Les 10 traits distinctifs des travailleurs sans accidents

Depuis toujours, la sensibilisation aux risques professionnels a recouru à des témoignages de travailleurs accidentés avec l’espoir que ces récits incitent à mieux respecter les consignes de sécurité.

C’est un parti pris inverse qu’a pris David L. Walline.

Comme le relate la revue canadienne Prévention au travail, pendant plusieurs années, ce professionnel américain de la prévention des risques a recueilli les témoignages de salariés ayant réussi à se prémunir de tout accident à l’issue de 20, 30 ou 40 ans d’activité professionnelle. De la sorte, il est parvenu à établir que ces salariés se distinguaient par une dizaine de caractéristiques contribuant à les protéger et qu’il conviendrait de promouvoir. Afin de faciliter cette sensibilisation par l’exemplarité, nous vous les présentons ici assortis de brefs commentaires recueillis auprès des intervenants de Point Org Sécurité.

  1. Anticipation et prévention. Ces travailleurs planifient leur travail pour l’exécuter en toute sécurité. Pas question d’improviser !  Ils prennent le temps, y compris celui de vérifier l’état de l’équipement et des machines. Ils ne se pressent pas, même quand d’autres le leur demandent. Certains d’entre eux appellent cela “travailler intelligemment”. Lire la suite

Évaluation des expositions professionnelles : un levier pour la prévention

Il ne peut y avoir de prévention efficace des risques sans une évaluation préalable de ceux-ci.

C’est ce que rappelle, exemples à l’appui, un récent Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) consacré aux expositions professionnelles. En effet, comme l’écrivent Mounia El Yamani (Santé publique France) & Gérard Lasfargues (Anses), “des données collectées régulièrement et de manière structurée permettent la production de divers indicateurs utiles pour guider et prioriser les actions de prévention”. Décrite ici dans le cadre des politiques de santé publique, cette logique prévaut bien sûr pour les politiques de prévention des risques en entreprise.

Elle souligne ainsi que le document unique d’évaluation des risques représente bien un outil opérationnel permettant de mieux cibler les actions de prévention et de rendre les investissements consentis plus efficaces. Pour aller plus loin : Bulletin épidémiologique hebdomadaire, n° 12-13, 22 mai 2018, consultable sur : www.santepubliquefrance.fr

“Numérique et santé-sécurité au travail en Europe”

Le 15 mars dernier, Eurogip a consacré ses débats aux conséquences positives et négatives du numérique sur la santé et la sécurité du travail.

Au programme : impact des technologies de l’information et de la communication sur l’organisation et les environnements de travail, plates-formes en ligne et santé-sécurité au travail, impact du numérique sur l’assurance et la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, le numérique comme atout pour la prévention, le dialogue social européen et le point de vue de la Commission européenne.

Une première synthèse de ces débats est disponible sur www.eurogip.fr.

Une recommandation des professionnels du droit : anticiper le risque pénal par la prévention active des risques professionnels

« Toute atteinte à la santé ou à la sécurité du travailleur sera analysée par le juge pénal sous le prisme du devoir de vigilance de l’établissement”.

“Thème au cœur de l’actualité juridique et judiciaire, l’intégrité physique et psychique du travailleur est aussi au centre des préoccupations sociétales, politiques et économiques. L’arsenal répressif comme la politique pénale du parquet ont suivi ce mouvement, au point que le droit pénal du travail supplante le droit pénal des affaires”, observent les juristes du cabinet MI2, spécialisé dans la responsabilité pénale.

Émergence du “devoir de vigilance”

Ils précisent ainsi que la législation et la jurisprudence ont donné naissance à un “principe général de prévention” qui “met à la charge de l’employeur une obligation de résultat strictement interprétée, trouvant son corollaire dans la notion grandissante de ‘défaut de vigilance’.”

Très concrètement, cela signifie que “toute atteinte à la santé ou à la sécurité du travailleur sera analysée par le juge pénal sous le prisme du devoir de vigilance de l’établissement”.

Signe que ce “devoir de vigilance” imprègne l’ensemble des politiques de prévention des risques professionnels, “les lois Santé de 2015 et Travail de 2016 ont conforté le rôle préventif de la médecine du travail et l’objectif d’anticipation des risques d’altération de la santé des travailleurs au moyen d’une surveillance renforcée. C’est aussi dans cette lignée que s’inscrit la loi Vigilance de 2017, certes réservée pour l’heure aux très grandes entreprises, (mais pour combien de temps ?)”

Obligations de prévention des risques Lire la suite

Quelle formation en santé-sécurité pour les membres du CSE ?

Quelle formation en santé-sécurité pour les membres du CSE ?

La fusion des instances représentatives du personnel au sein du comité social et économique (CSE) et la suppression du CHSCT au profit d’une Commission santé sécurité et conditions de travail (CSSCT) rebat notamment les règles relatives à la formation santé-sécurité dont doivent bénéficier les membres de cette dernière. Quelle formation doivent suivre les membres du CSE ?

Combien de jours doit-elle durer ? Quand doit-elle se dérouler ? Qui peut la dispenser ? L’élu au CSE peut-il demander, dans ce cadre, un congé de formation ? Qui prend en charge ces dépenses de formation ? Les réponses à ces questions sont données de façon synthétique par Jennifer Shettle, responsable du pôle information juridique à l’INRS, dans la livraison de mars du magazine Travail & Sécurité, librement téléchargeable sur : http://www.travail-et-securite.fr/ts/actualites/actus-generales/reforme-code-travail.html