Preuves du fort impact de l’organisation du travail sur la qualité de la prévention

Une étude du ministère du Travail établit que “l’utilisation adéquate des équipements ou le respect des consignes de sécurité sont rendus plus difficiles quand l’activité de travail est soumise à des rythmes très intenses et à des changements trop rapides”.

En 2013, “86 % des salariés ont été concernés dans un passé récent par une action de sensibilisation aux enjeux de la santé et de la sécurité au travail”, rapportent les auteurs d’une étude visant à déterminer si les salariés utilisent réellement les outils de prévention des risques professionnels prévus par leur entreprise(1). En effet, comme ils le précisent, l’édiction de règles de sécurité ou la mise à disposition d’équipements de protection ne préjuge pas qu’ils soient véritablement respectés ou utilisés.

Des consignes pas toujours respectées

Ainsi, parmi les salariés les plus exposés à au moins quatre risques professionnels – comme, par exemple les fumées ou les poussières, les produits toxiques, le bruit, les postures pénibles ou les vibrations -, 19 % disent “ne pas toujours pouvoir respecter les consignes de sécurité”. Si bien que, malgré les consignes écrites, la prévention réelle se révèle “déficiente”. Lire la suite

Prévention des risques : le document unique entre dans les usages

On affirme souvent que les employeurs sont perplexes quant à l’utilité du document unique. Une étude réalisée par le ministère du Travail, à partir de données recueillies en 2016, met au contraire en lumière un recours croissant à cet outil pour évaluer et prévenir les risques professionnels (1).

Forte progression du recours au DUER

Ainsi, dans le secteur privé, la proportion de DUER élaborés ou mis à jour dans les 12 derniers mois atteignait, en 2016, 70,8 % dans les établissements de 10 à 49 salariés, 88,9 % dans ceux de 50 à 249 salariés, 93,7 % dans ceux de 250 à 499 salariés et jusqu’à 96,4 % dans ceux de 500 salariés et plus. De son côté, le secteur public, pourtant longtemps à la traîne, fait preuve d’une belle dynamique de rattrapage. En 2016, 51,1 % des établissements de la fonction publique territoriale disposaient d’un DUER à jour contre seulement 33,2 % d’entre eux en 2013. Cette progression se vérifie dans les établissements de la fonction publique hospitalière où le taux de document unique était déjà fort élevé (75,9 % contre 75,4 %). Lire la suite

Risques liés aux réseaux (électriques, gaz, hydrocarbures, etc.)

Le manque de connaissances sur les risques liés aux réseaux (électriques, gaz, hydrocarbures, etc.) est aujourd’hui encore une source importante d’accidents.

S’il est habituel que des lignes et des câbles électriques traversent les zones de chantiers, il paraît évident qu’il vaut mieux éviter tout contact. S’approcher de trop près d’une ligne électrique ou pointer un outil vers celle-ci peut électrocuter. Des explosions ou intoxications peuvent aussi être engendrées par la rupture d’une conduite de gaz. Avec l’AIPR, la réglementation sur la sécurité des travaux à proximité des réseaux aériens et enterrés va évoluer.

REGLEMENTATION

La réglementation concernant les lignes électriques se trouve à ce jour dans le Code de l’environnement (articles L 554-1 et suivants et R. 554-1 et suivants) et dans le Code du travail (articles R. 4534-107 et suivants). Elle est précisée par divers arrêtés. Lire la suite

Rappel à destination des sauveteurs secouristes du travail

Le dispositif de formation de sauveteur secouriste du travail a évolué.

Le nouveau dispositif de formation V6-21 12 2018 porte principalement sur la durée des formations et le nombre de participants. Les principales évolutions sont les suivantes :

Pour la formation initiale de SST

Durée de 14 h (incompressible) : impossibilité de faire une formation en moins de 14h00, même avec moins de 10 stagiaires. Lire la suite

Le rapport Lecocq face à l’histoire de la prévention

Le rapport Lecocq : la France à la croisée des chemins

A l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail du 28 avril dernier, Guy Rider, directeur général de l’Organisation internationale du travail (OIT) soulignait : “Il n’est pas moins nécessaire d’accorder la priorité à la sécurité et à la santé au travail aujourd’hui qu’en 1919”. Il est vrai que le centenaire de l’organisation invite à mesurer les objectifs atteints et ceux à poursuivre.

De la réparation à la prévention

Comme le rappelle fort opportunément le rapport Sécurité et santé au cœur de l’avenir du travail -Mettre à profit 100 ans d’expérience, publié le 18 avril dernier par l’OIT, la lutte contre les accidents du travail et les maladies professionnelles a déjà une longue histoire marquée par un processus d’amélioration continue qui se vérifie en France. Dans un article de fond, Hervé Lanouzière, ancien directeur général de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) soulignait ainsi que la prévention des risques professionnels a toujours progressé par palier(1). Lire la suite