Le salarié compétent en prévention des risques professionnels

Un acteur encore mal connu de la santé et la sécurité au travail

La loi du 20 juillet 2011 réformant la médecine du travail a prévu que “l’employeur désigne un ou plusieurs salariés compétents pour s’occuper des activités de protection et de prévention des risques professionnels”. Toutefois, conscient que les entreprises ne disposaient pas nécessairement des compétences disponibles en interne, le législateur permet aussi à l’entreprise de recourir à un prestataire externe, sous réserve que celui-ci dispose d’une habilitation “intervenant en prévention des risques professionnels” (IPRP). Voici quelques précisions quant à cette obligation trop souvent méconnue des employeurs.

Quelles entreprises sont concernées ?

La Circulaire DGT n°13 du 9 novembre 2012 relative à la mise en œuvre de la réforme de la médecine du travail précise que l’obligation de désigner un salarié compétent en matière de prévention des risques professionnels “concerne toutes les entreprises, quelle que soit leur taille et les modalités retenues par l’employeur pour assurer le suivi de la santé de ses salariés”.

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Se préparer à la gestion des événements traumatiques en entreprise

Décès brutal par accident ou maladie, suicide ou tentative de suicide, accident grave, braquage, violences graves, alertes à la bombe, explosions…

Au sein d’une entreprise et plus généralement de toute organisation de travail, des événements traumatiques peuvent survenir. Il est dès lors essentiel que la hiérarchie dispose des protocoles pour y faire face efficacement. Afin de s’y préparer, un guide réalisé récemment par Association Régionale de Prévention du suicide et de Promotion de la santé mentale en Poitou-Charentes passe en revue les actions à mettre en œuvre lorsqu’un tel événement survient.

Les événements traumatiques n’arrivent pas qu’aux autres. Il est donc conseillé de s’y préparer car mieux un tel événement est géré et moins l’impact sur les salariés et l’organisation sera important. Il ne faut en effet pas s’y tromper : ces événements sont “générateurs de souffrances qui fragilisent la personne, les équipes et l’institution elle-même”. Parmi les conséquences les plus fréquentes : “l’absentéisme, la démotivation et la désorganisation du travail”.

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Document unique – Une approche entrepreneuriale de la prévention des risques

“La prévention des risques professionnels ne peut pas seulement consister en l’application de règles, de normes et de procédures.

Pour savoir où on veut aller, il faut savoir d’où on part. Aucune gestion rationnelle des risques sanitaires au travail n’est envisageable sans leur mesure”, écrit le professeur William Dab, responsable de la chaire d’hygiène et sécurité du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) dans le dernier numéro du Bulletin épidémiologique hebdomadaire(BEH) de Santé publique France.

Prolifération des normes

De la sorte, cet ancien directeur général de la santé pointe l’un des principaux travers du système français de prévention des risques : la prédilection pour les normes et les règles. Dans les colonnes du quotidien Libération, il enfonçait le clou : “Prenez l’exemple de la prévention des chutes dans les escaliers en entreprise. En France, il y a plus de 2 000 réglementations, avec des obligations par exemple d’escalier à 25 marches. Pourquoi ? Cela n’a aucun sens. Dans les autres pays européens, c’est beaucoup plus simple, on leur demande de faire un plan de prévention, et au bout d’un temps T, on évalue les résultats. En France, on a longtemps pensé qu’il suffisait d’édicter des normes pour régler un problème”. Comme en témoignent les milliers de réglementations de toutes natures consignées dans les livres IV et V du Code du travail consacrés aux risques, cette dérive est loin d’être imaginaire. Lire la suite

Plus des 3/4 des salariés français satisfaits de leur travail

“Fin 2018, quelque 76 % se déclarent satisfaits de leur situation professionnelle, soit une hausse significative de 4 points en un an, après plusieurs années de relative stagnation”, relève Romain Bendavid, Directeur de l’Expertise Corporate et Climat Social de l’IFOP. Selon les données recueillies par l’Institut, les principaux ressorts de cette satisfaction sont “le contenu du travail (estimé satisfaisant par 80 % des salariés français)”mais également “les enjeux d’organisation comme une perception d’autonomie (satisfaisant pour 87 %), ainsi que les conditions matérielles (71 %) et l’environnement sonore (66 %)”. Parmi les points susceptibles d’amélioration, le stress est pointé par 50 % des salariés et par 58 % des cadres. Autre fait significatif : “36 % des salariés attendent en priorité d’une entreprise la prise en compte du bien-être des collaborateurs, au-delà de son objectif de performance”. Or la marge de progrès est ici importante : “44 % des salariés estiment en effet que le bien-être au travail n’est pas actuellement un enjeu prioritaire au sein de son entreprise alors même que la complémentarité entre notions de bien-être et de performance au travail est soulignée par 87 % des interviewés”.

Pour aller plus loin : Focus Ifop n°189, février 2019, librement consultable sur www.ifop.com

Le recours à des intervenants extérieurs : la responsabilité du chef d’entreprise

L’INRS propose cette vidéo choc pour attirer l’attention des entreprises utilisatrices.

Travailler chez les autres, dans des locaux inconnus, où sont exercées des activités souvent étrangères aux siennes, entraîne des risques supplémentaires. Sur 100 victimes d’accidents mortels, 15 appartiennent à des entreprises effectuant des travaux dans des entreprises utilisatrices.

 

Pour approfondir le sujet : Intervention d’entreprises extérieures : aide-mémoire de l’INRS