Les nuisances sonores dopées par l’essor du télétravail

“Les actifs pratiquant le télétravail sont significativement plus nombreux que la moyenne à avoir cherché des conseils concernant leur audition : 25% de ceux concernés par le télétravail à temps plein, et 20 % à temps partiel” contre 14 % de la population globale.


Longtemps, le télétravail a été présenté comme une solution aux nuisances so­nores que les travailleurs doivent affronter, no­tamment lorsqu’ils sont assignés à un bureau paysager ou partagé. Hélas, la dernière édition du baromètre IFOP-Journées nationale de l’au­dition douche cet espoir (1).

Usage excessif du casque et des écouteurs

Bien sûr, de nombreux télétravailleurs ont dé­couvert que les membres de leurs familles ou leurs voisins peuvent être aussi bruyants que leurs collègues de travail… Quelque 38 % des télétravailleurs sondés disent avoir éprouvé une gêne de compréhension de la parole lors de différentes visioconférences en raison du bruit. Une situation qui explique certainement leur recours souvent excessif aux casques et aux écouteurs. En effet, 23 % des télétravail­leurs à temps plein utilisent un casque ou des écouteurs minimum 2 heures par jour et 65 % indiquent que cette durée d’écoute quoti­dienne s’est intensifiée avec la crise sanitaire. Conséquence : un tiers des télétravailleurs quotidiens affirme “avoir déjà ressenti souvent des troubles auditifs suite à l’usage de ces appa­reils”, soit presque le triple de la moyenne. Lire la suite

Moins fort, le bruit !

Le bruit n’est pas anodin pour la santé. Ses conséquences sont nombreuses : fatigue, stress, anxiété, bourdonnements et sifflements d’oreille, voire baisse de l’audition et, à terme, surdité irréversible. Mais, comme le rappelle une récente brochure de l’INRS, le bruit au travail n’est pas une fatalité. Il est possible – et bien sûr nécessaire – de s’en protéger !

Vous devez élever la voix pour parler à un collègue de travail situé à proximité de vous ? Vos oreilles bourdonnent à la fin de votre journée de travail ? De retour chez vous, vous devez augmenter le volume de votre radio ou de votre téléviseur pour bien entendre ? Si l’une de ces situations vous est familière, alors le bruit représente peut-être un risque pour votre santé. C’est par cette mise en situation que commence la brochure que l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) consacre au bruit en environnement de travail.

 Deux paramètres à combiner : intensité et durée

Très pédagogique, la brochure fourmille d’information pratique visant à ne pas prendre à la légère les risques induits par un bruit trop élevé. Pour les mesurer deux paramètres entrent en compte : l’intensité du bruit et la durée d’exposition. Ainsi, “pour une journée de travail de 8 h, l’audition est en danger à partir de 80 décibels (db)”. En revanche, au-delà de 120 db, “toute exposition, même de quelques secondes, est dangereuse”. Afin de comprendre ces mesures, quelques exemples communs sont donnés : une conversation normale (40 db), une tondeuse à gazon (un peu plus de 80 dB), une perceuse (un peu moins de 100 db), un brise-béton (environ 110 db), le décollage d’un avion (autour de 130 db). Lire la suite

Les télétravailleurs davantage exposés aux nuisances sonores

Une récente enquête de l’Ifop pour l’association Journée national de l’audition (JNA) révèle une surexposition des télétravailleurs aux nuisances sonores.
Les entreprises qui souhaitent pérenniser le recours au télétravail devront donc trouver des solutions pour prévenir ce risque pesant sur la santé et la performance de leurs salariés.

La quatrième vague de l’enquête sur “l’impact des nuisances sonores sur le lieu de travail” s’est particulièrement penchée sur la situation des actifs en télétravail. Or le verdict est sans appel : “pour plus de 80 % des télétravailleurs, la pollution sonore a des répercussions sur leurs comportements et dégrade leur qualité de travail”.

Menace la santé et la performance

Ce constat est tout sauf neutre car, “parmi les personnes gênées par les nuisances sonores au travail, la très grande majorité s’accorde à affirmer que celles-ci ont des répercussions sur leur travail et leur santé que ce soit leurs comportements tels que la fatigue, la nervosité ou l’agressivité (84 %), la qualité de leur travail (73 %),l’équilibre général de leur santé (73 %) ou l’apparition de troubles auditifs (65 %)”. Lire la suite

Nuisances sonores : 59 % des travailleurs français gênés par le bruit

“Pour 40 % des salariés français, le bruit et les nuisances sonores au travail entraînent une perte de productivité. »


L’édition 2019 de l’enquête “Bruit, santé auditive et qualité de vie au travail” réalisée par l’Ifop pour l’association JNA confirme que la gêne causée par le bruit sur le lieu de travail représente  un  phénomène  massif.  Trop  souvent  négligées, les nuisances sonores représentent un authentique risque professionnel aux effets délétères pour la santé des travailleurs et la performance des entreprises.

Le BTP et l’industrie pas seuls concernés

Dans l’imaginaire collectif, les nuisances sonores concernent avant tout les travailleurs de l’Industrie et du BTP… L’enquête de l’Ifop bat en brèche ce préjugé : tous secteurs confondus, six salariés sur dix déclarent être “personnellement gênés par le bruit et les nuisances  sonores  sur  leur  lieu  de  travail”. Les différences portent plutôt sur la source de la gêne : tandis que, pour 33 % des ouvriers, elle provient d’abord des matériels utilisés, ce n’est le cas que pour 20 % des salariés dans leur ensemble. De même, 26 % des cadres et professions intellectuelles supérieures se disent “avant tout gênés par les conversations téléphoniques”, alors que ces dernières ne sont citées en premier que par 13 % de l’ensemble des travailleurs.

Le bruit, enjeu majeur de santé et de sécurité

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Les nuisances sonores

72 % des travailleurs français considèrent en effet que le bruit“ a des effets négatifs sur la qualité de leur travail”.

Selon une enquête réalisée en 2018 par l’Ifop pour la Journée nationale de l’audition, près de 60 % des actifs français affirment “souffrir des nuisances sonores au travail”. Afin d’aider les entreprises à combattre ce fléau, la dernière livraison du magazine de l’INRS présente une série de solutions plus innovantes et efficaces que les simples casques et bouchons d’oreilles. Outre les travaux acoustiques, pas toujours aussi onéreux qu’on ne le croit, le bruit peut en effet être limité par une nouvelle organisation des espaces de travail, un changement des horaires de travail ou encore la promotion de règles de savoir-vivre professionnel. Avec, à la clé, une augmentation substantielle du bien-être des salariés et de la performance des entreprises : 72 % des travailleurs français considèrent en effet que le bruit“ a des effets négatifs sur la qualité de leur travail”.

Magazine Travail & Sécurité n° 805, mai 2015. Téléchargeable sur www.travail-et-securite.fr