.

Ces films sont conçus par le consortium Napo constitué d’organismes de sécurité et de santé européens: AUVA (Autriche), DGUV (Allemagne), HSE (Royaume-Uni), INAIL (Italie), INRS (France) et SUVA (Suisse) et l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail.

Tout savoir sur Napo : http://www.napofilm.net

Pour en savoir plus : http://www.inrs.fr/risques/chimiques/…

Référence INRS : DV 0404 (http://www.inrs.fr/media.html?refINRS…)