Prise en charge d’une hémorragie externe en entreprise : les premières minutes.

Cet article de l’INRS (à télécharger ci-dessous) synthétise des données issues, notamment de référentiels afin de définir le rôle des deux premiers intervenants que sont le sauveteur secouriste du travail (SST) et l’infirmier (-ière) en santé au travail. La ré-introduction, depuis 2017, du garrot dans les gestes de secours effectués par le sauveteur secouriste du travail est également abordée.



Voir le document

Reprise du BTP : former les intérimaires à la sécurité pour éviter une explosion des accidents du travail

Plusieurs acteurs du monde du BTP redoutent que la reprise économique dont jouit le secteur ne débouche sur une hausse des accidents du travail.

“Aujourd’hui, l’activité repart, le secteur manque de main-d’œuvre qualifiée et formée à la gestion des risques. Les professionnels se tournent donc souvent vers des salariés intérimaires et CDD”, explique Michel Ledoux, avocat spécialisé dans la santé-sécurité au travail, dans les colonnes de Batiactu (23/02/18). Une tendance confirmée par Paul Duphil, directeur général de l’OPPBTP, qui reconnaît que “depuis un an, l’emploi intérimaire dans le secteur augmente fortement”, avant d’ajouter que “plusieurs études montrent que le taux de fréquence d’accidents du travail est plus élevé pour les salariés intérimaires que pour les permanents”. Afin de conjurer le risque d’une explosion des accidents, les acteurs concernés incitent les employeurs à bien veiller à former les intérimaires aux règles de sécurité.

La déclaration d’accident du travail mieux maîtrisée par les entreprises

“Près de deux tiers des entreprises du territoire national ont déclaré au moins un sinistre affec­tant un salarié sur l’année écoulée”, selon le baromètre de la gestion des risques profes­sionnels réalisé Singer Avocats. “Plus d’une déclaration sur deux concerne un accident du travail, un tiers résulte d’un accident de trajet et 10 % porte sur une maladie professionnelle”, précise l’enquête. Autre enseignement : dé­sormais, 77 % des entreprises interrogées déclarent “régulariser systématiquement leur déclaration d’accident du travail (DAT) dans les 48 heures”, comme l’exige cette procédure. Il s’agit d’une belle progression : en 2016, seules 54 % d’entre elles affirmaient s’ac­quitter de cette obligation dans les temps. Pour les experts du cabinet Singer Avocats, spécialisé en droit du travail et droit de la sécurité sociale, ce résultat démontre que “la connaissance des mécanismes d’instruction progresse”.

Prévention des risques professionnels : la nécessité d’assister les petites entreprises

En matière de prévention des risques professionnels, les micro et petites entreprises (MPE) font l’objet d’une atten­tion particulière.

50 % des salariés actifs français travaillent dans les MPE

Deux raisons l’expliquent. D’une part, l’im­portance de ces entreprises de 1 à 9 et de 10 à 49 salariés dans le tissu économique français. En effet, 98 % des entreprises françaises ont moins de 50 salariés et elles emploient la moitié de la main-d’œuvre française. D’autre part, les statistiques qui démontrent une forte concentration des accidents du travail dans ces entreprises. Ainsi, en 2014, 64 % des accidents du tra­vail mortels se sont produits dans des MPE, contre 35 % dans des entreprises de plus de 50 salariés. Améliorer la sécurité et la santé au travail (SST) dans ce type d’entreprise aurait donc un impact majeur à l’échelle de la société. Forte de cette conviction l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail a financé une étude visant à identifier les moyens d’y améliorer la prévention des risques.

Les contraintes spécifiques des MPE Lire la suite

Nouvelle baisse de la fréquence des accidents du travail : le beau résultat des efforts de prévention

baisse-arret-travail “Dans le BTP, les actions de prévention ont permis de faire diminuer les accidents de 3,1 % l’année dernière. En dix ans, ils ont reculé de 29 %.”

Record battu ! En 2016, la fréquence des accidents du travail recensés par la branche Accidents du travail-maladies pro­fessionnelles (AT-MP) de la Sécurité sociale a atteint son plus bas niveau historique, en reculant encore par rapport à l’année 2015.

Une baisse constante sur la longue durée

Il y a eu, en 2016, 33,8 accidents pour 1.000 salariés, contre 33,9 cas en 2015. Mais pour mesurer l’ampleur du chemin parcouru, il faut mettre ces chiffres en perspective. En effet, douze ans auparavant, le taux d’accidents s’établissait encore à 39,5 accidents décla­rés pour 1000 salariés. Et il atteignait 120 accidents en 1946 ! Or, pour les dirigeants de la Sécu, ce résultat traduit une évolu­tion durable. “Depuis 2013, écrivent-ils, la fréquence des accidents du travail marque un palier et reste à un des niveaux les plus bas depuis 70 ans”.

Pour expliquer cette baisse, certains obser­vateurs ne manquent certes pas de souli­gner qu’elle est aussi liée à une mutation du monde du travail, avec notamment un recul des activités dans lesquelles les accidents étaient fréquents.“La société a changé et les modes de travail aussi : l’industrie lourde a qua­si disparu du paysage”, notait déjà le Nouvel Observateur après la baisse de 2015. Lire la suite