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La
prévention des risques évoquée sous la coupole de
l'Institut de France : un hommage au courage. Un très
beau discours a été tenu sous la Coupole de l'Institut de
France le mardi 25 octobre dernier par Renaud Denoix de Saint Marc, vice-Président
du Conseil d'Etat, lors d'une journée d'hommage sur le thème
du courage dédiée au chancelier Pierre Messmer.
Développant
avec subtilité et intelligence une intervention de très
haute tenue philosophique et morale sur le courage, Renaud Denoix de Saint
Marc a plaidé pour un retour des responsables politiques à
quelque courage face à la multiplication des risques et a appelé
nos concitoyens à faire également preuve de responsabilité
: "Songeant en particulier à notre pays, ne doit-on pas relever
que nos compatriotes demandent à être prémunis contre
tous les dangers, et garantis contre les dommages qui peuvent résulter
de la survenance de ceux-ci ? On ne compte plus, de nos jours, les cas
où la loi oblige à s'assurer contre les risques de la vie
en société ni les régimes de garantie pure et simple
au profit des victimes, fondés sur les liens d'une solidarité
établie par l'effet de la loi. L'Etat, lui-même, garantit
la réparation de dommages résultant de risques totalement
étrangers à l'action des pouvoirs publics comme les catastrophes
naturelles ou les calamités agricoles".
Partant de ce constat,
Renaud Denoix de Saint Marc a tenu à rappeler quelques règles
de bon sens – non sans courage, mais n'était-ce pas là
le but même de cette journée d'hommage ? – en soulignant
que la prévention des risques était l'affaire de tous, affaire
de responsabilité collective et individuelle, et qu'elle ne devait
pas se muer en concept paralysant : "L'Etat ne saurait être
l'assureur de tous les risques auxquels la population est exposée.
Non seulement le coût pour la collectivité en serait écrasant,
mais encore est-il nécessaire que les auteurs potentiels de dommages,
comme les victimes éventuelles, conservent le sens de leur responsabilité
dans la prévention, la survenance et la réparation des dommages.
De même, le devoir de précaution ne doit pas conduire à
l'inaction, au renoncement, voire à la lâcheté, par
une appréciation craintive des risques que l'action peut engendrer.
Et c'est bien en raison de cette tendance de la société
moderne à ne pas vouloir courir des risques, ou à demander
à la collectivité d'en garantir les conséquences
éventuelles, qu'il faut aujourd'hui réveiller le courage
individuel et collectif, et promouvoir une société de responsabilité
qui, assumant les risques de l'action, doit être une société
de courage. C'est l'ambition dont l'homme d'Etat d'aujourd'hui devrait
se sentir investi : avoir le courage de réhabiliter le courage
dans notre société".
Pour lire l'intégralité
des interventions lors de cette journée, se reporter au site de
l'Institut de France : http://www.institut-de-france.fr
La
santé, levier de la croissance. Tel était
le titre d'une tribune de Martin Vial, directeur général
d'Europ Assistance dans les colonnes du quotidien Les Echos en date du
26 octobre dernier. "Dans les années qui viennent, trois grands
défis doivent être relevés pour les systèmes
de santé de la planète : la lutte contre les grandes pandémies,
l'élévation sanitaire des pays en voie de développement
et la gestion de l'allongement de l'espérance de vie dans les pays
développés. Ensemble, ils généreront une augmentation
considérable de la demande mondiale de soins et de médicaments
(…) Est-ce une mauvaise nouvelle ? Non, si l'on considère
le secteur de la santé comme l'un des leviers de croissance de
l'économie et le signe du progrès de l'humanité.
La hausse des dépenses de croissance, publiques et privées,
ne pénalise pas les économies solides. Au contraire".
Rappelant que 93 %
des salariés dans notre pays sont aujourd'hui couverts par le biais
de contrats d'assurance "complémentaire santé",
l'auteur plaide pour la mise en œuvre de nouveaux partenariats public-privé
et affirme qu'"une prise en charge privée partielle, de la
part des entreprises ou des particuliers, est socialement juste et économiquement
nécessaire".
Pour lire l'intégralité
de la tribune, www.lesechos.fr
Comment faire face aux
risques éthiques ? Un site Internet accessible
en français vient d'ouvrir, qui se consacre à l'analyse
des risques éthiques des organisations : www.ethiquedesorganisations.com
. L'initiative mérite d'autant plus d'être saluée
que la plupart des sites qui suivent ces questions sont en anglais et
ont une démarche typiquement anglo-saxonne. A la question "qu'est-ce
qu'un risque éthique ?", les auteurs de cette heureuse initiative
répondent : "les premiers à venir à l'esprit
sont souvent la corruption, la fraude, les actions anti-concurrentielle
ou le harcèlement moral. Il y en a bien d'autres, ils sont parfois
difficiles à identifier, ils revêtent des formes diverses,
ils évoluent dans l'espace et dans le temps".
Les auteurs dressent
ensuite la liste des risques qui peuvent avoir des conséquences
graves pour l'organisation elle-même, mais également pour
ses dirigeants : risques d'ordre financier, d'ordre concurrentiel, d'ordre
managérial, risques en matière de gestion des personnels
ou dans l'aire bien spécifique de la communication et de la responsabilité
sociétale. Notre domaine d'action privilégié n'est
pas ignoré, loin s'en faut. Les auteurs soulignent l'importance
des risques dans la sphère environnementale : pollutions, rejets
et émissions de gaz non conformes, risques technologiques, explosions,
contaminations chimiques, virales et bactériologiques, ignorance
des normes…
Les décideurs
et responsables de sites auront intérêt à consulter
cette plate-forme Internet bien faite et aisément compréhensible.
Car, soulignent les auteurs avec raison "l'ignorance de ces risques
peut anéantir la réputation d'une organisation et/ou de
ses dirigeants, elle peut aussi conduire à la ruine financière
de l'une et des autres. Maîtriser ces risques impose au préalable
la mise en place d'un dispositif qui permette de les repérer convenablement".
Rappelant avec bon sens que les risques évoluent et qu'aucune liste
n'est jamais exhaustive, ils précisent leur vocation : "un
décideur prend toujours des risques - agir impose d'en prendre
- mais le point important est ici de savoir apprécier leur gravité
afin de déterminer comment et dans quel délai les traiter
; c'est-à-dire : les éliminer, les transférer, les
assurer, les réduire voire les accepter".
"Les
intérimaires, parents pauvres de la prévention des risques
professionnels". Signe des temps, les pages économie
du quotidien Le Monde consacrent de plus en plus de place à la
question de la prévention des risques. Pour preuve, cet article
paru dans son édition du 25 octobre dernier, qui rappelle que "l'Europe
compte plus de 2 millions d'intérimaires (en équivalent
temps plein) et que ce secteur du travail temporaire est en plein développement".
Cependant, "revers de la médaille, les accidents du travail
y sont beaucoup plus fréquents que parmi les salariés permanents
(deux à quatre fois selon les pays)". Ce qui a conduit la
Commission européenne a lancé une grande étude de
terrain sur la question.
Moins grande intégration
dans l'entreprise, rapport différent au travail entre salariés
permanents et temporaires, délais extrêmement courts pour
occuper un poste vacant, difficulté d'évaluer correctement
les qualités requises, difficulté aussi à former
l'intérimaire dans des délais beaucoup trop courts…
les causes invoquées sont multiples… "Autre facteur
de risque, le fréquent changement de poste et de lieu de travail
qui fait de l'intérimaire un éternel nouvel embauché
; de même que son statut précaire ne l'incite pas à
faire valoir tous ses droits, tel que le droit de retrait en cas de danger
couru à son poste de travail". Certains considèrent
que d'autres pistes méritent d'être explorés en matière
de prévention des risques, notamment par le biais du renforcement
du dialogue social. D'où l'idée de certains responsables
prônant une collaboration plus étroite entre entreprises
de travail temporaires et entreprises utilisatrices, "afin de pouvoir
mettre en place l'ensemble des obligations préalables à
la prise de poste, les premières étant responsables de l'intérimaire,
qui est leur salarié, les secondes des conditions d'exécution
du travail"…
Pour lire l'intégralité
de l'article : www.lemonde.fr
Grande-Gretagne
: 27.000 experts de la sécurité au travail.
Toujours dans cette même édition du quotidien Le Monde en
date du 25 octobre dernier, on trouvait une très intéressante
interview de Roger Bibbings, conseiller à la Royal Society for
the Prevention of Accidents, où l'on pouvait constater le gouffre
existant entre l'appréhension des risques professionnels des deux
côtés de la Manche. Rappelant que la prévention en
Grande-Bretagne n'est pas organisée par les pouvoirs publics et
qu'elle constitue un marché libre, les médecins du travail
n'intervenant que dans les grandes entreprises, Roger Bibbings précisait
à son interlocuteur : "Le pays dispose de plus de 27.000 experts
de la sécurité au travail, mais la plupart sont des consultants
au service des grandes entreprises. Il n'existe pas, en fait, d'approche
systématique pour s'assurer qu'une entreprise dispose bien de tous
les services dont elle a besoin. C'est un grand point de faiblesse".
En réalité,
c'est la structure même du marché qui détermine cet
état de fait. En effet, explique Roger Bibbings, au Royaume-Uni,
ce sont les directions des entreprises qui sont responsables de l'organisation
de la sécurité et de la santé au travail. Ce qui
explique que seules les très grandes compagnies mènent des
enquêtes sur les accidents du travail, l'inspection du travail n'étant
saisie qu'en cas d'accident mortel. Conclusion : "au final, la plupart
des accidents ne font pas l'objet d'enquête, ce qui est contraire
à une recommandation du gouvernement. Notre but est de parvenir
à une égalité de traitement entre les très
grandes entreprises et les PME"…
Pour lire l'intégralité
de l'interview, www.le monde.fr et pour consulter le site de la Royal
Society for the prevention of Accidents, http://www.rospa.com/ Voir également
le site du Health and Safety Executive, organisme public en charge de
ces questions : http://www.hse.gov.uk/
INERIS
: le point sur les risques émergents. Le quotidien
Libération en date du 11 novembre dernier (www.:iberation.fr) a
consacré un article aux miniparticules qui sont de plus en plus
utilisées dans le monde de l'industrie, sous un titre lourd de
sous-entendus : "Dans le "nanomonde", tout est petit sauf
les risques".
Ce sujet a été
publié à l'occasion de la sortie d'un rapport scientifique
de l'INERIS (Institut National de l'Environnement Industriel et des Risques)
couvrant les résultats de deux années de recherche sur les
risques émergents. Lors de la rencontre avec la presse qui a permis
de faire un point sur la question, la direction de l'INERIS a rappelé
que si "le développement durable impose de relever des défis
technologiques", il est du rôle de l'INERIS de se positionner
"le plus en amont possible sur la prise en compte des nouveaux risques
présentés par ces innovations, par exemple les nanotechnologies
et les nouvelles sources d'énergie".
Concernant les risques
liés aux nanotechnologies, les experts distinguent les effets sur
la santé et les effets accidentels. Dans le premier cas, on a ainsi
constaté que certaines nanoparticules manufacturées ont
un potentiel toxique élevé. Dans le second cas, "on
s'attend à ce que du fait de leur petite taille, les nanoparticules,
lorsqu'elles sont dispersées dans l'air, présentent des
caractéristiques d'explosibilité particulièrement
élevées. Toutefois, ce comportement va dépendre aussi
de la façon dont les agrégats qu'elles constituent entre
elles vont se comporter. Des données comme la température,
la pression d'oxygène, le volume… vont aussi permettre de
mieux apprécier le risque".
Les experts ont ensuite
mis l'accent sur les risques liés aux nouvelles sources d'énergie
("connaissance des phénomènes dangereux, évaluation
des risques, définition de principes de sécurité
lors de la conception et de l'exploitation de ces nouvelles technologies",
sans oublier "leur prise en compte par le grand public afin d'intégrer
la sécurité tout au long du cycle de vie de la technologie")
et ceux liés à ce que l'on appelle les "perturbateurs
endocriniens". Il s'agit là de "substances exogènes
qui provoquent des effets néfastes sur la santé d'un organisme
ou sa descendance, secondairement à des changements de la fonction
endocrine". L'un des exemples le plus connu en est "la féminisation
des populations de poissons des rivières et des estuaires. Les
produits incriminés sont les hormones naturelles ou synthétiques
mais aussi certains pesticides et métaux lourds…"
Pour télécharger
le dossier de presse : http://www.ineris.fr/
Cancer
: mettre l'accent sur la prévention. L'Institut
national du cancer (INCa) a lancé début novembre une grande
campagne de sensibilisation afin d'inciter les Français à
dépister les traces précoces de certains cancers. "L'objectif
de l'INCa est d'agir sur les freins au dépistage. En effet, le
dépistage suscite encore des réticences comme l'a notamment
montré l'étude qualitative sur le dépistage organisé
du cancer du sein réalisée par l'INCa et Ipsos santé
en septembre 2005".
Pourquoi ? Sans doute
parce que "l'intérêt du dépistage n'est pas encore
bien compris et le cancer continue à faire peur. Le dépistage
est parfois perçu comme une manière de faire exister le
cancer, d'entrevoir l'éventualité de la maladie, perçue
comme une fatalité. Par ailleurs, l'organisation du dépistage
est complexe d'où la nécessité de mieux faire comprendre
aux Français l'intérêt de cette démarche. Aujourd'hui,
trop de patients sont victimes d'un diagnostic tardif. Les chances de
guérison seraient bien supérieures si ces patients avaient
bénéficié d'un dépistage régulier et
d'un diagnostic plus précoce".
Pour en savoir plus
sur cette campagne, http://e-cancer.fr/
Chauffages
défectueux : risques mortels engendrés par le monoxyde de
carbone. L'Institut national de prévention et d'éducation
pour la santé (INPES) a lancé une grande campagne de communication
pour attirer l'attention de nos concitoyens sur les risques mortels que
constituent les appareils de chauffage au gaz et autres cheminées
mal entretenues. "Le monoxyde de carbone (CO) est une des principales
causes d'intoxication accidentelle en milieu domestique. Les diverses
sources statistiques convergent pour estimer à 6000 le nombre d'intoxications
au monoxyde de carbone chaque année et à 300 le nombre des
décès dont 150 d'origine domestique". Il faut savoir
que "les causes d'intoxication sont accentuées par les conditions
sociales (habitat vétuste, défaut d'entretien des appareils
de chauffage d'appoint), par les phénomènes météorologiques
(froid intense, brouillard) et les habitudes locales".
Le monoxyde de carbone
est un gaz particulièrement dangereux dans la mesure où
il est invisible, inodore et asphyxiant. "Il agit comme un gaz asphyxiant
très toxique, qui, absorbé en quelques minutes par l'organisme,
se fixe sur l'hémoglobine : 0,1 % de CO dans l'air tue en 1 heure,
1 % de CO dans l'air tue en 15 minutes, 10 % de CO dans l'air tuent immédiatement".
Il faut donc tout particulièrement surveiller les chaudières
(bois, charbon, gaz, fioul), les chauffe-eau et chauffe-bains, les inserts
de cheminées, les poêles, les chauffages mobiles d'appoint,
les cuisinières (bois, charbon, gaz), les moteurs électriques
dans les garages, les groupes électrogènes à essence
ou à fioul, et plus généralement tout moteur thermique
fixe ou mobile, sans oublier les appareils dits "de fortune"
type brasero.
Pour en savoir plus
sur les mesures à prendre pour prévenir ce type d'incident
: http://www.cfes.sante.fr/
Charte
de bonnes pratiques du BTP contribuant à la prévention du
travail illégal. Une campagne d'information en
direction des entrepreneurs du BTP vient d'être engagée sous
l'égide du Ministère de l'emploi, avec l'appui des organisations
professionnelles et des services déconcentrés de l'Etat.
"Identifiés par le plan national de lutte contre le travail
illégal comme deux axes prioritaires d'intervention, le contrôle
de la sous-traitance de main d'œuvre et des prestations de service
faisant appel au détachement de salariés étrangers
a inspiré deux dispositions réglementaires qui entreront
en vigueur d'ici début 2006".
Cette Charte de bonnes
pratiques du BTP "rappelle les obligations sociales auxquelles sont
assujettis les employeurs intervenant sur le territoire national. Elle
contribue à la prévention du travail illégal en délivrant
une information juridique réactualisée sur les risques encourus
et partagés en cas d'infraction commise par un sous-traitant français
ou par un prestataire étranger. La mise en ligne sur les sites
des ministères et des organisations professionnelles de trois questions-réponses
spécifiquement conçues pour chaque partenaire contractuel
consolide cette information préventive".
Deux décrets
entreront en vigueur d'ici début 2006 :
- l'un en application de la loi du 13 août 2004 relative à
l'assurance maladie renforçant les obligations des donneurs d'ordre
à l'égard de leurs co-contractant (il s'agit de renforcer
les prescriptions imposées aux donneurs d'ordre, sous peine pour
eux de se voir condamnés à la solidarité financière,
en vue de contrôler les obligations légales auxquelles sont
assujettis leurs sous-traitants),
- l'autre en application de la loi du 2 août 2005 en faveur des
petites et moyennes entreprises (qui renforcera les sanctions administratives
dont sont passibles les personnes morales ou physiques verbalisées
pour une infraction de travail illégal).
Pour connaître
les détails des mesures envisagées : http://www.travail.gouv.fr/actualites/
Aliments
toxiques, jouets dangereux, voitures à risque… comment les
marques font face ? En consacrant un dossier à
cette thématique dans son numéro du 7 novembre dernier,
le Parisien Economie a donné la preuve la préoccupation
sécuritaire concernait désormais le grand public. Car c'est
la bonne image de l'entreprise qui se trouve alors mise en jeu. Le quotidien
populaire rappelait que 101 produits avaient été retirés
de la vente depuis le début de l'année parmi lesquels 14
produits alimentaires, 8 jouets ou objets pour enfants, 61 modèles
ou équipements automobiles, et 13 équipements ménagers.
Savoir gérer sur le plan médiatique des situations délicates
est donc devenu un exercice incontournable pour les structures publiques
ou privées. Nous y reviendrons d'ailleurs plus longuement dans
un prochain numéro d'ALTERSECURITE.
La communication de
crise s'impose alors de facto comme une nécessité vitale
pour l'entreprise. Le Parisien économie recensait 4 règles
d'or à respecter : se mobiliser dès les premiers signaux
en créant une cellule de crise, retirer le plus possible de produits
défectueux pour rassurer les clients, définir un message
clé pour expliquer ce qui est fait - bref jouer la transparence
- et enfin analyser et partager les informations après la crise.
De la même manière, le journaliste en charge du dossier pointait
4 erreurs à ne pas commettre : se précipiter et déclencher
l'alerte avant d'avoir recueilli les informations nécessaires,
se retrancher derrière la responsabilité juridique, adopter
un discours trop académique ou trop technique à l'égard
du grand public, et enfin négliger l'implication des salariés,
porte-parole de l'entreprise…
Pollutec
2005 – Forum environnement risques et santé.
Du 29 novembre au 2 décembre se tiendra à Paris-Nord Villepinte
le cinquième forum Pollutec animé par l'INERIS (Institut
National de l'Environnement Industriel et des Risques) en collaboration
avec le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) et l'IRSN
(Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire).
Les conférences du Forum Environnement Risques et Santé
sont en accès libre. Pour y assister, il faut simplement être
en possession d'un badge d'accès au Salon Pollutec.
"Le thème
Santé/Environnement occupe une place prépondérante
dans notre société, il est fortement relayé par les
médias qu'il s'agisse d'informations récurrentes concernant
la pollution de l'air et les maladies respiratoires ou les risques émergents
liés au développement des nanotechnologies, expliquent les
organisateurs. Par ailleurs, le Plan National Santé/Environnement
met l'homme au centre de sa réflexion et pointe ce qui peut l'atteindre
dans tous ses lieux de vie. Le moment est venu de rapprocher au sein du
même Forum la thématique Santé/Environnement et la
thématique maîtrise et prévention des risques qui
procèdent de la même logique de développement durable".
Les thèmes
abordés sont emblématiques de cette préoccupation
: Comment préserver la qualité de l'eau ? Santé/Environnement,
Air et pollution, Substances chimiques, Energie et pollution, Sols pollués…
Pour plus d'informations : http://www.pollutec.com/
Une
liste noire des compagnies aériennes dès 2006.
Le Parlement de l'Union européenne a décidé de renforcer
la sécurité aérienne. Le Parlement européen
a ainsi donné son feu vert mercredi 16 novembre (à une écrasante
majorité, 577 voix pour, 16 contre et 31 abstentions…) pour
la mise en place d'une liste noire commune à toute l'UE, liste
noire des compagnies aériennes qui ne répondent pas aux
normes de sécurité. Ce vote intervient moins d'un mois après
que l'on eut appris que l'avion d'Helios qui s'était écrasé
en Grèce le 14 août dernier, avait été victime
d'une erreur humaine, l'équipage ayant oublié de vérifier
une valve de régulation, ce qui avait entraîné un
problème de pressurisation. Plus généralement, cette
décision fait suite aux différentes catastrophes aériennes
de cet été aux retentissements médiatiques forts
(500 morts).
Ces compagnies seront
interdites dans toute l'UE. De plus, les droits des passagers seront renforcés
: ils auront droit à une compensation si le transporteur se trouve
sur la liste après qu'ils aient effectué leur réservation
et leur accès aux informations sur l'identité des transporteurs
aériens sera facilité. Le Parlement, le Conseil et la Commission
s'étaient auparavant mis d'accord sur un compromis, de sorte que
le Conseil devrait accepter, sans le modifier, le texte adopté
en première lecture. Le règlement entrera en vigueur 20
jours après publication au journal officiel, probablement début
2006.
Pour en savoir plus
: http://www.europarl.eu.int/news/public
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