Conditions de travail, santé et sécurité, priorités des futurs CSE

Alors que de nombreuses entreprises travaillent à la fusion des anciennes instances représentatives du personnel au sein du nouveau Conseil social et économique (CSE) à mettre en place pour le 1er janvier 2020 au plus tard, une enquête de l’Ifop dévoile les inquiétudes que cette réforme suscite chez les élus du personnel.

Selon cette étude, leurs craintes se cristallisent notamment sur la prise en compte des dossiers autrefois suivis par le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). 33 % des élus redoutent “une moins bonne prise en compte des enjeux de santé et sécurité au travail”, notamment en raison de “la difficulté de mobiliser les élus d’une instance généraliste sur ces sujets réputés arides et techniques”.

Cette inquiétude reflète l’importance croissante de ces thématiques dans le monde du travail. Invités à désigner les sujets prioritaires pour le CSE, les élus plébiscitent “les conditions de travail”(63 %), “la santé et les risques psychosociaux”(60 %) et “la sécurité” au sens strict (26 %). De façon significative, ces sujets relevant de la prévention des risques distancent très largement ceux relevant du “management et des rémunérations”(36 %). Nul doute que ces résultats doivent inciter à se saisir de ces sujets, y compris en dehors du futur CSE.

Pour aller plus loin :

“Les élus du personnel et la mise en place du CSE dans les entreprises”, étude Ifop pour Syndex, 17/01/19, librement consultable sur www.ifop.com