Les RPS toujours tabous dans les entreprises ?

L’intense couverture médiatique dont font l’objet le stress professionnel ou le burn-out pourrait laisser croire que la prévention des risques psychosociaux (RPS) est devenue une préoccupation centrale du management contemporain.

Une récente enquête réalisée auprès de salariés européens par l’entreprise de services de ressources humaines ADP indique pourtant le contraire. En effet, “plus d’un quart (28 %) de collaborateurs pensent que leur employeur ne s’intéresse pas du tout à leur bien-être psychologique et 38 % pensent que leur intérêt n’est que superficiel”.

Mais, dans le même temps, ils ne semblent pas prêts à porter le sujet. “Un salarié sur trois (30 %) déclare ne pas se sentir à l’aise pour le faire. Parmi les moins réticents, 43 % pourraient en discuter avec des amis proches ou collègues, tandis qu’un tiers seulement (30 %) en parlerait à leur manager. À peine 13 % oseraient en parler aux RH.” Si ces résultats demandent à être confirmés par de plus amples enquêtes, ils semblent toutefois indiquer que, comme tous les risques professionnels, les risques psychosociaux ne peuvent être combattus efficacement qu’à la faveur d’un fort engagement de la direction et du management.

Pour aller plus loin : The workforce view in Europe 2019, librement consultable sur www.fr.adp.com