Sauvetage secourisme du travail et COVID-19

Les recommandations à suivre face à un arrêt cardiorespiratoire

En matière de sauvetage-secourisme du travail, la pandémie de COVID-19 implique certains ajustements dans la conduite à tenir face à un arrêt cardiorespiratoire.

Durant la phase de pandémie liée au COVID-19, l’Ilcor (International liaison committee on resuscitation) recommande de modifier la conduite à tenir lors de la prise en charge d’une victime en arrêt cardiorespiratoire. 1https://www.ilcor.org/

Ainsi :

  • face à une victime inconsciente,

    le sauveteur secouriste du travail recherche des signes de respiration en regardant si le ventre et/ou la poitrine de la personne se soulèvent. Il ne place pas sa joue et son oreille près de la bouche et du nez de la victime.

  • face à un adulte en arrêt cardiorespiratoire,

    le sauveteur secouriste du travail pratique uniquement les compressions thoraciques. Il n’effectue pas de bouche-à-bouche. L’alerte et l’utilisation du défibrillateur automatisé externe restent inchangées.

  • face à un enfant ou un nourrisson en arrêt cardiorespiratoire,

    le sauveteur secouriste du travail pratique les compressions thoraciques et le bouche-à-bouche. L’alerte et l’utilisation du défibrillateur automatisé externe restent inchangées.

Salariés et entreprises plébiscitent la formation Sauveteur secouriste du travail

« 45,6 % des SST déclarent “avoir apporté, depuis la formation, leur aide lors d’une situation nécessitant de porter secours dans l’entreprise”.


Une enquête publiée par la revue Références en santé au travail révèle que les salariés ayant suivi une formation sauveteur secouriste du travail (SST) sont en mesure d’intervenir en cas d’accident mais aussi de mieux prévenir les risques dans leur entreprise.

Plus d’un million de salariés français suivent chaque année une formation pour devenir sauveteur secouriste du travail ou actualiser leurs compétences en la matière. Une récente enquête réalisée pour l’INRS auprès de 1.800 salariés formés et 250 chefs d’entreprise met en lumière les bienfaits de cette formation.

La moitié des SST ont déjà porté secours dans leur entreprise

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Formation “Sauveteur Secouriste du travail” – Un vecteur de diffusion d’une culture de sécurité

NUMÉRO SPÉCIAL “SALON DES MAIRES 2019”

« Grâce aux compétences qu’il a acquises, le SST est  légitime pour rappeler l’importance de respecter les consignes de sécurité, d’en expliquer le sens et les conséquences dramatiques que pourrait entraîner leur violation. »

2 questions à Richard Fuhrmann, responsable du département formation de Point Org Sécurité (membre du réseau Pôle Prévention).

Quels atouts les collectivités retirent-elles de la présence de Sauveteurs secouristes du travail parmi leurs agents ?

Le  premier  bienfait  du  SST  est  évident.  Le SST  est  avant  tout  un “sauveteur”. Comme le  stipule  la  circulaire  53/2007  qui  lui  est consacrée, il s’agit de“ disposer, dans tous les établissements et sur les chantiers, d’hommes et de femmes en nombre adapté et bien répartis, capables d’intervenir immédiatement et  efficacement  après  tout  accident”. Arrêter ou limiter une hémorragie dans l’attente de secours, détecter à temps un coup de chaleur, ou tout simplement savoir comment prévenir les secours… En maintes circonstances, ces compétences  pas  si  difficiles  à  acquérir  ont permis de sauver des vies ou de réduire les conséquences d’un accident. C’est pourquoi, en vertu de l’article R. 4224-15 du Code du travail, disposer de SST est une obligation qui concerne tous les employeurs : aussi bien les entreprises que les collectivités territoriales. Lire la suite

Richard Fuhrmann : “Le Sauveteur secouriste du travail contribue à diffuser une culture de prévention parmi ses collègues.”

« Grâce aux compétences qu’il a acquises, le Sauveteur Secouriste du Travail est légitime pour rappeler l’importance de respecter les consignes de sécurité, d’en expliquer le sens et les conséquences dramatiques que pourrait entraîner leur violation. »

Richard Fuhrmann est responsable du département formation de Point Org Sécurité et lui-même formateur en sauvetage secourisme du travail. Il explique ici combien les sauveteurs secouristes du travail contribuent à modifier le regard des collectifs de travail sur les enjeux de sécurité.

Altersécurité : Présenter le Sauveteur secouriste du travail (SST) comme un vecteur de prévention est un peu contre-intuitif. N’est-il pas formé pour intervenir après un accident ?

Richard Fuhrmann : Initialement, la mission des SST était effectivement centrée sur le seul secours. Mais au fil du temps, leur rôle s’est progressivement élargi. Ainsi, dès 2014, le document de référence consacré par l’INRS aux dispositifs de formation des SST précisait explicitement qu’ils ont “une mission double de secours en premier lieu mais également de prévention”. Et dans la dernière version de ce document, publiée en décembre 2018, cet aspect est encore renforcé. Dès le préambule, l’INRS affirme en effet “sa volonté positionner la formation des SST comme moyen fort, prioritaire, de sensibilisation et de diffusion de la prévention dans les entreprises de tout secteur d’activité”. Lire la suite

Tout au long de la vie – La formation au service de la culture de prévention

« Les jeunes ayant bénéficié d’une formation de Sauveteur Secouriste du Travail (SST) ont en moyenne 30 % d’accidents du travail en moins que les autres »

“La culture de prévention repose sur l’éducation et la formation professionnelle”, expliquait Mana Azzi, spécialiste de santé et sécurité au travail au sein de l’OIT, à l’occasion d’une récente journée de débats organisés par Eurogip sur les leviers à actionner pour développer la culture de prévention dans le monde du travail. Une étude réalisée voici quelques mois par l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) valide cette préconisation : les formations initiales et continues consacrées à la prévention des risques permettent de réduire considérablement la sinistralité.

“Avec la culture de prévention, l’idée est d’intégrer les réflexes de prévention de manière tellement automatique qu’ils deviennent totalement naturels. Comment agir à ce niveau ? Le premier levier est la formation initiale.[…] Dès que l’on apprend un métier, il faut acquérir les bons réflexes. […] Nous voulons également agir au moment où les jeunes embauchés arrivent dans l’entreprise.[…] Lire la suite