Maladie de Lyme et travail : comment se protéger ?

La fréquence de la maladie de Lyme a presque été multipliée par 10 en 10 ans, avec 55.000 nouveaux cas recensés en 2016

D’après les données de Santé publique France, la fréquence de la maladie de Lyme a presque été multipliée par 10 en 10 ans, avec 55.000 nouveaux cas recensés en 2016, justifiant une mobilisation croissante des pouvoirs publics pour prévenir cette maladie transmise à l’homme par les morsures de tiques infectées par la bactérie Borrelia.

Sensibiliser les professionnels qui travaillent dans la nature

Une récente brochure de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) vise ainsi à sensibiliser les professionnels qui travaillent dans la nature (bûcherons, sylviculteurs, gardes forestiers, gardes-chasses, jardiniers, paysagistes, éleveurs…) tout en soulignant que toute personne pratiquant, même ponctuellement une activité en forêt est concernée. Une initiative d’autant plus bienvenue que des gestes simples suffisent à éviter de contracter cette maladie aux effets potentiellement très incapacitants : atteinte des nerfs, paralysie faciale, douleurs articulaires, etc.

Prévention et traitement précoce

Les recommandations formulées consistent à limiter le risque de piqûre, le risque d’infection en cas de piqûre et à accélérer le démarrage d’un traitement en cas d’infection. Elles peuvent se résumer ainsi :

➤ portez des vêtements couvrants, utilisez des répulsifs ;

➤inspectez-vous au retour ; Lire la suite

François Sidos : “La gestion du risque routier doit être globale, conjuguer prévention volontariste et protection juridique.”

François Sidos

François Sidos

François Sidos : “La gestion du risque routier doit être globale, conjuguer prévention volontariste et protection juridique.”

François Sidos est spécialiste en méthodologie d’évaluation des risques. Il a assuré pendant 12 ans l’animation du réseau d’intervenants de Point Org Sécurité, avant de participer en 2013 à la création du groupe Pôle Prévention, dont il est actuellement président. Fort de son expérience, il souligne que la gestion du risque routier exige d’associer aux actions de prévention, des mesures de protection juridique visant à assurer, en toutes circonstances, la continuité du fonctionnement de l’entreprise.

AS – Une récente enquête a établi que seuls 18 % des patrons de TPE/PME savent que le risque routier figure au premier rang des risques professionnels. Comment expliquez-vous cette erreur de perception ?

François Sidos – Ce résultat reflète certainement la persistance d’une vision obsolète de la prévention des risques professionnels. En effet, jusqu’en 1991, l’analyse des accidents du travail se réalisait a posteriori et par poste de travail. Cette méthodologie, très liée à une organisation fordiste du travail, tendait à faire l’impasse sur les risques professionnels présents en dehors du cadre restrictif du seul poste de travail. En caricaturant à peine, cela signifie que le risque routier n’était envisagé que pour les travailleurs dont le métier consiste à conduire un véhicule. D’où une sous-estimation du risque routier professionnel et, hélas, souvent aussi un investissement plus limité dans sa prévention. Lire la suite

Malgré la disparition du CHSCT…

La prévention des risques professionnels, enjeu majeur pour les entreprises.

Depuis le début de l’année, la fusion des instances représentatives du personnel suscite des débats au sein des divers acteurs de la prévention des risques. Certains s’inquiètent en effet que la suppression du CHSCT et le transfert de ses attributions au Comité social et économique (CSE) ne débouchent sur une moindre prise en compte des enjeux de santé et de sécurité, voire carrément sur une “régression”, comme le dénoncent certaines centrales syndicales.

Les questions de santé et de sécurité au centre des projets de l’entreprise

Ce sentiment n’est toutefois pas partagé par tous. Dans une récente livraison de sa lettre d’information, le département formation du cabinet Cardinale Sud, spécialisé dans le dialogue social, incite à relativiser ces craintes en estimant que “confier les questions de santé, de sécurité et de conditions de travail à une instance généraliste peut aussi être une façon de les placer au centre des projets de l’entreprise plutôt qu’à leur marge”. Lire la suite

Relations causales entre santé et travail – Un regard d’économistes

Aimer son travail“Le travail c’est la santé !”, professe un dicton bien connu. Les recherches menées par les économistes Thomas Barnay (université Paris-Est-Créteil) et Florence Jusot (université Paris-Dauphine) tendent à la compléter en soulignant que la préservation de la santé profite à la dynamique du marché du travail.

Le travail renforce la santé…

Les données françaises et internationales qu’ils ont compilées dans Travail et santé, paru aux Presse de Sciences Po en mars dernier soulignent d’abord que le travail a un grand impact sur la santé, aussi bien pour le pire (accidents et maladies professionnelles) que pour le meilleur. Ainsi, “un doublement des revenus est associé à une réduction de 43 % de la probabilité de décéder dans l’année” : les personnes disposant d’un emploi sont généralement en meilleure santé que celles qui en sont privées. Un constat qui résulte certainement des effets bénéfiques du travail sur la santé mais aussi du lien existant, dans notre pays, entre travail et accès aux soins. “Outre le revenu qu’il engendre, l’emploi permet de bénéficier plus facilement d’une assurance-santé”, rappellent les auteurs. Lire la suite

Prise en charge d’une hémorragie externe en entreprise : les premières minutes.

Cet article de l’INRS (à télécharger ci-dessous) synthétise des données issues, notamment de référentiels afin de définir le rôle des deux premiers intervenants que sont le sauveteur secouriste du travail (SST) et l’infirmier (-ière) en santé au travail. La ré-introduction, depuis 2017, du garrot dans les gestes de secours effectués par le sauveteur secouriste du travail est également abordée.



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