Contrairement à une idée reçue… au bureau aussi, il y a des risques !

On croit souvent que le travail de bureau serait largement exempt de risques. Or, s’ils y sont moins visibles que dans le BTP ou l’industrie, les risques professionnels sont loin d’être absents des bureaux et autres open space.

Selon les dernières statistiques de l’Assurance Maladie, les métiers de la banque, de l’assurance ou de l’administration ont même enregistré, en 2019, la plus forte hausse (4 %) des accidents du travail. Raison de plus pour apprendre à identifier ces risques souvent insidieux que les employeurs doivent inscrire dans leur document unique d’évaluation des risques (DUER).

À cette fin, voici les principaux risques recensés par une récente brochure de l’INRS(1) agrémentés de premiers moyens de les prévenir.

TMS & FATIGUE VISUELLE

Diagnostic :

À rebours d’une idée reçue, travailler tout au long de la journée assis à un bureau ou devant un écran peut mettre le corps à rude épreuve et provoquer, à terme, des troubles musculo-squelettiques (TMS) et de la fatigue visuelle tout en favorisant les pathologies associées à une sédentarité excessive : maladies cardiovasculaires, diabète, obésité, etc. Lire la suite

Sauvetage secourisme du travail et COVID-19

Les recommandations à suivre face à un arrêt cardiorespiratoire

En matière de sauvetage-secourisme du travail, la pandémie de COVID-19 implique certains ajustements dans la conduite à tenir face à un arrêt cardiorespiratoire.

Durant la phase de pandémie liée au COVID-19, l’Ilcor (International liaison committee on resuscitation) recommande de modifier la conduite à tenir lors de la prise en charge d’une victime en arrêt cardiorespiratoire. 1https://www.ilcor.org/

Ainsi :

  • face à une victime inconsciente,

    le sauveteur secouriste du travail recherche des signes de respiration en regardant si le ventre et/ou la poitrine de la personne se soulèvent. Il ne place pas sa joue et son oreille près de la bouche et du nez de la victime.

  • face à un adulte en arrêt cardiorespiratoire,

    le sauveteur secouriste du travail pratique uniquement les compressions thoraciques. Il n’effectue pas de bouche-à-bouche. L’alerte et l’utilisation du défibrillateur automatisé externe restent inchangées.

  • face à un enfant ou un nourrisson en arrêt cardiorespiratoire,

    le sauveteur secouriste du travail pratique les compressions thoraciques et le bouche-à-bouche. L’alerte et l’utilisation du défibrillateur automatisé externe restent inchangées.

Salariés et entreprises plébiscitent la formation Sauveteur secouriste du travail

« 45,6 % des SST déclarent “avoir apporté, depuis la formation, leur aide lors d’une situation nécessitant de porter secours dans l’entreprise”.


Une enquête publiée par la revue Références en santé au travail révèle que les salariés ayant suivi une formation sauveteur secouriste du travail (SST) sont en mesure d’intervenir en cas d’accident mais aussi de mieux prévenir les risques dans leur entreprise.

Plus d’un million de salariés français suivent chaque année une formation pour devenir sauveteur secouriste du travail ou actualiser leurs compétences en la matière. Une récente enquête réalisée pour l’INRS auprès de 1.800 salariés formés et 250 chefs d’entreprise met en lumière les bienfaits de cette formation.

La moitié des SST ont déjà porté secours dans leur entreprise

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Accidents au travail, un suivi indispensable

Accident au travail

Fiche pratique

Bien que la sensibilisation des dirigeants de société à la nécessaire prévention des risques soit en constante progression, les accidents au travail restent aujourd’hui encore une problématique importante. Parmi les secteurs les plus frappés se trouve celui des BTP. Lorsqu’un accident survient, le premier réflexe est de chercher un responsable et souvent la faute se porte sur la victime elle-même. Or, à défaut d’une enquête poussée, l’accident aura toutes les chances de se reproduire.

Le bon suivi des accidents au travail est donc indispensable à la prévention des risques.

En cas d’accident au travail, il est essentiel de réaliser l’enquête le plus tôt possible et de vérifier l’exactitude des éléments réunis.

REGLEMENTATION

Le Code de la sécurité sociale régit la question des accidents au travail (Livre 4). Aux termes de l’article L.411-1 de celui-ci, « est considéré comme accident du travail, quelle qu’en soit la cause, l’accident survenu par le fait ou à l’occasion du travail, à toute personne salariée ou travaillant à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs ou chefs d’entreprise ». Lire la suite