Les Européens sous-estiment les risques de la sédentarité pour la santé

Les Européens passent en moyenne 7 h 26 assis par jour et les Français, 7 h 24. C’est ce qu’a établi une étude récemment réalisée pour l’association Attitude Prévention créée par les Assureurs français pour mener des actions de sensibilisation aux risques.

Des risques sous-estimés par 72 % des Européens

En effet, la sédentarité – définie comme le fait de rester assis plus de 7 heures par jour – comporte de nombreux risques pour la santé. Mais, selon l’enquête, ils sont mal connus. Interrogés sur les risques de santé associés à la sédentarité, seuls 28 % des Européens savent que la sédentarité a une incidence sur des pathologies telles que l’obésité, les maladies cardiovasculaires, le diabète, la dépression, l’anxiété, et les cancers. 72 % des Européens ignorent un ou plusieurs des risques cités. Le plus souvent, les risques méconnus par les Européens sont ceux liés au cancer, ou dans une moindre mesure ceux liés aux troubles psychologiques (dépression, anxiété) et au diabète. L’effet de la sédentarité sur l’obésité et les maladies cardiovasculaires est, en revanche, mieux identifié.

Des jeunes plus sédentaires que leurs aînés

De façon surprenante, les 18-35 ans passent plus de temps assis chaque jour : 8 h 19 contre 6 h 53pour les plus de 50 ans. Une situation qui résulte probablement de leur goût plus prononcé pour les écrans. Concernant les activités privilégiées, 50 % des plus jeunes citent le fait de “regarder un film, une émission ou une série”, tandis que les personnes âgées de 50 ans et plus se distinguent par une préférence plus marquée pour la lecture mais aussi… la promenade.

Pour aller plus loin : “Sédentarité et activité physique en Europe”, juin 2018, consultable sur : www.attitude-prevention.fr

“Les situations de fragilité des salariés” – Une étude du Comptoir Malakoff-Médéric de la nouvelle entreprise

“Stress, pression, divorce, parent à charge, maladies graves et risques psychosociaux, handicap…

le monde de l’entreprise est loin d’être à l’abri des fragilités de ses collaborateurs”, diagnostique une récente étude réalisée par l’institut Harris Interactive pour le Comptoir MalakoffMédéric de la nouvelle entreprise.

56 % des salariés concernés

Selon les données recueillies, 56 % des salariés sont concernés. 37 % d’entre eux vivent au moins une fragilité d’origine personnelle comme “des difficultés financières”(14 %), “un rôle d’aidant”(9 %) ou “une maladie grave” (8 %), tandis que 38 % vivent une fragilité d’origine professionnelle comme “des conditions de travail éprouvantes physiquement ou psychiquement” (23 %), “un sentiment de perte de sens au travail”(23 %) ou encore “des difficultés à concilier vie professionnelle et vie privée”.

Des dirigeants conscients et engagés

Les employeurs sont bien conscients du phénomène : “91% de dirigeants d’entreprise déclarent employer au moins un salarié dans une telle situation et 91 % de dirigeants d’entreprise déclarent employer au moins un salarié dans une telle situation”. Lire la suite

Exposition au soleil : un risque trop souvent négligé, notamment au travail

 Quelque 80.000 cancers de la peau sont recensés chaque année en France.

Or, comme le révèle le Baromètre cancer 2015, publié début juillet par Santé publique France et l’Institut national du cancer, les gestes de prévention solaire sont encore trop peu appliqués, notamment au travail.

“Les risques solaires ne concernent pas uniquement les vacanciers !”, martèle Santé publique France. En effet, l’étude a fait apparaître que nombre de Français se protègent du soleil lorsqu’ils partent en vacances, mais se montrent beaucoup moins rigoureux dans leur vie quotidienne. Or, comme le rappellent les experts, le soleil, lui, ne prend pas de vacances : “L’exposition au soleil ne se limite pas aux lieux de vacances, elle peut se faire aussi dans son jardin, lors des activités de plein air, en milieu scolaire mais également au travail”.20 % des travailleurs très exposés

Pour la première fois, le Baromètre Cancer s’est donc intéressé à l’exposition solaire en milieu professionnel, mettant en évidence que :

➤ Plus d’un actif occupé sur cinq déclare devoir travailler souvent ou systématiquement au soleil.

➤ 54 % des actifs exposés au soleil lors de leur travail peuvent se mettre à l’ombre lors d’une journée ensoleillée et 37 % peuvent éviter d’être au soleil entre 12 heures et 16 heures. Lire la suite

Santé des patrons de TPE/PME : gare à la fatigue à l’isolement et au stress !

« La santé, “premier capital immatériel de l’entreprise »

Les entrepreneurs n’aiment visiblement pas se plaindre. Interrogés à l’occasion du 2e baromètre santé et qualité de vie des dirigeants de TPE/PME Malakoff-Médéric, une grande majorité d’entre eux affichent un enthousiasme à toute épreuve : “Ils ont confiance dans leur vie personnelle (91 %) et leur santé (88 %) pour les prochaines années. Bref, ils sont en forme et leur moral s’améliore par rapport à l’enquête de 2015”.Toutefois, une analyse plus précise des données recueillies incite à davantage de prudence…Stress et fatigue nerveuse.

Le premier risque transparaissant de l’enquête est celui du surmenage. En effet les dirigeants de TPE/PME apparaissent “particulièrement confrontés au stress, à l’usure et à l’isolement”. Pour 4 dirigeants sur 10, les journées sont stressantes et parmi eux, “55 % lient ce stress à la charge de travail, à l’urgence et aux responsabilités”. De même, 35 % se sentent isolés dans le cadre de leur fonction et 59 % estiment que “leur travail est nerveusement fatigant”. Lire la suite

Parcours professionnels et conditions de travail

Une étude du ministère du Travail établit un lien entre carrières précaires et conditions de travail dégradées.

“Les conditions de travail auxquelles sont exposées les personnes ne sont pas identiques selon leur parcours professionnel. ”C’est la conclusion d’une étude réalisée par le ministère du Travail.

Des parcours professionnels très différenciés

Dans un univers professionnel devenu plus instable, les parcours professionnels des individus ont tendance à diverger fortement. Les données recueillies permettent ainsi de distinguer trois cas de figure :

– les salariés qui ont des parcours “stables” avec peu ou pas de changement d’emploi et une catégorie sociale stable dans le temps (35,4 %) ;

– les parcours “dynamiques” avec une progression professionnelle ainsi que de nombreux changements d’emploi (38 %) ;

– et les parcours “précaires” caractérisés par un déclassement ou des aléas de carrière (26,6 %). Lire la suite