Prévenir le syndrome du canal carpien

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Syndrome du canal carpien

Syndrome du canal carpien

La Carsat Alsace Moselle a réalisé un site Internet afin d’aider les salariés et les employeurs à prévenir le déclenchement du syndrome du canal carpien (SCC), l’un des troubles musculo-squelettiques les plus répandus.

Il y a quelques années, j’avais des douleurs au poignet droit, je me suis dit : ce n’est pas grave, cela va passer… Je suis vendeuse au rayon charcuterie, j’effectue de nombreuses manipulations de produits… Depuis quelque temps, je ressens une douleur au niveau du coude qui se prolonge jusqu’à l’épaule…”, explique Agnès, 46 ans. C’est l’un des témoignages présentés par le site Internet spécialement consacré au syndrome du canal carpien (SCC) par la Carsat Alsace Moselle.

Le syndrome du canal carpien “fait partie des pathologies du type troubles musculo-squelettiques (TMS) reconnu comme maladies professionnelles dans le cadre du tableau57”. Sa compréhension exige un détour par l’anatomie.

“Dans le poignet, le nerf médian et les tendons fléchisseurs des doigts traversent un ‘tunnel’ nommé canal carpien. Ce canal est relativement restreint. Toute condition qui réduit cet espace, une inflammation par exemple, entraîne une compression du nerf médian.” Lire la suite

Les lombalgies représentent 20 % des accidents du travail

lombaire posEn 2015, les lombalgies ont représenté 167.000 accidents du travail, soit 19 % du nombre total d’accidents du travail. Les lom­balgies coûteraient ainsi à la branche AT/MP près d’un milliard d’euros par an. Un coût prohibitif qui s’explique notamment par le fait qu’une lombalgie sur cinq donne lieu à un arrêt de travail, et que ces pathologies représentent 30 % des arrêts de travail de plus de six mois.

La citation du mois

L’augmentation de la lombalgie semble liée principalement au développement des services à la personne. Ces structures d’aide à domicile emploient des salariés- souvent femmes – qui peuvent être amenés à réaliser de la manutention de personnes âgées ou de malades. Et donc à porter des niveaux de poids que l’on ne rencontre plus ou presque plus dans l’industrie.

Michel Niezborala, médecin inspecteur du travail, entretien accordé à La Dépêche, (www.ladepeche.fr), 21/11/16

TMS dans le secteur du soin à la personne

Deux initiatives de prévention présentées en vidéo par l’Inrs

“En milieu de soin, les troubles musculosque­lettiques (TMS) constituent un problème récurrent, mais certainement pas une fatalité.” C’est le message qu’entend faire passer l’INRS dans deux nouveaux reportages visant à inci­ter les professionnels à “devenir acteurs de leur prévention”.

Risque TMS INRSLes employeurs mobilisés

Le premier film présente la démarche de pré­vention accomplie par un service de soins à domicile, “en insistant sur les questions d’organi­sation du travail et sur les bénéfices induits par la formation et l’implication des équipes et de l’encadrement”. Le second relate les initiatives prises par un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) en soulignant “le nécessaire engagement de la direction et de la hiérarchie dans la mise en œuvre et le suivi de la démarche de prévention”.

L’enjeu est de taille tant le secteur médico-so­cial présente une forte sinistralité liée à l’acti­vité physique. Ainsi, “dans les EHPAD, 68 % des accidents du travail sont dus aux manutentions, essentiellement de personnes, et 735 des 836 ma­ladies professionnelles reconnues sont des TMS”.

Pour aller plus loin : ces vidéos sont consultables en ligne sur la chaîne YouTube de l’Inrs et sur www.inrs.fr

“TMS Pros” : tout pour agir contre la 1ère cause de maladie professionnelle

TMS“Nous sommes passés de 2.766 troubles musculosquelettiques (TMS) reconnus en tant que maladies professionnelles en 1992 à 46.537 en 2012. Tous les secteurs sont concernés : si l’agroalimentaire, la métallurgie, la construction automobile et le BTP concentrent la majorité des cas de TMS, le risque est également très présent dans des activités comme le travail sur écran ou les services à la personne. Pour l’Assurance mala­die, le coût moyen d’un TMS, en comptant les soins et l’indemnisation, est supérieur à 22.000 euros. Et les conséquences pour les entreprises sont non négligeables puisqu’en 2012, les TMS ont ainsi en­traîné la perte de plus de 10 millions de journées de travail et 1 milliard d’euros de frais couverts par les cotisations.” C’est ainsi que Thierry Fassenot, ingénieur-conseil à la Direction des risques professionnels (DRP) de la CnamTs, résume les enjeux de la vaste campagne lancée par l’Assurance maladie sur le thème de la lutte contre les TMS. Lire la suite

FLEXAMINATOR. Un jeu belge pour sensibiliser les jeunes aux TMS

FlexaminatorIl n’est jamais trop tôt pour sensibiliser aux TMS ! Partant de ce principe, divers organismes belges investis dans la prévention des risques professionnels, dont le Service public fédéral Emploi, ont développé un jeu de société permettant de faire connaitre aux écoliers et collégiens les troubles musculo-squelettiques (TMS).

Adopter les bonnes pratiques

Au fil du jeu, les participants découvrent l’origine des TMS mais aussi les réflexes et gestes à adopter pour réduire le risque d’en être affecté : “bien organiser son travail, utiliser de bons outils et de bonnes techniques, adopter de bonnes postures, etc.” Lire la suite