Anne-Marielle Pouplier : “Les préventeurs privés sont des acteurs incontournables de la prévention des risques professionnels.”

Anne-Marielle Pouplier, présidente de l’U3P

“Quelle que soit l’évolution des règles de prévention, l’obligation de sécurité de résultat qui s’impose aux employeurs va, elle, persister.”

Anne-Marielle Pouplier est présidente de l’Union professionnelle des préventeurs privés (U3P) récemment créée pour faire entendre la voix des acteurs privés de la prévention des risques professionnels. Alors que le gouvernement réfléchit à une réforme du dispositif français de santé et sécurité au travail sur la base du rapport Lecocq, elle évoque le rôle crucial qu’y jouent les acteurs privés de la prévention.

Altersécurité – Quelles sont les raisons qui ont conduit les préventeurs privés à se regrouper au sein d’un syndicat professionnel ?

La création de l’U3P répond à la nécessité de faire entendre la voix des préventeurs privés qui sont trop rarement intégrés à la réflexion sur les orientations des politiques nationales de prévention. Or, c’est extrêmement regrettable. En effet, ces professionnels sont, par leur engagement sur le terrain, des acteurs incontournables de la prévention des risques professionnels et de la diffusion d’une culture de la prévention dans toutes les organisations publiques et privées. Pour ne prendre qu’un exemple, l’une des entreprises adhérentes de notre syndicat a réalisé, à elle seule, plus de 75 000 missions au profit de structures de tous secteurs en une quinzaine d’années. Les préventeurs privés jouissent d’une expertise qui mérite d’être mieux valorisée, d’autant qu’ils sont particulièrement présents auprès des petites entreprises, telles les TPE, dont ils connaissent les contraintes et les difficultés à s’acquitter de leurs obligations en matière de prévention. En 2017, la Revue des conditions de travail soulignait que “la mobilisation des TPE est un défi prioritaire pour la prévention des risques professionnels”. Nous avons la conviction que, pour atteindre cet objectif collectif, la contribution des préventeurs privés est essentielle. Lire la suite

Santé et sécurité – Un rapport de l’OIT se penche sur les risques et opportunités des transformations du travail

A l’occasion de son centenaire, l’Organisation internationale du travail (OIT) a publié un rapport spécialement dédié aux questions de santé et sécurité au travail.

Après avoir brossé une vaste fresque des avancées obtenues depuis 1919, les auteurs proposent d’anticiper les conséquences de la transformation du travail sur les risques professionnels.

Un travail en mutation

Quatre transformations principales respectivement liées aux technologies, à la démographie, au développement durable et aux évolutions de l’organisation du travail sont successivement passées en revue. Ainsi, le volet “technologies” est décliné en “numérisation et TIC”, “automatisation et robotique” et “nanotechnologies” tandis que le volet “développement durable” évoque aussi bien l’effet du réchauffement climatique que les risques associés aux technologies vertes. Le point fort : loin des discours manichéens (aussi bien alarmistes que lénifiants) accompagnant généralement ces sujets, le rapport présente, pour chacun d’entre eux, un tableau synthétique des risques et des opportunités.

La prévention au service de l’agilité

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Les nuisances sonores

72 % des travailleurs français considèrent en effet que le bruit“ a des effets négatifs sur la qualité de leur travail”.

Selon une enquête réalisée en 2018 par l’Ifop pour la Journée nationale de l’audition, près de 60 % des actifs français affirment “souffrir des nuisances sonores au travail”. Afin d’aider les entreprises à combattre ce fléau, la dernière livraison du magazine de l’INRS présente une série de solutions plus innovantes et efficaces que les simples casques et bouchons d’oreilles. Outre les travaux acoustiques, pas toujours aussi onéreux qu’on ne le croit, le bruit peut en effet être limité par une nouvelle organisation des espaces de travail, un changement des horaires de travail ou encore la promotion de règles de savoir-vivre professionnel. Avec, à la clé, une augmentation substantielle du bien-être des salariés et de la performance des entreprises : 72 % des travailleurs français considèrent en effet que le bruit“ a des effets négatifs sur la qualité de leur travail”.

Magazine Travail & Sécurité n° 805, mai 2015. Téléchargeable sur www.travail-et-securite.fr

16ème semaine de la QVT du 17 au 21 juin 2019

La 16ème semaine de la Qualité de Vie au Travail (QVT) organisée par le réseau Anact-Aract se tiendra du lundi 17 juin au vendredi 21 juin 2019 dans toute la France.

Le thème de cette semaine est « Vous avez dit performance(s) ? ».

Quelques questions proposées par l’Anact visent à préciser cette question :

  • Sur quels critères, plus larges que les seuls indicateurs financiers, une entreprise peut-elle évaluer ses performances ?
  • Quelles modalités de dialogue social permettent de conjuguer amélioration des conditions de travail et efficacité des organisations ?
  • Quel rôle du management pour susciter l’engagement individuel et collectif ?
  • L’intelligence artificielle offre-t-elle de nouvelles opportunités pour améliorer la performance sociale de l’entreprise ?
  • Lien vers le site de l’ANACT

L’U3P, pour faire entendre la voix des professionnels de la prévention !

Un syndicat représentatif des prestataires de la prévention

L’Union Professionnelle des Préventeurs Privés (U3P) démarre officiellement ses activités, avec la mise en ligne de son site internet www.union-preventeurs.fr et une campagne de communication en direction des décideurs publics et privés ayant à se prononcer sur les projets de réforme de la prévention des risques dans l’entreprise et de la santé & sécurité au travail.

Sur la base du rapport Lecocq publié le 28 août 2018 (et du rapport Bérard-Sellier-Oustric de janvier 2019 consacré aux arrêts de travail), le gouvernement souhaite en effet engager une réforme des dispositifs aujourd’hui accessibles aux entreprises. Il a ainsi proposé aux partenaires sociaux de conduire une réflexion partagée dans le cadre du Conseil d’orientation des conditions de travail (COCT), afin de déterminer d’ici à la mi-juin les sujets qui relèveront de la négociation sociale et ceux qui ont vocation à être adoptés par voie réglementaire ou législative. Lire la suite