Le communiqué de presse publié à
l'occasion de la publication de ce rapport est explicite : "Alors
que les dirigeants s'attachent aux conséquences financières
et économiques de ces derniers, les juristes se préoccupent
des faits à l'origine des événements et des moyens
de les neutraliser. Comme dans les grandes entreprises, les dirigeants
de PME vont devoir prendre en considération les risques émergents
tels que les risques environnementaux ou le rappel produit. Pourtant,
d'après l'enquête, 40% des PME/PMI ne sont pas sensibilisées
à l'ensemble des risques auxquels elles sont confrontées.
De plus, les dirigeants ont pu constater les avantages qu'apporte la présence
d'un juriste au sein de leur structure : sa vision globale et la bonne
connaissance des réglementations applicables lui permettent d'accompagner
au mieux le chef d'entreprise dans sa gestion quotidienne".
Aux yeux de la journaliste des Echos, cette question est
d'autant plus préoccupante que peu de dirigeants savent qu'à
partir du 1er janvier 2006, "la liste des infractions qui pourront
être reprochées à l'entreprise va s'allonger considérablement.
Une disposition de la loi Perben II abandonne explicitement le principe
de spécialité de la responsabilité pénale
des personnes morales. Du coup, les personnes morales qui ne pouvaient
être mises en cause que pour un nombre limité d'infractions
seront responsables pénalement de tous les délits et crimes,
y compris les plus difficiles à imaginer, comme les délits
sexuels. Cela risque de poser de sérieux problèmes de responsabilité
au sein des entreprises"…
Le rapport "Les dirigeants et les juristes de PME
face à la gestion des risques" est consultable sur le site
www.marsh.fr ; voir aussi le site www.afje.org
Risques professionnels :
la prévention s'organise dans les entreprises. C'est sous
ce titre que Les Echos du 13 décembre (www.lesechos.fr) ont consacré
un important dossier aux "systèmes de management de la sécurité-santé
au travail (qui) font leur entrée dans les entreprises françaises.
Avec plusieurs objectifs : sensibilisation des salariés, mobilisation
de l'encadrement, procédures écrites qui permettent de mieux
gérer la sécurité en impliquant toutes les fonctions
de l'entreprise". On trouve également dans ces pages une analyse
pertinente du marché florissant que constitue le contrôle
des arrêts de travail, ainsi qu'une interview d'Eric Drais, responsable
d'étude à l'Institut national de recherche et de sécurité,
affirmant que la fonction sécurité devient de plus en plus
stratégique dans l'entreprise.
Santé : l'impact des
nouvelles formes de pénibilité au travail. Tel
était le titre d'un dossier - s'étalant sur une double page
- que Le Monde du 20 décembre a consacré à cette
thématique désormais en vogue, avec un sous-titre non moins
éloquent : "Les entrepreneurs français n'ont pas assez
conscience, pour leurs salariés et pour la productivité,
des risques liés aux nouvelles façons de travailler".
Preuve que les questions relevant de la santé au travail sont désormais
entrées dans la sphère du grand public !
"Contrastant avec l'attention portée au harcèlement
moral, la prise de conscience de l'impact délétère
de nouvelles organisations non matures sur la santé des travailleurs
est tardive et encore balbutiante dans la plupart des entreprises françaises",
souligne Philippe Askenazy, qui rappelle que c'est seulement cette année
que l'Etat a reconnu les troubles musculo-squelettiques comme une question
de santé publique par le biais du Plan santé travail. Et
le journaliste de conclure : "Le "problème français"
est moins lié à la mondialisation des modes de production
ou au développement d'un capitalisme cynique qu'aux défaillances
d'un compromis collectif caractérisé par l'inadaptation
de ses régulations et l'impréparation de ses élites".
Deux encadrés complètent l'ensemble. Ils
concernent des aspects déjà évoqués par nous,
l'un constitué par un entretien avec Serge Volkoff, chercheur au
centre d'études de l'emploi sur les conditions de travail des jeunes,
et l'autre consacré aux "troubles musculo-squelettiques"
(voir sur ce sujet le n°3 d'ALTERSECURITE - novembre 2005, rubrique
"le livre du mois").
Pour lire le dossier, www.lemonde.fr
Proposition de loi relative
à l'organisation et à la valorisation de l'expertise publique.
Claude Saunier, sénateur des Côtes d'Armor, a déposé
fin novembre une proposition de loi visant à remettre de l'ordre
et de la cohérence dans la sphère des experts qui a été
sérieusement ébranlée par différentes affaires,
depuis le procès du tunnel du mont-Blanc jusqu'à l'affaire
d'Outreau. L'expertise scientifique et technologique est ainsi sérieusement
remise en question. La pierre angulaire de cette proposition réside
en la création d'une Haute autorité de l'expertise publique.
Cette Haute autorité aura pour vocation "d'assurer
une harmonisation des procédures mises en oeuvre par les agents
et instances en charge de l'expertise publique. Dépositaire du
respect des règles, elle aura pour rôle le contrôle
et la vérification de la bonne mise en pratique de ces procédures,
sans intervenir directement dans le fonctionnement des autorités
d'expertise dont les compétences demeurent inchangées. Elle
oeuvrera ainsi à l'homogénéisation des pratiques
déontologiques entre les différentes structures d'expertise.
Elle contribuera aussi à la production de nouveaux concepts et
à leur adaptation aux différentes évolutions sociétales,
scientifiques et technologiques. Elle permettra aussi la mise en perspective
politique, sociale et juridique de l'avis rendu, qualifiée d'"expertise
du second cercle" par l'éclairage complémentaire apporté
par les sciences humaines".
Comment se fera-t-elle entendre ? "Le pouvoir d'alerte
de la Haute autorité est issu d'une saisine conférée
d'une manière large mais précise à des autorités
ou des personnes limitativement énumérées : ministres,
agences, autorités administratives indépendantes ou instances
d'évaluation, mais aussi toute personne physique ou morale ayant
un intérêt à agir. Au-delà des avis et recommandations
qu'elle rendra sur saisine extérieure, notamment en cas de conflit
ou de difficulté relatifs aux procédures en cours, la HAEP
procédera à des évaluations du service d'un expert
ou d'un organisme d'expertise par autosaisine (…) Dans tous les
cas, les avis, recommandations et évaluations de la HAEP seront
rendus publics après communication aux parties prenantes à
l'expertise. La publicité est en effet un élément
essentiel de l'efficacité de ses travaux ; sans publicité,
les travaux de la HAEP seraient inéluctablement voués à
l'affadissement, voire à l'inefficacité"…
La proposition de loi est consultable sur le site du Sénat,
www.senat.fr
Approches économiques
de la prévention des risques professionnels. Les interventions
de plusieurs experts qui sont intervenus au colloque (organisé
sous l'égide de la DARES et de l'ANACT) consacré à
cette question le 2 décembre dernier peuvent être téléchargés
à l'adresse suivante : www.ptolemee.com/dares/Seminaire0212.html
Ces interventions portent sur "l'approche économique
de la problématique des troubles musculo-squelettiques –
des coûts aux risques stratégiques" (par Michel Pépin,
Essor Consultants & Dominique Fauconnier, ITG Consultants), "Théorie
économique et prévention des risques professionnels"
(par Pierre-Yves Geoffard, Cepremap, Paris), "Ergonomie et GRH, quelle
convergence pour changer la condition du travail ?" (par François
Hubault, Université de Paris I), "Les normes ergonomiques
aux Etats-Unis : leçons d'un échec" (par Valérie
Thomas et Annie Thébaud-Mony, Inserm, Villejuif), et "Le coût
des mauvaises de travail : une charge pour la société, une
perspective pour les entreprises" (par Ernst Koningsveld, TNO, Pays-Bas).
Copropriétés
: des normes de plus en plus contraignantes contribuent à l'envolée
des charges. Le Parisien du 28 novembre dernier (www.leparisien.fr),
vecteur médiatique grand public s'il en est, a consacré
une double page à ce thème. Pour réaliser ce dossier,
les journalistes se sont appuyés sur une étude de l'Observatoire
de la Confédération nationale des administrateurs de biens,
ou plus exactement de l'Observatoire National des Charges de Copropriété
de la CNAB, portant sur 2003 et dirigée par Michel Mouillart, professeur
d'Economie à l'université de Paris X-Nanterre.
Parmi les raisons invoquées, Michel Mouillart recense
plusieurs points – qui nous intéressent au premier chef –
supposés expliquer ce renchérissement financier : "l'alourdissement
des contrôles imposés par les nouvelles réglementations
(amiante, saturnisme, ascenseurs…) ; les exigences des copropriétaires
à l'égard du renforcement des équipements de sécurité
(digicodes, interphones mais aussi fermeture des espaces extérieurs
des copropriétés) ; la montée progressive de l'usage
de la domotique et des préoccupations en matière d'ergonomie…"
L'étude complète (27 pages) est consultable
sur www.mon-immeuble.com/etudes
Signalons également que la CNAB a publié
sur son site une note d'informations rappelant les risques en matière
de copropriété : amiante, termites, plomb, assurance multirisques
travaux, évaluation des risques professionnels, piscines et aires
de jeux (note n° 29). Une analyse condensée de l'étude
de Michel Mouillart est également disponible (note n° 32).
Les deux notes citées sont téléchargeables sur le
site www.immocnab.com.
Un nouveau pas en avant
pour la sécurité maritime en Europe. Ainsi s'intitule
le rapport de la Commission européenne publié en novembre,
constituant un "3° paquet de mesures sur la sécurité
maritime". Cette initiative fait plus particulièrement suite
aux drames de l'Erika le 12 décembre 1999 et à celui du
Prestige le 13 novembre 2002. Plusieurs mesures avaient déjà
été prises dont l'interdiction des pétroliers à
simple coque le 21 octobre 2003, la création toujours en 2003 d'une
Agence européenne de sécurité maritime chargée
de veiller à la bonne mise en œuvre de la législation
européenne en matière de sécurité maritime,
et enfin un renforcement de la législation portant sur "le
contrôle des navires par l'Etat du port, les sociétés
de classification et le système de suivi et d'information du trafic
visant à l'amélioration de la surveillance du trafic dans
les eaux européennes".
Aujourd'hui sept mesures sont proposées pour renforcer
l'efficacité des mesures existantes en vue de prévenir les
accidents et les pollutions, d'une part, et pour traiter les suites des
accidents d'autre part :
1 – renforcer la qualité des pavillons européens,
afin de s'assurer que tous les Etats membres contrôlent l'application
des règles internationales par les navires qui battent leur pavillon,
2 – refondre la législation en matière de contrôle
par l'Etat du port, autrement dit simplifier et améliorer la qualité
et l'efficacité des contrôles par l'état du port,
en se concentrant davantage sur les navires les plus douteux, grâce
à un ciblage précis,
3 – la modification de la directive sur le "suivi du trafic",
en vue de définir un cadre juridique clair et précis sur
les lieux de refuge pour garantir que les autorités responsables
de la désignation d'un lieu de refuge soient identifiées
et disposent des éléments nécessaires à la
prise de décision,
4 – améliorer les règles en vigueur concernant les
sociétés de classification (objectif : améliorer
la qualité du travail des organismes chargés des tâches
d'inspection, de visite et de certification des bateaux au nom des Etats
membres,
5 – la proposition de directive sur les enquêtes après
accidents, c'est-à-dire mettre en place un cadre commun dans l'Union
européenne afin de garantir l'efficacité, l'objectivité
et la transparence des enquêtes techniques maritimes après
accidents,
6 – un règlement sur la responsabilité et l'indemnisation
des dommages aux passagers en cas d'accident, l'objectif étant
en la circonstance d'intégrer les dispositions internationales
de la Convention d'Athènes de 2002 dans un règlement européen,
7 – enfin une directive sur la responsabilité civile des
propriétaires de navires, afin de les responsabiliser et assurer
une meilleure prévention des dommages.
Le mémo peut être téléchargé
sur le site de la Commission européenne, http://europa.eu.int/comm/transport/maritime/
La gestion des risques
insuffisamment mise en valeur par les entreprises françaises.
Une autre étude, réalisée en mars 2005 pour l’assureur
FM Global auprès de 502 responsables financiers en Europe et en
Amérique du Nord, vient d’être publiée. La Tribune
du 13/12/2005 en livre les principaux enseignements, où il ressort
que les entreprises françaises, contrairement à leurs homologues
anglo-saxonnes, n’ont pas utilisé la récente législation
sur le gouvernement d’entreprise pour afficher clairement leurs
préoccupations en matière de gestion des risques. Même
tendance outre-Rhin, où seulement 37% des entreprises (38% en France)
font de la gestion des risques un vecteur de communication. Ce que résume
Frédric Grand, directeur des opérations France-Benelux-Espagne
chez FM Global : "Je pense que les directeurs financiers français
et allemands n’utilisent pas assez le gouvernement d’entreprise
pour informer le public de leur politique de gestion des risques. Alors
que les sociétés anglaises et américaines l’utilisent
comme un atout".
Autre particularité française, qui constitue
aussi le second enseignement de cette étude souligné par
F. Grand : "Les responsables financiers de sociétés
françaises pensent depuis longtemps que la solution assurance n’est
pas suffisante pour faire face aux risques". Seuls 39% des responsables
financiers français estiment que l’assurance est très
satisfaisante pour dédommager leur entreprise en cas de crise (catastrophe
naturelle, panne technique ou électrique, problèmes de personnel
ou de facturation…), contre 69% des Allemands, 65% des Anglais et
59% des Américains. En d’autres termes, les Français
se dotent de moyens préventifs et réalistes de gestion des
risques mais ne le font pas assez savoir ! Quoiqu’il en soit, pour
l’ensemble de l’échantillon retenu par l’assureur
de biens commerciaux et industriels FM Global, cette question constitue
une priorité et c’est la marque d’un changement profond
de mentalité chez les élites dirigeantes, notamment européennes.
Voir l’article de Frédéric Hastings
dans La Tribune : http://www.latribune.fr/
Déprime et addictions classées
nouveaux risques dans les entreprises ? Comme toutes les entreprises
françaises, hormis celles des transports, Vinci Construction ne
s’était jamais préoccupé de la consommation
de drogue chez ses employés. Du moins jusqu’à l’été
2004, quand un intérimaire employé sur le chantier du TGV
Est a tué, sous l’emprise du cannabis, un automobiliste au
volant d’un engin de chantier. Du coup, le géant du BTP a
décidé de sensibiliser ses quelques 28.000 salariés
français, constitués pour l’essentiel d’hommes
jeunes, c’est-à-dire d’une population à risque
pour tous les experts.
Selon Paris Match (15-21/12/2005), qui relate cette évolution
sous le titre "Le cannabis fait peur aux entreprises", la prévention
de l’addiction au cannabis reste pourtant une exception dans les
entreprises françaises : la SNCF, Air France et la RATP sont particulièrement
discrètes sur le sujet. Dans les autres secteurs, où les
dépistages sont interdits, l’utilisation abusive des drogues
(mais aussi de l’alcool) au travail relèverait du tabou.
Le problème est préoccupant, lorsque l’on sait que
25% de l’ensemble des salariés ont déjà pris
du cannabis, et 34% des cadres. De plus, la consommation se démocratise,
comme le confirme le psychiatre Michel Hautefeuille du Centre Marmottan
: "A la fin des années 90, nous recevions surtout des top
managers. Depuis 2002, ce sont de plus en plus de guichetiers, de coursiers,
de facteurs, signe que l’ensemble de la société est
concerné".
Outre-atlantique, c’est un mal bien français
qui inquiète les chefs d’entreprise : la dépression.
Dans son édition du 11/11/2005, le magazine Challenges reproduit
un article du New York Times annonçant "La déprime
classée risque". La "déprime" toucherait
en effet 33 millions d’Américains chaque année et
engendrerait un coût de l’ordre de 83 milliards de dollars
annuels. Plus de la moitié de la facture est assumée par
les entreprises du fait de l’absentéisme, de la baisse de
la productivité et des congés maladies qui en résultent
- sans parler des éventuels accidents de travail. Un assureur (Aetna)
a donc décidé de s’attaquer au problème : il
vient d’annoncer la mise en place d’un programme destiné
à diagnostiquer et soigner la dépression. Les médecins
généralistes seront notamment rémunérés
pour effecteur un diagnostic de dépression sur les patients qu’ils
traitent, leurs prescrire des médicaments adéquats voire
les orienter vers un psychiatre ou un psychologue. Le surcoût engendré
par ce plan devrait être rapidement comblé par les économies
réalisées sur les congés de maladie de longue durée…
La France sera-t-elle prochainement concernée ?
Le site de l’Observatoire français des drogues
et toxicomanies : http://www.ofdt.fr
La compagnie d’assurance Aetna (en anglais) : http://www.aetna.com
La prise en compte progressive
des risques sismiques en France. Coup sur coup, la France vient
de se doter d’un plan de réduction des risques sismiques
et d’une centrifugeuse qui simule les tremblements de terre, un
instrument unique en Europe. Cet intérêt peut étonner
de prime abord dans un pays à l’écart des grandes
zones sismiques mondiales. Mais ce serait oublier rapidement à
la fois nos territoires d’outre-mer et l’existence d’une
activité sismique permanente sur notre propre sol : ainsi au cours
des vingt dernières années, 300 séismes d’une
magnitude supérieure à 3,5 ont été enregistrés
dans l’hexagone.
Nous sommes certes loin de la violence et des milliers
de morts provoqués ces derniers mois à Sumatra ou au Pakistan,
mais pour être moins médiatique, le risque est réel.
"Une étude menée par le programme européen de
recherche Risk-UE a simulé les effets d’un séisme
pour la ville de Nice et sa région. Bilan virtuel : des pertes
humaines modérées, mais entre 25.000 et 50.000 sans-abri
en raison des destructions, un blocage total des autoroutes et des dommages
importants pour l’approvisionnement en eau. Le risque est encore
plus grand aux Antilles, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie
ainsi qu’à Wallis et Futuma".
Le Monde du 23/11/2005 retrace ainsi la genèse
du programme national de prévention du risque sismique présenté
le 21 novembre dernier par Nelly Olin, ministre de l’écologie
et du développement durable. Echelonné sur six ans et doté
d’un budget total de 33 millions d’euros (5 à 6 millions
d’euros par an), ce "Plan Séisme" prévoit
notamment l’intégration des normes européennes Eurocode
8, des contrôles plus rigoureux sur les chantiers et la mise à
jour pour 2007 de la carte de zonage sismique, les normes de construction
parasismique devant concerner 20.000 communes contre 5.000 actuellement.
Ces communes sont concentrées dans l’est et le sud-est du
territoire français, mais aussi dans les Pyrénées,
le Centre et la zone vendéenne.
A Nantes justement, le laboratoire central des Ponts et
Chaussées (LCPC) a bénéficié de l’aide
de l’Etat, de la Région et de l’UE pour acheter une
centrifugeuse qui simule les effets des tremblements de terre sur les
fondations des habitations et des ouvrages publics. Si la technique est
déjà utilisée aux Etats-Unis et au Japon, les chercheurs
nantais pourront simuler de façon beaucoup plus fine le phénomène
et ainsi étudier les mesures préventives les mieux à
mieux de renforcer la résistance intelligente des structures .
Dans son édition du 14/12/2005, Le Figaro consacre un reportage
détaillé à cet équipement et à ses
potentialités.
Présentation du Plan Séisme sur le site
du ministère de l’écologie et du développement
durable :
http://www.ecologie.gouv.fr