“Malveillance : mieux la connaître pour mieux la prévenir”

AriaUne brochure du Bureau d’Analyse des Risques et Pollutions Industriels (BARPI) fait le point sur les actes de malveillance et les moyens de les prévenir.

« En raison des biens et produits qu’ils mani­pulent ou des nuisances qu’ils génèrent, les sites industriels ont toujours été des cibles de choix pour les personnes mal intentionnées », rappelle un récent flash du Bureau d’Analyse des Risques et Pollutions Industriels (BARPI) dépendant de la Direction Générale de la Pré­vention des Risques du ministère du Dévelop­pement durable.

Des pertes économiques dans 84 % des cas

Ainsi, selon les données recueillies, 4% des accidents recensés depuis 1992 dans les Ins­tallations Classées pour la Protection de l’En­vironnement (ICPE) sont liés à la malveillance. Les conséquences sont loin d’être anodines : “77 % des cas ont donné lieu à des incendies, dont 49 % avec rejet de matières dangereuses ou polluantes. De même, des pertes économiques internes ont été à déplorer dans 84 % des cas et une pollution de l’environnement dans 46% des cas”.

Les cibles des actes de malveillance sont très diversifiées. Quelque “25 % des entreprises vic­times sont des commerces de gros, de détail et des entrepôts de marchandises, 22 % des instal­lations de collecte et de traitement des déchets, tandis que 16 % sont des sites de fabrication-transformation”.

Remédier aux vulnérabilités

Pour conjurer de tels événements, les ex­perts du Barpi préconisent “le renforcement du gardiennage, des procédures de contrôle d’accès au site, des systèmes instrumentés de surveillance” (alarme anti-intrusion, vidéosur­veillance, etc.), mais aussi “le déplacement des équipements sensibles hors des zones isolées”. Ils conseillent également de “repérer les si­gnaux d’alerte (occurrence de plusieurs attaques similaires dans les environs ou dans plusieurs sites appartenant à un même groupe industriel) et de corriger les lacunes de sécurité révélées par des accidents antérieurs sur son site ou sur des sites équivalents”. Enfin, ils rappellent la néces­sité d’établir “des relations régulières avec les forces de police et de gendarmerie pour que ces dernières connaissent mieux les installations sen­sibles, les dispositifs de sûreté et les points de vigilance spécifiques à chaque site”. n

Pour aller plus loin : Flash Aria, octobre 2015. Consultable sur http://www.aria.developpement-durable.gouv.fr