Excès de vitesse : limitations et sanctions

Qui dit limitations de vitesse, dit sanctions si elles ne sont pas respectées, quels que soient les types de véhicules conduits. Voici un rappel des règles à connaître et à appliquer en la matière.

Vitesse : mieux vaut connaître les règles

L’actualité s’est dernièrement focalisée sur la réduction de la vitesse à 80 km/h sur les routes dites à double sens et sans séparateur central. Elles représentent environ 40 % du réseau routier français. Toutefois, cette modification du Code de la route concerne uniquement les véhicules dont le poids total autorisé en charge est inférieur ou égal à 3,5 tonnes, soit les voitures particulières (VP), dans le même Code. Cette réforme ne doit pas faire oublier que de nombreux autres véhicules, de par leur tonnage et/ou leur affectation, sont tenus de respecter eux aussi des limitations de vitesse spécifiques, applicables en France. Celles-ci sont le plus souvent matérialisées par des disques. Ils doivent être apposés à l’arrière de la majorité des véhicules, hors VP, tout manquement pouvant donner lieu à une sanction.

Limitations de vitesse spécifiques

Tous les véhicules sont soumis à des limitations de vitesse, qu’ils soient classés VP, CTTE, véhicules de transport de marchandises, de transport de personnes ou de transport en commun, appartenant à la catégorie des convois exceptionnels ou transportant des matières dangereuses. Lire la suite

Entretien des routes : une nécessité

Intempéries, trafic élevé ou vieillissement naturel, le réseau routier nécessite un entretien régulier. Par manque de moyens le plus souvent, les gestionnaires de ce réseau diffèrent ou sous-estiment les travaux et les routes continuent à se dégrader. L’état des lieux est inquiétant.

En France, le réseau routier assure 88 % des déplacements des personnes et 90% de ceux des marchandises. Il est donc essentiel que son état soit maintenu à un niveau optimum. En 2011, le Forum économique mondial classait la France au premier rang pour la qualité de son réseau routier. Six ans plus tard, notre pays avait reculé au septième rang mondial et au troisième rang européen derrière la Suisse et les Pays-Bas, devançant de justesse le Portugal et l’Autriche.

Voirie : l’héritage de la décentralisation

Composé de plus d’un million de kilomètres, le réseau routier français est parmi les plus importants au monde. Il est géré à hauteur de 98% par les collectivités locales (rou-tes départementales et communales). Le rapport interministériel sur les dépenses de voirie des collectivités territoriales (1), publié en août 2017, précise que la dégradation des routes impacte principalement les « routes secondaires, à très faible trafic ». Ce phénomène date d’une dizaine d’années, quand la décentralisation a provoqué, jusqu’en 2007, le transfert de près de 375 000 kilomètres supplémentaires de routes nationales dans le giron des collectivités. Le réseau routier national (RNN) est réduit à quelque 21 000 de routes et autoroutes. Lire la suite

Prévention du risque routier des métiers du BTP-Paysage

Des fiches pratiques adaptées à chaque métier

Dans le BTP, le risque routier est la deuxième cause d’accidents graves, voire mortels. C’est la raison pour laquelle, l’IRIS-ST, un organisme spécialement dédié aux questions de santé et de sécurité des entreprises artisanales du BTP et du Paysage, vient d’éditer, en partenariat avec l’OPPBTP et la Sécurité routière, un document dédié à la prévention de ce risque.

Un risque à inscrire dans le Document unique.

Après avoir rappelé les obligations légales qui incombent à l’employeur – à commencer par la nécessaire inscription de ce risque dans le Document unique -, ce mémo donne une foule de conseils pratiques relatifs à l’organisation des déplacements, l’aménagement et l’entretien des véhicules, ou la sensibilisation des conducteurs.

Des fiches par métiers et types de véhicules

Toutefois, comme les métiers du BTP et du Paysage se signalent par une grande variété et l’utilisation de véhicules forts différents, l’Institut a également réalisé des fiches différenciées. La fiche consacrée aux véhicules utilitaires est ainsi déclinée dans des versions spécifiques pour les peintres, les électriciens et les métiers du plâtre et de l’isolation tandis que d’autres fiches abordent les risques spécifiques des poids lourds, des engins de chantier et des remorques. Preuve que toutes les situations ont été envisagées, une fiche présente les règles de sécurité à suivre lors de la conduite accompagnée des apprentis !

Pour aller plus loin : Ces fiches sont librement téléchargeables sur le site de l’IRIS-ST : www.iris-st.org

Aides actives à la conduite et véhicules autonomes : qui est responsable ?

Les progrès technologiques liés à l’automatisation des véhicules autonomes soulèvent des questions sur les responsabilités engagées en cas d’accident. C’est le cas aussi pour le rôle des systèmes d’aides actives à la conduite (ADAS) qui se répandent.

Garanties : comment s’y retrouver ?

Plus de 90 % des accidents de la route sont dus à une erreur humaine : distraction par le téléphone, somnolence, ivresse, drogues… Avec ses nombreux outils numériques, la voiture autonome peut envisager d’analyser son environnement, réagir rapidement, permettant ainsi une conduite plus sûre. De ce fait, qu’elle soit l’avenir de l’automobile, tout le monde en est convaincu, quand bien même il est entendu que tous les accidents ne disparaîtront pas du jour au lendemain. Dans un communiqué du 23 mars 2016, la Commission économique des Nations unies pour l’Europe (UNECE) annonce, par exemple, que la conduite automatisée sera la prochaine révolution dans le domaine de la mobilité.

En France, les modalités de mise en œuvre de l’autorisation de circulation de véhicules autonomes à titre d’expérimentation viennent d’être fixées par un décret du 28 mars 2018. Lire la suite

SNCF : le risque sous l’œil des managers de proximité

Accidents_SNCFMalgré de multiples risques professionnels liés aux métiers techniques, les accidents de la route représentent la première cause de mortalité pour les salariés de la SNCF. Depuis deux ans, le groupe redouble d’efforts pour les réduire.
Explications et méthodes.

Chutes de hauteur ou de plain-pied, électrisation, présence de produits chimiques, voire radioactifs… l’éventail des risques auxquels peuvent être exposés les salariés du groupe SNCF est des plus larges. En comparaison, conduire une voiture de service paraît presque anodin. Et pourtant, c’est au volant de ces véhicules que se produisent 40 % des décès au travail.

Prise de conscience

Peut-être faudra-t-il bientôt parler de cette situation au passé car la SNCF s’est dotée, depuis deux ans, d’un programme de réduction des accidents qui produit ses effets. Baptisé « Excellence sécurité », il comprend un volet exploitation ferroviaire et un autre dédié à la sécurité des personnels, incluant la conduite automobile, au même titre que les autres risques métiers. « Nous voulons redonner conscience aux salariés de ce risque », résume Emmanuel Laurent, directeur du programme transformation managériale, sécurité au travail. Pour son lancement, ce programme a bénéficié d’un contexte favorable avec l’entrée en vigueur de l’obligation de désignation des conducteurs contrôlés en infraction par un radar automatique. « Cela a permis aux conducteurs de prendre conscience de leur responsabilité au volant d’un véhicule de service », se félicite Lire la suite