Les 3 effets bénéfiques des sauveteurs secouristes du travail pour les entreprises :

Logo SST1. Le SST est d’abord un sauveteur

Le premier bienfait du SST est évident. Comme le stipule la circulaire 53/2007 qui lui est consacrée, il s’agit de “disposer, dans tous les établis­sements et sur les chantiers, d’hommes et de femmes en nombre adapté et bien répartis, capables d’intervenir immédiatement et efficacement après tout accident”. Arrêter ou limiter une hémorragie dans l’attente de secours, détecter à temps un coup de chaleur, ou tout simplement savoir comment prévenir les secours… En maintes circonstances, ces compétences pas si difficiles à acquérir ont permis de sauver des vies ou de réduire les conséquences d’un accident.

2. Le SST est aussi un préventeur

Mais le SST n’est pas seulement un sauveteur intervenant lorsque l’acci­dent est survenu. Il contribue aussi de plusieurs manières à la prévention des risques. Comme le souligne encore la circulaire 53/2007, “les sujets développés lors de la formation à la prévention des risques profession­nels rendent le SST plus conscient des conséquences de l’accident, plus motivé à adopter un comportement préventif et font ainsi progresser la prévention dans son entreprise. Le SST devient ainsi un précieux auxi­liaire de prévention capable, non seulement d’apporter son concours à la rédaction du document unique concernant l’évaluation des risques, mais également de faire remonter les informations nécessaires à son actualisation”. Lire la suite

Emmanuel Pochet : “Le sauveteur secouriste du travail est un acteur essentiel de la prévention des risques.”

Emmanuel POCHET

Emmanuel POCHET : le sauveteur secouriste du travail

Alors que, dans un contexte de risque terroriste élevé, une proportion croissante de nos compatriotes souhaite être formés au secourisme, Emmanuel Pochet, gérant de Point Org Sécurité, rappelle les bénéfices induits par la formation de “sauveteur secouriste du travail” en dehors même des circonstances exceptionnelles auxquelles notre pays fait face.

Altersécurité – A qui s’impose l’obligation de disposer de Sauveteurs secouristes du travail (SST) ?

Emmanuel POCHET – La plupart des employeurs sont concernés : les entreprises, les collectivités territoriales, les associations, etc. En effet, aux termes de l’article R. 4224-15 du Code du travail, “un membre du personnel reçoit la formation de secouriste nécessaire pour donner les premiers secours en cas d’urgence dans :

1° Chaque ate­lier où sont accomplis des travaux dangereux ;

2° Chaque chantier employant vingt travailleurs au moins pendant plus de quinze jours où sont réalisés des travaux dangereux.”

Mais, comme le précise le site internet gouvernemental www. service-public.fr, “il est cependant recommandé dans la pratique de dépasser ces obligations ré­glementaires afin de disposer dans chaque entre­prise de personnels formés au SST, en nombre adapté et bien répartis, capables d’intervenir efficacement en cas d’accident”. Notre expé­rience valide ce conseil car les accidents ne sont pas toujours liés à la présence d’activi­tés ou d’équipements dangereux. En cas de chute, d’allergie, d’AVC, de malaise cardiaque aussi, la présence d’un salarié formé au secourisme peut éviter le drame. Lire la suite

Devenir sauveteur secouriste du travail : une autre façon de s’engager au service des autres.

SST Point Org SécuritéVoici quelques jours, une enquête réalisée par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) est venue confirmer que, loin de provoquer le repli sur soi, les terribles attentats qui ont frappé la France ces derniers mois ont dopé la soif d’engagement de nos compatriotes (1).

L’engagement dopé par les attentats

L’étude souligne ainsi que “la part des 18-30 ans qui s’investissent bénévolement est passée de 26 % en 2015 à 35 %” et que “c’est en particulier l’engagement régulier qui a le plus progressé (9 % en 2015 contre 14 % en 2016)”. Un constat qui permet au ministre de la Jeunesse et des Sports Patrick Kanner, d’estimer, à l’instar de nombreux sociologues que “les drames que nous avons connus en 2015 ont amplifié la soif d’engagement”. Lire la suite

La prévention des risques professionnels, facteur de croissance

Un reportage de la chaine Euronews très pédagogique :

Euronews_prvention_des_risque« Cas pratique
Philip, qui est boucher, en emploie 25 autres, grâce à la valeur ajoutée de son activité : préparer des spécialités de viande. La productivité de l’entreprise est forte. Il paie des taxes, et plus il vend de la marchandise, plus il contribue à la croissance de son pays. Mais Philip n’a pas appliqué les mesures de santé et de sécurité, parce qu’il les trouve trop chères. Les accidents et les maladies commencent à se multiplier, avec en moyenne de 2 à 3 employés en arrêt maladie. La productivité de son entreprise chute, et il doit payer les salaires, mais aussi les indemnités et les charges sociales. Il doit aussi réparer les outils endommagés et embaucher des remplaçants, ce qui coûte du temps et de l’argent. Face à une offre moins étayée, les clients se font plus rares et les salariés ont le moral en berne, ce qui génère une baisse encore plus nette de productivité. Les travailleurs arrêtés en raison d’une maladie ou après un accident de travail voient leurs revenus baisser eux aussi, ainsi que leur niveau de vie. Une charge reportée sur leur entourage, la famille et les amis, qui s’occupent d’eux. Comme ils ont besoin d’une aide financière et sociale, et de soins médicaux, ils coûtent aussi plus cher à la collectivité. Ceux qui finissent par quitter le monde du travail nécessitent encore plus de soutien. Ce qui conduit l‘économie, et la société en général, à faire face à davantage de pertes, puisque la baisse de productivité de l’entreprise de Philip se reporte sur la croissance, en chute à son tour. »