Se préparer à la gestion des événements traumatiques en entreprise

Décès brutal par accident ou maladie, suicide ou tentative de suicide, accident grave, braquage, violences graves, alertes à la bombe, explosions…

Au sein d’une entreprise et plus généralement de toute organisation de travail, des événements traumatiques peuvent survenir. Il est dès lors essentiel que la hiérarchie dispose des protocoles pour y faire face efficacement. Afin de s’y préparer, un guide réalisé récemment par Association Régionale de Prévention du suicide et de Promotion de la santé mentale en Poitou-Charentes passe en revue les actions à mettre en œuvre lorsqu’un tel événement survient.

Les événements traumatiques n’arrivent pas qu’aux autres. Il est donc conseillé de s’y préparer car mieux un tel événement est géré et moins l’impact sur les salariés et l’organisation sera important. Il ne faut en effet pas s’y tromper : ces événements sont “générateurs de souffrances qui fragilisent la personne, les équipes et l’institution elle-même”. Parmi les conséquences les plus fréquentes : “l’absentéisme, la démotivation et la désorganisation du travail”.

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Le recours à des intervenants extérieurs : la responsabilité du chef d’entreprise

L’INRS propose cette vidéo choc pour attirer l’attention des entreprises utilisatrices.

Travailler chez les autres, dans des locaux inconnus, où sont exercées des activités souvent étrangères aux siennes, entraîne des risques supplémentaires. Sur 100 victimes d’accidents mortels, 15 appartiennent à des entreprises effectuant des travaux dans des entreprises utilisatrices.

 

Pour approfondir le sujet : Intervention d’entreprises extérieures : aide-mémoire de l’INRS

Succès de la prévention – Les accidents du travail à leur plus bas niveau depuis 70 ans

Avec une moyenne de 33,4 accidents du travail pour 1000 salariés en 2017, la sinistralité en la matière est une nouvelle fois en baisse et atteint son niveau le plus bas depuis 70 ans, d’après les statistiques de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam).

Elle était de 120 accidents pour 1000 salariés dans les années 1950. Les travailleurs français sont donc désormais 3,5 fois moins de se blesser au travail que dans l’immédiat après-guerre.

Adaptation aux nouveaux risques

Si ce succès s’explique bien sûr en partie par la transformation d’un tissu économique dans lequel la part du secteur tertiaire, par nature moins accidentogéne, il est bien sûr aussi à porter au crédit des progrès accomplis par la prévention des risques professionnels. Ceux qui en douteraient peuvent se reporter à l’exposition que l’INRS consacre aux affiches réalisées de 1947 à nos jours pour sensibiliser les travailleurs aux risques. Elle donne en effet une vision saisissante du chemin parcouru tant ces documents sont de fidèles marqueurs de l’évolution de la société et du monde du travail. Lire la suite

Une personne sur quatre a connu un accident du travail au cours de sa vie professionnelle

Une récente étude de l’Insee établit que “26 % des personnes travaillant ou ayant travaillé se souviennent avoir eu au moins un accident au travail, hors accident de trajet, ayant entraîné une blessure au cours de leur vie professionnelle”.

Toutefois, certaines catégories de travailleurs sont beaucoup plus exposées.

Si la fréquence des accidents du travail restait constante par rapport à celle qui prévalait lors des décennies précédentes, un travailleur français sur quatre serait amené à être blessée au travail au cours de sa vie professionnelle. C’est ce que l’on peut déduire d’une étude de l’Insee, établissant qu’en 2013, 26 % des travailleurs avaient eu au moins un accident de travail depuis le début de leur carrière. Toutefois, cette moyenne cache de fortes disparités.

Les ouvriers plus exposés

Sans surprise, les ouvriers sont les plus exposés : “40 % déclarent au moins un accident avec blessure au cours de leur carrière, soit plus de deux fois plus que les cadres (16 %). Entre les deux se situent les employés (22 %) et les professions intermédiaires (25 %).” De même, le risque d’accident varie très fortement selon le secteur d’activité. “Les travailleurs de la construction (42 %), et dans une moindre mesure ceux du transport (34 %), de l’agriculture (32 %) et de l’industrie (31 %), ont plus souvent eu des accidents depuis leur première embauche”. Preuve de l’influence du métier exercé, seuls 13 % des personnes travaillant dans les services financiers déclarent avoir été victimes d’un accident. Lire la suite

Accidents du travail et maladies professionnelles : toutes les entreprises concernées

“Au fil de l’année 2018, 73 % des entreprises interrogées ont recensé au moins un accident du travail avec arrêt, 47 % au moins un accident de trajet avec arrêt et 43 % au moins une maladie professionnelle.”

“Les risques professionnels restent synonymes d’enjeux sociaux et financiers importants pour une majorité d’entreprises. ”C’est l’un des enseignements de l’édition 2018 du baromètre de la gestion des accidents du travail et des maladies professionnelles réalisé pour BDO France et le cabinet Fayan-Roux, Bontoux et associés par la Junior ESSEC Conseil qui souligne aussi la recrudescence des cas de reconnaissance d’affections psychiques au titre d’accidents du travail et de maladie professionnelle.

Certes, comme l’affirmait en novembre dernier l’Assurance Maladie, la fréquence globale des accidents du travail et des nouvelles maladies professionnelles est à son niveau le plus bas depuis 70 ans. Toutefois, cette bonne nouvelle démontrant l’efficacité des efforts de prévention ne doit nullement conduire à considérer que les entreprises seraient par nature moins exposées aux risques professionnels.

85 % des entreprises frappées par un accident  ou une maladie professionnelle Lire la suite