Maladie de Lyme et travail : comment se protéger ?

La fréquence de la maladie de Lyme a presque été multipliée par 10 en 10 ans, avec 55.000 nouveaux cas recensés en 2016

D’après les données de Santé publique France, la fréquence de la maladie de Lyme a presque été multipliée par 10 en 10 ans, avec 55.000 nouveaux cas recensés en 2016, justifiant une mobilisation croissante des pouvoirs publics pour prévenir cette maladie transmise à l’homme par les morsures de tiques infectées par la bactérie Borrelia.

Sensibiliser les professionnels qui travaillent dans la nature

Une récente brochure de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) vise ainsi à sensibiliser les professionnels qui travaillent dans la nature (bûcherons, sylviculteurs, gardes forestiers, gardes-chasses, jardiniers, paysagistes, éleveurs…) tout en soulignant que toute personne pratiquant, même ponctuellement une activité en forêt est concernée. Une initiative d’autant plus bienvenue que des gestes simples suffisent à éviter de contracter cette maladie aux effets potentiellement très incapacitants : atteinte des nerfs, paralysie faciale, douleurs articulaires, etc.

Prévention et traitement précoce

Les recommandations formulées consistent à limiter le risque de piqûre, le risque d’infection en cas de piqûre et à accélérer le démarrage d’un traitement en cas d’infection. Elles peuvent se résumer ainsi :

➤ portez des vêtements couvrants, utilisez des répulsifs ;

➤inspectez-vous au retour ; Lire la suite

Malgré la disparition du CHSCT…

La prévention des risques professionnels, enjeu majeur pour les entreprises.

Depuis le début de l’année, la fusion des instances représentatives du personnel suscite des débats au sein des divers acteurs de la prévention des risques. Certains s’inquiètent en effet que la suppression du CHSCT et le transfert de ses attributions au Comité social et économique (CSE) ne débouchent sur une moindre prise en compte des enjeux de santé et de sécurité, voire carrément sur une “régression”, comme le dénoncent certaines centrales syndicales.

Les questions de santé et de sécurité au centre des projets de l’entreprise

Ce sentiment n’est toutefois pas partagé par tous. Dans une récente livraison de sa lettre d’information, le département formation du cabinet Cardinale Sud, spécialisé dans le dialogue social, incite à relativiser ces craintes en estimant que “confier les questions de santé, de sécurité et de conditions de travail à une instance généraliste peut aussi être une façon de les placer au centre des projets de l’entreprise plutôt qu’à leur marge”. Lire la suite

Nouvelle norme ISO 45001 – Un reflet des nouvelles approches de santé et sécurité au travail

L’Organisation internationale de normalisation (ISO) a publié en mars une nouvelle norme internationale sur la santé et la sécurité au travail : l’ISO 45001, destinée à prendre la suite de l’ancienne norme OHSAS 18001. Les différences entre ces deux normes reflètent la façon dont la gestion de la santé et de la sécurité au travail a évolué ces dernières années.

Dans sa présentation de la nouvelle norme ISO 45001, l’Association française de normalisation (Afnor), partie française de l’Organisation internationale de normalisation, insiste sur les changements qu’elle introduit par rapport à la norme OHSAS 18001.

Inciter les salariés à s’engager dans les politiques de prévention

Le premier changement est le renforcement des exigences en matière de participation des salariés dans les prises de décision impactant leur santé et leur sécurité. “Les salariés valident la pertinence des améliorations proposées, commente Frédéric Mounier, formateur expert des sujets SST chez AFNOR Compétences, ce qui contrebalance la prescription pure et induit une notion de performance liée à l’usage.” En guise d’exemple, l’AFNOR cite la question des équipements de protection individuels (EPI) : “À défaut de consulter les bénéficiaires, le risque est que ces équipements ne soient pas adaptés aux besoins d’usage… et donc non portés !” La norme intègre ainsi la volonté croissante d’obtenir l’engagement de l’ensemble des membres de l’entreprise aux politiques de prévention des risques. Lire la suite

Prise en charge d’une hémorragie externe en entreprise : les premières minutes.

Cet article de l’INRS (à télécharger ci-dessous) synthétise des données issues, notamment de référentiels afin de définir le rôle des deux premiers intervenants que sont le sauveteur secouriste du travail (SST) et l’infirmier (-ière) en santé au travail. La ré-introduction, depuis 2017, du garrot dans les gestes de secours effectués par le sauveteur secouriste du travail est également abordée.



Voir le document

Prévention des risques professionnels – Les petites entreprises en quête de partenaires

« Les cabinets privés externes semblent bénéficier d’une confiance croissante de la part des MPE. En 2015, 9 % des entreprises de 10 à 49 salariés y ont fait appel contre seulement 3 % cinq ans auparavant. « 

Selon un sondage réalisé en 2015 par Viavoice pour l’INRS, lorsque les en­treprises de 10 à 49 salariés cherchent un conseil en santé et sécurité au travail (SST), seules 17 % se tournent vers les orga­nismes de prévention. Et ce n’est même le cas que de 2 % des entreprises comptant de 1 à 9 salariés. Afin d’élucider ce faible recours des micro et petites entreprises (MPE) aux acteurs institutionnels de la SST, les auteurs d’une récente étude, pu­bliée dans la dernière livraison de la revue Hygiène et sécurité du travail, ont constitué des groupes de travail auxquels ont été conviées toutes les parties concernées.

Un paysage institutionnel trop complexe et mal compris Lire la suite