Passage aux 90 km/h

L’article 36 de la loi d’orientation des mobilités du 25 décembre 2019 permet de revenir sur les 80 km/h.

Cette loi a introduit un article L 3221-4-1 dans le Code général des collectivités territoriales qui prévoit que « le président du conseil départemental ou, lorsqu’il est l’autorité détentrice du pouvoir de police de la circulation, le maire ou le président de l’établissement public de coopération intercommunale peut fixer, pour les sections de route hors agglomération relevant de sa compétence et ne comportant pas au moins deux voies affectées à un même sens de circulation, une vitesse maximale autorisée supérieure de 10 km/h à celle prévue par le Code de la route.

Cette décision prend la forme d’un arrêté motivé, pris après avis de la commission départementale de la sécurité routière, sur la base d’une étude d’accidentalité portant sur chacune des sections de route concernées ».

Mesure impopulaire

On se souvient que la limitation de la vitesse maximale autorisée à 80 km/h est une mesure qui avait reçu un mauvais accueil et qui avait été à l’origine de mouvements de protestation, notamment en province où elle avait été perçue comme une atteinte aux déplacements.

Il avait été question, dans les différentes mesures prises pour sortir de la crise des gilets jaunes, de pouvoir revenir partiellement sur cette mesure. C’est chose faite avec la loi d’orientation des mobilités.

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Conduite sous stupéfiants : mobilisation requise

Partout en Europe, les consommations de drogues se banalisent et les occasions de conduite sous emprise se multiplient. Face au risque avéré d’accident, les pouvoirs publics tentent d’adapter les réponses. Un colloque récemment organisé à Paris a fait le point sur la situation. Inquiétant !

Dans nombre d’entreprises, il est devenu impossible de gérer la sécurité des déplacements sans évoquer la consommation de stupéfiants dont la pratique se banalise partout.

Parmi les 11 à 64 ans, cinq millions de personnes ont pris du cannabis une fois au cours de l’année 2016 et 700 000 sont devenues des consommateurs au quotidien. Plus largement, 17 millions l’ont expérimenté au cours de leur vie, estime l’Office français des drogues et des toxicomanies (OFDT).

Cet organisme évalue également l’usage de la cocaïne à 2,2 millions d’expérimentateurs et à 450 000 consommateurs réguliers. Des chiffres qui justifient l’intérêt du colloque organisé à Paris par l’association Prévention Routière et l’European Transport Safety Council (ETSC), le 10 mai 2019. Lire la suite

Pour garantir l’équilibre du système de retraite – La santé et la sécurité au travail au cœur des solutions durables

“les personnes de 50 à 59 ans qui ont été durablement exposées à des pénibilités physiques sont moins souvent en bonne santé et également moins souvent en emploi après 50 ans, notamment quand elles ont cumulé plusieurs facteurs de pénibilité”.


“Les seniors devenus inactifs avant d’avoir liquidé leur retraite indiquent que les principaux motifs d’arrêt d’activité ont été un licenciement (37 %) ou des problèmes de santé rendant le travail difficile (35 %)”, souligne une récente note d’un collectif d’agents de la Dares du Ministère du Travail(1). Bien que sa diffusion ait à l’évidence été motivée par une opposition à l’actuelle réforme des retraites, cette donnée a le mérite de souligner une réalité trop souvent oubliée : l’avenir de notre système de retraites est grandement tributaire des questions de santé et de sécurité au travail.

Le défi du vieillissement de la population active

En effet, comme chacun le sait, l’actuelle réforme des retraites est grandement motivée par deux considérations démographiques. La première tient à l’avancée en âge des générations nombreuses issues du baby-boom, dont les retraites devront être payées par les actifs des générations suivantes, beaucoup moins nombreuses, pour lesquelles cela risque donc de représenter un fardeau beaucoup trop lourd. La seconde est le constat incontestable de l’allongement de la durée de vie. D’où la tendance, dans tous les pays à la population vieillissante, à reculer l’âge de la retraite de façon à contribuer à l’équilibre du système. Lire la suite

Salariés et entreprises plébiscitent la formation Sauveteur secouriste du travail

« 45,6 % des SST déclarent “avoir apporté, depuis la formation, leur aide lors d’une situation nécessitant de porter secours dans l’entreprise”.


Une enquête publiée par la revue Références en santé au travail révèle que les salariés ayant suivi une formation sauveteur secouriste du travail (SST) sont en mesure d’intervenir en cas d’accident mais aussi de mieux prévenir les risques dans leur entreprise.

Plus d’un million de salariés français suivent chaque année une formation pour devenir sauveteur secouriste du travail ou actualiser leurs compétences en la matière. Une récente enquête réalisée pour l’INRS auprès de 1.800 salariés formés et 250 chefs d’entreprise met en lumière les bienfaits de cette formation.

La moitié des SST ont déjà porté secours dans leur entreprise

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Nuisances sonores : 59 % des travailleurs français gênés par le bruit

“Pour 40 % des salariés français, le bruit et les nuisances sonores au travail entraînent une perte de productivité. »


L’édition 2019 de l’enquête “Bruit, santé auditive et qualité de vie au travail” réalisée par l’Ifop pour l’association JNA confirme que la gêne causée par le bruit sur le lieu de travail représente  un  phénomène  massif.  Trop  souvent  négligées, les nuisances sonores représentent un authentique risque professionnel aux effets délétères pour la santé des travailleurs et la performance des entreprises.

Le BTP et l’industrie pas seuls concernés

Dans l’imaginaire collectif, les nuisances sonores concernent avant tout les travailleurs de l’Industrie et du BTP… L’enquête de l’Ifop bat en brèche ce préjugé : tous secteurs confondus, six salariés sur dix déclarent être “personnellement gênés par le bruit et les nuisances  sonores  sur  leur  lieu  de  travail”. Les différences portent plutôt sur la source de la gêne : tandis que, pour 33 % des ouvriers, elle provient d’abord des matériels utilisés, ce n’est le cas que pour 20 % des salariés dans leur ensemble. De même, 26 % des cadres et professions intellectuelles supérieures se disent “avant tout gênés par les conversations téléphoniques”, alors que ces dernières ne sont citées en premier que par 13 % de l’ensemble des travailleurs.

Le bruit, enjeu majeur de santé et de sécurité

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