Formation “Sauveteur Secouriste du travail” – Un vecteur de diffusion d’une culture de sécurité

NUMÉRO SPÉCIAL “SALON DES MAIRES 2019”

« Grâce aux compétences qu’il a acquises, le SST est  légitime pour rappeler l’importance de respecter les consignes de sécurité, d’en expliquer le sens et les conséquences dramatiques que pourrait entraîner leur violation. »

2 questions à Richard Fuhrmann, responsable du département formation de Point Org Sécurité (membre du réseau Pôle Prévention).

Quels atouts les collectivités retirent-elles de la présence de Sauveteurs secouristes du travail parmi leurs agents ?

Le  premier  bienfait  du  SST  est  évident.  Le SST  est  avant  tout  un “sauveteur”. Comme le  stipule  la  circulaire  53/2007  qui  lui  est consacrée, il s’agit de“ disposer, dans tous les établissements et sur les chantiers, d’hommes et de femmes en nombre adapté et bien répartis, capables d’intervenir immédiatement et  efficacement  après  tout  accident”. Arrêter ou limiter une hémorragie dans l’attente de secours, détecter à temps un coup de chaleur, ou tout simplement savoir comment prévenir les secours… En maintes circonstances, ces compétences  pas  si  difficiles  à  acquérir  ont permis de sauver des vies ou de réduire les conséquences d’un accident. C’est pourquoi, en vertu de l’article R. 4224-15 du Code du travail, disposer de SST est une obligation qui concerne tous les employeurs : aussi bien les entreprises que les collectivités territoriales. Lire la suite

Prévenir les risques du travail par temps froid

Même si de nombreuses professions en ont pris l’habitude, travailler par basse température est loin d’être anodin et comporte de nombreux risques.

Le froid va bientôt faire son retour. Il faut dès à présent anticiper les mesures à prendre pour protéger les salariés qui y sont exposés. En effet, le travail par basses températures induit des risques spécifiques pour la santé et la sécurité. Pour les prévenir il faut bien sûr veiller à mettre à disposition des salariés des équipements adaptés, mais souvent aussi revoir l’organisation du travail en fonction des contraintes climatiques.

« La prévention des risques liés au froid ne saurait donc être laissée au seul bon sens et à la libre initiative des salariés. Ces risques doivent faire l’objet d’une véritable évaluation rigoureuse et exhaustive, notamment dans le cadre du document unique. »

Les risques directs et indirects liés au froid

Les experts de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) soulignent ainsi que “certains risques spécifiques se surajoutent aux risques habituellement encourus”. Ils évoquent bien sûr les risques directs d’hypothermie ou de gelures, mais aussi l’augmentation du risque d’accidents du travail. En effet, le froid: Lire la suite

20 ans de baisse des risques professionnels : accentuons l’effort de prévention !

« Pour bien exercer leur métier, les acteurs de la prévention des risques doivent impérativement être au fait des changements réglementaires mais aussi des risques émergents. »

“Dans le secteur privé, la plupart des expositions des salariés aux contraintes physiques ont baissé entre 1994 et 2017,à l’exception du bruit.” C’est ainsi que la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) du ministère du Travail présente les résultats de l’édition 2017 de l’enquête Sumer qui, depuis 1994, évalue l’exposition des salariés aux différents risques professionnels (1).

S’adapter aux mutations du tissu productif

Comme le relèvent les auteurs de cette étude, ce résultat n’est pas sans lien avec la mutation de l’économie française. En effet, “la structure professionnelle des salariés s’est beaucoup modifiée entre 1994 et 2017 : hausse de la part des cadres et professions intellectuelles supérieures, tertiarisation, etc.” Et bien sûr, “ces changements contribuent, dans une certaine mesure, à quelques-unes des évolutions des expositions professionnelles observées”. En effet, il n’est pas neutre, en matière de santé et de sécurité, que la part des salariés de l’industrie soit passée de 26 % à 17 %,ni que celle des salariés de l’agriculture ait été divisée par trois depuis 1994 pour atteindre 2 % des salariés en 2017. Lire la suite

Une incitation à accentuer les efforts de prévention – Le bilan contrasté de l’évolution des risques professionnels en 20 ans

32,3 % des salariés subissent au moins trois contraintes de rythme telles que, par exemple, “la cadence d’une machine, les demandes exigeant une réponse immédiate ou un contrôle informatisé”

Une récente étude du ministère du Travail décrit l’exposition des salariés du privé aux risques professionnels depuis 20 ans. Les données recueillies démontrent que les efforts accomplis par les entreprises en matière de prévention portent leur fruit. En dévoilant de grandes tendances, cette étude incite aussi à redoubler vigilance face à des risques en croissance tels que les risques biologiques ou les risques psychosociaux. Voici un panorama de ses principaux enseignements.


Stabilisation des contraintes horaires

Depuis la baisse intervenue suite aux lois Aubry, les durées longues de travail sont restées stables : 17,7 des salariés – mais 44 % des cadres – affirment travailler plus de 40 heures par semaine. De même, malgré l’assouplissement réglementaire intervenu en 2015, le travail dominical ou les jours fériés progresse peu : il concerne 33,6 % des salariés contre 30,2 % en 2003.

Hausse des déplacements routiers Lire la suite

Philippe Mège : “La prévention les RPS va progressivement s’imposer comme une compétence managériale indispensable.”

Philippe Mège est Directeur Technique chez Point Org Sécurité et Président d’Impact Prévention, une société spécialisée dans la prévention des risques psychosociaux (RPS) et la promotion de la Qualité de vie au travail (QVT).

Altersécurité – Les premiers résultats de l’enquête Sumer 2017 font état d’une exposition croissante des salariés aux risques psychosociaux depuis 20 ans. Comment expliquez-vous cette tendance ?

Philippe Mège – Cette augmentation résulte d’une multitude de facteurs qui tiennent à la mutation qu’a connue le monde du travail dans un contextemarqué par la mondialisation des échanges, l’accroissement de la concurrence, la financiarisation de l’économie et l’essor des technologies numériques. Les entreprises évoluent désormais dans un environnement “volatil, incertain, complexe et ambigu” qui les a conduites à mener de profondes transformations organisationnelles qui, lorsqu’elles sont imparfaitement maîtrisées, provoquent une augmentation significative de la charge mentale pesant sur les travailleurs. Lire la suite