Vu dans
la presse
Cancer
de la plèvre et amiante
: "En France, les tuyauteurs industriels qualifiés
auraient un risque multiplié par 17 d'avoir un jour un
mésothéliome, ce cancer de la plèvre due
à l'amiante ; les chaudronniers et tôliers industriels
qualifiés un risque multiplié par 7 ; les plombiers
et chauffagistes qualifiés un risque multiplié par
5. Comme il y a beaucoup de plombiers, en valeur absolue, ils
risquent de payer un lourd tribut à cette maladie (…)
Ces taux ont été définis chez des salariés,
exposés pendant au moins un an à l'amiante avant
1996. Telles sont les conclusions d'une étude française
à paraître, menée dans le cadre du Programme
national de surveillance du mésothéliome coordonnée
par le professeur Marcel Goldberg" (Le Figaro, 27/9/05)
366.000
salariés exposés à des produits toxiques
: tel était le titre-choc des Echos au lendemain
de la publication en août d'une étude conduite sous
l'égide du Ministère de l'Emploi. "186.000
salariés sont exposés à des produits "mutagènes"
– pouvant entraîner des mutations génétiques
– plus 180.000 à des substances "reprotoxiques"
– ayant des effets toxiques sur leur descendance. L'enquête,
qui porte sur les années 2002-2003, a passé au crible
la situation de 15,5 millions de salariés. Elle est arrivée
à la conclusion que la moitié des expositions est
ponctuelle et que près des trois-quarts des salariés
subissent des intensités faibles ou très faibles".
(Les Echos, 11/8/05)
L'affaire
de l'amiante révèle les carences du système
de santé au travail : ainsi
le quotidien Le Monde (16/9/05) commentait-il les premières
conclusions de la mission d'information de l'Assemblée
nationale sur "les risques et les conséquences de
l'exposition à l'amiante", précisant qu'elle
confirmait ainsi les prévisions les plus pessimistes sur
le sujet, à savoir entre 50.000 et 100.000 décès
dans les trente ans à venir. Pour en savoir plus, se reporter
au site de l'Assemblée nationale : www.assemblee-nationale.fr
Malaise
ou mal-être à l'inspection du travail ?
Le 2 septembre 2004, Sylvie Trémouille et
Daniel Buffière, respectivement inspectrice du travail
et contrôleur de la Mutualité sociale agricole, étaient
abattus par un agriculteur de Dordogne. Un an après ce
drame, le monde médiatique s'est largement fait l'écho
du désarroi qui touche leurs collègues : "les
inspecteurs et contrôleurs du travail, qu'ils soient rattachés
au ministère de l'Emploi, de l'Agriculture ou des Transports,
se sentent toujours aussi illégitimes", en dépit
du fait que "Gérard Larcher, le ministre délégué
au Travail, a mis en route une vaste réflexion sur le métier,
les missions mais aussi les moyens de l'inspection du travail.
Un rapport rédigé par Jean Bessière, directeur
de l'Intefp, sert de base de travail à cette réforme"
(Libération, 2/9/05).
Malaise
ou mal-être à l'inspection du travail (suite) :
Fait peu commun pour une thématique aussi
"ésotérique" aux yeux du grand public,
plusieurs émissions de télévision en ont
profité pour se pencher sur cette délicate question
: France 2 a consacré un "Contre-courant" à
cette triste affaire pendant que dans le même temps, France
5 présentait à une heure de grande écoute
un documentaire retraçant trois mois de la vie de deux
inspecteurs du travail dans le département de l'Essonne,
"L 611-1, au cœur de l'inspection du travail" (le
15 septembre à 21h00, rediffusée le 19 septembre
à 14h45)
A
cette occasion, la journaliste du Monde Télévision
(supplément du 11 septembre) mettait l'accent sur "la
tension qui accompagne toute opération de contrôle.
Car la loi qu'il s'agit de faire respecter est toujours perçue
comme une entrave insupportable par les patrons, et, dans certains
cas, l'application des règles visant à assurer la
sécurité des salariés représente une
menace pour leur emploi". Une tendance qui risque fort de
se révéler en croissance exponentielle dans les
années à venir : "Machines non conformes, installations
dangereuses, accidents du travail, harcèlement moral, redéfinition
abusive du contrat de travail, personnel non déclaré,
dortoir clandestin… les visites de contrôle révèlent
un monde du travail pris à la gorge par les impératifs
de la productivité et la concurrence des produits fabriqués
en Chine et dans les pays où la législation du travail
est encore balbutiante"…
Le
décret n ° 2005 – 1130 du 7 septembre 2005 relatif
aux plans de prévention des risques technologiques a
été publié au JO du 9 septembre dernier.
Prévu par la loi sur les risques de 2003, il vise à
permettre aux personnes habitant dans le voisinage de certaines
usines d'exiger des municipalités le rachat de leur maison.
Pour en connaître les termes exacts, se reporter au site
du journal Officiel, www.journal-officiel.gouv.fr
Plans
de prévention des risques technologiques (suite) :
comme le précisait la journaliste des Echos,
la démarche est totalement nouvelle, associant différents
interlocuteurs en vue non seulement de définir les dangers
potentiels, mais encore d'estimer le coût des mesures à
adopter et de fixer l'ordre de priorité des travaux de
protection. "Au total, le gouvernement prévoit que
421 nouveaux PPRT seront réalisés sur les 622 établissements
à hauts risques car certaines usines sont voisines. Afin
d'éviter que les opérations traînent, quatre
vagues sont prévues, dont 124 d'ici à la fin de
l'année. A partir du moment ou le préfet a lancé
le processus, les plans devront être approuvés en
dix-huit mois. Les voisins des sites dangereux devront donc attendre
pour pouvoir faire jouer le droit de délaissement. Réclamé
par les parlementaires qui avaient mené l'enquête
après Toulouse, ce mécanisme prévoit que
les propriétaires pourront mettre en demeure les collectivités
locales d'acheter leur bien pour pouvoir partir" (Les Echos
12/9/05)
Le
décret n° 2005- 1170 du 13 septembre 2005 concernant
les installations classées
pour la protection de l'environnement a été publié
au JO du 16 septembre dernier. Il porte sur la définition
des différents paramètres à prendre en compte
afin d'appréhender la nature d'un danger potentiel. Pour
en connaître les termes exacts, se reporter au site du journal
Officiel, www.journal-officiel.gouv.fr
Prévention
des incendies, un retard à rattraper. "Toutes
les deux minutes, un nouvel incendie se déclenche dans
un logement en France. Les statistiques sont effrayantes –
10.000 victimes et 800 morts par an – mais pourraient facilement
être divisées par deux si chaque habitation était
équipée d'un détecteur de fumée",
titrait Le Parisien/Aujourd'hui en France en date du 12 septembre
dernier, se faisant l'écho de l'inquiétude populaire
face au nombre sans cesse croissant d'incendies qui ont marqué
l'opinion ces dernières semaines.
Or,
ajoutait-il, on constate qu'en Europe, notre pays est largement
à la traîne en matière de prévention
des risques. D'où l'idée d'interviewer Damien Meslot,
député de Belfort, auteur d'une proposition de loi
(n° 1806) sur la prévention des incendies (texte consultable
dans la rubrique propositions de loi sur le site de l'Assemblée
nationale, http://www.assemblee-nationale.fr)
Un
Français sur sept victime d'un long arrêt de travail
: "Au cours de sa vie professionnelle,
jusqu'à un actif sur sept (14%) arrête de travailler,
pendant au moins quatre semaines consécutives, pour des
motifs liés à sa santé. Les longues périodes
d'interruption (plus de six mois) touchent quant à elles
6% des actifs. C'est le constat que dresse le ministère
du Travail, à partir des données recueillies par
l'Insee au cours de son enquête décennale sur la
santé des Français, menée en 2002-2003"
(Les Echos 18/8/05)
Adapter
le droit du travail aux très petites entreprises : à
l'occasion du salon des micro-entreprises, Renaud Dutreil, Ministre
des PME, du commerce et de l'artisanat, rappelant son souhait
de voir leur droit s'adapter à leur croissance, a déclaré
: "les TPE sont les "leaders du changement" économique
et social en France". Aussi, le Contrat Nouvelles Embauches
leur permettra de se démarquer du "droit du travail
conçu par des syndicats et des patrons de très grandes
entreprises" (Les Echos 28/9/05).
Une
batterie de mesures pour les TPE : le
plan d'urgence pour l'emploi… Les ordonnances du 2 août
2005 créent le contrat "nouvelles embauches"
et atténuent les effets de seuil. Elles instaurent également
le chèque emploi TPE, visant à simplifier l'embauche
et la gestion des salariés. Pour en savoir plus et comprendre
la conduite à tenir pour profiter de cette mesure : www.pme-commerce-artisanat.gouv.fr
; sur le même site, voir également les 50 mesures
prises récemment en faveur des PME.
La
semaine européenne de la sécurité et de la
santé au travail 2005. Dans le
cadre de la « Semaine européenne de la sécurité
et de la santé au travail » 2005 (6è édition),
l'Union européenne s'intéresse tout particulièrement
à la lutte contre le bruit. Objectif recherché de
ces Prix européens de bonnes pratiques, du 24 au 28 octobre
2005? Récompenser des entreprises et organisations ayant
contribué de manière originale à la réduction
des risques professionnels posés par le bruit sur le lieu
de travail.
Le
sujet n'est pas anodin. En effet, il faut savoir que 60 millions
de salariés en Europe sont victimes de niveaux de bruit
tellement importants et persistants sur le lieu de travail, qu’ils
sont obligés d’élever leur voix afin de se
faire entendre, cela durant la moitié de leur temps de
travail.