Panorama des principaux risques professionnels

Entre 2010 et 2014, le nombre des accidents du travail (AT) s’est réduit de 5,7 %”. L’indice de fréquence, calculant le nombre d’accidents pour 1 000 salariés poursuit lui aussi une baisse régulière.

Rendu public voici quelques semaines, le Bilan 2017 Conditions de travail réalisé par le ministère du Travail présente notamment un état des lieux des principaux risques professionnels et de leur évolution. En mettant ainsi à jour des tendances lourdes à l’œuvre dans le monde du travail, ces chiffres constituent de précieux indicateurs pour les professionnels désireux d’orienter leurs démarches de prévention des risques.

33,6 accidents pour 1000 salariés en 2017 contre 36 en 2010

632 918 accidents du travail ont été recensés en 2017 contre 626 227 en 2016. Toutefois, pour les experts, cette légère augmentation ne remet pas en cause la tendance générale à la baisse depuis une petite dizaine d’années. “Entre 2010 et 2014, le nombre des accidents du travail (AT), s’était réduit de 5,7 %”. Et surtout, l’indice de fréquence, calculant le nombre d’accidents pour 1 000 salariés poursuit, quant à lui, sa baisse régulière. En 2017, on comptait 33,6 accidentés du travail pour 1 000 salariés, contre 33,8 en 2016, 33,9 en 2015 et 34 en 2014 et même 36 en 2010. Une nouvelle preuve que les efforts d’évaluation et de prévention des risques paient ! Lire la suite

Des TICS aux RPS

“Près de 25 % du temps de travail d’une entreprise tertiaire moyenne sont consacrés au traitement d’e-mails, soit 500 équivalents temps plein dans une entreprise de 2500 salariés !”

Un récent colloque met en garde contre les risques psychosociaux associés à un usage mal maîtrisé des technologies numériques.

À l’occasion d’un colloque international récemment organisé par Eurogip, les experts ont mis en garde les entreprises contre un usage non raisonné des technologies de l’information et de la communication (TIC). Ils estiment que “les risques psychosociaux liés aux TIC constituent un thème émergent” et que “beaucoup reste à faire” pour les prévenir.

“C’est une déception, dans le sens où après des années d’informatisation dans différentes entreprises, associations, etc., j’ai senti monter une vague de doléances qui peut se résumer dans la phrase : « Je n’ai pas le temps, je suis débordé », relate Thierry Venin., directeur de l’Agence départementale du numérique des Pyrénées-Atlantiques et auteur d’une thèse sur le lien entre TIC et RPS.

Tyrannie de l’immédiateté Lire la suite

Exposition au soleil : un risque trop souvent négligé, notamment au travail

 Quelque 80.000 cancers de la peau sont recensés chaque année en France.

Or, comme le révèle le Baromètre cancer 2015, publié début juillet par Santé publique France et l’Institut national du cancer, les gestes de prévention solaire sont encore trop peu appliqués, notamment au travail.

“Les risques solaires ne concernent pas uniquement les vacanciers !”, martèle Santé publique France. En effet, l’étude a fait apparaître que nombre de Français se protègent du soleil lorsqu’ils partent en vacances, mais se montrent beaucoup moins rigoureux dans leur vie quotidienne. Or, comme le rappellent les experts, le soleil, lui, ne prend pas de vacances : “L’exposition au soleil ne se limite pas aux lieux de vacances, elle peut se faire aussi dans son jardin, lors des activités de plein air, en milieu scolaire mais également au travail”.20 % des travailleurs très exposés

Pour la première fois, le Baromètre Cancer s’est donc intéressé à l’exposition solaire en milieu professionnel, mettant en évidence que :

➤ Plus d’un actif occupé sur cinq déclare devoir travailler souvent ou systématiquement au soleil.

➤ 54 % des actifs exposés au soleil lors de leur travail peuvent se mettre à l’ombre lors d’une journée ensoleillée et 37 % peuvent éviter d’être au soleil entre 12 heures et 16 heures. Lire la suite

Maladie de Lyme et travail : comment se protéger ?

La fréquence de la maladie de Lyme a presque été multipliée par 10 en 10 ans, avec 55.000 nouveaux cas recensés en 2016

D’après les données de Santé publique France, la fréquence de la maladie de Lyme a presque été multipliée par 10 en 10 ans, avec 55.000 nouveaux cas recensés en 2016, justifiant une mobilisation croissante des pouvoirs publics pour prévenir cette maladie transmise à l’homme par les morsures de tiques infectées par la bactérie Borrelia.

Sensibiliser les professionnels qui travaillent dans la nature

Une récente brochure de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) vise ainsi à sensibiliser les professionnels qui travaillent dans la nature (bûcherons, sylviculteurs, gardes forestiers, gardes-chasses, jardiniers, paysagistes, éleveurs…) tout en soulignant que toute personne pratiquant, même ponctuellement une activité en forêt est concernée. Une initiative d’autant plus bienvenue que des gestes simples suffisent à éviter de contracter cette maladie aux effets potentiellement très incapacitants : atteinte des nerfs, paralysie faciale, douleurs articulaires, etc.

Prévention et traitement précoce

Les recommandations formulées consistent à limiter le risque de piqûre, le risque d’infection en cas de piqûre et à accélérer le démarrage d’un traitement en cas d’infection. Elles peuvent se résumer ainsi :

➤ portez des vêtements couvrants, utilisez des répulsifs ;

➤inspectez-vous au retour ; Lire la suite

Les professionnels de l’onglerie exposés à 60 substances toxiques

Les professionnels du soin des ongles sont exposés à un grand nombre de substances chimiques potentiellement dangereuses.

C’est ce qui ressort d’une étude publiée le 23 novembre dernier par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). En effet, « sur les 700 substances présentes dans la composition des produits utilisés ou dans les atmosphères de travail. 60 ont été jugées très préoccupantes en raison de leur classification cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction (CMR) ». En conséquence, l’Anses recommande aux professionnels concernés, de « renforcer la mise en oeuvre de mesures de prévention du risque chimique, afin de réduire les expositions ». L’agence cite notamment « la recherche de produits de substitution, l’utilisation de tables aspirantes et le port d’équipements de protection individuelle adaptés ».

Pour aller plus loin : www.anses.fr