Mieux prévenir le risque routier en mission

« Comme tout risque professionnel, le risque routier  doit faire l’objet d’une évaluation. L’employeur est en effet tenu par le Code du travail de faire l’inventaire et l’évaluation des risques identifiés dans l’entreprise, risques qui seront inscrits dans un ‘document unique »

En décembre dernier, une instruction interministérielle réalisée conjointement par le ministère du Travail et celui de l’Intérieur a présenté le plan d’action qui sera décliné pour les années à venir afin d’inciter les entreprises à mieux prévenir le risque routier professionnel. Les entreprises qui souhaitent toutefois s’engager dès à présent dans ce chantier peuvent s’appuyer sur les recommandations formulées par une récente brochure de l’INRS et l’Assurance maladie consacrée au risque routier en mission.

  1. Améliorer le management des déplacements

“La première mesure de prévention consiste d’abord à s’interroger sur la nécessité de prendre la route. Réduire de 10 % les déplacements routiers des collaborateurs réduit d’autant le risque d’accident. « Les experts suggèrent ainsi de recourir à des solutions techniques telles que les audioconférences, les visioconférences, Internet et l’intranet qui permettent de travailler à distance. Avec, à la clef de substantielles économies de temps, de transport et d’hébergement. Lire la suite

Plus des 3/4 des salariés français satisfaits de leur travail

“Fin 2018, quelque 76 % se déclarent satisfaits de leur situation professionnelle, soit une hausse significative de 4 points en un an, après plusieurs années de relative stagnation”, relève Romain Bendavid, Directeur de l’Expertise Corporate et Climat Social de l’IFOP. Selon les données recueillies par l’Institut, les principaux ressorts de cette satisfaction sont “le contenu du travail (estimé satisfaisant par 80 % des salariés français)”mais également “les enjeux d’organisation comme une perception d’autonomie (satisfaisant pour 87 %), ainsi que les conditions matérielles (71 %) et l’environnement sonore (66 %)”. Parmi les points susceptibles d’amélioration, le stress est pointé par 50 % des salariés et par 58 % des cadres. Autre fait significatif : “36 % des salariés attendent en priorité d’une entreprise la prise en compte du bien-être des collaborateurs, au-delà de son objectif de performance”. Or la marge de progrès est ici importante : “44 % des salariés estiment en effet que le bien-être au travail n’est pas actuellement un enjeu prioritaire au sein de son entreprise alors même que la complémentarité entre notions de bien-être et de performance au travail est soulignée par 87 % des interviewés”.

Pour aller plus loin : Focus Ifop n°189, février 2019, librement consultable sur www.ifop.com

La Belgique lance un vaste projet pilote de lutte contre le burn-out

« Il faut sortir de l’affrontement stérile entre, d’un côté, ceux qui utilisent les risques psychosociaux pour mettre en accusation les employeurs prétendument insensibles et cyniques et, de l’autre côté, ceux qui rejettent la faute sur la prétendue fragilité des salariés en souffrance.”

Doté d’un budget de 2,5 millions d’euros, ce programme révèle les débats persistants entre les tenants d’une approche thérapeutique et les promoteurs d’une approche organisationnelle.

Le 17 janvier dernier, la ministre belge de la Santé a donné le coup d’envoi de plusieurs projets pilotes contre le burn-out. Ils prévoient notamment un trajet d’accompagnement spécifique pour les travailleurs en souffrance des secteurs hospitalier et bancaire particulièrement exposés aux risques psychosociaux. D’autres secteurs suivront si les résultats s’avèrent concluants.

Accompagnement des travailleurs en souffrance

Cet effort sans précédent dans le royaume résulte d’une prise de conscience de l’importance du phénomène. Selon l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (Inami) “quelque 36 % des 400.000 arrêts de travail de plus d’un an recensés en Belgique résultent de pathologies psychiques comme le stress, la dépression et le burn-out”. Lire la suite

Travailler en extérieur au froid – Une vidéo de l’INRS

Les conditions météorologiques ont bien sûr un fort impact sur les conditions de travail en extérieur. C’est pourquoi, les basses températures sont considérées par le Code du travail comme un risque professionnel à part entière.

Un risque à mentionner dans le “document unique”

Comme le rappelle une vidéo réalisée récemment par l’INRS, les ambiances thermiques auxquels sont soumis les travailleurs d’extérieur au fil des saisons doivent donc être évaluées, mentionnées dans le Document unique d’évaluation des risques professionnels (DUER) et faire l’objet de mesures de prévention adéquates.

Les risques induits par le froid Lire la suite

TMS et facteurs psychosociaux au travail

Par de l’European Trade Union Institute –  www.etui.org/fr

Comment expliquer que, malgré les importants efforts de prévention accomplis, les troubles musculo-squelettiques (TMS) ne cessent de progresser en Europe au point que leur coût pourrait atteindre 2 % du produit national brut de l’Union européenne ?

Dans un récent rapport réalisé pour le compte de l’European Trade Union Institute (ETUI), Yves Roquelaure, professeur de médecine en santé au travail et d’ergonomie au CHU d’Angers, envisage l’hypothèse d’un problème mal abordé. “La prévention des TMS repose depuis plusieurs années pour l’essentiel sur des interventions en milieu de travail visant à réduire l’exposition des travailleurs aux sollicitations physiques intenses et/ou répétitives par des mesures techniques ou organisationnelles”, explique-t-il. Or, si louable soit-elle, cette façon de faire ignore le rôle déterminant joué par les facteurs psychosociaux dans le développement des TMS. `

Pour surmonter cet écueil, le rapport suggère de promouvoir de nouvelles formes de management car “l’augmentation des marges de manœuvre des travailleurs, lorsqu’elle leur permet de déployer compétences et savoir-faire liés à leur métier et d’effectuer un travail de qualité, est un facteur de prévention des risques de TMS”. On ne saurait mieux souligner combien la prévention des risques mérite une approche globale plutôt que seulement technique et juridique !



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