Un site web pour prévenir et signaler les piqûres de tiques

Piqure_de _tiques« Chacun est invité à déclarer sa piqûre ou celle de son animal domestique »

Le gouvernement a lancé l’année dernière un plan national de lutte contre la maladie de Lyme. Il doit permettre de mieux sensibi­liser et dépister cette infection encore trop méconnue. Parmi les initiatives prise, on note le lancement de “Signalement-tique”, un site web et une application pour smartphone mis en place par l’Institut national de recherche agronomique (Inra) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’envi­ronnement et du travail (Anses), avec le mi­nistère de la Santé. Cet outil est le vecteur d’une collecte collaborative d’information sur la présence des tiques, principal vecteur de la maladie. Concrètement, chacun est invité à déclarer sa piqûre ou celle de son animal domestique, la géolocaliser, trans­mettre une photo, voire envoyer les tiques aux équipes scientifiques. Des informations sur la prévention ou la méthode pour enle­ver une tique sont également proposées. La maladie de Lyme est inscrite au tableau 5 bis des maladies professionnelles dans le régime agricole pour certains travaux.

Pour aller plus loin : http://ephytia.inra.fr/fr/P/159/Signalement_TIQUE

Le rôle moteur des représentants du personnel dans la prévention des risques

IRP Travail et Securite

Un dossier de la revue Travail & Sécurité

”À l’heure où l’évolution des instances représentatives du personnel est en discussion, la mission du CHSCT pour la prévention des risques professionnels reste d’actualité, même si elle est appelée à se réaliser dans un nouveau cadre”, estiment les contributeurs du dossier de la revue mensuelle de l’INRS.

Certes, le CHSCT est appelé à fusionner prochainement avec les délégués du personnel et le comité d’entreprise dans un nouveau Comité social économique (CSE). Toutefois, ce CSE va recueillir un certain nombre d’attributions auparavant dévolues au CHSCT.

Transfert de compétences du CHSCT vers le CSE

Ainsi, en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail, le CSE a pour mission d’analyser les risques professionnels aux­quels peuvent être exposés les travailleurs et de promouvoir la santé, la sécurité et les conditions de travail dans l’entreprise. De façon plus concrète, le CSE devrait procéder, à intervalles réguliers, à des inspections en matière de santé, sécurité et conditions de travail et réaliser des enquêtes en matière d’accidents du travail ou de maladies profes­sionnelles.

Recueillir l’expérience des CHSCT au service des futurs CSE

Afin de mener à bien cette mission, il va de soi que le CSE ne pourra faire l’impasse sur l’expérience accumulée au sein des anciens CHSCT. C’est tout l’intérêt du dossier proposé, ce mois-ci, par le magazine Travail & Sécurité. À travers des analyses, des études de cas, des témoignages, il offre une mémoire des réussites, échecs et écueils qui ont jalonné l’existence des CHSCT. Une lecture indispensable pour inspi­rer les acteurs et interlocuteurs des futurs CSE en matière de santé et sécurité au travail.

Pour aller plus loin : Travail & Sécurité n° septembre 2017, téléchargeable sur www.travail-et-securite.fr

Actions de promotion de la santé des salariés : priorité à la prévention des risques professionnels !

“Pour les salariés français, une entreprise soucieuse de promouvoir leur santé doit avant tout se concentrer sur la prévention des risques professionnels.”

L’édition 2017 de l’Observatoire Entreprise et Santé réalisée par Viavoice pour Harmonies Mutuelles confirme une prise de conscience de plus en plus forte des enjeux de santé dans l’entreprise. Dirigeants et salariés plébiscitent de concert les actions en faveur de la santé des membres de l’entreprise, mais en affirmant conjointement une préférence pour les initiatives relevant de la prévention des risques professionnels par rapport aux actions assurantielles centrées par exemple sur les complémentaires santé.

Promouvoir la santé de ses salariés : un nouveau rôle de l’entreprise

Désormais 86 % des salariés et 89 % des dirigeants estiment que “contribuer à la bonne santé de ses salariés est un rôle de l’entreprise”. En 2015, seuls 80 % des salariés et 84 % des diri­geants étaient de cet avis. Pour les analystes de Viavoice, cette évolution résulte probable­ment en partie de l’accord national interpro­fessionnel (ANI) qui a généralisé les mutuelles d’entreprise début 2016, poussant ainsi de nombreuses entreprises à investir des enjeux de santé qui leur étaient jusqu’ici étrangers. Quelque 56 % des dirigeants estiment en tout cas que l’ANI a “amélioré la prise de conscience des entreprises sur l’importance des enjeux de santé” Lire la suite

Evaluer et prévenir les risques pour réduire l’absentéisme

Absentéisme : « 27 % des arrêts de travail auraient une cause professionnelle. Un score en augmentation de 7 points par rapport à 2016. »

L’absentéisme est en hausse et il a de plus en plus des causes professionnelles. Tels sont les deux principaux ensei­gnements d’un récent baromètre sur les arrêts de travail réalisé par l’institut BVA auprès de 302 DRH et 1497 salariés (1).

Hausse régulière de l’absentéisme

Au cours de l’année 2016, 40 % des sala­riés français ont été arrêtés au moins une fois. En moyenne, les salariés ont eu 14,2 jours d’arrêts. Cela se traduit par un taux d’absentéisme de 3,9 % pour l’année 2016 dans les entreprises de plus de 50 salariés en France. Parmi l’ensemble des arrêts posés, les ar­rêts courts sont majori­taires : l’enquête recense 39 % d’arrêts de 1 à 3 jours, 25 % d’arrêts de 4 jours à 1 semaine. 29 % ont une durée d’une semaine à 3 mois et 7 % sont des arrêts longs d’une durée supé­rieure à 3 mois.

Le tableau ainsi brossé est d’autant plus in­quiétant que, selon l’enquête, une propor­tion conséquente de salariés ne pose pas d’arrêt dans des situations qui, pourtant, le nécessiterait : 31 % se rendent à leur tra­vail et 10 % préfèrent poser un congé (y compris RTT). Une démarche qui va à l’en­contre des idées reçues et qui s’explique, par la volonté de ne pas voir leurs revenus baisser ainsi que par leur charge de travail. Lire la suite

Fortes Chaleurs : les précautions à prendre par les employeurs et les salariés

L’épisode caniculaire que traverse actuellement la France est l’occasion de rappeler que les fortes chaleurs doivent impérativement être prises en compte dans la prévention des risques professionnels. En effet, comme le souligne l’institut national de veille et de sécurité (INRS), “la canicule ou des conditions inhabituelles de chaleur sont à l’origine de troubles pour la santé voire d’accidents du travail dont certains peuvent être mortels”. Lorsque le thermomètre monte de façon importante, employeurs et salariés sont donc tenus de prendre des précautions pour réduire les risques que cela entraîne.

Le rôle de l’employeur : adapter l’organisation du travail

Les fortes chaleurs constituent un vrai danger pour la santé. Le Code du travail fait donc obligation aux employeurs de prendre en compte les fac­teurs météorologiques dans leurs actions de prévention des risques, et ce dès la rédaction du document unique. C’est, du reste, la meilleure façon d’être prêt à prendre les mesures nécessaires lorsque le thermomètre grimpe. Car dans ces circonstances, il est du ressort de l’employeur de :

  • Modifier le rythme et l’organisation de travail de façon, notamment, à privilégier le travail durant les heures les moins chaudes de la jour­née, à augmenter la fréquence des pauses de récupération, à limiter le temps d’exposition au soleil grâce, par exemple, à une rotation des tâches, lorsque cela est possible, et à limiter drastiquement le travail isolé.
  • Réduire les efforts physiques en laissant plus de latitude aux salariés pour adopter leur rythme de travail, en reportant à plus tard les tâches les plus dures et en recourant le plus possible aux aides mécaniques à la manutention. Lire la suite