Vélo au travail : quel cadre règlementaire ? Un focus juridique de l’INRS

Pour des raisons sanitaires, écologiques ou de réduction des coûts, de nombreuses entreprises envisagent d’encourager leurs employés à recourir au vélo dans le cadre de leur travail ou de leurs déplacements domicile–travail. Si cette démarche est à la mode, notamment dans les grandes métropoles, elle doit toutefois s’accompagner de mesures d’évaluation et de prévention des risques liés à ce moyen de transport.

Et si l’on incitait ses salariés à se déplacer à vélo plutôt qu’en voiture individuelle ? Soutenue par plus plusieurs mesures gouvernementales incitatives, cette idée suscite un intérêt croissant des entreprises, notamment en milieu urbain. Toutefois, comme le rappelle un récent Focus juridique de l’INRS, ce choix doit être mûrement réfléchi.

Nécessaire évaluation des risques !

Comme le rappellent les auteurs, cette réflexion doit être menée en amont de la décision : “L’entreprise qui met à disposition une flotte de vélos qui serviront d’équipements de travail doit prendre toutes les mesures appropriées pour assurer leur utilisation en toute sécurité. Elle doit évaluer les risques engendrés par l’utilisation des vélos et, au vu des résultats, déterminer si le vélo peut constituer un mode de déplacement adapté et sûr pour ses salariés.” Lire la suite

Covid-19 : comment repérer les activités “télétravaillables” ? – Une méthode conçue par l’Anact

Plus de quatre postes de travail sur dix sont praticables à distance.


Le regain épidémique actuel va probablement conduire à un recours plus massif au télétravail de façon à réduire le risque de contamination des salariés. Toutefois, comme le remarque l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact), de nombreux postes de  travail  qui  pourraient  être  “télétravaillés”  ne  le  sont  pas  encore.  Afin  de  les  identifier l’agence a mis au point une méthode consistant à penser “activité” plutôt que “métier”.

Selon le ministère du Travail, hors pandémie, plus de quatre postes de travail sur dix sont praticables à distance. Force est donc de constater que de nombreux gisements ne seraient pas encore identifiés.

Penser “activité” plutôt que “métier”

Pour les experts de l’Anact, cette situation ne résulte pas tant de problèmes matériels comme le manque de matériel informatique que d’une approche erronée. En effet, lorsque nous passons en revue les postes télétravaillables nous pensons d’abord “métier”. Cela conduit par exemple à considérer, très naturellement, qu’un membre du service comptabilité peut travailler à distance tandis qu’un technicien de maintenance ne le pourrait pas. Or, même dans cet exemple extrême, ce n’est que partiellement vrai. En effet, si l’on raisonne en “activité”, on découvre alors que certaines tâches accomplies par ce même technicien peuvent l’être en télétravail : suivi des réclamations, gestion des commandes de pièces, etc. Certes pas de quoi le mener à un télétravail à temps complet ! Mais le propre de l’approche par “activité” consiste  justement  à  identifier les nombreux gisements de télétravail partiel dans le but de limiter le nombre de travailleurs présents simultanément dans l’entreprise. Lire la suite

Télétravail : une révolution impliquant des démarches de prévention des risques

Depuis  le  confinement,  le  télétravail  suscite  un  engouement  sans  précédent,  aussi  bien  auprès des  dirigeants  d’entreprise  que  de  leurs  salariés.

Mais  qu’en  pensent  les  DRH  généralement chargés de mettre en œuvre son déploiement ? Une récente enquête réalisée par l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (A NDRH) révèle qu’ils sont à la fois enthousiastes et lucides quant aux atouts et dangers de cette véritable révolution.

Le télétravail devrait poursuivre son essor.

Parmi les 458 DRH d’entreprises françaises interrogés, 85 % des répondants jugent souhaitable de le développer de manière pérenne. De même 82 % estiment que le nombre de postes éligibles au télétravail est plus important qu’avant la crise. En revanche, ils imaginent plutôt l’émergence d’organisations mixtes, combinant jours de travail à distance et jours de présence dans les locaux de l’entreprise.

Parmi  les  bénéfices  attendus  du  télétravail,  ils citent prioritairement la capacité à mieux répondre aux attentes des collaborateurs actuels et futurs (93 %), l’augmentation de la productivité (64 %).Des atouts qui ne les empêchent pas de voir risques que comporte également le télétravail. Ainsi, ils redoutent particulièrement la réduction des interactions sociales et le déclin du sentiment d’appartenance à l’entreprise (88 %), la baisse de la cohésion entre les télétravailleurs et les autres salariés (88 %) etaussi l’augmentation des risques psychosociaux. Lire la suite

Les salariés heureux font les entreprises performantes

A l’occasion du confinement, de nombreux salariés français se sont livrés à un exercice d’introspection portant notamment sur leur travail : quelle place occupe-t-il dans ma vie ? Répond-il à mes attentes ? Ne feraije pas mieux de lever le pied, de changer de métier ou d’employeur ?

Après un ouvrage consacré, en 2014, à l’Economie du bonheur, Claudia Sénik, professeur à l’université Paris-Sorbonne et à l’École d’économie de Paris, revient avec un essai vantant les ressorts et les bienfaits du bien-être professionnel.

Une question managériale

Dans ce contexte, le sujet du bien-être professionnel va nécessairement prendre une nouvelle importance pour les entreprises désireuses  de  disposer  de  salariés  fidèles  et engagés. Raison de plus pour se plonger dans l’ouvrage que lui consacre Claudia Sénik.

Codirectrice de l’Observatoire du bien-être, l’auteur y démontre, données à l’appui, que le bonheur au travail des salariés contribue de  façon  significative  à  la  performance  des entreprises.

Les vrais ressorts du bien-être au travail

Mais pour atteindre ce Graal, encore faut-il en comprendre ses ressorts ? À l’issue de la lecture, on comprend que ce n’est pas aussi mystérieux qu’on ne l’imagine parfois. En effet, sans surprise, le bien-être est notamment dopé par la confiance entre collègues et dans la hiérarchie, par l’autonomie et l’espoir de promotion. En revanche, de façon symétrique, il décline avec la pénibilité, l’exposition aux risques professionnels et les horaires atypiques.

Pas de bonheur sans prévention des risques professionnels Lire la suite