Les professionnels de l’onglerie exposés à 60 substances toxiques

Les professionnels du soin des ongles sont exposés à un grand nombre de substances chimiques potentiellement dangereuses.

C’est ce qui ressort d’une étude publiée le 23 novembre dernier par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). En effet, « sur les 700 substances présentes dans la composition des produits utilisés ou dans les atmosphères de travail. 60 ont été jugées très préoccupantes en raison de leur classification cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction (CMR) ». En conséquence, l’Anses recommande aux professionnels concernés, de « renforcer la mise en oeuvre de mesures de prévention du risque chimique, afin de réduire les expositions ». L’agence cite notamment « la recherche de produits de substitution, l’utilisation de tables aspirantes et le port d’équipements de protection individuelle adaptés ».

Pour aller plus loin : www.anses.fr

80 % des maladies professionnelles sont des TMS

Le ministère du Travail a récemment pu­blié un bilan sur l’exposition des salariés aux maladies professionnelles en 2012. Il en ressort que les troubles musculosque­lettiques (TMS) sont, de loin, les maladies professionnelles les plus fréquentes.

En effet, 4 maladies professionnelles sur 5 sont des TMS. Ceux-ci sont “particulièrement fré­quents dans les activités de l’industrie de la viande, l’habillement, les équipements du foyer, la blanchisserie et, dans une moindre mesure, le secteur de la construction. Les ouvriers et les femmes, tout particulièrement les ouvrières, sont les plus exposés”. Autre enseignement à retenir : “Depuis 2005, les maladies pro­fessionnelles reconnues ont augmenté de 4 % par an, portées par l’augmentation de la reconnaissance des TMS (7 % par an)” mais aussi, dans une moindre mesure pat les cancers professionnels qui ont augmenté de 4 % par an entre 2005 et 2012. L’amiante n’y est pas pour rien. En effet, “les maladies provoquées par l’amiante représentent 8 % des maladies professionnelles reconnues, et constituent la grande majorité des cancers professionnels reconnus”.

Pour aller plus loin : Dares Résultats, décembre 2016, n°081, téléchargeable sur http://dares.travail-emploi.gouv.fr

L’ennui au travail : un risque trop souvent négligé

le bore outDeux récents ouvrages soulignent la multiplication des cas de “bore-out”, cette pathologie frappant les personnes qui s’ennuient au travail, par manque de tâches à accomplir ou de défis à relever.

“J’arrive en fin de carrière et jamais je n’ai vu autant de gens atteints non pas de bactéries ou de virus, de maladie men­tale ou de traumatisme, mais d’autre chose engendré par la société qui va plutôt en s’ag­gravant”, s’alarme le docteur François Bau­mann, fondateur de la Société de formation thérapeutique du médecin généraliste dans un ouvrage consacré au bore-out (1).

Vers une épidémie de bore-out ?

Il n’est pas le seul à s’inquiéter de la pro­gression fulgurante de cette pathologie frappant les hommes et les femmes qui s’ennuient au travail. À l’aide d’un logiciel de statistique textuelle conçu par le CNRS, Christian Bourion, rédacteur en chef de la Revue internationale de psychologie et de gestion organisationnels (Ripco) a passé au crible des millions de témoignages sur la souffrance professionnelle. Et, contre toute attente, il a établi que la plus grande part des récriminations ne concernait nulle­ment l’excès de pression exercé par la hié­rarchie. “Les gens expriment avant tout leur ras-le-bol de ne rien faire. (2)

Inflation des process et robotisation…

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Prévenir les risques liés à la mise en rayon manuelle

Document unique distributionUne recommandation de l’Assurance Maladie

L’activité consistant, pour les salariés des supermarchés, à placer des produits en rayon peut sembler, comme bien d’autres, ano­dine. En réalité, comme le précise, une recom­mandation de l’Assurance maladie, entrée en vigueur en janvier 2016, il n’en est rien.

Les risques d’une activité en apparence anodine

En effet, comme le précisent les experts, cette activité peut générer des accidents du travail et des maladies professionnelles. D’une part, “les salariés peuvent être exposés à des contraintes articulaires pour le rachis (tronc penché), les épaules (bras tendus en avant ou en hauteur), les poignets (flexion/extension), les genoux (appui sur les genoux, position accrou­pie) et à des contraintes musculaires liés à des efforts importants”. D’autre part, ils peuvent “être concernés par les risques de chute d’objets et de chute de hauteur”. Lire la suite

Selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT), 6.300 personnes meurent chaque jour d’un accident professionnel ou d’une maladie liée au travail

415760-1-fre-FR-Organisation-internationale-du-travailSelon l’Organisation Internationale du Travail (OIT), 6.300 personnes meurent chaque jour d’un accident professionnel ou d’une maladie liée au travail dans le monde. Au-delà des drames humains, cette situation a aussi un coût économique considérable, que l’OIT estime à 4% du PIB annuel. Or, il n’y a aucune fatalité à cette situation. En effet, ce rapport souligne aussi, par contraste, combien les efforts de prévention des risques accomplis dans certains pays portent leurs fruits. Ainsi, au sein de l’Union européenne, le nombre d’accidents du travail mortels a diminué de plus de 30 % entre 1994 et 2000. En France, les efforts continuent aussi et ont permis d’obtenir une diminution de 3,5% entre 2012 et 2013 selon le bilan du Ministère du Travail.