Prévention du risque routier des métiers du BTP-Paysage

Des fiches pratiques adaptées à chaque métier

Dans le BTP, le risque routier est la deuxième cause d’accidents graves, voire mortels. C’est la raison pour laquelle, l’IRIS-ST, un organisme spécialement dédié aux questions de santé et de sécurité des entreprises artisanales du BTP et du Paysage, vient d’éditer, en partenariat avec l’OPPBTP et la Sécurité routière, un document dédié à la prévention de ce risque.

Un risque à inscrire dans le Document unique.

Après avoir rappelé les obligations légales qui incombent à l’employeur – à commencer par la nécessaire inscription de ce risque dans le Document unique -, ce mémo donne une foule de conseils pratiques relatifs à l’organisation des déplacements, l’aménagement et l’entretien des véhicules, ou la sensibilisation des conducteurs.

Des fiches par métiers et types de véhicules

Toutefois, comme les métiers du BTP et du Paysage se signalent par une grande variété et l’utilisation de véhicules forts différents, l’Institut a également réalisé des fiches différenciées. La fiche consacrée aux véhicules utilitaires est ainsi déclinée dans des versions spécifiques pour les peintres, les électriciens et les métiers du plâtre et de l’isolation tandis que d’autres fiches abordent les risques spécifiques des poids lourds, des engins de chantier et des remorques. Preuve que toutes les situations ont été envisagées, une fiche présente les règles de sécurité à suivre lors de la conduite accompagnée des apprentis !

Pour aller plus loin : Ces fiches sont librement téléchargeables sur le site de l’IRIS-ST : www.iris-st.org

Aides actives à la conduite et véhicules autonomes : qui est responsable ?

Les progrès technologiques liés à l’automatisation des véhicules autonomes soulèvent des questions sur les responsabilités engagées en cas d’accident. C’est le cas aussi pour le rôle des systèmes d’aides actives à la conduite (ADAS) qui se répandent.

Garanties : comment s’y retrouver ?

Plus de 90 % des accidents de la route sont dus à une erreur humaine : distraction par le téléphone, somnolence, ivresse, drogues… Avec ses nombreux outils numériques, la voiture autonome peut envisager d’analyser son environnement, réagir rapidement, permettant ainsi une conduite plus sûre. De ce fait, qu’elle soit l’avenir de l’automobile, tout le monde en est convaincu, quand bien même il est entendu que tous les accidents ne disparaîtront pas du jour au lendemain. Dans un communiqué du 23 mars 2016, la Commission économique des Nations unies pour l’Europe (UNECE) annonce, par exemple, que la conduite automatisée sera la prochaine révolution dans le domaine de la mobilité.

En France, les modalités de mise en œuvre de l’autorisation de circulation de véhicules autonomes à titre d’expérimentation viennent d’être fixées par un décret du 28 mars 2018. Lire la suite

SNCF : le risque sous l’œil des managers de proximité

Accidents_SNCFMalgré de multiples risques professionnels liés aux métiers techniques, les accidents de la route représentent la première cause de mortalité pour les salariés de la SNCF. Depuis deux ans, le groupe redouble d’efforts pour les réduire.
Explications et méthodes.

Chutes de hauteur ou de plain-pied, électrisation, présence de produits chimiques, voire radioactifs… l’éventail des risques auxquels peuvent être exposés les salariés du groupe SNCF est des plus larges. En comparaison, conduire une voiture de service paraît presque anodin. Et pourtant, c’est au volant de ces véhicules que se produisent 40 % des décès au travail.

Prise de conscience

Peut-être faudra-t-il bientôt parler de cette situation au passé car la SNCF s’est dotée, depuis deux ans, d’un programme de réduction des accidents qui produit ses effets. Baptisé « Excellence sécurité », il comprend un volet exploitation ferroviaire et un autre dédié à la sécurité des personnels, incluant la conduite automobile, au même titre que les autres risques métiers. « Nous voulons redonner conscience aux salariés de ce risque », résume Emmanuel Laurent, directeur du programme transformation managériale, sécurité au travail. Pour son lancement, ce programme a bénéficié d’un contexte favorable avec l’entrée en vigueur de l’obligation de désignation des conducteurs contrôlés en infraction par un radar automatique. « Cela a permis aux conducteurs de prendre conscience de leur responsabilité au volant d’un véhicule de service », se félicite Lire la suite

Très petites entreprises : faire face au risque routier

Risque routier document uniqueLa mise en place d’une politique de prévention du risque routier est une obligation pour toutes les entreprises. Mais les moyens humains et matériels à y consacrer diffèrent selon leur taille. Les PME et plus encore les très petites entreprises (TPE) ou micro-entreprises peuvent-elles assumer correctement leurs obligations de sécurité ? Des solutions existent, pour peu qu’elles s’en donnent la peine. Enquête au pays des TPE.

 

Prévention : quel impact sur l’activité des plus petites entreprises ?  

Dans leur ensemble, les PME représentent un pilier essentiel de l’économie française. Selon les chiffres de l’INSEE(1), la France comptait, en 2015, plus de 3,8 millions de PME(2) et surtout de micro-entreprises ou TPE (voir encadré page 6), représentant plus de 99 % du total des entreprises et près de 50 % de l’emploi salarié. Et la tendance est à leur développement. L’enquête de conjoncture de BPI France (janvier 2018) démontre une évolution quasi constante de l’activité des PME et de leurs effectifs depuis cinq ans, notamment en 2017, et cela devrait se poursuivre dans les prochains mois.

Le risque routier généralisé mais sous-estimé

S’appuyant sur l’enquête SUMER(3) de 2010, une étude de la DARES(4), publiée en juillet 2017, constate que les salariés des TPE sont généralement moins exposés aux risques physiques que dans les plus grandes entreprises, à l’exception de ceux liés aux vibrations ou à la conduite sur la voie publique.

Près d’un tiers des salariés disposent d’un véhicule au nom de leur société et cette part augmente en fonction de la taille de l’entreprise : de 24 % pour les structures de 1 ou 2 salariés à 63 % pour les entreprises de 10 salariés et plus. Sur ce dernier point, l’enquête précise que 20 % des salariés des TPE conduisent plus de deux heures par jour, une part qui atteint 23 % dans les PME. En revanche, ils ne sont que 12 % dans les entreprises de 200 salariés et plus. Conduire un véhicule est donc une réalité répandue dans l’univers professionnel. Lire la suite

François Sidos : “La gestion du risque routier doit être globale, conjuguer prévention volontariste et protection juridique.”

François Sidos

François Sidos

François Sidos : “La gestion du risque routier doit être globale, conjuguer prévention volontariste et protection juridique.”

François Sidos est spécialiste en méthodologie d’évaluation des risques. Il a assuré pendant 12 ans l’animation du réseau d’intervenants de Point Org Sécurité, avant de participer en 2013 à la création du groupe Pôle Prévention, dont il est actuellement président. Fort de son expérience, il souligne que la gestion du risque routier exige d’associer aux actions de prévention, des mesures de protection juridique visant à assurer, en toutes circonstances, la continuité du fonctionnement de l’entreprise.

AS – Une récente enquête a établi que seuls 18 % des patrons de TPE/PME savent que le risque routier figure au premier rang des risques professionnels. Comment expliquez-vous cette erreur de perception ?

François Sidos – Ce résultat reflète certainement la persistance d’une vision obsolète de la prévention des risques professionnels. En effet, jusqu’en 1991, l’analyse des accidents du travail se réalisait a posteriori et par poste de travail. Cette méthodologie, très liée à une organisation fordiste du travail, tendait à faire l’impasse sur les risques professionnels présents en dehors du cadre restrictif du seul poste de travail. En caricaturant à peine, cela signifie que le risque routier n’était envisagé que pour les travailleurs dont le métier consiste à conduire un véhicule. D’où une sous-estimation du risque routier professionnel et, hélas, souvent aussi un investissement plus limité dans sa prévention. Lire la suite