Prévention des risques professionnels – Les petites entreprises en quête de partenaires

« Les cabinets privés externes semblent bénéficier d’une confiance croissante de la part des MPE. En 2015, 9 % des entreprises de 10 à 49 salariés y ont fait appel contre seulement 3 % cinq ans auparavant. « 

Selon un sondage réalisé en 2015 par Viavoice pour l’INRS, lorsque les en­treprises de 10 à 49 salariés cherchent un conseil en santé et sécurité au travail (SST), seules 17 % se tournent vers les orga­nismes de prévention. Et ce n’est même le cas que de 2 % des entreprises comptant de 1 à 9 salariés. Afin d’élucider ce faible recours des micro et petites entreprises (MPE) aux acteurs institutionnels de la SST, les auteurs d’une récente étude, pu­bliée dans la dernière livraison de la revue Hygiène et sécurité du travail, ont constitué des groupes de travail auxquels ont été conviées toutes les parties concernées.

Un paysage institutionnel trop complexe et mal compris Lire la suite

Risques psychosociaux : la prévention a porté ses fruits en 2016

« Loin de représenter une fatalité, les risques psychosociaux peuvent être l’objet d’une prévention efficace »

L’édition 2016 de l’enquête “Conditions de travail” conduite sous l’égide de la Dares du Ministère du Travail met en évidence une nette amélioration de celles-ci grâce notamment à une baisse de certains facteurs de risques psychosociaux résultant de l’organisation du travail et du mode de management. Ces résultats prouvent que, contrairement à une idée reçue, les risques psychosociaux (RPS), loin de représenter une fatalité, peuvent être l’objet d’une prévention efficace. Ils laissent également penser que, pour nombre d’entreprises, la prévention des risques est maintenant identifiée comme un levier de performance globale, relevant du management.

➤ Stabilisation des contraintes de rythmes de travail Lire la suite

Les professionnels de l’onglerie exposés à 60 substances toxiques

Les professionnels du soin des ongles sont exposés à un grand nombre de substances chimiques potentiellement dangereuses.

C’est ce qui ressort d’une étude publiée le 23 novembre dernier par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). En effet, « sur les 700 substances présentes dans la composition des produits utilisés ou dans les atmosphères de travail. 60 ont été jugées très préoccupantes en raison de leur classification cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction (CMR) ». En conséquence, l’Anses recommande aux professionnels concernés, de « renforcer la mise en oeuvre de mesures de prévention du risque chimique, afin de réduire les expositions ». L’agence cite notamment « la recherche de produits de substitution, l’utilisation de tables aspirantes et le port d’équipements de protection individuelle adaptés ».

Pour aller plus loin : www.anses.fr

Le bruit, risque professionnel trop méconnu

“Plus d’un actif sur deux (52 %) déclare être gêné par le bruit sur son lieu de travail.

  • – 87 % déclarent qu’il peut entraîner de la fatigue,
  • – 79 % des maux de tête
  • – 75 % du stress.
  • – 57 % considèrent que “les nuisances sonores portent atteinte à leur efficacité au travail”.
  • Selon une récente enquête, réalisée par l’Ifop pour la Journée nationale de l’audition, plus d’un actif sur deux affirme souffrir du bruit et des nuisances sonores au travail. Risque trop souvent ignoré, le bruit représente pourtant une menace pour la santé des travailleurs et le bon fonctionnement de l’entreprise… même lorsque le niveau sonore est inférieur aux seuils réglementaires.

➤ Un salarié sur deux gêné par le bruit

“Plus d’un actif occupé sur deux (52 %) déclare être gêné par le bruit sur son lieu de travail”, établit une enquête réalisée par l’Ifop auprès d’un échantillon représentatif de quelque 700 actifs français. Plus précisé­ment, 18 % des répondants affirment rencontrer cette gêne “souvent” quand 34 % ne l’éprouvent que “de temps en temps”. Bien entendu, tous les travailleurs ne sont pas également exposés à ce risque. “Les popula­tions rencontrant le plus ce problème sont les travailleurs en région parisienne (57 %, soit +5 points par rapport à la moyenne) et les ouvriers (60 %, +8 points)”, notent les analystes de l’Ifop.

➤ Des conséquences néfastes sur la santé physique et psychologique Lire la suite

Hyper-connexion – Un problème de comportement plus que de droit

Hyper-connexion« Il serait bien naïf de croire que l’hyperconnexion est la triste conséquence d’un droit bafoué…. »

“Salariés connectés en dehors des heures de bureau, réponse à un courriel pro­fessionnel en soirée… Afin de mieux respecter les temps de repos et de congé mais aussi la vie personnelle et familiale des salariés, l’article 55 de la loi du 8 août 2016 dite ‘loi Travail’ a introduit un droit à la déconnexion. Les par­tenaires sociaux sont dans l’obligation, depuis le 1er janvier 2017, d’abor­der ce thème dans le cadre des négociations annuelles sur la qualité de vie au travail.” C’est ainsi que le Service-Public.fr, le site officiel de l’admi­nistration française présente le droit à la déconnexion.

78 % des cadres connectés lors de leurs temps de loisir

L’intention était bien sûr louable. Mais les résultats se font hélas attendre. Comme le révèle une récente enquête de l’Ifop (1), quelque “78 % des cadres français consultent leurs communications professionnelles telles que leurs emails, sms ou appels pendant leur temps de loisirs, c’est-à-dire pendant les week-ends et les vacances”. Un chiffre presque stable par rapport à celui de l’année der­nière mais qui s’accompagne d’une intensi­fication des consultations. Désormais 37 % des personnes interrogées les consultent en effet “souvent” contre 31 % auparavant. Pour le dire autrement : les cadres accrocs aux terminaux numériques le sont de plus en plus. Lire la suite