L’absentéisme au travail- De l’analyse à l’action

Pour bien résoudre un problème, il faut d’abord le cerner dans toutes ses dimensions. Partant de ce constat, Denis Monneuse, chercheur en Ressources Humaines et sociologue spécialisé dans les questions de santé au travail, propose un état des lieux complet de l’absentéisme en France. Après avoir défini le phénomène et passé en revue ses diverses causes – aussi bien endogènes qu’exogènes au monde du travail -, il propose une méthodologie pour combattre ce phénomène ruineux. Au cœur de sa démarche, figure la conviction qu’un absentéisme supérieur à la norme est toujours “une cocréation de l’entreprise”. Une affirmation qui bien sûr ne vise pas à mettre en accusation mais à rompre avec tout fatalisme. Pour Denis Monneuse, les solutions existent, à condition de porter un regard neuf sur les erreurs commises en matière d’ergonomie, d’organisation et de conditions de travail.

 L’absentéisme au travail- De l’analyse à l’action, par Denis Monneuse, Éditions Afnor, février 2015, 180 p., 28 €.



Voir le document

QVT et document unique – Deux démarches liées

Alors que se déroule, du 17 au 21 juin 2019, la Semaine de la Qualité de vie au travail (QVT), de nombreux articles, rencontres et débats sont consacrés, dans la presse généraliste et spécialisée, à cette démarche novatrice.

Libérer la QVT des gadgets ludiques

C’est l’occasion de rappeler que la QVT ne saurait être assimilée à des actions aussi dérisoires que la mise à disposition des travailleurs d’un baby-foot, de salles de sport, de séances de massages ou de conseils diététiques. En effet, ces initiatives, si sympathiques puissent-elles être – lorsqu’elles ne résultent pas du pur artifice de communication – passent totalement à côté du sujet.

En effet, comme le rappelle l’Accord national interprofessionnel du 19 juin 2013 portant sur la QVT, celle-ci se définit comme “un sentiment de bien-être au travail perçu collectivement et individuellement qui englobe l’ambiance, la culture de l’entreprise, l’intérêt du travail, les conditions de travail, le sentiment d’implication, le degré d’autonomie et de responsabilisation, l’égalité, un droit à l’erreur accordé à chacun, une reconnaissance et une valorisation du travail effectué.” La QVT ne relève donc nullement d’une quelconque culture du “fun”. Elle ne concerne pas les “afterworks” ni les à-côtés du travail mais le travail lui-même dans le but premier d’améliorer aussi bien les conditions de travail que l’efficacité des équipes. Lire la suite

Flex-offices : un choix à mûrement réfléchir

 » L’homme un besoin physiologique de marquer un territoire, de fixer des repères »

Les employeurs qui envisagent de succomber à la mode des flex-offices, cet aménagement de l’espace de travail dans lequel les salariés ne disposent plus d’un bureau attitré devraient y réfléchir à deux fois. C’est du moins la conviction de Laurent Assouly, ethnologue et salarié du fabricant de meuble de bureau Howe, qui, dans la dernière livraison du magazine Travail & Sécurité pointe les risques et inconvénients qui peuvent en résulter pour les entreprises et leurs salariés.

Fort d’une expérience de 20 ans dans l’aménagement des espaces tertiaires, Laurent Assouly estime que ces espaces au design souvent contemporain et soigné ne tiennent pas toujours leurs promesses.

Inflation des mails et déclin de la communication

Ainsi, les “perspectives d’amélioration de la socialisation, de la communication orale et, par voie de conséquence, de la productivité” ne sont pas toujours au rendez-vous car, dans des bureaux ouverts, la crainte de déranger ses collègues conduit les salariés à privilégier les mails, même pour s’adresser aux personnes qui se trouvent dans la même pièce. Lire la suite

Santé et sécurité – Un rapport de l’OIT se penche sur les risques et opportunités des transformations du travail

A l’occasion de son centenaire, l’Organisation internationale du travail (OIT) a publié un rapport spécialement dédié aux questions de santé et sécurité au travail.

Après avoir brossé une vaste fresque des avancées obtenues depuis 1919, les auteurs proposent d’anticiper les conséquences de la transformation du travail sur les risques professionnels.

Un travail en mutation

Quatre transformations principales respectivement liées aux technologies, à la démographie, au développement durable et aux évolutions de l’organisation du travail sont successivement passées en revue. Ainsi, le volet “technologies” est décliné en “numérisation et TIC”, “automatisation et robotique” et “nanotechnologies” tandis que le volet “développement durable” évoque aussi bien l’effet du réchauffement climatique que les risques associés aux technologies vertes. Le point fort : loin des discours manichéens (aussi bien alarmistes que lénifiants) accompagnant généralement ces sujets, le rapport présente, pour chacun d’entre eux, un tableau synthétique des risques et des opportunités.

La prévention au service de l’agilité

Lire la suite

Le télétravail plébiscité par les salariés français

Selon une récente étude réalisée par Malakoff Médéric Humanis, 29 % des salariés français déclarent télétravailler et 56 % aimeraient le faire.

Largement plébiscité, le travail à distance est toutefois porteur de risques spécifiques qu’il s‘agit de prévenir pour qu’il produise tous ses effets positifs sur le bien-être et la performance des travailleurs.

Preuve que le télétravail n’est plus une solution informelle mais un véritable choix organisationnel plébiscité aussi bien par les salariés que par les entreprises, le télétravail contractuel aurait enregistré une hausse de 50 % par rapport à 2017.

Gagner en souplesse et en autonomie

Pour les 29 % de salariés du privé concernés, le télétravail est d’abord un moyen de gagner en souplesse d’organisation. Parmi les raisons qui les ont poussés à le pratiquer, 54 % des télétravailleurs citent“la réduction du temps de trajet” et 36 % “la souplesse des horaires”. Leurs attentes semblent ne pas avoir été déçues. Près de 8 télétravailleurs sur 10 en sont satisfaits. Et chez les managers qui encadrent des télétravailleurs, ils sont à 83 % à être favorables au télétravail.

Des salariés plus performants Lire la suite