Le coût caché de l’absentéisme au travail : 108 milliards d’euros !

“Le coût de l’absentéisme n’est jamais comptabilisé, ni dans les comptes de résultat, ni dans les budgets. C’est un coût caché »

Les économistes Laurent Cappelletti et Henri Savall ont récemment réalisé une étude portant sur “les coûts cachés de l’absentéisme au travail” pour notre pays. Leurs résultats donnent le vertige : selon leurs calculs, la facture s’élèverait en effet à quelque 108 milliards d’euros, soit 4,7% du PIB… “C’est presque l’équivalent du budget du ministère de l’éducation nationale qui part en fumée tous les ans”, s’alarment-ils en recommandant aux employeurs d’adopter un management plus soucieux des conditions de travail.

“Le coût de l’absentéisme n’est jamais comptabilisé, ni dans les comptes de résultat, ni dans les budgets. C’est un coût caché”, déplorent Henri Savall et Laurent Cappelletti, chercheurs à l’Institut de socio-économie des entreprises et des organisations (Iséor). Grâce à leur récente étude, ce coût est maintenant connu : il s’élèverait, chaque année, à environ “108 milliards d’euros qui manquent aux entreprises, à l’État et, en bout de course, à la croissance française.”

L’absentéisme n’est pas une fatalité Lire la suite

Les journées de travail à rallonge augmentent le risque d’AVC

Une récente étude médicale démontre que s’imposer régulièrement des journées de travail de plus de 10 heures augmente significativement le risque d’être victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Un constat qui sonne comme une mise en garde pour les patrons de TPE-PME, coutumiers des journées à rallonge…

S’il est établi que les personnes ayant un emploi sont généralement en meilleure santé que celles qui en sont dépourvues, encore faut-il ne pas travailler trop. C’est ce que souligne une récente étude ayant établi une corrélation entre les trop longues journées de travail et l’augmentation du risque d’AVC(1)

Le risque d’AVC, 29 % plus élevé au-delà de 10 h de travail par jour

Après avoir suivi une cohorte de près de 150 000 personnes, les chercheurs ont en effet constaté que le risque de faire un AVC est supérieur de 29 % chez les personnes travaillant plus de dix heures par jour, au moins 50 jours par an. Pis :lorsque cette situation perdure au-delà de dix ans, le risque augmente carrément de 45 % ! “Il ne s’agit pas pour autant d’être alarmiste. Le risque demeure faible :il passe de 0,8 à 0,93 %”, tempère le Pr Alexis Descatha, spécialiste des pathologies liées au travail à l’hôpital Raymond-Poincaré à Garches et coauteur de l’étude(2). Lire la suite

Preuves du fort impact de l’organisation du travail sur la qualité de la prévention

Une étude du ministère du Travail établit que “l’utilisation adéquate des équipements ou le respect des consignes de sécurité sont rendus plus difficiles quand l’activité de travail est soumise à des rythmes très intenses et à des changements trop rapides”.

En 2013, “86 % des salariés ont été concernés dans un passé récent par une action de sensibilisation aux enjeux de la santé et de la sécurité au travail”, rapportent les auteurs d’une étude visant à déterminer si les salariés utilisent réellement les outils de prévention des risques professionnels prévus par leur entreprise(1). En effet, comme ils le précisent, l’édiction de règles de sécurité ou la mise à disposition d’équipements de protection ne préjuge pas qu’ils soient véritablement respectés ou utilisés.

Des consignes pas toujours respectées

Ainsi, parmi les salariés les plus exposés à au moins quatre risques professionnels – comme, par exemple les fumées ou les poussières, les produits toxiques, le bruit, les postures pénibles ou les vibrations -, 19 % disent “ne pas toujours pouvoir respecter les consignes de sécurité”. Si bien que, malgré les consignes écrites, la prévention réelle se révèle “déficiente”. Lire la suite

Les nuisances sonores

72 % des travailleurs français considèrent en effet que le bruit“ a des effets négatifs sur la qualité de leur travail”.

Selon une enquête réalisée en 2018 par l’Ifop pour la Journée nationale de l’audition, près de 60 % des actifs français affirment “souffrir des nuisances sonores au travail”. Afin d’aider les entreprises à combattre ce fléau, la dernière livraison du magazine de l’INRS présente une série de solutions plus innovantes et efficaces que les simples casques et bouchons d’oreilles. Outre les travaux acoustiques, pas toujours aussi onéreux qu’on ne le croit, le bruit peut en effet être limité par une nouvelle organisation des espaces de travail, un changement des horaires de travail ou encore la promotion de règles de savoir-vivre professionnel. Avec, à la clé, une augmentation substantielle du bien-être des salariés et de la performance des entreprises : 72 % des travailleurs français considèrent en effet que le bruit“ a des effets négatifs sur la qualité de leur travail”.

Magazine Travail & Sécurité n° 805, mai 2015. Téléchargeable sur www.travail-et-securite.fr

Le télétravail plébiscité par les salariés français

Selon une récente étude réalisée par Malakoff Médéric Humanis, 29 % des salariés français déclarent télétravailler et 56 % aimeraient le faire.

Largement plébiscité, le travail à distance est toutefois porteur de risques spécifiques qu’il s‘agit de prévenir pour qu’il produise tous ses effets positifs sur le bien-être et la performance des travailleurs.

Preuve que le télétravail n’est plus une solution informelle mais un véritable choix organisationnel plébiscité aussi bien par les salariés que par les entreprises, le télétravail contractuel aurait enregistré une hausse de 50 % par rapport à 2017.

Gagner en souplesse et en autonomie

Pour les 29 % de salariés du privé concernés, le télétravail est d’abord un moyen de gagner en souplesse d’organisation. Parmi les raisons qui les ont poussés à le pratiquer, 54 % des télétravailleurs citent“la réduction du temps de trajet” et 36 % “la souplesse des horaires”. Leurs attentes semblent ne pas avoir été déçues. Près de 8 télétravailleurs sur 10 en sont satisfaits. Et chez les managers qui encadrent des télétravailleurs, ils sont à 83 % à être favorables au télétravail.

Des salariés plus performants Lire la suite