Produits chimiques – De nouvelles affiches pour lire et comprendre les étiquettes

« l’INRS a édité de nouvelles affiches destinées à être apposées dans les locaux de l’entreprise, tout particulièrement dans les lieux de stockage et d’utilisation des produits chimiques. »

Afin de protéger la santé des consommateurs et des travailleurs, un règlement européen définit comment doivent être étiquetés les produits chimiques. Toutefois, de nombreux travailleurs ne prennent hélas pas le temps de consulter les étiquettes des produits chimiques qu’ils utilisent ou ne connaissent pas bien la signification des pictogrammes qui alertent sur leurs dangers. Afin de résoudre ces problèmes, l’INRS a édité de nouvelles affiches destinées à être apposées dans les locaux de l’entreprise, tout particulièrement dans les lieux de stockage et d’utilisation des produits chimiques.

L’enjeu est de taille car, comme le rappelle l’INRS, “l’étiquette constitue la première information, essentielle et concise, fournie à l’utilisateur sur ces dangers et sur les précautions à prendre lors de l’utilisation”. Ces affiches sont librement téléchargeables sur le site de l’INRS : www.inrs.fr.

Prévenir les risques liés aux véhicules électriques et hybrides

Le nombre de véhicules hybrides et électriques est en augmentation constante. Afin d’alerter les garagistes et leurs salariés sur les risques spécifiques auxquels ils s’exposent en intervenant sur les véhicules dotés de ces nouvelles technologies, l’INRS a édité une brochure. Elle peut également être lue avec profit par les propriétaires de ces véhicules.

Près de 195 000 véhicules électriques et hybrides rechargeables ont été immatriculés en France en 2020, soit 125 000 de plus qu’en 2019. Et près de 90 000 l’ont été entre janvier et août 2021.

Risques électriques et chimiques


De nombreux garagistes sont donc amenés à accueillir ces véhicules pour révision, réparation, etc. Or,  ils présentent des risques spécifiques liés à la quantité d’énergie stockée dans leurs batteries. Comme l’explique la brochure de l’INRS, ces risques sont de deux natures. Il y a d’abord le risque électrique se déclinant ainsi :

  • Électrisation, électrocution, brûlure électrique.
  • Emballement thermique : brûlure thermique, incendie, explosion.
  • Arcs flash : choc électrique, brûlures, atteintes oculaires et auditives, incendie et explosion.

Mais il faut aussi compter avec le risque chimique : brûlure chimique, intoxication, dégagement d’hydrogène, explosion.

Nécessaire habilitation électrique


Du coup, l’INRS adresse une série de recommandations aux garagistes accueillant ce type de véhicules dont la “création d’un espace dédié” “seules les opérations portant sur ces véhicules sont autorisées”. Il rappelle aussi que certaines d’interventions les concernant doivent impérativement être réservées à des salariés disposant d’une habilitation électrique.

(1) Brochure ED 6423,
librement consultable sur www.inrs.fr

Risque chimique : ne pas le sous-estimer

Les dangers liés au risque chimique – substances solides, liquides ou gazeuses –, sont encore trop souvent sous-évalués en entreprise et les salariés restent peu sensibilisés.

Deux ouvriers sur trois et un employé de commerce et de service sur deux sont concernés. Par secteur d’activité, deux salariés sur trois dans le BTP, un sur deux dans l’agriculture et dans l’industrie et un sur trois dans le tertiaire sont exposés à au moins un produit chimique (selon l’enquête SUMER (Surveillance médicale des risques professionnels), publiée en 2003 par le ministère du Travail).


RÉGLEMENTATION

> Code du travail (Art. L.4121-2, R.4412-5 à 10, R.4412-27 à 38, R.4412-61 et suivants).

L’employeur doit évaluer les risques auxquels sont exposés les travailleurs et les transcrire dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUER). Le risque chimique doit apparaître dans cette évaluation. Il doit inclure toutes les activités de l’entreprise, y compris l’entretien et la maintenance, et porter sur toutes les formes d’exposition (inhalation, ingestion, contact cutané ou oculaire).

S’il y a exposition à plusieurs agents chimiques dangereux (ACD), l’évaluation doit prendre en compte les risques combinés de l’ensemble de ces agents. Toute nouvelle activité impliquant des ACD doit donner lieu à une évaluation préalable et à la mise en œuvre de mesures de prévention adaptées. La prévention passe par :

– la protection collective ;

– le contrôle de l’exposition des travailleurs aux ACD. Il faut bien, à ce sujet, différencier les ACD avec VLEP (valeur limite d’exposition professionnelle) indicative et les ACD avec VLEP contraignante ;

– des mesures en cas d’accident ou d’incident à communiquer aux salariés (système d’alarme et installations de dispositifs de premiers secours, tels que: rince-œil, douche, etc.) ;

– l’information et la formation des travailleurs (accès aux fiches de données de sécurité, information sur les ACD : noms, risques, VLEP, etc.) ; Lire la suite

Webinaire de l’INRS : découvrir l’évaluation des risques chimiques avec Seirich

Comment entreprendre une évaluation des risques chimiques ? Avec quel outil ?

Pour répondre à cette question, l’INRS a organisé le 19 novembre 2020 un webinaire pour les nouveaux utilisateurs du logiciel Seirich, notamment tous ceux qui débutent dans la prévention des risques chimiques. L’objectif est de présenter ce que permet ce logiciel, ce que nécessite sa prise en main et son utilisation.
Référence INRS : Anim-258