Surmonter les épreuves psychologiques induites par la crise du Coronavirus.

À  l’occasion  d’un  sondage  réalisé  le  15 mars  dernier  par  l’Ifop, au  sujet  de  l’épidémie  de  Covid-19,  74 % de  nos  compatriotes affirmaient  ressentir  de  l’inquiétude  et  58 %  avouaient “être inquiets  à  l’idée  d’aller  au  travail”.

Nous  avons  demandé  à Cécile Perret du Cray, psychologue sociale et directrice technique d’Impact  Prévention,  partenaire  du  Groupe  Pôle  Prévention,  de nous  expliquer  les  conséquences  psychologiques  d’une  telle  crise sur les individus, notamment dans leur vie professionnelle.

Quels sont les principaux effets psychologiques provoqués par une crise sanitaire telle que celle que nous vivons ?

Cette crise s’apparente à un traumatisme car elle nous confronte à des réalités que nos sociétés avaient tendance à refouler comme la mort ou la maladie. L’épidémie nous renvoie à notre fragilité. C’est l’une des raisons pour lesquelles, aux niveaux individuel et collectif, la première réaction  a  été  une  forme  de  déni.  La  difficulté  initiale  à  respecter les gestes barrières relève de ce phénomène. Lire la suite

Télétravail : bien l’organiser pour en tirer le meilleur parti

Après  les  grèves  de  2019,  la  pandémie de Coronavirus dope le recours au télé travail.

Selon une enquête réalisé par l’Institut CSA et le Comptoir de la nouvelle entreprise Malakoff  Humanis, avant le confinement, 28  %  des entreprises qui n’y recouraient pas auparavant s’y étaient  déjà converties.

Depuis, il est devenu obligatoire pour tous les postes qui le permettent. Mieux vaut donc connaître qu’il comporte pour transformer cette contrainte en expérience positive


Avec l’épidémie de Covid-19, le recours au télétravail est devenu une obligation et non un  choix  réfléchi.  Cette  situation  inquiète  les experts en préventions des risques car, comme le soulignait encore récemment l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail, “le télétravail ne s’improvise pas”.

A chaque risque sa solution !

En effet, les télétravailleurs sont exposés à un  certain  nombre  de  risques  spécifiques qu’il convient idéalement de prévenir par des mesures adaptées. Même dans une période telle que celle-ci où, bien sûr, nécessité fait loi, il n’est pas inutile d’en avoir connaissance.

Voici donc une liste non exhaustive des risques associés au télétravail et des moyens d’y faire face, élaborée par la Carsat : Lire la suite

Coronavirus covid-19 : le recours au chômage partiel

« Beaucoup d’entreprises vont faire appel au chômage partiel pour essayer de tenir le coup et passer le cap. Il est donc utile de revenir sur les principales règles qui régissent le chômage partiel. »

La propagation de la pandémie consécutive au COVID-19 et les décisions gouvernementales qui en découlent ont des répercutions très importantes sur l’activité économique et sur le fonctionnement des entreprises. Beaucoup d’entre elles sont touchées par une réduction de leur activité, voire un arrêt total pour certaines. Pour se soulager des charges de personnel la procédure de licenciement économique peut paraitre une solution.
Mais c’est se priver d’un personnel qu’il sera sans doute utile d’avoir disponible lorsque les conditions pour la reprise seront réunies. Dès lors, beaucoup d’entreprises vont faire appel au chômage partiel pour essayer de tenir le coup et passer le cap. Il est donc utile de revenir sur les principales règles qui régissent le chômage partiel.

Qu’est-ce que le chômage partiel ?

Le chômage partiel, qu’il faut désormais appeler activité partielle ( loi du 14 juin 2013 relative à la sécurisation de l’emploi), est un outil de prévention des licenciements économiques qui permet de maintenir les salariés dans l’emploi afin de conserver des compétences lorsque l’entreprise fait face à des difficultés économiques conjoncturelles. Lire la suite

Pour 82 % des salariés, l’entreprise est “responsable de leur bonheur”

Les Français attendent décidément beaucoup de leur travail. Selon un récent sondage Ifop, ils seraient 82 % à considérer que “l’entreprise est responsable de leur bonheur”.

Pas question toutefois d’en déduire qu’il faudrait d’urgence recruter un « chief happiness officer » ou installer un flipper dans la salle de repos… Car les ressorts du bien-être professionnel sont plus traditionnels.

Outre l’indispensable rémunération, ils placent en tête “la satisfaction du travail bien fait” (37 %), “la reconnaissance de la valeur de leur travail” (30 %). Enfin, preuve d’un certain bon sens, ils sont 35 % à penser que la raison d’être de l’entreprise, c’est avant tout de “servir ses clients” contre 12 % qui pensent qu’elle a d’abord vocation à “rendre le monde meilleur”. Autant de réponses qui tendent à penser que les entreprises soucieuses du bonheur de leurs salariés doivent avant tout leur offrir les conditions nécessaires à l’accomplissement d’un travail de qualité.

Pour aller plus loin : “Bonheur, sens du travail et raison d’être : le regard des salariés français sur l’entreprise”, sondage Ifop pour Philonomist, janvier 2020.

PME : près d’un patron sur cinq en risque de burn-out

Selon une étude récemment publiée par la Revue française de gestion, quelque 17,5 % des patrons de PME seraient exposés au risque de burn-out (1).


Pour ses auteurs, chercheurs en gestion de l’université de Montpellier, la santé des dirigeants d’entreprise représente un double enjeu, à la fois sanitaire et économique.

Depuis de nombreuses années, l’impact du travail sur la santé a fait l’objet de nombreuses études. Mais, comme le remarquent Olivier Torrès et Charlotte Moysan-Kinowski, les dirigeants de PME sont le plus souvent exclus de ses recherches, pour la simple raison que, n’étant fréquemment pas salariés, ils ne sont pas suivis par la médecine du travail. Pour remédier à cette lacune, ces chercheurs à l’université de Montpellier ont lancé une vaste enquête visant à déterminer leur risque de faire un burn-out.

35 % des artisans menacés de burn-out

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