La prévention des risques, gage d’une reprise d’activité réussie


François Sidos

François SIDOS, président de Pôle Prévention

Chers clients, partenaires et lecteurs,

Voici venu le moment tant attendu du déconfinement ! Pour les entreprises, il s’agit bien sûr d’un soulagement mais aussi d’un nouveau défi. En effet, il revient maintenant aux employeurs d’établir de nouvelles règles de fonctionnement permettant la reprise de l’activité sans exposer les salariés au risque de contamination par le Covid-19. À cette fin, le ministère du Travail a édité un Protocole national de déconfinement des entreprises établissant un certain nombre de préconisations relatives au contexte sanitaire.

Toutefois, les obligations des employeurs ne se résument nullement au respect de ces seules instructions. En effet, il leur est demandé d’adopter une approche plus globale plaçant l’évaluation et la prévention des risques au cœur du processus de reprise d’activité. Lire la suite

Crise sanitaire : les patrons de PME en forte souffrance psychologique

Selon une enquête de l’observatoire Amarok,  spécialisé  dans  l’étude  de  la  santé des dirigeants, le confinement a fortement affecté le moral des entrepreneurs français. 300 000 d’entre eux présenteraient même un risque élevé de burn-out.

Sur le plan physique, tout va bien. En raison du  confinement, nombre  de  patrons  ont abandonné leurs 50 à 55 heures de travail hebdomadaires. Condamnés au repos forcé, ils ont reconstitué leurs forces. En revanche, sur le plan psychologique, rien ne va plus !

Risque d’explosion des burn-out

“Rester à la maison et voir son entreprise brûler atteint la santé mentale”, commente Olivier Torrès, associé à Montpellier Business School et président  d’Amarok. Selon  l’enquête  réalisée auprès  d’un  éventail  de  1900  entrepreneurs, quelque 30,5 % redoutent en effet un dépôt de bilan. Contrairement au reste de la population, les patrons de PME et TPE affirment être davantage préoccupés par le risque de faillite que par celui de contracter la Covid-19.

Conséquence : le risque de burn-out est aujourd’hui présent chez 34 % des entrepreneurs contre 17,5 %, l’année dernière à la même période. Plus inquiétant encore, “9 % des dirigeants interrogés, soit 165 individus sur 1925, entrent en phase qui nécessiterait une aide ou une intervention extérieure. Si l’on extrapole avec les données macroéconomiques de la population française des travailleurs non salariés, ce sont près de 300 000 entrepreneurs  qui  sont  actuellement  en  risque sévère”. Lire la suite

Une subvention pour aider TPE et PME à prévenir le Covid-19

Pour aider les entreprises de moins de 50 salariés et les travailleurs indépendants à prévenir la transmission du coronavirus au travail, l’Assurance Maladie propose une subvention “Prévention Covid” pouvant couvrir jusqu’à 50 % des montants investis depuis le 14 mars.

Pour les TPE et les PME, l’achat ou la location  de  matériel  destiné  à  prévenir  la contamination peut représenter un coût important. C’est  pourquoi  l’Assurance  Maladie leur propose une aide financière destinée à couvrir une partie des frais engagés.

Entreprises éligibles.  Cette  subvention  est destinée aux entreprises de 1 à 49 salariés et aux  travailleurs  indépendants  dépourvus  de salariés dépendant du régime général.

Montant. Elle concerne les achats ou locations réalisées du 14 mars au 31 juillet 2020 et corres- pond à un montant de 50 % de l’investissement réalisé. Son octroi est conditionné à un montant minimum d’investissement de 1000 € HT pour une entreprise avec salariés et de 500 € HT pour un travailleur indépendant. Le montant de la subvention est plafonné à 5 000 €.

Equipements financés. La subvention finance les matériels destinés à assurer la distanciation physique (guides files, barrières, pose de vitres, grilles, etc.) ainsi que ceux destinés à l’hygiène (gel hydroalcoolique, masques).

Document unique à jour. Pour être éligible à cette aide, l’entreprise doit “avoir réalisé et mis à jour son document unique d’évaluation des risques depuis moins d’un an et le tenir à disposition de la caisse si celle-ci demande à le consulter”.

Pour en savoir plus :

www.ameli.fr/entreprise/covid-19

Sauvetage secourisme du travail et COVID-19

Les recommandations à suivre face à un arrêt cardiorespiratoire

En matière de sauvetage-secourisme du travail, la pandémie de COVID-19 implique certains ajustements dans la conduite à tenir face à un arrêt cardiorespiratoire.

Durant la phase de pandémie liée au COVID-19, l’Ilcor (International liaison committee on resuscitation) recommande de modifier la conduite à tenir lors de la prise en charge d’une victime en arrêt cardiorespiratoire. 1https://www.ilcor.org/

Ainsi :

  • face à une victime inconsciente,

    le sauveteur secouriste du travail recherche des signes de respiration en regardant si le ventre et/ou la poitrine de la personne se soulèvent. Il ne place pas sa joue et son oreille près de la bouche et du nez de la victime.

  • face à un adulte en arrêt cardiorespiratoire,

    le sauveteur secouriste du travail pratique uniquement les compressions thoraciques. Il n’effectue pas de bouche-à-bouche. L’alerte et l’utilisation du défibrillateur automatisé externe restent inchangées.

  • face à un enfant ou un nourrisson en arrêt cardiorespiratoire,

    le sauveteur secouriste du travail pratique les compressions thoraciques et le bouche-à-bouche. L’alerte et l’utilisation du défibrillateur automatisé externe restent inchangées.