Risques psychosociaux : mieux vaut prévenir que guérir !

“Les consultations spécialisées dans la souffrance au travail sont saturées”, s’alarme Le Monde (10/01/19) dans une récente enquête consacrée au “fléau de la souffrance au travail”.

Directeur de l’Association de santé au travail interservices (ASTI), Christophe Maneaud confie: “Nous faisons face à des situations de plus en plus compliquées, qui peuvent mettre la vie en jeu, avec toujours plus d’arrêts maladie longs, des burn-out…”. En 2018, cet organisme fédérant huit services de santé au travail d’Occitanie a reçu 1600 personnes contre 1400 l’année précédente. Cette situation résulte d’une progression globale des pathologies psychiques liées au travail. “Selon l’Assurance Maladie, 10 000 troubles psychosociaux (dépression, état de stress posttraumatique…, en lien avec un événement déclencheur) et, sans doute, autant de non déclarés comme tels, ont été reconnus au titre des accidents du travail en 2016, ainsi que 600 maladies psychiques liées au travail.” Directeur d’Impact Prévention, une société proposant notamment des prestations d’accompagnement des salariés en souffrance psychologique, Philippe Mège estime toutefois que “la meilleure façon de résoudre l’engorgement des services dédiés consiste à traiter le mal à la racine en renforçant les actions d’évaluation et de prévention des risques psychosociaux”. Lire la suite

Prévention des risques professionnels : un levier de performance au service des entreprises

On ne saurait mieux souligner combien le document unique représente, lorsqu’il est réalisé avec soin, le meilleur vecteur de diffusion d’une culture de la prévention… et du progrès continu !

“Intrinsèquement, la prévention porte en elle des facteurs d’amélioration de la performance globale d’une entreprise”, affirme Pierre Canetto, ingénieur acousticien et expert à l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) dans la livraison de décembre du magazine Travail & Sécurité (1).

La prévention contre les aléas

À l’appui de cette conviction, il rappelle bien sûr qu’une prévention réussie permet d’éviter les coûts induits par les accidents du travail et les maladies professionnelles. Ceux, mutualisés, qui résultent de l’indemnisation des victimes bien sûr, mais aussi ceux “générés par les retards, la désorganisation, l’absentéisme ou le recours à un sous-traitant”. De la sorte, il souligne la dimension “assurantielle” de la prévention qui, par définition, vise à se prémunir contre les aléas. Cette dimension n’est évidemment pas à négliger, surtout dans les entreprises de petites tailles où l’absence d’un salarié peut suffire à perturber considérablement le fonctionnement quotidien. Mais les effets bénéfiques de la prévention ne s’arrêtent pas à cette évidence. Pour Pierre Canetto, “la prévention porte en elle des facteurs d’amélioration de la performance globale d’une entreprise”, indépendamment même des maladies et accidents évités.

Prévention des risques professionnels rime avec innovation, motivation et responsabilisation Lire la suite

Bruit au travail : tous concernés !

Près de 6 actifs sur 10 déclarent être gênés à cause du bruit et des nuisances sonores sur leur lieu de travail.

“Quand on évolue dans un milieu bruyant, il est plus compliqué de comprendre les autres, de saisir les consignes… Cela demande un effort de concentration, ce qui est épuisant. Et quand on est fatigué, on est irritable, on supporte beaucoup moins ses collègues, ça crée des conflits, les relations entre les salariés et la hiérarchie se détériorent.”

Selon une récente enquête, réalisée par l’Ifop pour la Journée nationale de l’audition, près de six actifs sur dix affirment souffrir des nuisances sonores au travail. En effet, loin de ne concerner que les usines ou les chantiers de BTP, le bruit provoque aussi des dégâts au sein des bureaux et de commerces. Toutes les entreprises, sans distinction de secteurs, sont concernées, si bien que la prévention des nuisances sonores s’impose comme un moyen efficace d’améliorer la santé des travailleurs et la performance de l’entreprise.

➤ 59 % des actifs gênés par le bruit au travail Lire la suite

Les enjeux de l’impression 3D sur la santé et la sécurité au travail

Autonomie ou assujettissement à une plateforme ? Travail plus créatif ou plus routinier ? Isolement professionnel croissant ou renforcement des liens de coopération ?

Très à la mode dans le domaine de l’innovation et le secteur de la création, les imprimantes 3D sont en passe de changer de statut : autrefois méthode futuriste utilisée exclusivement par des passionnés d’informatique et des industries de haute technologie, elles deviennent peu à peu un outil grand public adapté aux particuliers et aux petites entreprises intéressées par une production flexible. C’est la raison pour laquelle l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA) a réalisé une étude visant à évaluer ses effets potentiels sur la santé et la sécurité au travail.

Risques chimiques

Très complète, l’étude examine d’abord les risques physiques induits par cette technologie. Ceux-ci résultent essentiellement des produits chimiques plastiques utilisés pour réaliser les objets : polyamide sous forme liquide ou en poudre, résines époxydes, etc. Selon les experts consultés, ces matériaux nécessitent des précautions particulières, notamment en raison des risques d’émanations toxiques et allergènes qui y sont associés. D’où un appel à “mettre en place une réglementation et une certification appropriées de ces matériaux synthétiques”.

Transformation du travail Lire la suite

Les transformations du travail dans la fonction publique

La fonction publique connaît actuellement des transformations profondes. Elle ne semble plus à l’abri des courants réformateurs qui traversent la vie publique française. Mais comment ces mutations modifient-elles l’organisation du travail et les conditions d’exercices des métiers des agents ?”

Pour répondre à ces questions, la dernière édition de la Revue des conditions de travail a donné la parole à des chercheurs, des syndicalistes, des directeurs d’administration, des sociologues, des experts de la prévention des risques professionnels et des spécialistes de l’accompagnement du changement.

Comme le précise Richard Abadie, directeur général de l’Anact, si antagonistes soient-elles parfois, ces contributions croisées adoptent toutes “un prisme ras de terre assumé”: “Il s’agit de parler du terrain et de ce qui s’y fait concrètement au fil des événements qui ponctuent le cours quotidien de l’activité et du service rendu au public. Lire la suite