Prévention des risques professionnels : la nécessité d’assister les petites entreprises

En matière de prévention des risques professionnels, les micro et petites entreprises (MPE) font l’objet d’une atten­tion particulière.

50 % des salariés actifs français travaillent dans les MPE

Deux raisons l’expliquent. D’une part, l’im­portance de ces entreprises de 1 à 9 et de 10 à 49 salariés dans le tissu économique français. En effet, 98 % des entreprises françaises ont moins de 50 salariés et elles emploient la moitié de la main-d’œuvre française. D’autre part, les statistiques qui démontrent une forte concentration des accidents du travail dans ces entreprises. Ainsi, en 2014, 64 % des accidents du tra­vail mortels se sont produits dans des MPE, contre 35 % dans des entreprises de plus de 50 salariés. Améliorer la sécurité et la santé au travail (SST) dans ce type d’entreprise aurait donc un impact majeur à l’échelle de la société. Forte de cette conviction l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail a financé une étude visant à identifier les moyens d’y améliorer la prévention des risques.

Les contraintes spécifiques des MPE Lire la suite

La prévention des risques, antidote à l’absentéisme

Prevention-des-risques-absenteismePour lutter contre l’absentéisme, la meilleure méthode consiste, encore et toujours, à prévenir les risques et améliorer les conditions de travail. C’est l’un des enseignements du 9e Baromètre de l’Absentéisme Ayming, présenté le 13 septembre dernier.

L’absentéisme des salariés du secteur privé fait preuve d’une étonnante stabi­lité. Selon le baromètre établi par la société de conseil Ayming avec AG2R La Mondiale, “ces salariés se sont, en moyenne, absentés 16,8 jours l’an dernier pour des arrêts maladie ou des accidents du travail”, contre 16,6 jours en 2015. Très logiquement, le taux d’absen­téisme qui rapporte apporte le temps d’ab­sence au temps de présence, est lui aussi quasi stable, à 4,59 % contre 4,55 % en 2015.

Cependant, cette moyenne cache comme souvent d’importants écarts. Ainsi le taux d’absence est plus fort dans les services (5,48 %) et dans la santé (5,04 %) que dans l’industrie et le BTP (3,43 %). Comme l’in­dique Le Figaro (06/09/17), “ces résultats sont a priori contre-intuitifs, les métiers industriels et de chantier étant perçus comme plus pénibles”. Mais pour les experts d’Ayming, cette vision reflète un préjugé dépassé car “l’industrie et le BTP ont mis en place depuis des années des plans de prévention qui portent leurs fruits”. Lire la suite

Nouvelle baisse de la fréquence des accidents du travail : le beau résultat des efforts de prévention

baisse-arret-travail “Dans le BTP, les actions de prévention ont permis de faire diminuer les accidents de 3,1 % l’année dernière. En dix ans, ils ont reculé de 29 %.”

Record battu ! En 2016, la fréquence des accidents du travail recensés par la branche Accidents du travail-maladies pro­fessionnelles (AT-MP) de la Sécurité sociale a atteint son plus bas niveau historique, en reculant encore par rapport à l’année 2015.

Une baisse constante sur la longue durée

Il y a eu, en 2016, 33,8 accidents pour 1.000 salariés, contre 33,9 cas en 2015. Mais pour mesurer l’ampleur du chemin parcouru, il faut mettre ces chiffres en perspective. En effet, douze ans auparavant, le taux d’accidents s’établissait encore à 39,5 accidents décla­rés pour 1000 salariés. Et il atteignait 120 accidents en 1946 ! Or, pour les dirigeants de la Sécu, ce résultat traduit une évolu­tion durable. “Depuis 2013, écrivent-ils, la fréquence des accidents du travail marque un palier et reste à un des niveaux les plus bas depuis 70 ans”.

Pour expliquer cette baisse, certains obser­vateurs ne manquent certes pas de souli­gner qu’elle est aussi liée à une mutation du monde du travail, avec notamment un recul des activités dans lesquelles les accidents étaient fréquents.“La société a changé et les modes de travail aussi : l’industrie lourde a qua­si disparu du paysage”, notait déjà le Nouvel Observateur après la baisse de 2015. Lire la suite

Les risques professionnels des salariés en mobilité internationale

Salariés en mobilité internationale

Salariés en mobilité internationale

Salariés en mobilité internationale : un livre blanc pour les ETI

“L’internationalisation est devenue en quelques années la clé des stratégies de croissance et de conquête des Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI). 74 % des 4 600 ETI fran­çaises sont aujourd’hui exportatrices et continuent pour 34 % aux exportations françaises”, observe Alexandre Montay, délégué général du Mou­vement des Entreprises de Taille Intermédiaire (METI) en introduction d’un récent livre blanc consacré aux risques spécifiques auxquels sont exposés les salariés en mobilité à l’internatio­nale.

Un cadre juridique complexe

Réalisée conjointement par différents organismes dont Eurogip, la fondation internationale SOS et l’Assurance maladie, cette étude détaille l’obligation incombant aux employeurs de mettre en place des mesures visant à assurer la santé et la sécurité des salariés en mobilité à l’international. Au-delà de cette présentation du cadre juridique, fort complexe car différent selon que le salarié est en simple mission, en détachement de courte durée ou travailleur expatrié, l’étude présente aussi les risques spécifiques professionnels spécifiques auxquels sont exposés les salariés. Lire la suite

Les lombalgies représentent 20 % des accidents du travail

lombaire posEn 2015, les lombalgies ont représenté 167.000 accidents du travail, soit 19 % du nombre total d’accidents du travail. Les lom­balgies coûteraient ainsi à la branche AT/MP près d’un milliard d’euros par an. Un coût prohibitif qui s’explique notamment par le fait qu’une lombalgie sur cinq donne lieu à un arrêt de travail, et que ces pathologies représentent 30 % des arrêts de travail de plus de six mois.

La citation du mois

L’augmentation de la lombalgie semble liée principalement au développement des services à la personne. Ces structures d’aide à domicile emploient des salariés- souvent femmes – qui peuvent être amenés à réaliser de la manutention de personnes âgées ou de malades. Et donc à porter des niveaux de poids que l’on ne rencontre plus ou presque plus dans l’industrie.

Michel Niezborala, médecin inspecteur du travail, entretien accordé à La Dépêche, (www.ladepeche.fr), 21/11/16