Preuves du fort impact de l’organisation du travail sur la qualité de la prévention

Une étude du ministère du Travail établit que “l’utilisation adéquate des équipements ou le respect des consignes de sécurité sont rendus plus difficiles quand l’activité de travail est soumise à des rythmes très intenses et à des changements trop rapides”.

En 2013, “86 % des salariés ont été concernés dans un passé récent par une action de sensibilisation aux enjeux de la santé et de la sécurité au travail”, rapportent les auteurs d’une étude visant à déterminer si les salariés utilisent réellement les outils de prévention des risques professionnels prévus par leur entreprise(1). En effet, comme ils le précisent, l’édiction de règles de sécurité ou la mise à disposition d’équipements de protection ne préjuge pas qu’ils soient véritablement respectés ou utilisés.

Des consignes pas toujours respectées

Ainsi, parmi les salariés les plus exposés à au moins quatre risques professionnels – comme, par exemple les fumées ou les poussières, les produits toxiques, le bruit, les postures pénibles ou les vibrations -, 19 % disent “ne pas toujours pouvoir respecter les consignes de sécurité”. Si bien que, malgré les consignes écrites, la prévention réelle se révèle “déficiente”. Lire la suite

QVT et document unique – Deux démarches liées

Alors que se déroule, du 17 au 21 juin 2019, la Semaine de la Qualité de vie au travail (QVT), de nombreux articles, rencontres et débats sont consacrés, dans la presse généraliste et spécialisée, à cette démarche novatrice.

Libérer la QVT des gadgets ludiques

C’est l’occasion de rappeler que la QVT ne saurait être assimilée à des actions aussi dérisoires que la mise à disposition des travailleurs d’un baby-foot, de salles de sport, de séances de massages ou de conseils diététiques. En effet, ces initiatives, si sympathiques puissent-elles être – lorsqu’elles ne résultent pas du pur artifice de communication – passent totalement à côté du sujet.

En effet, comme le rappelle l’Accord national interprofessionnel du 19 juin 2013 portant sur la QVT, celle-ci se définit comme “un sentiment de bien-être au travail perçu collectivement et individuellement qui englobe l’ambiance, la culture de l’entreprise, l’intérêt du travail, les conditions de travail, le sentiment d’implication, le degré d’autonomie et de responsabilisation, l’égalité, un droit à l’erreur accordé à chacun, une reconnaissance et une valorisation du travail effectué.” La QVT ne relève donc nullement d’une quelconque culture du “fun”. Elle ne concerne pas les “afterworks” ni les à-côtés du travail mais le travail lui-même dans le but premier d’améliorer aussi bien les conditions de travail que l’efficacité des équipes. Lire la suite

Flex-offices : un choix à mûrement réfléchir

 » L’homme un besoin physiologique de marquer un territoire, de fixer des repères »

Les employeurs qui envisagent de succomber à la mode des flex-offices, cet aménagement de l’espace de travail dans lequel les salariés ne disposent plus d’un bureau attitré devraient y réfléchir à deux fois. C’est du moins la conviction de Laurent Assouly, ethnologue et salarié du fabricant de meuble de bureau Howe, qui, dans la dernière livraison du magazine Travail & Sécurité pointe les risques et inconvénients qui peuvent en résulter pour les entreprises et leurs salariés.

Fort d’une expérience de 20 ans dans l’aménagement des espaces tertiaires, Laurent Assouly estime que ces espaces au design souvent contemporain et soigné ne tiennent pas toujours leurs promesses.

Inflation des mails et déclin de la communication

Ainsi, les “perspectives d’amélioration de la socialisation, de la communication orale et, par voie de conséquence, de la productivité” ne sont pas toujours au rendez-vous car, dans des bureaux ouverts, la crainte de déranger ses collègues conduit les salariés à privilégier les mails, même pour s’adresser aux personnes qui se trouvent dans la même pièce. Lire la suite

Risques liés aux réseaux (électriques, gaz, hydrocarbures, etc.)

Le manque de connaissances sur les risques liés aux réseaux (électriques, gaz, hydrocarbures, etc.) est aujourd’hui encore une source importante d’accidents.

S’il est habituel que des lignes et des câbles électriques traversent les zones de chantiers, il paraît évident qu’il vaut mieux éviter tout contact. S’approcher de trop près d’une ligne électrique ou pointer un outil vers celle-ci peut électrocuter. Des explosions ou intoxications peuvent aussi être engendrées par la rupture d’une conduite de gaz. Avec l’AIPR, la réglementation sur la sécurité des travaux à proximité des réseaux aériens et enterrés va évoluer.

REGLEMENTATION

La réglementation concernant les lignes électriques se trouve à ce jour dans le Code de l’environnement (articles L 554-1 et suivants et R. 554-1 et suivants) et dans le Code du travail (articles R. 4534-107 et suivants). Elle est précisée par divers arrêtés. Lire la suite