- d'avoir une vue d'ensemble des matières radioactives,
qui ne soit pas restreinte aux seuls déchets de haute activité
ou de moyenne activité à vie longue,
- de maintenir l'interdiction édictée par la loi de 1991
de stocker définitivement en France des déchets radioactifs
étrangers,
- d'une évaluation indépendante des recherches et d'un contrôle
indépendant des installations de gestion des déchets,
- d'avancer dans la conception de solutions pérennes pour la gestion
de tous les déchets, mais de façon contrôlée
au plan technique et au plan politique,
- de passer de l'accompagnement économique des départements
qui se sont engagés pour aider à définir ces solutions,
à un projet de territoire.
Le communiqué précisait que la Commission
devra remettre un rapport écrit aux ministres avant la fin janvier
2006 afin de contribuer à la préparation du projet de loi
sur la gestion des déchets radioactifs que le Gouvernement transmettra
au Parlement au cours du premier trimestre de cette année. Pour
plus d'infos voir le site www.industrie.gouv.fr
Que faire des déchets électriques
? Le Figaro économie du 3/01/06 (www.lefigaro.fr) rappelle
qu'il faudra "traiter en France 500.000 tonnes de déchets
électriques par an dès la fin 2006. Au rythme actuel cela
paraît impossible". Depuis août dernier, la France, dans
le but d'appliquer la directive européenne, prévoit ”la
valorisation et le traitement de 4 kg de déchets électriques
et électroniques (DEE) par habitant et par an d'ici le 31 décembre
2006”. Mais les arrêtés nécessaires n'ont pas
été tous publiés. Concrètement le traitement
des déchets électriques et électroniques en est toujours
au stade artisanal, comme la filiale de Veolia qui a entre autres conclu
des partenariats avec les réseaux associatifs de réinsertion
des chômeurs de longue durée.
Toutefois si l'on reproche à la filière
de ne pas être prête, celle-ci a beau jeu de constater comme
Patrice Dauvin, président de Sita France, qu'”il n'y a encore
rien de prévu pour le financement de cette filière".
Un système d'écotaxe devrait être appliqué,
mais n'est pas encore défini. Cette écotaxe variera en fonction
des produits et sera prélevée directement chez le fabriquant
lors de la mise en vente de chaque appareil. Elle sera ensuite reversée
aux municipalités.
129 incinérateurs
de déchets français hors normes ! C'est le constat
de la ministre de l'écologie au moment de l'application (28/12/05)
de la directive européenne du 4 décembre 2000 sur la mise
aux normes des installations d'incinération. Ces nouvelles normes
devraient permettre, en 2006 par rapport au niveau de 2004, de réduire
par 10 les émissions de dioxine par les incinérateurs. En
réalité, peu de sites ont anticipé l'application
de cette directive (transposée en droit français le 20/09/02),
préférant attendre ces derniers mois pour effectuer les
travaux nécessaires de mise aux normes.
"Le coût total de la mise au normes est estimé
à 750 millions d'euros" selon Le Monde du 30/12/2005 (www.lemonde.fr).
Le bilan est sévère : "96 usines ont réalisé
leur mise aux normes à temps, 18 vont être arrêtées
provisoirement et deux seront fermées définitivement".
4 usines ont obtenu des dérogations car elles approvisionnent en
énergie le chauffage urbain. Enfin, "un seul incinérateur
est en infraction, celui de Poitiers" qui doit être fermé.
A terme, c'est encore aux entreprises qu'il sera demandé
un effort. Marc Cheverry, chef du département gestion optimisée
des déchets à l'Ademe (www.ademe.fr), déclarait ainsi
au Monde : "le taux moyen de recyclage des pays européens
tourne autour de 30%, nous devons pouvoir y arriver, notamment en agissant
sur les déchets organiques et sur ceux des entreprises". A
l'heure actuelle, la proportion des déchets recyclés en
France est de 18% !
Obligation pour les communes
de créer un service public d'assainissement non collectif (Spanc)
: cette obligation devait être remplie avant le 31 décembre
2005 par toutes les communes de France. Visiblement, on est loin du compte
! Selon Libération du 31/12/2005 (www.liberation.fr), qui a fait
un tour d'horizon sur la question, "une commune sur cinq seulement
a franchi le pas”.
Quel est en l'espèce l'objectif poursuivi ? La
fonction de ce service sera de vérifier le bon fonctionnement des
systèmes d'épuration domestiques (fosses sceptiques, ministations,
etc.). C'est particulièrement dans les zones rurales que la question
se pose avec acuité, les fosses sceptiques non entretenues ou détériorées
polluant la nappe phréatique. Les sanctions prévues ne sont
pas négligeables et méritent d'être soulignées
: ”Le permis de construire peut être refusé, des travaux
ou des amendes prononcées. Et, sur le neuf comme sur l'ancien,
c'est la responsabilité du maire qui est engagée”.
Là où le bât blesse, c'est évidemment
de savoir qui va payer la note… A l'évidence, de nombreux
maires ne sont pas très chauds à "l'idée d'instaurer
une nouvelle taxe pour le contrôle". D'ailleurs, aux yeux de
beaucoup d'entre eux, le cadre juridique reste incertain. Ainsi, l'un
d'entre eux, "à Villaudric (Haute-Garonne) s'est vu attaquer
devant le tribunal administratif par des particuliers qui refusaient de
voir pénétrer sur leur terrain privé un agent non
assermenté pour un contrôle qui leur serait ensuite facturé".
Dans les départements où l'information et les conseils aux
élus ont été organisé, par exemple par le
conseil général du Puy-de-Dôme, "les trois-quarts
des communes ont créé leur Spanc, et d'ici à la fin
2006 le service sera effectif sur 80 % du département".
L'inspecteur général
pour la sûreté nucléaire met en garde EDF pour les
centrales nucléaires. Cette information relatée
dans Le Monde du 5/01/06 est intéressante (www.lemonde.fr). En
effet, Pierre Wiroth dans son rapport 2004 sur la sûreté
nucléaire d'EDF (consulter la partie infos nucléaires du
site d'EDF, www.edf.fr) regrette "que le groupe ne se situe que dans
la moyenne des exploitants mondiaux", et s'inquiète "que
la volonté d'accélérer certaines opérations
en vienne à occulter peu à peu dans les esprits la préoccupation
de sûreté".
Serge Massart, directeur de la division de la production
d'EDF, souligne cependant que la recherche de productivité a toujours
été d'actualité et que les incidents survenus n'y
ont jamais été liés. Toutefois, force est de constater
que "le parc nucléaire vieillit ( 20 ans d'âge moyen)
et devra être renouvelé à partir de 2020 au rythme
de 1 à 1,5 réacteur par an selon EDF. Ce vieillissement
impose une vigilance accrue" même si les ingénieurs
d'EDF arguent de leur longue expérience pour améliorer la
sûreté des prochaines installations. C'est peut-être
Georges Charpak, Prix Nobel de physique 1992 et favorable à l'énergie
nucléaire qui aura le mot de la fin. Il propose en effet la mise
en place d'un "contrôle indépendant d'EDF et des autres
exploitants par une autorité internationale".
Des mégapoles
sous la menace de séismes majeurs : c'est le titre d'un
grand article du Monde du 12/01/06 qui consacre une double page à
ce risque certain. "Plusieurs grandes agglomérations pourraient
être touchées à l'avenir. Parmi elles Tokyo (Japon),
Osaka (Japon), Taïpeh (Taïwan), Djakarta (Indonésie),
Calcutta et New Delhi (Inde), Dacca (Bangladesh), Téhéran
(Iran), Istanbul (Turquie), Le Caire (Egypte) et Los Angeles (Etat-Unis),
pour n'en citer que quelques-unes. Un risque qui devrait s'amplifier à
l'horizon 2025, car à cette date 2 milliards de terriens supplémentaires
vivront dans des mégapoles". Or, en l'état, la prévention
se limite à la mesure des grandes failles, tant aux Etats-Unis
qu'au Japon - démarche qui demande des moyens gigantesques que
d'autres zones ne possèdent pas - ainsi qu'à l'adoption
de règles de construction parasismiques.
Pour en savoir plus, ne pas hésiter à se
rendre à l'exposition qui se tient à la Cité des
sciences et de l'industrie (www.cite-sciences.fr), "Risques sismiques,
que peut la science ?", jusqu'au 15 mai 2006. On y apprend ainsi
quelles sont les régions les plus exposées aux séismes
et pourquoi ? Quels sont les dispositifs qui sont mis en place pour écouter
la terre, que ce soit sur notre bon vieux plancher des vaches ou encore
sous l'eau et dans le ciel ? Comment peut-on anticiper les crises sismiques
? Et enfin quelles mesures prendre pour optimiser la prévention
et donc la protection des populations ?
Le marché mondial
de l'amiante est toujours bien vivant ! Le dossier du Monde du
28/12/2005 (www.lemonde.fr) consacré aux plus grandes mines d'amiante
du monde situées au Québec, est l'occasion de rappeler que
l'industrie de l'amiante "manifeste dans le monde une surprenante
vitalité". Sa production annuelle de 2 millions de tonnes,
qui ne régresse plus depuis 2001, est à peu près
à la moitié de celle de 1975. Les nouveaux marchés
qui se sont ouverts sont ceux de l'Asie : Chine, Inde, Thaïlande
et Indonésie. La Russie, elle, maintient sa consommation. L'ensemble
de ces pays représente "plus de 85 % de la consommation d'amiante".
Une étude publiée par l'Institut syndical européen
pour la recherche, la formation, la santé et la sécurité
peut être consultée sur le site www.etui-rehs.org
Les managers, catalyseurs
de stress au travail : à noter enfin une très intéressante
étude sur le stress au travail publié dans Enjeux les Echos
de janvier 2006 (www.lesechos.fr), qui commente avec pertinence une étude
réalisée par l'Ifas (Institut français d'action sur
le stress, www.ifas.net). Cette nouvelle étude sur ce phénomène
désormais bien connu qu'est le stress au travail, "s'attaque
à deux thèmes de recherche encore largement inexplorés
: la saisonnalité du stress et l'impact du comportement du manager
direct sur le stress de ses collaborateurs". En clair, "les
mois se suivent et ne se ressemblent pas pour les salariés"…
En conclusion, le journaliste pose la question : "Faut-il jeter aux
orties la figure du manager vibrant de dynamisme ? A trop mettre la pression
sur ses collaborateurs, il fait en tout cas exploser leur stress, ce qui
ne les stimule plus mais obère leur productivité, sans parler
des dégâts causés à la santé. Tout l'art
consiste à trouver le bon dosage, à impulser sans harceler"…