Nuisances sonores : 59 % des travailleurs français gênés par le bruit

“Pour 40 % des salariés français, le bruit et les nuisances sonores au travail entraînent une perte de productivité. »


L’édition 2019 de l’enquête “Bruit, santé auditive et qualité de vie au travail” réalisée par l’Ifop pour l’association JNA confirme que la gêne causée par le bruit sur le lieu de travail représente  un  phénomène  massif.  Trop  souvent  négligées, les nuisances sonores représentent un authentique risque professionnel aux effets délétères pour la santé des travailleurs et la performance des entreprises.

Le BTP et l’industrie pas seuls concernés

Dans l’imaginaire collectif, les nuisances sonores concernent avant tout les travailleurs de l’Industrie et du BTP… L’enquête de l’Ifop bat en brèche ce préjugé : tous secteurs confondus, six salariés sur dix déclarent être “personnellement gênés par le bruit et les nuisances  sonores  sur  leur  lieu  de  travail”. Les différences portent plutôt sur la source de la gêne : tandis que, pour 33 % des ouvriers, elle provient d’abord des matériels utilisés, ce n’est le cas que pour 20 % des salariés dans leur ensemble. De même, 26 % des cadres et professions intellectuelles supérieures se disent “avant tout gênés par les conversations téléphoniques”, alors que ces dernières ne sont citées en premier que par 13 % de l’ensemble des travailleurs.

Le bruit, enjeu majeur de santé et de sécurité

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Les nuisances sonores

72 % des travailleurs français considèrent en effet que le bruit“ a des effets négatifs sur la qualité de leur travail”.

Selon une enquête réalisée en 2018 par l’Ifop pour la Journée nationale de l’audition, près de 60 % des actifs français affirment “souffrir des nuisances sonores au travail”. Afin d’aider les entreprises à combattre ce fléau, la dernière livraison du magazine de l’INRS présente une série de solutions plus innovantes et efficaces que les simples casques et bouchons d’oreilles. Outre les travaux acoustiques, pas toujours aussi onéreux qu’on ne le croit, le bruit peut en effet être limité par une nouvelle organisation des espaces de travail, un changement des horaires de travail ou encore la promotion de règles de savoir-vivre professionnel. Avec, à la clé, une augmentation substantielle du bien-être des salariés et de la performance des entreprises : 72 % des travailleurs français considèrent en effet que le bruit“ a des effets négatifs sur la qualité de leur travail”.

Magazine Travail & Sécurité n° 805, mai 2015. Téléchargeable sur www.travail-et-securite.fr

Mesurer avec plus de précision l’exposition au bruit et aux vibrations des cloueuses

Mesurer avec plus de précision l’exposition au bruit et aux vibrations des cloueuses

L’IRSST (Québec) vient de publier les résultats d’une recherche qui propose des pistes pour simplifier les méthodes d’évaluation du bruit et des vibrations émis par les cloueuses fréquemment utilisées par les charpentiers et les couvreurs, dans le but de réduire leur exposition dans le cadre de leur travail. Ces outils émettent du bruit et des vibrations à des niveaux qui mettent les usagers à risque de surdité professionnelle ou du syndrome vibratoire main-bras.

Les chercheurs ont testé en laboratoire et sur le terrain les niveaux sonores et vibratoires de 8 modèles de cloueuses pour déterminer lesquels de ces outils sont les plus bruyants et ceux qui génèrent le plus de vibrations. Des tableaux récapitulatifs de ces évaluations sont inclues dans le rapport. Les chercheurs ont également identifié trois mécanismes de génération du bruit et des vibrations : 1) le bruit de l’échappement d’air des cloueuses pneumatiques; 2) le rayonnement du bruit provenant du corps de la cloueuse; 3) le bruit et les vibrations générés par la pièce en bois qui est clouée.

Les résultats de cette étude financée par l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST) peuvent être consultés sans frais ici.