Bilan annuel des contrôles techniques des véhicules légers

Un durcissement des contrôles techniques des véhicules diesels avec de nouvelles dispositions particulièrement contraignantes devait être mis en place le 1er janvier dernier. À la suite du mouvement des « gilets jaunes », la mise en place des nouvelles normes a été différée au 1er juillet 2019.

L’Organisme Technique Central (UTACOTC) vient de publier son rapport annuel sur le contrôle technique. Rappelons que c’est un contrôle obligatoire pour tous les véhicules de plus de quatre ans et qu’il doit être fait tous les deux ans. Une réforme importante a eu lieu le 20 mai 2018 et le contrôle est devenu plus sévère. Le nombre de points à vérifier a augmenté (132 pour 123), le nombre de défaillances techniques est passé de 453 à 606 et leur classification a été modifiée. Elles sont désormais classées en trois catégories :

  • les défaillances mineures (139),
  • les majeures (340) et une nouvelle catégorie,
  • les critiques (127) qui ne permettent plus au véhicule de rouler.

Ces deux dernières catégories entraînent une contre-visite dans les deux mois qui est obligatoire. Suite à la mise en place du nouveau contrôle technique depuis le 20 mai 2018, il était intéressant de savoir si les nouvelles normes allaient avoir un impact sur le nombre de contre-visites.

Les chiffres sont clairs. Ils concernent les véhicules particuliers (M1) et les véhicules utilitaires légers (N1). 20 516 906 contrôles périodiques ont été réalisés sur l’année 2018 et 3 986 931 contrôle sont été déclarés non conformes, c’est à dire un taux de 19,43 %. Ce taux de non conformité était de 17,36 % jusqu’au 19 mai et il est passé à partir du 20 mai à un montant de 20,24 % pour défaillances majeures et 1,27 % pour défaillances critiques.

Les nouvelles normes ont donc eu sans conteste un effet sur le nombre de défaillances et de contre visites.

Une nouvelle épreuve attend les candidats au contrôle technique. Un durcissement des contrôles techniques des véhicules diesels avec de nouvelles dispositions particulièrement contraignantes devait être mis en place le 1er janvier dernier. À la suite du mouvement des « gilets jaunes », la mise en place des nouvelles normes a été différée au 1er juillet 2019. Ce n’est qu’un simple décalage dans le temps et l’échéance pour la nouvelle mesure approche. Rappelons que le parc de véhicules diesels qui passe au contrôle technique frôle 70 % du parc total !

Extrait de la lettre Focus d’avril 2019 SEPR / Groupe Pôle Prévention  www.sepr.eu