Risque chimique : ne pas le sous-estimer

Les dangers liés au risque chimique – substances solides, liquides ou gazeuses –, sont encore trop souvent sous-évalués en entreprise et les salariés restent peu sensibilisés.

Deux ouvriers sur trois et un employé de commerce et de service sur deux sont concernés. Par secteur d’activité, deux salariés sur trois dans le BTP, un sur deux dans l’agriculture et dans l’industrie et un sur trois dans le tertiaire sont exposés à au moins un produit chimique (selon l’enquête SUMER (Surveillance médicale des risques professionnels), publiée en 2003 par le ministère du Travail).


RÉGLEMENTATION

> Code du travail (Art. L.4121-2, R.4412-5 à 10, R.4412-27 à 38, R.4412-61 et suivants).

L’employeur doit évaluer les risques auxquels sont exposés les travailleurs et les transcrire dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUER). Le risque chimique doit apparaître dans cette évaluation. Il doit inclure toutes les activités de l’entreprise, y compris l’entretien et la maintenance, et porter sur toutes les formes d’exposition (inhalation, ingestion, contact cutané ou oculaire).

S’il y a exposition à plusieurs agents chimiques dangereux (ACD), l’évaluation doit prendre en compte les risques combinés de l’ensemble de ces agents. Toute nouvelle activité impliquant des ACD doit donner lieu à une évaluation préalable et à la mise en œuvre de mesures de prévention adaptées. La prévention passe par :

– la protection collective ;

– le contrôle de l’exposition des travailleurs aux ACD. Il faut bien, à ce sujet, différencier les ACD avec VLEP (valeur limite d’exposition professionnelle) indicative et les ACD avec VLEP contraignante ;

– des mesures en cas d’accident ou d’incident à communiquer aux salariés (système d’alarme et installations de dispositifs de premiers secours, tels que: rince-œil, douche, etc.) ;

– l’information et la formation des travailleurs (accès aux fiches de données de sécurité, information sur les ACD : noms, risques, VLEP, etc.) ; Lire la suite

Webinaire de l’INRS : découvrir l’évaluation des risques chimiques avec Seirich

Comment entreprendre une évaluation des risques chimiques ? Avec quel outil ?

Pour répondre à cette question, l’INRS a organisé le 19 novembre 2020 un webinaire pour les nouveaux utilisateurs du logiciel Seirich, notamment tous ceux qui débutent dans la prévention des risques chimiques. L’objectif est de présenter ce que permet ce logiciel, ce que nécessite sa prise en main et son utilisation.
Référence INRS : Anim-258

L’amiante, une traque réglementée

Fiche pratique.

Interdite en France depuis 1997, l’amiante est toujours présente dans les bâtiments construits avant cette date.

Beaucoup de matériaux comportent de l’amiante, tels que des plaques ondulées, des conduites ou des canalisations, ou encore les faux plafonds.

Or l’amiante est une fibre minérale naturelle invisible à l’œil nu qui peut provoquer des maladies respiratoires sur des personnes évoluant dans son environnement.

REGLEMENTATION

Les dispositions relatives à l’amiante sont, aujourd’hui, essentiellement regroupées dans le Code du travail, le Code de la santé publique, le Code de l’environnement et le Code de la construction et de l’habitation. Différents textes complètent ces dispositions :

> décret n° 96-1133 du 24 décembre 1996. Il prévoit l’interdiction de l’amiante et des produits en contenant ; Lire la suite

Transport de matières dangereuses, règles de circulation sur la voie publique

Il est fréquent de croiser sur la route des véhicules transportant des matières dangereuses (TMD). Ils sont aisément identifiables par leurs plaques étiquettes de danger et leurs panneaux orange.

Mais à quoi correspondent les pictogrammes et les codes qui y apparaissent et quels sont les droits et les devoirs des conducteurs de ces véhicules vis-à-vis des autres usagers de la voirie ?

Le transport de matières dangereuses est régi par un règlement, l’arrêté du 29 mai 2009 modifié, dit «arrêté TMD », et l’ADR (1), un accord européen relatif au transport international des marchandises dangereuses par route.

C’est ce dernier texte, volumineux et complexe, qui représente la colonne vertébrale des règles applicables à ce type  de transport, en France et en Europe. Au sens de l’ADR, les marchandises dangereuses – matières ou objets, solutions ou mélanges, préparations ou déchets répertoriés dans la réglementation – appartiennent à l’une des neuf classes ou sous-classes de dangers (voir p.16). Chaque matière est identifiée et classée en fonction d’une série de codes propres à chacune d’elles. Lire la suite