Le recours à des intervenants extérieurs : la responsabilité du chef d’entreprise

L’INRS propose cette vidéo choc pour attirer l’attention des entreprises utilisatrices.

Travailler chez les autres, dans des locaux inconnus, où sont exercées des activités souvent étrangères aux siennes, entraîne des risques supplémentaires. Sur 100 victimes d’accidents mortels, 15 appartiennent à des entreprises effectuant des travaux dans des entreprises utilisatrices.

 

Pour approfondir le sujet : Intervention d’entreprises extérieures : aide-mémoire de l’INRS

Prévention des risques professionnels : un levier de performance au service des entreprises

On ne saurait mieux souligner combien le document unique représente, lorsqu’il est réalisé avec soin, le meilleur vecteur de diffusion d’une culture de la prévention… et du progrès continu !

“Intrinsèquement, la prévention porte en elle des facteurs d’amélioration de la performance globale d’une entreprise”, affirme Pierre Canetto, ingénieur acousticien et expert à l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) dans la livraison de décembre du magazine Travail & Sécurité (1).

La prévention contre les aléas

À l’appui de cette conviction, il rappelle bien sûr qu’une prévention réussie permet d’éviter les coûts induits par les accidents du travail et les maladies professionnelles. Ceux, mutualisés, qui résultent de l’indemnisation des victimes bien sûr, mais aussi ceux “générés par les retards, la désorganisation, l’absentéisme ou le recours à un sous-traitant”. De la sorte, il souligne la dimension “assurantielle” de la prévention qui, par définition, vise à se prémunir contre les aléas. Cette dimension n’est évidemment pas à négliger, surtout dans les entreprises de petites tailles où l’absence d’un salarié peut suffire à perturber considérablement le fonctionnement quotidien. Mais les effets bénéfiques de la prévention ne s’arrêtent pas à cette évidence. Pour Pierre Canetto, “la prévention porte en elle des facteurs d’amélioration de la performance globale d’une entreprise”, indépendamment même des maladies et accidents évités.

Prévention des risques professionnels rime avec innovation, motivation et responsabilisation Lire la suite

Utilisation du gilet jaune et du triangle

Le port du gilet jaune est obligatoire : une contravention de 4ème classe (amende forfaitaire de 135 €) sanctionne le non-respect de cette obligation.

Le gilet doit être rangé à bord du véhicule dans un endroit  facilement  accessible. Il doit être porté par le conducteur à la suite d’un arrêt d’urgence. Il doit le mettre avant de sortir du véhicule,  de jour comme de nuit, quelles que soient les conditions de visibilité. Sur autoroute le conducteur doit sortir de son véhicule côté passager et se mettre le plus vite possible en sécurité derrière les glissières.
Le  triangle  de  pré-signalisation  doit  être  rangé dans  le  véhicule.  Il  est  obligatoirement  utilisé  si le  véhicule  est  immobilisé  sur  la  chaussée.  Si  le véhicule  est  immobilisé  sur  une  bande  d’arrêt  d’urgence (BAU), il n’est pas obligatoire. Si le véhicule empiète sur la chaussée de l’autoroute, le conducteur doit décider de son utilisation ou pas. Par bon sens et sécurité, le triangle n’est pas obligatoire  lorsque  sa  pose  constitue  une  mise  en danger de la vie du conducteur.
Attention : le matériel doit être conforme à la réglementation en vigueur, marquage « CE » pour le
gilet et certification par le marquage « E 27 R » pour le triangle.

Extrait de la lettre d’information Focus de SEPR (novembre 2018).

L’INRS met en garde contre les systèmes de masquage sonore dans les open-space

Le bruit constitue une nuisance majeure dans le milieu professionnel. Il peut provoquer des surdités mais aussi stress et fatigue qui, à la longue, ont des conséquences sur la santé du salarié et la qualité de son travail.

Pour réduire les nuisances sonores notamment dans les bureaux collectifs, certains fabricants font actuellement la promotion de nouveaux systèmes de masquage sonore. L’INRS met en garde les entreprises et les salariés contre ces dispositifs qui ne réduisent pas le volume sonore mais au contraire, diffusent un bruit supplémentaire

Une récente étude de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) dans un bureau ouvert d’une grande entreprise du secteur bancaire a montré que, suite à l’installation d’un système de masquage, les salariés ressentaient une augmentation de la gêne sonore occasionnée par des bruits d’équipement (ordinateurs, imprimantes, ventilations). En outre, aucune baisse de la gêne liée aux bruits des conversations n’a été constatée.
Si la publicité réalisée autour de ces systèmes de masquage parle de « bulle de silence », « contre-son » ou « contre-bruit » pour décrire leur effet, ce ne sont que des arguments commerciaux.

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Non, la fin du CHSCT n’est pas celle de la prévention des risques !

« La disparition du CHSCT ne signifie nullement la disparition des obligations d’évaluation et de prévention des risques professionnels qui incombent aux employeurs »

Publié voici quelques jours, le Bilan 2017 Conditions de Travail réalisé par le Ministère du Travail revient sur la fusion des différentes instances représentatives du personnel au sein d’un Comité social et économique (CSE) (1).

Comme le démontrent les contributions syndicales à ce rapport, cette mesure suscite de l’inquiétude, certains voyant dans la disparition du CHSCT le signe avant-coureur d’un déclin de la prévention des risques professionnels. Il n’est toutefois pas certain qu’il faille partager ce catastrophisme.

Les conditions de travail, enjeu stratégique

En effet, comme le rappelait récemment le cabinet Cardinale sud, spécialisé dans le dialogue social, “la disparition des CHSCT ne signifie nullement la disparition des questions qu’il traitait car la plupart des entreprises ont compris que la prévention des risques professionnels et l’amélioration des conditions de travail représentent des questions stratégiques”(2).

Et de rappeler qu’au-delà même des coûts directs et indirects engendrés par les accidents du travail, “les entreprises savent que de bonnes conditions de travail contribuent à leur performance globale en permettant une réduction de l’absentéisme, un renforcement de l’engagement des salariés et une amélioration de l’attractivité de l’entreprise”. Les employeurs ne devraient donc pas saisir la disparition du CHSCT pour reléguer au second plan des sujets qui relèvent de la bonne gestion.

De la réparation à la prévention Lire la suite