Baromètre 2019 du comportement des français sur les routes

Sécurité routière : le téléphone, premier comportement à risque devant l’alcool et la vitesse

“La grande vitesse et la forte alcoolémie, les deux risques historiques dont l’ampleur avait conduit à désigner la sécurité routière Grande cause nationale en 2002, sont en très net recul”, établit la dernière édition du Baromètre du comportement des Français sur les routes réalisé par Axa. Hélas, simultanément, l’usage du téléphone au volant explose littéralement.

Les efforts de prévention déployés ont payés ! En 2004, 19 % des Français déclaraient “prendre le volant après avoir bu plus de 4 ou 5 verres d’alcool”. En 2019, on n’en compte plus que 6 %. Il en est de même pour les grands excès de vitesse. En 2019,

11 % reconnaissent “rouler à 160-170 km/h sur autoroute” contre 29 % en 2004. Seul bémol relatif à ces risques historiques : en ville, malgré une baisse significative de 18 points, nos compatriotes sont encore 30 % à avouer rouler à plus de 65 km/h. Il y a 15 ans, ils étaient 48 %.

83 % des jeunes utilisent leur téléphone au volant

Le point le plus inquiétant concerne l’usage du téléphone au volant. En 2004, 22 % des conducteurs avouaient téléphoner au volant. Aujourd’hui, avec la progression fulgurante du taux d’équipement, la 4G et les applications GPS sur le téléphone devenu smartphone, les usages sont bouleversés : 70 % des Français reconnaissent utiliser leur mobile au volant dont presque 1 sur 2 pour passer un appel (46 %). De plus, 1 conducteur sur 4 textote ou lit un SMS au volant, et 1 sur 2 concède avoir l’œil rivé au GPS de son smartphone… un “distracteur” pourtant non sans danger. Enfin, preuve que ces comportements sont probablement appelés à croître à l’avenir si rien n’est fait pour les combattre, l’usage intensif des jeunes est alarmant : 83 % reconnaissent l’utiliser en conduisant !

Pour un management des communications professionnelles

Pour imposer des comportements plus responsables, l’entreprise a bien sûr un rôle primordial à jouer, en commençant, a minima, par adopter un protocole de communication qui bannit explicitement l’usage du téléphone au volant. Mais pour les experts, cela ne suffit pas : au-delà, il faut mettre en place une organisation globale visant à réduire la nécessité de communiquer pendant les déplacements.

Pour aller plus loin : Les entreprises qui souhaitent engager une démarche globale de gestion du risque routier professionnel peuvent contacter la SEPR (Société d’édition et de protection route) qui, depuis plus de 60 ans, conseille les entreprises en la matière : www.sepr-route.fr.