La formation à la sécurité, antidote aux accidents du travail

2 fois moins d’accidents recensés chez les jeunes formés

Une étude épidémiologique réalisée par l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) établit que “les jeunes de moins de 25 ans formés en santé et sécurité au travail pendant leur scolarité ont 2 fois moins d’accidents du travail que les autres”. Au-delà, elle démontre aussi l’efficacité des formations “sauveteurs secouristes du travail”.

➤ Les jeunes davantage exposés aux accidents du travail

Selon les statistiques de la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAM-TS), “dix jeunes de moins de 25 ans sur cent se blessent au travail, alors que la fréquence annuelle pour l’ensemble des salariés est d’environ 4 pour 100”.Afin de remédier à cette situation, un enseignement de la santé et sécurité au travail (S&ST) a été intégré, depuis 1993, dans la plupart des diplômes du secteur de l’industrie et de la construction, grâce à un partenariat entre le ministère de l’Éducation nationale et la CNAM-TS. L’étude épidémiologique lancée par l’INRS visait à évaluer l’efficacité de ce dispositif.

➤ L’impact majeur de la formation sur les comportements Lire la suite

Parcours professionnels et conditions de travail

Une étude du ministère du Travail établit un lien entre carrières précaires et conditions de travail dégradées.

“Les conditions de travail auxquelles sont exposées les personnes ne sont pas identiques selon leur parcours professionnel. ”C’est la conclusion d’une étude réalisée par le ministère du Travail.

Des parcours professionnels très différenciés

Dans un univers professionnel devenu plus instable, les parcours professionnels des individus ont tendance à diverger fortement. Les données recueillies permettent ainsi de distinguer trois cas de figure :

– les salariés qui ont des parcours “stables” avec peu ou pas de changement d’emploi et une catégorie sociale stable dans le temps (35,4 %) ;

– les parcours “dynamiques” avec une progression professionnelle ainsi que de nombreux changements d’emploi (38 %) ;

– et les parcours “précaires” caractérisés par un déclassement ou des aléas de carrière (26,6 %). Lire la suite

L’Assurance Maladie constate une hausse des affections psychiques

Le rapport Santé travail : enjeux & actions de l’Assurance Maladie – Risques professionnels fait le constat d’une augmentation continue des affections psychiques prises en charge depuis 5 ans.

Plus de 10.000 affections psychiques prises en charge en 2016

Alors que le nombre global d’accidents du travail recule, les affections psychiques ont augmenté de 10 % par an de 2011 à 2014,de 5 % en 2015,et de 1 % en 2016.Les troubles psychosociaux sont désormais à l’origine de 1,6 % des accidents de travail avec arrêt contre 1 % en 2011.Plus nombreux, les cas pris en charge sont aussi plus graves :la part des personnes ayant une incapacité permanente en lien avec une maladie psychique s’élevait à 2,6 % du total des accidents du travail en 2012. Elle atteint désormais 4,6 %.Enfin le nombre de demandes de reconnaissance de maladies psychiques est passé d’environ 200 demandes en 2012 à plus de 1.100 en 2016. Et cette dynamique se poursuit : “le nombre de demandes devrait avoisiner les 1.500 en 2017”. Lire la suite

Prévention des risques professionnels : la nécessité d’assister les petites entreprises

En matière de prévention des risques professionnels, les micro et petites entreprises (MPE) font l’objet d’une atten­tion particulière.

50 % des salariés actifs français travaillent dans les MPE

Deux raisons l’expliquent. D’une part, l’im­portance de ces entreprises de 1 à 9 et de 10 à 49 salariés dans le tissu économique français. En effet, 98 % des entreprises françaises ont moins de 50 salariés et elles emploient la moitié de la main-d’œuvre française. D’autre part, les statistiques qui démontrent une forte concentration des accidents du travail dans ces entreprises. Ainsi, en 2014, 64 % des accidents du tra­vail mortels se sont produits dans des MPE, contre 35 % dans des entreprises de plus de 50 salariés. Améliorer la sécurité et la santé au travail (SST) dans ce type d’entreprise aurait donc un impact majeur à l’échelle de la société. Forte de cette conviction l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail a financé une étude visant à identifier les moyens d’y améliorer la prévention des risques.

Les contraintes spécifiques des MPE Lire la suite

La prévention des risques, antidote à l’absentéisme

Prevention-des-risques-absenteismePour lutter contre l’absentéisme, la meilleure méthode consiste, encore et toujours, à prévenir les risques et améliorer les conditions de travail. C’est l’un des enseignements du 9e Baromètre de l’Absentéisme Ayming, présenté le 13 septembre dernier.

L’absentéisme des salariés du secteur privé fait preuve d’une étonnante stabi­lité. Selon le baromètre établi par la société de conseil Ayming avec AG2R La Mondiale, “ces salariés se sont, en moyenne, absentés 16,8 jours l’an dernier pour des arrêts maladie ou des accidents du travail”, contre 16,6 jours en 2015. Très logiquement, le taux d’absen­téisme qui rapporte apporte le temps d’ab­sence au temps de présence, est lui aussi quasi stable, à 4,59 % contre 4,55 % en 2015.

Cependant, cette moyenne cache comme souvent d’importants écarts. Ainsi le taux d’absence est plus fort dans les services (5,48 %) et dans la santé (5,04 %) que dans l’industrie et le BTP (3,43 %). Comme l’in­dique Le Figaro (06/09/17), “ces résultats sont a priori contre-intuitifs, les métiers industriels et de chantier étant perçus comme plus pénibles”. Mais pour les experts d’Ayming, cette vision reflète un préjugé dépassé car “l’industrie et le BTP ont mis en place depuis des années des plans de prévention qui portent leurs fruits”. Lire la suite