Crise sanitaire : 41 % des salariés français en détresse psychologique

La crise sanitaire et les mesures prises pour la combattre ont eu des effets plus lourds qu’anticipé sur le moral des salariés français. Selon la 9e vague du baromètre réalisé par Empreinte Humaine, 41% d’entre eux seraient en situation de détresse psychologique et 13% en burn-out sévère.

Réalisé par Opinion Way pour Empreinte Humaine, ce baromètre suit depuis le début de la crise l’évolution de la santé mentale des salariés. Cette 9e vague confirme que l’état psychologique des salariés s’est très fortement dégradé depuis deux ans.

Les RH, les femmes et les managers particulièrement touchés

Selon les données recueillies, 41 % des salariés sont en situation de détresse psychologique, 34 % seraient en burn-out et même 13 % en burn-out sévère. Signe de cette souffrance, 50 % des salariés déclarent avoir tendance à s’isoler et à se couper du monde tandis que 40 % des salariés admettent perdre souvent patience et être facilement irritables.

Certains publics sont particulièrement exposés à la détresse psychologique, comme les salariés exerçant des fonctions dans le domaine des ressources humaines (64 %), les moins de 29 ans (54 %), les femmes (47,5 %) et les managers (44 %). Les télétravailleurs (36 % dont 13 % de burn-out sévères) ne sont hélas pas épargnés par cette souffrance même s’ils présentent toutefois un taux d’exposition légèrement inférieur à la moyenne des salariés.

Vif désir de retour à la normale

Signe d’un vif désir de retour à la normale, 67 % des salariés français se déclarent lassés des discussions sur la COVID-19 dans les médias. Enfin, 54 % se déclarent “fatigués du fait des changements successifs de réglementations et recommandations autour de la COVID-19”.

(1) “Rapport au travail et état psychologique des salariés français post-crise: quelles attentes, quelles solutions ?”, 9e baromètre Empreinte Humaine, mars 2022.

Passeport vaccinal en entreprise

Le titre simplifié pour faciliter le contrôle des salariés

Depuis la dernière mise à jour du protocole sanitaire en entreprise (25 janvier 2022), l’employeur qui doit contrôler la situation sanitaire de certains salariés a deux options :

1 – soit vérifier quotidiennement les passeports vaccinaux (solution lourde quant à sa gestion et intrusive sur le plan des rapports sociaux mais qui s’explique par le fait que la date des doses de rappel diffère pour chaque salarié) ;

2 – soit, si le salarié a accepté de lui remettre un justificatif de statut vaccinal complet contre la Covid-19, contrôler le titre simplifié qu’il lui a délivré en échange.
L’intérêt de cette seconde option est de permettre à l’employeur de conserver, de manière sécurisée, le résultat du contrôle que lui a fourni son salarié tandis que ce dernier n’a plus qu’à présenter lors de chacune de ses entrées dans l’établissement, le document simplifié qui lui a été remis.

La CNIL précise qu’il s’agit d’une solution applicable aux seuls salariés volontaires. Par ailleurs, elle dispose que l’employeur ne doit pas demander un justificatif qui comporte d’autres données que l’information selon laquelle la personne concernée a bien été vaccinée et que le schéma vaccinal est complet.
Enfin, elle rappelle que le résultat de la vérification pourra être conservé par l’employeur jusqu’à la fin de l’obligation vaccinale ou la fin du contrat de travail de la personne concernée.

Les personnes concernées


Depuis le 24 janvier 2022, en application de la loi 2022-46 du 22 janvier 2022, la présentation du passeport vaccinal peut être demandée aux salariés et apprentis de 16 ans et plus, bénévoles, prestataires, intérimaires, sous-traitants qui interviennent dans les lieux, établissements, services ou événements où ce passe est demandé aux clients ou usagers.

Les lieux où la détention du passeport vaccinal est obligatoire

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Aide-mémoire – Cas contact et mesures d’isolement COVID-19 depuis le 03.01.22

Afin de tenir compte de l’évolution extrêmement rapide de la diffusion du variant Omicron en France, les durées d’isolement et de quarantaine évoluent dès le 3 janvier 2022, selon que vous soyez infecté par la Covid-19 ou cas contact. (www.gouvernement.fr)


Si vous avez déjà eu la Covid il y a moins de 2 mois, alors vous n’êtes pas considéré comme cas contact.


Pour être cas contact il faut avoir été en contact avec une personne positive au Covid-19 sans mesures de protection efficace qui sont :
une séparation physique isolant la personne-contact du cas confirmé ou probable en créant deux espaces sans communication (vitre, Hygiaphone®) ;
un masque chirurgical ou un maque FFP2, ou un masque en tissu « grand public filtration supérieure à 90 % » (correspondant à la catégorie 1 (Afnor)), porté par le cas confirmé ou probable ET la personne-contact.

Personnes présentant un schéma vaccinal complet

(c’est-à-dire avec rappel ou un cycle initial de vaccination achevé il y a moins de 7 mois)


La personne est positive à la COVID-19 : isolement strict pendant 7 jours pleins après la date d’apparition de symptômes ou du test positif (antigénique ou RT-PCR).

Réaliser un test antigénique (TAG) le 5ème jour
Si test contrôle négatif et en l’absence de symptômes depuis 48h : fin de l’isolement.

♦ Si test positif ou en l’absence de test : alors isolement jusqu’au 7ème jour, sans nouveau test à réaliser.

La personne est cas contact :

Test antigénique ou RT-PCR immédiat

♦ résultat négatif : absence d’isolement, respect scrupuleux des gestes barrières (port du masque en intérieur et extérieur, limiter les contacts, télétravailler dans la mesure du possible).

♦ puis réalisation d’autotest à J2 et J4. En cas d’autotest positif, le confirmer par un TAG ou RT-PCR.

 

Personnes présentant un schéma vaccinal incomplet ou non vaccinées

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Crise sanitaire & conditions de travail – Les 4 enseignements de l’enquête TraCov

“La crise sanitaire est associée à une dégradation de l’état de santé perçue des travailleurs. Ils sont 30 % à déclarer un état de santé altéré en janvier 2021, contre 25 % en 2019.

Au niveau de la santé psychique, la dégradation est encore plus forte : 23 % des salariés ont un score WHO 5 associé à un risque élevé de dépression, contre 10 % en 2019.”

La crise sanitaire et les mesures prises pour endiguer de la pandémie de Covid-19 ont provoqué d‘importants changements dans le monde du travail. Comment ont-ils affecté les conditions de travail ? Et Quelles ont été leurs conséquences sur l’état de santé psychique et physique des travailleurs ? La vaste enquête TraCov, réalisée au premier trimestre 2021 auprès de 17 216 actifs en emploi permet de répondre à ces questions (1). Les données recueillies soulignent l’extrême diversité des situations vécues, notamment selon le secteur d’activité et le type de fonction occupée. Elles confirment aussi le rôle crucial joué par la prévention des risques pour atténuer l’impact de la crise sur la santé des travailleurs et le fonctionnement des entreprises.

1 – Un profond bouleversement du monde du travail

L’enquête rappelle d’abord que la crise sanitaire a considérable­ment bousculé les habitudes de travail les mieux établies : “Cer­tains secteurs ont connu des fermetures administratives ou une activi­té fortement réduite ; d’autres, au contraire, ont fait face à un surcroît d’activité. Les pratiques ont évolué et les formes d’organisation du travail ont été modifiées pour s’adapter à ce contexte. Le recours au télétravail, permettant une continuité de l’activité, s’est massivement diffusé et des mesures limitant les risques de contagion au travail ont été instaurées lorsque la nature du travail le permettait”, notent les auteurs. Ces bouleversements ont considérablement rebattu la carte des risques professionnels, obligeant les employeurs à mettre à jour leur Document unique (DUER). Ils laissent aussi présager une pérennisation de nouveaux modes d’organisation porteurs de risques spécifiques, comme le télétravail. Lire la suite