NAPO : animations en ligne au service de la prévention

Napo, mascotte numérique de l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, est de retour dans un nouveau film d’animation consacré aux “tueurs de l’ombre” : les agents les cancérogènes générés par diverses activités professionnelles courantes : ponçage et découpe de bois, soudure, dépose de faux plafond, etc.

Ce nouvel épisode conserve les caractéristiques qui ont fait le succès et la qualité pédagogique de cette série : format bref, propos simple et direct, énoncé de solutions de prévention et légère touche d’humour.

Même si les aventures et mésaventures de Napo ne peuvent en aucun cas être considérées comme des formations proprement dites, elles sont de précieux supports de sensibilisation aux risques professionnels. Pour leurs concepteurs, ces films n’aident pas seulement les travailleurs à identifier les risques inhérents à certaines des tâches qu’ils effectuent. Plus globalement, ils contribuent aussi à changer de regard et d’état d’esprit sur les risques.

À sa façon, Napo représente ainsi un vecteur de culture de prévention à ne pas négliger, d’autant qu’avec déjà près de 40 films disponibles, il aborde un grand nombre de situations professionnelles. L’ensemble des épisodes est disponible en ligne sur : www.napofilm.net

Risques chimiques professionnels : une aide pour les TPE/PME

Les risques chimiques sont la deuxième cause de maladies professionnelles, en France. Chaque année, ils sont responsables de près de 1800 cancers professionnels reconnus, dont 1400 au titre de l’amiante.

Les salariés sont largement impactés. Ainsi, un salarié sur trois est exposé à au moins un produit chimique et au total, plus de deux millions de salariés sont exposés à au moins un produit cancérogène, mutagène ou toxique pour la reproduction (CMR), selon des chiffres révélés par l’enquête de l’Assurance Maladie – Risques Professionnels (AM-RP), publiée en 2017, sur la “Surveillance médicale des expositions des salariés aux risques professionnels”.
L’AM-RP a donc lancé, ou plutôt relancé, à l’attention des entreprises TPE et PME (moins de 50 salariés) une démarche de prévention en ligne. Un parcours en quatre étapes permet aux entrepreneurs d’évaluer leurs risques et de : planifier, vérifier et pérenniser les actions de prévention engagées. L’objectif est d’intégrer la prévention des risques chimiques dans l’organisation de l’entreprise.

3 questions à… Julie Bastard, responsable du département prévention à l’Assurance Maladie – Risques Professionnel

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Pourquoi ce soutien spécifique de l’AM face aux risques chimiques ?

Les produits chimiques dangereux ont des effets immédiats sur la santé des salariés. Ils peuvent provoquer des allergies, de l’asphyxie, des intoxications aiguës, etc. Ils peuvent également générer des effets différés tels que des cancers ou des leucémies, détectables des années après l’exposition, même si le salarié a été exposé à de faibles doses. La suppression ou la réduction des expositions à certains cancérogènes est donc une priorité de l’AM-RP. Ce risque fait partie des programmes nationaux de prévention de notre convention d’objectifs et de gestion signée avec l’État, via le programme Risques Chimiques Pros.

Quels sont les secteurs d’activité qui sont concernés par ces risques et donc l’aide de l’AM ?

Tous les secteurs d’activité sont concernés. Pour accéder au parcours proposé en ligne, il faut créer un compte sur l’espace privé Risques Chimiques Pros. Après avoir rempli le formulaire d’inscription, la caisse régionale de l’AMRP (Carsat, Cramifou CGSS) envoie
aux entreprises les codes d’accès. L’espace privé permet d’accéder à des outils qui permettront à l’entreprise de réaliser chaque étape de son parcours. Par ailleurs, l’AM-RP a ciblé 5000 entreprises dans des secteurs particulièrement concernés par les risques chimiques (ateliers de réparation automobile, bâtiment et travaux publics, centres de contrôle technique, mécanique et usinage, menuiserie et métiers du bois, soins et analyses). Ces entreprises bénéficient d’un accompagnement personnalisé de leur caisse régionale.

Lancée en 2020 et relancée en 2022, la démarche se poursuivra-t-elle en 2023 ?

Notre prochaine convention d’objectifs et de gestion pour la période 2023- 2027 est en cours d’élaboration et elle n’est pas encore signée avec l’État, mais ce programme de prévention, plébiscité par les entreprises, est une de nos priorités.

Produits chimiques – De nouvelles affiches pour lire et comprendre les étiquettes

« l’INRS a édité de nouvelles affiches destinées à être apposées dans les locaux de l’entreprise, tout particulièrement dans les lieux de stockage et d’utilisation des produits chimiques. »

Afin de protéger la santé des consommateurs et des travailleurs, un règlement européen définit comment doivent être étiquetés les produits chimiques. Toutefois, de nombreux travailleurs ne prennent hélas pas le temps de consulter les étiquettes des produits chimiques qu’ils utilisent ou ne connaissent pas bien la signification des pictogrammes qui alertent sur leurs dangers. Afin de résoudre ces problèmes, l’INRS a édité de nouvelles affiches destinées à être apposées dans les locaux de l’entreprise, tout particulièrement dans les lieux de stockage et d’utilisation des produits chimiques.

L’enjeu est de taille car, comme le rappelle l’INRS, “l’étiquette constitue la première information, essentielle et concise, fournie à l’utilisateur sur ces dangers et sur les précautions à prendre lors de l’utilisation”. Ces affiches sont librement téléchargeables sur le site de l’INRS : www.inrs.fr.

Prévenir les risques liés aux véhicules électriques et hybrides

Le nombre de véhicules hybrides et électriques est en augmentation constante. Afin d’alerter les garagistes et leurs salariés sur les risques spécifiques auxquels ils s’exposent en intervenant sur les véhicules dotés de ces nouvelles technologies, l’INRS a édité une brochure. Elle peut également être lue avec profit par les propriétaires de ces véhicules.

Près de 195 000 véhicules électriques et hybrides rechargeables ont été immatriculés en France en 2020, soit 125 000 de plus qu’en 2019. Et près de 90 000 l’ont été entre janvier et août 2021.

Risques électriques et chimiques


De nombreux garagistes sont donc amenés à accueillir ces véhicules pour révision, réparation, etc. Or,  ils présentent des risques spécifiques liés à la quantité d’énergie stockée dans leurs batteries. Comme l’explique la brochure de l’INRS, ces risques sont de deux natures. Il y a d’abord le risque électrique se déclinant ainsi :

  • Électrisation, électrocution, brûlure électrique.
  • Emballement thermique : brûlure thermique, incendie, explosion.
  • Arcs flash : choc électrique, brûlures, atteintes oculaires et auditives, incendie et explosion.

Mais il faut aussi compter avec le risque chimique : brûlure chimique, intoxication, dégagement d’hydrogène, explosion.

Nécessaire habilitation électrique


Du coup, l’INRS adresse une série de recommandations aux garagistes accueillant ce type de véhicules dont la “création d’un espace dédié” “seules les opérations portant sur ces véhicules sont autorisées”. Il rappelle aussi que certaines d’interventions les concernant doivent impérativement être réservées à des salariés disposant d’une habilitation électrique.

(1) Brochure ED 6423,
librement consultable sur www.inrs.fr