L’utilité des intervenants en prévention des risques professionnels (IPRP), souligné par la crise sanitaire

“Évaluation des situations de travail à risques, prise en compte du coronavirus dans la rédaction du document unique, définition de mesures pour éviter toute contamination, mise en place de protocoles en cas de suspicion de foyer épidémique… »

Dans un récent dossier consacré à la crise sanitaire, le magazine Liaisons sociales (octobre 2020), salue l’engagement dont ont fait preuve, à cette occasion, les professionnels de la prévention des risques. “Évaluation des situations de travail à risques, prise en compte du coronavirus dans la rédaction du document unique, définition de mesures pour éviter toute contamination, mise en place de protocoles en cas de suspicion de foyer épidémique… Démunis face à la complexité des démarches à déployer en urgence pour continuer leurs activités sans mettre en danger la vie des salariés, les employeurs se sont rués vers les intervenants en prévention des risques professionnels (IPRP) pour être conseillés et accompagnés. Lire la suite

Pendant l’épidémie, les autres risques sont toujours là : restons vigilants !

”Dans de nombreuses entreprises, les conditions de travail sont bouleversées par la pandémie de Covid-19. Mais, les autres risques professionnels ne doivent pas être négligés pour autant”, rappelle l’INRS. Sa recommandation : maintenir un effort global de prévention.

La belle réactivité dont ont fait preuve les entreprises pour prévenir toute contamination de leurs salariés par la Covid-19 comporte toutefois un éventuel écueil : celui de négliger les risques professionnels traditionnels de leurs secteurs d’activité. Or, comme le rappelle l’INRS, ceux-ci perdurent bien évidemment pendant la crise et sont loin d’être négligeables : “Chutes, glissades, heurts, coupures, mal de dos… Chaque année, ce sont plus de 650 000 accidents du travail et près de 50 000 maladies professionnelles qui surviennent sur le lieu de travail.”

Maintenir une évaluation et une prévention globale des risques, grâce au DUER

Afin de ne pas perdre de vue ces risques traditionnels, l’INRS insiste sur la nécessité de procéder à une évaluation des risques formalisée dans le document unique d’évaluation des risques (DUER) “L’évaluation des risques professionnels constitue le point de départ de la démarche de prévention. Elle consiste à  identifier  les  risques  auxquels  sont  soumis  les  salariés  d’un établissement, en vue de mettre en place des actions de prévention pertinentes”, expliquent les experts. Lire la suite

La crise sanitaire fait exploser l’absentéisme

“Signe que la pandémie a durablement fragilisé les salariés, dès le mois de mai, alors que le processus de déconfinement et de retour au travail était lancé, les risques psychosociaux (RPS) sont devenus le deuxième motif des arrêts de travail, devant les TMS.”


“Le nombre de jours d’arrêts de travail indemnisés, en constance progression depuis plusieurs années, est largement amplifié par la crise sanitaire”, établit une étude réalisée par Malakoff Humanis. En effet, au plus fort de la crise, la Covid-19 était à l’origine d’un quart des arrêts de travail. Et cet impact risque de perdurer, même en l’absence de seconde vague épidémique. En effet, dès juin dernier, 11 % des salariés affirmaient souhaiter de se faire prescrire un arrêt de travail pour éviter de devoir revenir dans leur entreprise…

Depuis des années déjà, la Caisse nationale d’Assurance maladie (CNAM) constate une augmentation régulière des indemnités journalières versées en cas d’arrêt maladie. Les versements ont ainsi augmenté de 6,3 % entre les périodes Avril 2018 / Mars 2019 et Avril 2019 / Mars 2020. Mais, comme le montre une étude réalisée par Malakoff Humanis, cette dérive structurelle des arrêts maladie a été fortement amplifiée par la crise Covid-19.

La Covid, premier motif des arrêts de travail

Preuve de l’impact de la pandémie, selon les derniers chiffres de l’Assurance maladie, de janvier à août 2020, les versements ont augmenté de 29,9 %.Ainsi, 13 % des salariés se sont vus prescrire un arrêt maladie pendant la seconde quinzaine de mars contre 8 % pendant la première quinzaine. Si l’on cumule les arrêts maladie concernant des cas de Covid confirmés ou suspectés, et les arrêts de travail dérogatoires liés à des contacts avec des personnes confirmées ou suspectées, la Covid est le premier motif des arrêts de travail de mars à juillet. “Le virus a été la cause de 26 % des arrêts en avril au plus fort de la crise et concernait toujours 19 % des arrêts en juin”, souligne la mutuelle. Or, ce surcroît risque d’être durable. En effet, comme le souligne de son côté Le Figaro, “malgré le déconfinement, la progression se chiffrait encore en août à 7,7 % par rapport à la même période de l’an dernier”.

Un report massif des soins au plus fort de la crise Lire la suite

Télétravail : une révolution impliquant des démarches de prévention des risques

Depuis  le  confinement,  le  télétravail  suscite  un  engouement  sans  précédent,  aussi  bien  auprès des  dirigeants  d’entreprise  que  de  leurs  salariés.

Mais  qu’en  pensent  les  DRH  généralement chargés de mettre en œuvre son déploiement ? Une récente enquête réalisée par l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (A NDRH) révèle qu’ils sont à la fois enthousiastes et lucides quant aux atouts et dangers de cette véritable révolution.

Le télétravail devrait poursuivre son essor.

Parmi les 458 DRH d’entreprises françaises interrogés, 85 % des répondants jugent souhaitable de le développer de manière pérenne. De même 82 % estiment que le nombre de postes éligibles au télétravail est plus important qu’avant la crise. En revanche, ils imaginent plutôt l’émergence d’organisations mixtes, combinant jours de travail à distance et jours de présence dans les locaux de l’entreprise.

Parmi  les  bénéfices  attendus  du  télétravail,  ils citent prioritairement la capacité à mieux répondre aux attentes des collaborateurs actuels et futurs (93 %), l’augmentation de la productivité (64 %).Des atouts qui ne les empêchent pas de voir risques que comporte également le télétravail. Ainsi, ils redoutent particulièrement la réduction des interactions sociales et le déclin du sentiment d’appartenance à l’entreprise (88 %), la baisse de la cohésion entre les télétravailleurs et les autres salariés (88 %) etaussi l’augmentation des risques psychosociaux. Lire la suite

Plus que jamais mobilisés aux côtés des TPE et PME


François Sidos

François SIDOS, président de Pôle Prévention

Chers clients, partenaires et lecteurs,

C’est peu dire que l’après-crise tant attendue ne correspond pas à ce que nous avions espéré au début de l’été… En raison de la crainte d’une seconde vague épidémique, la plupart des entreprises n’ont pas pu retrouver leur fonctionnement normal. Plus que jamais, elles doivent concilier les impératifs de production et les nécessités de sécurité, en respectant les normes contenues dans le protocole national édicté par le ministère du Travail.

Dans un contexte économique souvent dégradé par les mois de confinement, chacun comprend maintenant que la crise sanitaire va exiger des entrepreneurs français non seulement de l’agilité mais aussi de l’endurance. Dans ces circonstances difficiles, nous pensons tout particulièrement aux TPE et PME qui ne disposent généralement pas des mêmes moyens matériels, financiers et juridiques que les grands groupes pour relever ce défi de longue haleine.

Or, quelque 7,2 millions de salariés, soit 40 % de l’effectif inscrit au régime général, travaillent dans des entreprises de moins de 50 salariés. Plus que jamais, il est donc vital qu’elles puissent bénéficier des conseils de professionnels de la prévention des risques pour poursuivre leur activité dans les meilleures conditions. Comme le souligne une récente étude de l’INRS(1), “les TPE/PME  ont avant tout besoin d’être accompagnées (guidées, conseillées, assistées) par un interlocuteur physique extérieur dans leur démarche de prévention.” Lire la suite