Risques psychosociaux : une préoccupation au quotidien

Dans tous les établissements, sous l’influence des médias ou sous la pression des événements, des thèmes tels que le stress professionnel, le surmenage, le burn-out, la violence au travail… sont devenus des sujets de préoccupation, de conversation, voire de négociation.

Ces risques psychosociaux (RPS) existent, il est donc préférable de les prévenir plutôt que de les laisser déstabiliser les travailleurs et désorganiser les structures.

RÉGLEMENTATION

Comme l’impose la réglementation, les risques psychosociaux (RPS) doivent être pris en compte au même titre que les autres risques professionnels. Ainsi, il est nécessaire de les évaluer, de planifier des mesures de prévention adaptées pour les réduire voire les supprimer et de donner la priorité aux mesures susceptibles de les éviter le plus en amont possible.

Plus précisément, le cadre législatif concernant les RPS est le suivant :

⇒ Les obligations de santé et de sécurité du Code du travail (articles L4121-1 à L4121-5) :

  • responsabilité du chef d’établissement d’assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale de ses travailleurs ;
  • responsabilité de tous les employés qui ont pour obligation de prendre soin de leur santé, de leur sécurité (en fonction de leur formation et selon leurs possibilités) et de celle de leurs collègues concernés par leurs actes ou leurs omissions au travail.

⇒ Les jurisprudences sur la santé et la sécurité au travail qui peuvent notamment mettre en cause le manquement de l’employeur à son obligation de sécurité de résultat et de réparation au civil pour la violation de son obligation générale de prévention des risques professionnels. Lire la suite

Santé au travail – Les nouveaux risques et nouvelles aspirations, nés dans la crise sanitaire

“86 % des salariés expriment le souhait que leur entreprise intègre durablement les questions liées à la santé des salariés dans sa stratégie.”


Les entreprises se préparent à affronter une deuxième vague épidémique actuellement décrite comme plus violente que prévu. Dans ce contexte, il n’est pas inutile de se livrer à un rapide examen des effets que la première vague épidémique a eu sur la santé des salariés français. C’est ce que permet une récente enquête réalisée par l’Ifop pour le compte du groupe de protection sociale, Malakoff Humanis. En voici les principaux enseignements.

  1. Des salariés éprouvés physiquement et psychologiquement par la crise

Alors que les entreprises françaises s’apprêtent à affronter une deuxième vague épidémique, elles doivent savoir que leurs employés ont déjà été fortement éprouvés par les derniers mois et le confinement du printemps. En effet, si seuls 12 % des salariés déclarent que “leur santé s’est dégradée pendant la crise”, quelque 45 % s’estiment toutefois “plus fatigués physiquement et psychologiquement”.

  1. Un fort impact de la crise sur les conditions de travail

Selon l’enquête, cette fatigue s’explique aisément. Quelque 22 % estiment avoir “subi une surcharge de travail pendant la crise”. Une proportion qui atteint 29 % parmi les cadres et 28 % chez les managers. Et s’agissant du rythme de travail, le contraste est encore plus fort : 40% des salariés déclarent que leur rythme de travail s’est accéléré à l’occasion de la crise, 13 % estimant qu’il s’est “beaucoup accéléré”. Lire la suite

Pendant l’épidémie, les autres risques sont toujours là : restons vigilants !

”Dans de nombreuses entreprises, les conditions de travail sont bouleversées par la pandémie de Covid-19. Mais, les autres risques professionnels ne doivent pas être négligés pour autant”, rappelle l’INRS. Sa recommandation : maintenir un effort global de prévention.

La belle réactivité dont ont fait preuve les entreprises pour prévenir toute contamination de leurs salariés par la Covid-19 comporte toutefois un éventuel écueil : celui de négliger les risques professionnels traditionnels de leurs secteurs d’activité. Or, comme le rappelle l’INRS, ceux-ci perdurent bien évidemment pendant la crise et sont loin d’être négligeables : “Chutes, glissades, heurts, coupures, mal de dos… Chaque année, ce sont plus de 650 000 accidents du travail et près de 50 000 maladies professionnelles qui surviennent sur le lieu de travail.”

Maintenir une évaluation et une prévention globale des risques, grâce au DUER

Afin de ne pas perdre de vue ces risques traditionnels, l’INRS insiste sur la nécessité de procéder à une évaluation des risques formalisée dans le document unique d’évaluation des risques (DUER) “L’évaluation des risques professionnels constitue le point de départ de la démarche de prévention. Elle consiste à  identifier  les  risques  auxquels  sont  soumis  les  salariés  d’un établissement, en vue de mettre en place des actions de prévention pertinentes”, expliquent les experts. Lire la suite