L’absentéisme n’est pas une fatalité

Or, selon leurs travaux, cette facture pour le moins salée ne relèverait nullement de la fatalité. Certes, il existe bien une part d’absentéisme incompressible : “Par exemple, les épidémies de grippes sont d’inévitables facteurs d’absentéisme dans les organisations. Prendre des mesures contre cet absentéisme aux causes exogènes est inutile pour les organisations” admettent-ils. Mais cette part ne représenterait qu’un tiers de l’absentéisme global. Reste donc deux tiers d’absence sur lesquels il est possible d’agir avec succès. Les auteurs ont la conviction que “l’absentéisme évitable a pour cause, dans le privé comme dans le public, dans 99 % des cas, des défauts de management” provoquant une dégradation de la qualité de vie au travail. Leur solution ? Utiliser tous les leviers à disposition pour améliorer celle-ci, en commençant bien sûr par l’amélioration des conditions de travail. Salutaire rappel : veiller à la sécurité, à la santé et au bien-être de ses salariés n’est pas un coût, mais un investissement potentiellement très rentable.

Pour aller plus loin : “Le coût caché de l’absentéisme au travail”, novembre 2018, librement téléchargeable sur www.institutsapiens.fr