QVT & Conditions de Travail – Des outils pour renforcer l’attractivité de l’entreprise

En répondant aux aspirations des salariés d’aujourd’hui, l’amélioration des conditions de travail et de la qualité de vie au travail constituent des leviers efficaces pour renforcer l’attractivité de l’entreprise.

Un récent guide de l’Aract Bretagne (1) en fait la démonstration tout en proposant des actions concrètes, aisées à mettre en œuvre.

Difficultés pour recruter, échecs d’intégration, départs de salariés expérimentés, absences à répétition… De nombreuses entreprises sont aujourd’hui confrontées à des problèmes d’attractivité.

La QVTCT : un levier à disposition de l’entreprise

Hélas, certains facteurs d’attractivité tels que l’image de leur secteur professionnel, l’offre de logement, de transport, d’éducation ou de loisirs de leur territoire échappent aux entreprises qui n’ont, en la matière, que de faibles marges de manœuvre. En revanche, agir sur la qualité de vie au travail et les conditions de travail (QVTCT) est bien de leur ressort. Or, de nombreuses enquêtes démontrent que les travailleurs, notamment ceux issus des nouvelles générations y voient un facteur de plus en plus déterminant dans le choix de leur emploi.

Actions concrètes à mettre en œuvre

À cette fin, des actions concrètes et peu complexes peuvent être mises en œuvre. Le guide réalisé par l’Aract Bretagne en donne de nombreux exemples. Pour permettre une meilleure articulation entre vie privée et vie professionnelle, un hypermarché a organisé son planning sur 5 jours. Afin de rendre les espaces de travail plus attrayants, une entreprise de l’agroalimentaire a rénové la salle de pause. Pour pratiquer un management plus participatif, une entreprise de transport a mis en place un briefing de prise de poste. Pour faciliter l’intégration des nouvelles recrues, la même entreprise a créé des séances d’échanges de bonnes pratiques. Autant d’initiatives qui démontrent que la QVTCT relève souvent du bon sens et de la bonne gestion !

(1) “Renforcer l’attractivité de l’entreprise”, mars 2022, téléchargeable sur www.anact.fr

Culture de prévention : une association, l’ADPE, réunit et soutient les TPE-PME engagées

Alors que la loi “Santé au travail” du 2 août 2021 traduit la volonté de l’Etat de “faire progresser la culture de prévention” au sein des entreprises, les TPE-PME disposent déjà d’une association dédiée à les accompagner dans cette démarche.

Créée en juin 2021, l’ADPE (Association pour le développement de la prévention en entreprise) agit comme “un facilitateur d’accès à la prévention des risques.” Elle a ainsi noué un certain nombre de partenariats permettant à ses adhérents de bénéficier d’un accès privilégié, et à tarif préférentiel, à différentes ressources dédiées à la prévention des risques : lettres d’information spécialisées, service de documentation juridique à la demande, etc. Elle délivre aussi un sigle “Entreprise engagée – culture de prévention” permettant à ses entreprises adhérentes de signifie l’attention qu’elles portent à la santé et à la sécurité au travail.
Comme l’affirme Xavier Rideau, son président, “l’ADPE est une communauté d’entreprises partageant la conviction que la culture de prévention s’accorde avec l’esprit entrepreneurial et contribue à leur performance globale”.

Pour en savoir plus : www.developpement-prevention.fr

Décret sur l’offre socle des SPSTI : « Une offre limitée qui encourage le recours aux préventeurs privés »

Communiqué de presse de l’Union Professionnelle des Préventeurs Privés du 3 mai 2022 concernant « l’offre socle » des Services de Prévention et de Santé au Travail Interentreprises (SPSTI).

Le décret n° 2022-653 relatif à « l’offre socle » des Services de Prévention et de Santé au Travail Interentreprises (SPSTI) est paru au journal officiel du 26 avril 2022. S’il consacre une avancée en matière de prévention primaire et de culture de prévention, il limite en réalité au strict minimum la charge pesant sur les SPSTI en matière de prévention des risques professionnels.

L’offre socle décrite dans ce décret est intéressante puisqu’elle permet d’initier ou de compléter une démarche de prévention. Elle ne suffit pas à construire cette démarche et à accompagner l’employeur de façon structurelle et continue. Se limiter à l’offre socle ne permet pas en effet à l’employeur de répondre aux obligations que lui impose le code du travail. Le décret rappelle d’ailleurs explicitement que « l’offre socle de services ne se substitue pas aux obligations qui relèvent de l’employeur », tandis que les actions de prévention adaptées pour les entreprises « restent de la seule responsabilité de l’employeur à partir des besoins identifiés ».

Le dirigeant de TPE-PME aura donc toujours besoin d’aller au-delà des services proposés, de même qu’il est prévu que les SPSTI, pour être certifiés, s’assurent d’une équipe d’intervenants en prévention des risques professionnels à la fois interne et « le cas échéant en relation avec d’autres préventeurs extérieurs s’ils ne sont pas en capacité de répondre » à l’ensemble des besoins identifiés dans chaque entreprise (bruit-éclairage, TMS, risque chimique, ergonomie, RPS et risque physique).

Au regard de l’offre socle, la mobilisation des experts de l’accompagnement que sont les préventeurs privés est donc plus que jamais nécessaire, tant aux côtés des dirigeants de TPE-PME que des SPSTI afin de répondre concrètement aux obligations découlant de ce décret.

Union Professionnelle des Préventeurs Privés (U3P)

Focus sur les pratiques addictives en entreprise

Une récente enquête de l’INRS confirme la nécessité, pour les entreprises, de prévenir ce risque pour la santé et la sécurité des salariés.

Quelque 8,6 rencontreraient des difficultés avec % des salariés français l’alcool, et 7 %, soit une augmentation de 2 points par rapport à 2009, avec le cannabis. C’est l’un des enseignements d’une enquête réalisée par l’INRS auprès de 1245 médecins, infirmiers et psychologues exerçant au sein de services de santé au travail (1).

Danger pour la santé et la sécurité

Les substances psychoactives qui posent le plus de problème chez les travailleurs sont l’alcool pour 91 % des répondants, le tabac pour 66 %, le cannabis pour 64 % et enfin les médicaments psychotropes pour 43 %. Les professionnels de santé interrogés soulignent aussi les risques que ces addictions font peser sur la santé et la sécurité des travailleurs concernés mais aussi de leurs collègues, la consommation de ces substances étant généralement contre-indiquées avec certaines activités professionnelles, notamment en raison des graves troubles de l’attention qu’elles peuvent générer.

Facteurs de risques professionnels

Pour les experts, l’entreprise n’a d’autre choix que d’agir pour prévenir les addictions de leurs salariés car des facteurs professionnels (stress, horaires atypiques, tâches répétitives) peuvent y contribuer. “Ces pratiques addictives ont une origine multifactorielle, c’est-à-dire qu’elles sont liées à la vie privée mais aussi à la vie professionnelle. D’où l’importance d’identifier les facteurs qui favorisent ces pratiques au sein de l’entreprise et de mener les actions de prévention adéquates”, explique le Dr Philippe Hache, expert sur les addictions au travail à l’INRS. À cette fin, les entreprises peuvent demander conseil aux services de santé au travail, et se reporter au dossier que le magazine Prevenscope a récemment consacré à la prévention des addictions (2).

(1) “Prévention des pratiques addictives. Enquête auprès des professionnels des services de santé au travail”, consultable sur www.inrs.fr. (2) Ce dossier peut être demandé, au format PDF, à contact@poleprevention.com

L’INRS lance une étude pour mieux connaître l’activité des préventeurs internes

« D’une entreprise à l’autre, les préventeurs n’ont pas forcément des missions identiques. Certains font de l’animation, d’autres pas du tout. Certains réalisent l’évaluation des risques professionnels mais pour d’autres cette activité est laissée à l’attention des managers. Au final cette fonction de préventeur, on ne la connaît pas suffisamment.”


En matière de gestion des accidents du travail, les pratiques des préventeurs sur le terrain ont fait l’objet de très peu d’investigations. Responsable d’études à l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), Julie Dréano (ci-contre) vient de lancer une étude sur le sujet avec l’objectif de mieux cerner les pratiques de terrain des préventeurs internes aux entreprises, en matière d’analyse des accidents du travail et d’évaluation des risques professionnels, ainsi que l’articulation de ces deux activités : si elle se fait, comment ? Si elle ne se fait pas, pourquoi ? Et, au-delà de ces questions, ce qui est mis en œuvre par la suite.

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