Télétravail : des avantages plébiscités et… des risques à ne pas négliger !

Aujourd’hui, près d’un quart des salariés pratique déjà le télétravail sous des formes et des durées variables.

Afin de mieux comprendre les avantages qu’ils en retirent et les inconvénients qu’ils y expérimentent, le Comptoir Malakoff-Médéric de la nouvelle entreprise a confié une enquête à l’Institut Ifop. Ses résultats méritent d’autant plus d’être pris en compte que 40 % des travailleurs interrogés estiment que le télétravail se développe encore dans leur entreprise.

➤ Des avantages largement plébiscités

Les télétravailleurs interrogés estiment que cette pratique garantit une meilleure autonomie (90 %) et une plus grande efficacité (87 %) dans leur travail. De même le télétravail aurait, selon eux, des effets bénéfiques sur l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle (87 %) et permettrait une diminution de la fatigue (86 %),et un plus grand épanouissement dans le travail (78 %). Plus globalement, ils affirment que le télétravail contribue à jouir d’une meilleure santé (81 %).

De leur côté, les employeurs ne sont pas moins enthousiastes. “L’engagement des salariés (82 %) ainsi que la responsabilisation et l’autonomie (80 %) arrivent en tête des bénéfices cités par les dirigeants. 39 % des dirigeants indiquent également la baisse de l’absentéisme”, relatent les auteurs de l’étude. De façon moins attendue, 68 % des employeurs signalent un gain en termes d’image. Un chiffre qui s’explique peut-être par l’attrait qu’exerce le télétravail chez les travailleurs qui ne le pratiquent pas encore : “56 % d’entre eux aimeraient pouvoir bénéficier de cette possibilité, pour aménager leurs horaires (66 %),réduire leur temps de trajet hebdomadaire (58 %) et bénéficier d’un cadre de travail plus calme (49 %).” Lire la suite

Technostress : les nouveaux risques du “travail à l’ère numérique”

Technostress

“Au cours des deux dernières décennies, les nouvelles technologies ont progressivement façonné un “nouveau monde du travail”. Ces nouveaux environnements professionnels confrontent les travailleurs et leurs organisations à de multiples défis.”, observe Gérard Valenduc, professeur honoraire à l’université de Namur.

Généralisation du “technostress”

Pour ce chercheur spécialisé dans la dimension sociale et humaine des changements technologiques, le risque aujourd’hui le plus répandu est le “technostress” lié aux technologies numériques de communication. “Le technostress désigne l’augmentation de la charge psychosociale liée au travail, à partir du moment où les potentialités offertes par les nouveaux outils digitaux se transforment en pression sur le travailleur, au niveau des attentes explicites ou implicites de son employeur ou de ses collègues, des attentes ou exigences des clients, à cause de problèmes de connectivité qui perturbent le travail ou encore sous la forme d’une dépendance à l’égard des outils digitaux, particulièrement les outils mobiles comme les smartphones”, explique-t-il.

Travailler avec des robots Lire la suite

Qualité de vie au travail – La population active coupée en trois

“Environ 10 % des actifs se trouvent dans une situation de travail délétère pour leur bien-être psychologique, avec un cumul d’expositions physiques, organisationnelles et psychosociales.”

“Comment le travail peut-il contribuer au bien-être psychologique des personnes ? Quels sont les conditions de travail et les facteurs psychosociaux, de risque ou d’épanouissement, qui jouent le plus ? Pour quels métiers le travail impacte-t-il le plus le bien-être, en positif ou en négatif ?” Telles sont les questions auxquelles a répondu la Dares en s’appuyant sur l’enquête Conditions de travail–Risques psychosociaux de 2016.

Depuis plusieurs années, les différents acteurs du monde du travail, tels les partenaires sociaux, se mobilisent pour améliorer la qualité de vie au travail, définie, selon un accord de juin 2013, comme “un sentiment de bien-être au travail perçu collectivement et individuellement qui englobe l’ambiance, la culture de l’entreprise, l’intérêt du travail, les conditions de travail, le sentiment d’implication, le degré d’autonomie et de responsabilisation, l’égalité, un droit à l’erreur accordé à chacun, une reconnaissance et une valorisation du travail effectué”.

Les professions les plus exposées aux RPS Lire la suite

Voitures-radar : se dirige-t-on vers une inflation incontrôlable et incontrôlée du nombre de procès-verbaux ?

Voitures-radar

Beaucoup d’encre a coulé au sujet des radars embarqués. S’agit-il d’une privatisation déguisée de la constatation des infractions ? Les autorités publiques préparent-elles un transfert des compétences ?

Se dirige-t-on vers une inflation incontrôlable et incontrôlée du nombre de procès verbaux ?

C’est en mars 2013 que les premières voitures-radar ont commencé à circuler. Dans le flot de la circulation, ces voitures banalisées sont capables de contrôler la vitesse des véhicules. Elles sont conduites par un équipage de deux policiers ou deux gendarmes. L’un s’occupe de la conduite, l’autre du réglage de la vitesse autorisée, en fonction du lieu traversé. Ils ne constatent pas les infractions, c’est le système embarqué dans le véhicule qui s’en charge. Les infractions ainsi constatées sont envoyées directement au Centre national de traitement des infractions de Rennes (CNT) qui rédige et envoie les procès verbaux. Il n’y a donc pas d’intervention humaine dans la constatation des infractions si ce n’est le réglage de la machine.

Optimisation de l’usage des voitures-radar Lire la suite

L’Assurance Maladie constate une hausse des affections psychiques

Le rapport Santé travail : enjeux & actions de l’Assurance Maladie – Risques professionnels fait le constat d’une augmentation continue des affections psychiques prises en charge depuis 5 ans.

Plus de 10.000 affections psychiques prises en charge en 2016

Alors que le nombre global d’accidents du travail recule, les affections psychiques ont augmenté de 10 % par an de 2011 à 2014,de 5 % en 2015,et de 1 % en 2016.Les troubles psychosociaux sont désormais à l’origine de 1,6 % des accidents de travail avec arrêt contre 1 % en 2011.Plus nombreux, les cas pris en charge sont aussi plus graves :la part des personnes ayant une incapacité permanente en lien avec une maladie psychique s’élevait à 2,6 % du total des accidents du travail en 2012. Elle atteint désormais 4,6 %.Enfin le nombre de demandes de reconnaissance de maladies psychiques est passé d’environ 200 demandes en 2012 à plus de 1.100 en 2016. Et cette dynamique se poursuit : “le nombre de demandes devrait avoisiner les 1.500 en 2017”. Lire la suite