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"Les
salariés malades préoccupent leurs employeurs"
: tel est le titre d'un dossier consacré par le quotidien Les
Echos à un vrai problème touchant au quotidien les DRH.
"Cancers, dépressions, problèmes de santé
récurrents… Les entreprises sont confrontées à
une augmentation inquiétante des maladies de leurs salariés.
Un phénomène qui prend de l'importance avec l'allongement
de la vie au travail et la pression croissante subie au bureau. Plusieurs
entreprises ont choisi d'agir. Certaines par le contrôle des arrêts
et la mise à l'écart des salariés malades. D'autres,
plus rares, par un accompagnement personnalisé devant conduire
au maintien dans l'emploi". Déplorant
que "la réponse immédiate à la maladie reste
trop souvent le licenciement", Alain Jabès, médecin
du travail interrogé par le journaliste, précise : "Et
pourtant, les entreprises qui développent une réelle réflexion
sur le sujet le constatent : il y a tout intérêt à
mieux accompagner le salarié malade dans son retour à
l'emploi. Son rétablissement médical est plus rapide lorsqu'il
se sent soutenu. La reprise elle-même s'effectuera plus facilement.
C'est l'intérêt du salarié, mais aussi de l'employeur".
Un dossier vraiment intéressant à consulter sur le site
www.lesechos.fr
"70%
des arrêts de moins d'un mois". Un encadré
dans l'étude des Echos évoqué ci-dessus fait référence
à une étude menée par la Caisse Nationale d'Assurance
Maladie. Dans un dossier rendu public le 23 février dernier,
la CNAM a dressé un bilan des actions menées en matière
de lutte contre les fraudes. "Les contrôles menés
en 2005 ont porté principalement sur les arrêts maladie
abusifs, les dépenses indûment prises en charge à
100% au titre d’une affection de longue durée et les prescriptions
et consommations médicales frauduleuses ou dangereuses. Les résultats
de ces contrôles sont particulièrement visibles pour les
arrêts de travail : le nombre de journées indemnisées
a diminué de 4,1% par rapport à 2004, le montant des indemnités
journalières versées diminuant de 1,6%. Pour l’année
2006, l’assurance maladie prévoit de poursuivre ses efforts
dans les 3 secteurs déjà prioritaires en 2005, de plus
elle ouvre de nouveaux chantiers : les fraudes dans le domaine de la
chirurgie esthétique et les prescriptions abusives de transports
sanitaires notamment. La réalisation d’économies
était un des objectifs centraux de la loi relative à l’assurance
maladie du 13 août 2004. La limitation des dépenses indues
liées à des abus ou des fraudes est apparue comme un des
moyens permettant d’aller dans ce sens".
On peut télécharger
le dossier complet sur les contrôles et la lutte contre les abus
et les fraudes à l'Assurance maladie en 2005 et sur les objectifs
fixés en 2006 sur www.ameli.fr On y trouvera en particulier un
point précis sur le contrôle des arrêts de travail,
(avec des contrôles renforcés sur les arrêts de courte
durée et un contrôle désormais systématique
pour les arrêts de longue durée), un renforcement de la
rigueur des procédures à suivre pour se mettre ou prolonger
son arrêt de travail, etc.
"Pétition,
Etats généraux… Les inspecteurs du travail doutent"
: c'est le titre d'un dossier consacré par Le Monde Economie
en date du 21 mars dernier. Pour le quotidien, "si le plan de modernisation
annoncé par le gouvernement prévoit 700 recrutements d'ici
à 2010 comme le réclamaient les syndicats, le dossier
délicat de la prévention des risques professionnels et
la crainte d'une intervention croissante de l'Etat et du lobbying patronal
relancent les tensions". Que réclament donc prioritairement
les syndicats ? Tout d'abord une "relégitimisation"
du droit du travail et donc de ceux qui sont en charge de contrôler
sa bonne application. Le Syndicat travail emploi formation (Syntef)
CFDT "souhaite surtout un rappel à l'ordre des employeurs.
Le nombre d'agressions et de procédures engagées contre
des agents de contrôle est exponentiel ! Plus de 100 affaires
sont en cours. Nous attendons, de la part du ministre, la dénonciation
de ces dérives, parfois commises par des élus, ainsi qu'une
campagne pour mieux faire connaître l'inspection du travail"…
Pour consulter le
dossier complet, www.lemonde.fr ; pour en savoir plus sur le positionnement
très politique des organisations syndicales concernées,
voir par exemple /www.syndicat-magistrature.org
"La question délicate de la prévention
des risques professionnels" : toujours dans le même
dossier du Monde Economie évoqué ci-dessus, la journaliste
explique que "le rôle des comités régionaux
quadripartites bientôt créés par le gouvernement
inquiète les syndicats, qui redoutent le lobbying du patronat".
Qu'en est-il du rôle de ces comités qui inquiètent
tant les syndicats ? Reprenons donc les extraits du Plan santé
au travail présenté à la presse le 17 février
dernier.
"Il conviendra
de mettre en place dans chaque région des instances regroupant
tous les acteurs impliqués et traitant de tous les sujets relatifs
à la protection contre les risques professionnels. Ces instances
travailleront en parfaite articulation avec les groupements régionaux
de santé publique (GRSP) prévus par la loi relative à
la politique de santé publique (LSP) et seront animés
par les DRTEFP. L’instance sera chargée de contribuer à
l’élaboration, de suivre et d’évaluer un plan
régional de la santé au travail (PRST), qui déclinera,
le cas échéant au niveau local les actions nationales
du plan santé au travail en les adaptant aux spécificités
régionales. Ces PRST constitueront le volet santé au travail
des plans régionaux de santé publique (PRSP) prévus
par la LSP.
La création
de cette instance impliquera de supprimer l’actuelle commission
régionale de médecine du travail, dont le champ est plus
étroit ainsi que les comités régionaux de coordination
(instance technique commune aux DRTEFP/CRAM) dont les missions seront
reprises par cette instance.
En revanche, il apparaît souhaitable de ne pas modifier les compétences
des comités techniques régionaux (CTR) de la Sécurité
sociale en s’efforçant, toutefois, de mieux exploiter leur
potentiel de technicité et d’y prévoir une présence
plus soutenue des DRTEFP".
Comment tout cela
va-t-il se mettre en place ? On parle ici "des Comités régionaux
de prévention des risques professionnels (CRPRP), instance d’échange,d’observation
et de coordination entre les acteurs, qu’il s’agisse des
services de l’Etat qui ont des responsabilités propres
ou des partenaires sociaux qui pilotent les instruments d’expertise
et les réseaux de terrain et qui initient des démarches
collectives de prévention, au niveau interprofessionnel ou sectoriel.
Cette instance comprend 2 niveaux :
- le niveau délibératif combinant les politiques publiques
associant, à titre principal, les services
déconcentrés les plus concernés (DRTEFP, DRASS
et DRIRE, DRE…) et la dynamique des instances paritaires (CRAM,
ORST, …). Ce niveau sera, pour cette raison, exclusivement composé
des représentants de l’Etat, des salariés et des
employeurs.
- un niveau consultatif associant des experts d’organismes de
prévention (services de prévention des
CRAM, ARACT, OPPBTP, MSA, …), d’autres organismes ayant
une compétence en matière de santé et sécurité
au travail (médecins et ingénieurs), ainsi que des représentants
d’associations compétentes".
Objectif poursuivi
et calendrier envisagé : "que des PRST soient réalisés
sous l’autorité des DRTEFP et en coordination avec les
DRASS au premier semestre 2006. Un bilan de la mise en oeuvre de ces
plans sera effectué début 2008. Les Comités régionaux
de prévention des risques professionnels seront mis en place
au 1er semestre 2006 dans chacune des régions. Leur champ de
compétences recouvrira celui des commissions régionales
de médecine du travail et des comités régionaux
de coordination, qui pourront alors être supprimés".
Pour en savoir plus,
www.travail.gouv.fr
"Déroulement
d'un contrôle et pouvoirs de l'inspecteur" : le
Journal du management nous livre dans son numéro de mars un dossier
simple et bien "ficelé", consultable en ligne. "Votre
entreprise n'a toujours pas été contrôlée
par l'inspection du travail ? Il y a pourtant fort à parier qu'elle
le sera un jour. En tout cas, mieux vaut prendre les devants et préparer
cette visite impromptue. Comment se passe concrètement un contrôle
? De quelles latitudes dispose l'inspecteur du travail ? Etes-vous en
règle en matière de conditions de travail, hygiène
et sécurité, d'administration... ?" Avant de donner
quelques conseils simples, Karim Abed, inspecteur du travail, tient
à lever certaines équivoques et à dissiper bien
des clichés : "dans 80 % des cas, les patrons sont convaincus
que les contrôles n'interviennent que sur dénonciation".
Or, le choix des entreprises à contrôler répond
à bien d'autres critères. Par exemple, il est bien connu
dans la profession que le travail dissimulé affecte certaines
branches professionnelles plus que d'autres : BTP, hôtels-cafés-restaurants,
agriculture... Depuis un an, le plan santé au travail fixe par
ailleurs de nouveaux axes d'intervention avec une vigilance accrue concernant
les troubles musculo-squelettiques ou encore l'amiante sur les chantiers
de désamiantage. Reste enfin les spécificités locales
ou régionales".
Ce qu'il faut savoir
impérativement ? "Dans le cadre du contrôle, la réglementation
et le code du travail octroie certains pouvoirs et droits aux inspecteurs
du travail, auxquels doit se soumettre l'entreprise. Voici les principaux
:
- Droit d'entrée
et de visite permanente, de nuit comme de jour. L'inspecteur n'a besoin
ni de rendez-vous, ni d'autorisation pour visiter une entreprise. Si
une usine applique les trois huit, ou bien est suspectée de travail
dissimulé, l'inspecteur peut intervenir de nuit. Evidemment,
bien que ce soit un travail d'investigation, l'inspecteur du travail
ne peut pas visiter de domicile privé.
- Droit d'enquête.
Il s'agit là par exemple du droit d'interroger le personnel.
Depuis novembre 2003, l'inspecteur du travail est habilité, comme
la police judiciaire, à effectuer des contrôles d'identité
en cas de suspicion de travail dissimulé, la personne contrôlée
ayant l'obligation de répondre.
- L'accès
aux documents. Ce droit du Code du travail leur permet d'accéder
aux livres, registres et documents qui attestent de la bonne marche
de l'entreprise, comme par exemple le respect de la durée du
travail.
Commentaire du professionnel
: "Il arrive que l'entreprise tente de freiner nos investigation
en nous disant que le registre du personnel est chez le comptable, remarque
Karim Abed. Cela peut être le cas, mais légalement, il
doit être dans l'établissement. Dans ce cas là,
on le fait porter à l'entreprise ou bien on en fait une copie."
En cas de refus de communication, de transmission de faux documents,
ou si l'entreprise tarde à obtempérer, elle peut être
sanctionnée pénalement pour délit d'obstacle".
Et l'inspecteur du travail de préciser : "nous ne demandons
que ce qui est obligatoire, sinon c'est contestable"".
Pour en savoir plus,
consulter l'ensemble du dossier http://management.journaldunet.com
"20.000
cas de cancers professionnels par an sont d'origine professionnelle"
: cri d'alerte lancé par l'Association pour la Recherche
sur le Cancer ! L'ARC avait d'ailleurs mis sur pied en 2002 en concertation
avec la FNATH, association des accidentés de la vie, le pôle
ARECA Epidémiologie des cancers professionnels ! Dans un dossier
de presse présenté le 22 mars, plusieurs points essentiels
méritent d'être relevés :
Les cancers professionnels
sont des maladies fréquentes mais mal connues : "Poussières
de bois, amiante, fibres de substitution, produits chimiques, pesticides…
Un quart des travailleurs ont été exposés à
des agents cancérigènes dans leur univers professionnel
sur les quatre dernières années. Les toxiques professionnels
sont à l'origine de plus de 8 % des cancers en France, soit plus
de 20 000 nouveaux cas de cancer chaque année dans notre pays.
Pratiquement tous
les types de cancer peuvent être concernés, les cancers
des voies respiratoires étant les plus fréquents, à
la fois en raison de la voie de pénétration par inhalation
de toxiques environnementaux, de leur éventuelle interaction
avec le tabac et de la fréquence relative des cancers broncho-pulmonaires.
Cependant, les cancers professionnels restent à ce jour en France
méconnus et mal pris en charge".
En outre, "sur
le plan scientifique, les cancers d’origine professionnelle sont
d’un intérêt fondamental pour l’identification
de substances cancérigènes. La plupart des cancérogènes
humains ont été identifiés au sein de populations
professionnelles. Les travailleurs exposés jouent un rôle
de "population sentinelle" vis-à-vis de la population
générale en raison d’expositions plus élevées
et de longue durée, possibilité de mesure précise
des expositions, meilleure accessibilité et possibilité
de suivi de longue durée".
Ce qui justifie
que des moyens importants soient engagés : "L'Association
pour la Recherche sur le Cancer a alloué un budget de près
d'un million et demi d'euros à son pôle de recherche en
épidémiologie des cancers professionnels lancé
en 2002 dans le cadre du réseau ARECA en partenariat avec la
FNATH, association des accidentés de la vie". Avec des résultats
probants déjà été déjà obtenus
: "Les équipes de recherche ont d’ores et déjà
obtenu des résultats importants pour trois agents cancérogènes
majeurs : pesticides et produits phyto-sanitaires, amiante et fibres
de substitution, poussières de bois".
Pour en savoir plus
: www.arc.asso.fr
"Les
troubles du sommeil ont un impact sur le travail". Ainsi
le quotidien économique La Tribune du 15 mars mettait-il en avant
l'étude réalisée par TNS Healtcare au profit de
l'Institut national du sommeil et de la vigilance à l'occasion
de la 6° Journée nationale du sommeil. "Si plus de trois
Français sur dix déclarent souffrir d'un trouble du sommeil,
rappelait à cette occasion le magazine en ligne e-santé
(www.e-sante.fr), seuls 23% d'entre eux bénéficient d'un
traitement, soit une personne sur cinq. Cette sous-prise en charge est
fort regrettable car l'impact est conséquent et dépasse
le cadre individuel en touchant directement le monde du travail, en
termes de productivité, de sécurité et d'accidents
du travail". Et de rappeler que "8% des actifs ont été
absents au moins une fois au travail au cours des 12 derniers mois en
raison de leurs problèmes de sommeil", que " 13% ont
pris le volant dans le cadre de leur activité professionnelle
alors qu'ils étaient en manque de sommeil ou somnolents et ont
risqué un accident", que "37% estiment que les horaires
ou le rythme de travail perturbent leur sommeil", et qu'enfin "56%
déclarent que les troubles du sommeil occasionnent au moins une
nuisance dans le cadre professionnel : manque d'énergie, de dynamisme,
baisse de concentration et de la capacité à ne pas faire
d'erreur".
Pour en savoir plus
sur cette question, www.institut-sommeil-vigilance.org
"La
manutention manuelle des charges : la mécanisation n'a pas tout
réglé". Cette question souvent évoquée
dans nos colonnes revient sur le devant de l'actualité avec une
étude de la Dares rendue publique le 14 mars. "La manutention
manuelle est une pratique de travail largement répandue : en
2003, quatre salariés sur dix manipulent des charges dans le
cadre de leur travail et trois sur dix au moins deux heures par semaine.
Les hommes et les ouvriers sont particulièrement exposés.
Les ouvriers de la construction et, dans une moindre mesure, ceux de
l'industrie sont en première ligne, mais les métiers du
tertiaire ne sont pas épargnés, notamment dans le commerce
de détail et les professions de santé. La manutention
manuelle de charges s'accompagne souvent de fortes contraintes posturales
et de rythmes de travail soutenus"
Pour télécharger
l'analyse du rapport Dares mars 2006, 11.3, www.travail.gouv.fr .
"Contraintes
posturales et articulaires au travail". Dans la même
veine que précédemment, la Dares a publié ce même
14 mars une note d'analyse intéressante sur le sujet. Constat
: "Selon l'enquête SUMER 2003, 32 % des salariés sont
exposés à des situations fatigantes : fréquents
déplacements à pied, position debout prolongée,
gestes répétitifs à cadence élevée.
21 % des salariés sont confrontés à des postures
pénibles : à genoux, les bras en l'air ou dans une position
en torsion. Enfin, 10 % des salariés sont exposés à
des contraintes cervicales. Au total, près d'un salarié
sur deux subit au moins une contrainte posturale ou articulaire qui
peut être jugée lourde. Les postures pénibles concernent
en premier lieu les ouvriers de type artisanal, mais également
les femmes employées dans le commerce ou les services aux particuliers.
Les postures fatigantes touchent plutôt les ouvriers de type industriel.
Les ouvrières de l'industrie sont particulièrement concernées
par les gestes répétitifs, les femmes employées
et cadres par les contraintes cervicales".
Pour télécharger
l'analyse du rapport Dares mars 2006, 11.2, www.travail.gouv.fr .
"L'Organisation
internationale du travail adopte une nouvelle charte pour le secteur
maritime". Comme nous l'avions annoncé dans le
numéro précédent d'ALTERSECURITE, "la nouvelle
convention du travail maritime 2006 a été adoptée
par 314 votes pour, aucun vote contre et 4 abstentions lors de la 94e
Conférence internationale du Travail (maritime) qui s'est tenue
ici du 7 au 23 février. Le vote reflète un soutien considérable
de la part des délégués venus de 100 pays et représentant
les marins, les armateurs et les gouvernements. "Nous avons écrit
une page de l'histoire du travail maritime aujourd'hui", a déclaré
M. Somavia. "Nous avons adopté une convention qui traverse
les continents et les océans, offrant une charte globale du travail
pour plus de1,2 million de gens de mer dans le monde et répondant
aux réalités et aux besoins évolutifs d'un secteur
qui concerne 90 pour cent du commerce mondial". "Qui plus
est, nous avons instauré un socle socioéconomique pour
la concurrence mondiale dans le secteur maritime", a ajouté
M. Somavia. "Cette initiative pourrait aussi donner l'élan
et l'appui nécessaires pour élaborer des approches similaires,
novatrices et équilibrées, pour répondre à
la nécessité de créer une mondialisation juste
dans d'autres secteurs du monde du travail." La nouvelle convention
présente clairement, sans détours, une "charte des
droits" des gens de mer, tout en laissant une latitude suffisante
au niveau national pour octroyer ces droits dans un esprit de transparence
et de responsabilité. La convention contient également
des dispositions qui lui permettent de rester en phase avec les besoins
du secteur et contribuent à une application et une mise en vigueur
universelles".
Dossier complet
sur www.ilo.org
Désamiantage
du Clemenceau : l'Institut Français de la Mer rétablit
les faits. Ceux qui veulent mieux comprendre le pourquoi de la campagne
médiatique qui a entraîné le fiasco que l'on sait
pour notre porte-avions Clemenceau, auront tout intérêt
à lire l'excellente tribune publiée par Francis Vallat,
armateur et président de l'Institut Français de la Mer
dans les colonnes du quotidien Le Monde en date du 21/2/06. "La
pensée unique, relais d’une bonne conscience qui "oublie"
les faits aura largement participé à la démolition
du Clemenceau ! L’Institut Français de la Mer, totalement
indépendant et qui se veut le parti de la mer hors de tout a
priori politique comme en témoignent ses instances où
toutes les opinions et sensibilités sont représentées,
estime de son devoir de prendre le risque de rétablir certaines
vérités, et de poser quelques questions".
Et le moins que
l'on puisse dire est que Francis Vallat ne pratique pas la langue de
bois ! "Pourquoi les médias grand public n’ont-ils
pas repris, ou au moins pris la peine de vérifier les raisons
de l’évaluation des experts anglais tels Ted Higson (dans
le Lloyd’s List) ou américains (publiée dans "Le
Marin") dénonçant l’ironie de l’affaire
et déclarant : "Le travail qui a été réalisé
pour nettoyer le navire avant son arrivée, la programmation des
travaux sur le site de démolition sont l’exemple de ce
qui devrait toujours être fait. Les critiques ont pris ce bateau
pour cible, alors qu’il est l’exemple de ce qu’il
faut faire"? Pourquoi nombre d’images des chantiers indiens,
passées dans la presse et à la télévision,
datent-elles du début des années 1990 sans que cela soit
précisé, et surtout sans qu’il soit mentionné
l’évolution technique et sociale de certains ? Pourquoi
parle-t-on de victoire "des associations écologiques »
en soulignant les positions extrémistes et caricaturales (pour
ne pas dire plus) de Greenpeace, tout en oubliant pour une fois celles
d’autres telle Robin des Bois, pourtant peu suspecte de complaisance
vis-à-vis des institutions, mais qui au terme d’un travail
d’investigation honnête "a défendu le choix
du ministère français de la défense sur le désamiantage
partiel du bâtiment en France, avant de confier son démantèlement
à l’Inde" (AFP du 15 février à 19 h
28) ? Pourquoi les professionnels consciencieux ne se sont-ils pas interrogés
sur les motivations
de Greenpeace, qui ne s’est pas exprimé sur l’arrivée
en décembre, précisément à Alang, et
pour démolition, d’un navire britannique le Sir Geraint,
vétéran de la guerre des Malouines?"…
Pour connaître
ce texte dans son intégralité et en savoir plus, www.lemonde.fr
et http://ifm.free.fr
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