Employeurs et salariés… Conseils simples pour réussir la mise en place du télétravail

Le télétravail représentait autrefois un projet s’intégrant dans une libre réflexion de long terme sur l’organisation du travail. Sous l’effet de la crise sanitaire, il tend à devenir une injonction gouvernementale à laquelle les entreprises doivent se conformer toutes affaires cessantes.

Réussir la mise en place du télétravail implique toutefois de prévenir les risques spécifiques qu’il comporte.

Simples et pratiques, les conseils ci-dessous visent à aider les employeurs et les salariés dans cette démarche permettant de tirer le meilleur parti du télétravail de temps de crise.

Recommandations aux  employeurs :

1 – Mettre à jour son Document unique.

Comme chacun a pu le constater lors du confinement de mars 2020, le passage au télétravail représente un bouleversement profond des habitudes de travail. Le télétravail nécessite donc une mise à jour du document unique d’évaluation des risques professionnels de l’entreprise. En effet, selon l’article R4121-2 du Code du travail, cette mise à jour est requise “lors de toute décision d’aménagement important modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail”. Pour Emmanuel Pochet, directeur de Point Org Sécurité, cette démarche n’est pas de pure forme car “le déploiement du télétravail modifie les risques auxquels sont exposés les salariés. Certains risques, comme les accidents de trajet, vont évidemment décroître drastiquement, tandis que d’autres, comme ceux liés à l’utilisation d’écrans, vont augmenter.” Lire la suite

Conjurer les risques du “télétravail contraint”

“Le télétravail doit être la règle pour toutes les activités qui le permettent. […] C’est difficile, mais nous n’avons pas le choix ! Le télétravail est un levier important dans la lutte contre le Covid.” C’est par ces mots que, le 4 février dernier, la ministre du Travail, Élisabeth Borne, a exhorté les entreprises à placer “de toute urgence” davantage de leurs salariés en télétravail.

Ce souhait était assorti d’un avertissement : “Nous souhaitons que les 2,5 millions de salariés qui ne télétravaillent pas du tout et qui peuvent le faire le fassent. Ceux qui télétravaillent partiellement doivent le faire un ou deux jours de plus […].Nous nous assurerons que les mesures seront prises. L’inspection du travail va rester mobilisée.”

Cette dernière prise de parole s’inscrit dans un durcissement constant de la position du gouvernement en matière de télétravail. Les différentes versions du Protocole national diffusé par le Gouvernement à l’occasion de la crise sanitaire ont fait passer le télétravail de “solution à privilégier lorsque cela est possible” et de “pratique recommandée” (version du 31 août 2020), à “la règle pour l’ensemble des activités qui le permettent”(version du 29 octobre 2020). Lire la suite

Vélo au travail : quel cadre règlementaire ? Un focus juridique de l’INRS

Pour des raisons sanitaires, écologiques ou de réduction des coûts, de nombreuses entreprises envisagent d’encourager leurs employés à recourir au vélo dans le cadre de leur travail ou de leurs déplacements domicile–travail. Si cette démarche est à la mode, notamment dans les grandes métropoles, elle doit toutefois s’accompagner de mesures d’évaluation et de prévention des risques liés à ce moyen de transport.

Et si l’on incitait ses salariés à se déplacer à vélo plutôt qu’en voiture individuelle ? Soutenue par plus plusieurs mesures gouvernementales incitatives, cette idée suscite un intérêt croissant des entreprises, notamment en milieu urbain. Toutefois, comme le rappelle un récent Focus juridique de l’INRS, ce choix doit être mûrement réfléchi.

Nécessaire évaluation des risques !

Comme le rappellent les auteurs, cette réflexion doit être menée en amont de la décision : “L’entreprise qui met à disposition une flotte de vélos qui serviront d’équipements de travail doit prendre toutes les mesures appropriées pour assurer leur utilisation en toute sécurité. Elle doit évaluer les risques engendrés par l’utilisation des vélos et, au vu des résultats, déterminer si le vélo peut constituer un mode de déplacement adapté et sûr pour ses salariés.” Lire la suite

Covid-19 : comment repérer les activités “télétravaillables” ? – Une méthode conçue par l’Anact

Plus de quatre postes de travail sur dix sont praticables à distance.


Le regain épidémique actuel va probablement conduire à un recours plus massif au télétravail de façon à réduire le risque de contamination des salariés. Toutefois, comme le remarque l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact), de nombreux postes de  travail  qui  pourraient  être  “télétravaillés”  ne  le  sont  pas  encore.  Afin  de  les  identifier l’agence a mis au point une méthode consistant à penser “activité” plutôt que “métier”.

Selon le ministère du Travail, hors pandémie, plus de quatre postes de travail sur dix sont praticables à distance. Force est donc de constater que de nombreux gisements ne seraient pas encore identifiés.

Penser “activité” plutôt que “métier”

Pour les experts de l’Anact, cette situation ne résulte pas tant de problèmes matériels comme le manque de matériel informatique que d’une approche erronée. En effet, lorsque nous passons en revue les postes télétravaillables nous pensons d’abord “métier”. Cela conduit par exemple à considérer, très naturellement, qu’un membre du service comptabilité peut travailler à distance tandis qu’un technicien de maintenance ne le pourrait pas. Or, même dans cet exemple extrême, ce n’est que partiellement vrai. En effet, si l’on raisonne en “activité”, on découvre alors que certaines tâches accomplies par ce même technicien peuvent l’être en télétravail : suivi des réclamations, gestion des commandes de pièces, etc. Certes pas de quoi le mener à un télétravail à temps complet ! Mais le propre de l’approche par “activité” consiste  justement  à  identifier les nombreux gisements de télétravail partiel dans le but de limiter le nombre de travailleurs présents simultanément dans l’entreprise. Lire la suite

Télétravail : une révolution impliquant des démarches de prévention des risques

Depuis  le  confinement,  le  télétravail  suscite  un  engouement  sans  précédent,  aussi  bien  auprès des  dirigeants  d’entreprise  que  de  leurs  salariés.

Mais  qu’en  pensent  les  DRH  généralement chargés de mettre en œuvre son déploiement ? Une récente enquête réalisée par l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (A NDRH) révèle qu’ils sont à la fois enthousiastes et lucides quant aux atouts et dangers de cette véritable révolution.

Le télétravail devrait poursuivre son essor.

Parmi les 458 DRH d’entreprises françaises interrogés, 85 % des répondants jugent souhaitable de le développer de manière pérenne. De même 82 % estiment que le nombre de postes éligibles au télétravail est plus important qu’avant la crise. En revanche, ils imaginent plutôt l’émergence d’organisations mixtes, combinant jours de travail à distance et jours de présence dans les locaux de l’entreprise.

Parmi  les  bénéfices  attendus  du  télétravail,  ils citent prioritairement la capacité à mieux répondre aux attentes des collaborateurs actuels et futurs (93 %), l’augmentation de la productivité (64 %).Des atouts qui ne les empêchent pas de voir risques que comporte également le télétravail. Ainsi, ils redoutent particulièrement la réduction des interactions sociales et le déclin du sentiment d’appartenance à l’entreprise (88 %), la baisse de la cohésion entre les télétravailleurs et les autres salariés (88 %) etaussi l’augmentation des risques psychosociaux. Lire la suite