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Jour
après jour, les spécialistes de Point Org Sécurité
scrutent l'actualité éditoriale en vue de présenter
aux lecteurs internautes d'ALTERSECURITE un large panorama de ce qui se
publie autour des pôles d'intérêt qui sont les nôtres.
Ces recensions constituent de simples éclairages destinés
à mieux appréhender les motivations des scientifiques, des
universitaires, des chercheurs et des journalistes qui s'intéressent
de près ou de loin aux délicates questions de la santé
et de la sécurité au travail.
Ces
publications constituent un baromètre signalant les orientations,
les tendances, les motivations, les préoccupations et les tendances
du moment. Cette dimension psychologique ne doit pas être ignorée
en un temps où les angoisses et les peurs ressurgissent avec une
puissance inavouée dans un monde inquiet, en quête de sens
et de repères.
"Economie
des déchets – Des préoccupations croissantes, de nouvelles
règles, de nouveaux marchés", par Gérard Bertolini,
Editions Technip, 208 p., 30 €. Gérer intelligemment les déchets
est devenu aujourd'hui un leitmotive tant pour les élus que pour
les industriels. D'autant que les citoyens et les consommateurs exercent
une vigilance sans faille sur le sujet, soucieux de préserver les
ressources naturelles et leur cadre de vie. Ces préoccupations,
fort légitimes au demeurant, ont entraîné la mise
en œuvre d'une législation "pointue", et ont permis
la naissance d'une véritable éco-industrie du déchet.
Gérer les déchets n'est plus considéré comme
une activité vile ou rebutante, c'est au contraire le signe d'une
prise de conscience active et positive, en un mot responsable, en faveur
de notre avenir. Rédigé par un spécialiste de ces
questions, l'ouvrage ne se borne pas à étudier cette problématique
sous l'angle hexagonal, mais à l'aide de multiples exemples, élargit
le champ de réflexion au cadre européen et mondial. Après
avoir présenté les outils d'analyse et le socle de la théorie
économique du déchet, l'auteur fait le point sur les politiques
publiques en la matière, disséquant le fonctionnement des
marchés et le comportement des opérateurs, avant de montrer
comment peuvent être valorisés les matériaux et produits
ainsi traités.
"De
Tcherrnobyl en tchernobyls", par Georges Charpak, Richard L. Garwin,
Venance Journé, Odile Jacob, 568 p., 25,90 €.
Le paradoxe est flagrant : l'humanité ne cesse de croître
et ses besoins en énergie également. Comment assurer à
tous un bien-être légitime sans détruire nos ressources
? Les réserves de pétrole n'étant pas inépuisables,
l'énergie nucléaire apparaît comme une source d'énergie
indispensable… Avec un lourd handicap cependant : la peur que suscite
ce terme dans l'imaginaire collectif. Après la dimension guerrière
tristement illustrée par les bombardements américains sur
le Japon en 1945, après les années de peur de la Guerre
froide, il y a eu les multiples incidents dans les centrales qui ont contribué
à alimenter les fantasmes. A cet égard, le "syndrome"
de Tchernobyl demeure profondément ancré dans les esprits.
Et cette peur se trouve renforcée par l'explosion des actes terroristes
qui n'en finissent pas de troubler le fragile équilibre de la scène
internationale. La floraison de ces peurs irraisonnées implique
donc un effort pédagogique de clarification et d'explication que
mènent avec brio les auteurs. Décortiquant le mécanisme
du nucléaire civil, prenant en compte les risques mais aussi les
impératifs, nos savants s'efforcent de pacifier le débat.
Que nous en soyons à un tournant dans l'ère nucléaire
est désormais patent ! Il nous appartient donc d'appréhender
cette mutation de manière lucide, responsable et raisonnée.
"Pandémie
– La grande menace", par Jean-Philippe Derenne et François
Bricaire, Fayard, 330 p., 19 €. Le sous-titre donne le ton : "Grippe
aviaire : 500.000 morts en France ?" Jean-Philippe
Derenne est chef du service de pneumologie et réanimation à
la Salpêtrière et François Bricaire est chef du service
des maladies infectieuses et tropicales dans la même structure hospitalière.
Après avoir dressé un large panorama de l'histoire des pandémies,
et rappelé que ces grandes catastrophes n'appartiennent pas forcément
qu'à un passé lointain, (qui se souvient encore que la dernière
pandémie, la grippe espagnole, a tué entre 50 et 100 millions
de personnes en 1918-1919 ?), les auteurs dressent un constat inquiétant
: le risque de pandémie lié à la grippe aviaire est
important, il peut s'installer dans la durée et provoquer des ravages
terrifiants, évalués à plusieurs dizaines de millions
de victimes. Vous tremblez ? Rassurez-vous ! Selon eux, le mal peut être
enrayé. C'est simplement une question de volonté politique
et de moyens, d'anticipation et de prévention intelligente des
crises. Ouf ! On voit mal comment un politique, de gauche, de droite ou
de Sirius prendrait le risque de ne pas tout mettre en œuvre pour
parer une telle menace… Principe de précaution oblige !
"Les
empoisonneurs – Enquête sur ces polluants et produits qui
tuent à petit feu", par Vincent Nouzille,
Fayard, 480 p., 22 €. On connaît les méfaits de l'amiante,
mais sait-on que dans notre vie quotidienne, mille produits empoisonnent
notre vie, depuis les produits pesticides qui souillent nos eaux jusqu'aux
livres et cahiers de nos chers bambins qui contiennent des produits cancérigènes
? Grand reporter spécialisé dans les questions d'économie
et de société, l'auteur dénonce pêle-mêle
le cynisme des sites industriels polluants, la passivité des pouvoirs
publics, l'impuissance des experts qui prêchent trop souvent dans
le désert… On sort de cette lecture abasourdis, en se disant
que décidément, l'aventure est au coin de la rue ! Là
aussi, un blog se fait l'écho des inquiétudes et fantasmes
que nourrit un tel ouvrage : http://les-empoisonneurs.over-blog.org/categorie-298294.html
"La
micro-entreprise de A à Z", par Laurence Piganeau,
Editions d'Organisation, 266 p., 20 €. 3ème édition
revue et corrigée d'un petit ouvrage fort bien fait que devraient
lire les courageux entrepreneurs qui décident de se jeter à
l'eau avec de modestes moyens. Autrement dit, il s'agit là d'une
clientèle privilégiée de Point Org Sécurité,
qui a fait de l'appui aux petites structures l'une de ses priorités
! Consultante de l'Agence pour la création d'entreprise, l'auteur
dissèque pas à pas toutes les étapes à franchir
et les formalités à accomplir pour garder quelques chances
de réussite et surtout ne pas se perdre dans les méandres
des réglementations en vigueur ! Tous les points sont étudiés
sans tabou : votre idée est-elle viable ? Quelles sont peu ou prou
vos chances de réussite ? Quelle structure choisir qui soit la
mieux adaptée à la réalisation de votre micro-projet
? … Soucieux de faire preuve de réalisme, l'auteur présente
les règles élémentaires à connaître
en matière de droit, de fiscalité et de comptabilité,
sans omettre de proposer une méthodologie simple, concrète,
adaptée aux besoins des micro-structures, et sans oublier d'y adjoindre
une liste des manuels et autres guides métiers qui constitueront
une source correcte d'information et de conseil.
"Les
jeunes non qualifiés", dossier réalisé sous
la direction de Florence Lefresne, Problèmes politiques et sociaux
n° 915, La Documentation Française, 120 p.,
9 €. Chercheur à l’IRES (Institut de recherches économiques
et sociales), Florence Lefresne a déjà publié "Les
jeunes et l’emploi" (La Découverte, 2003). Elle coiffe
ici un ensemble de contributions de chercheurs s'efforçant de comprendre
pourquoi, malgré une augmentation du nombre de diplômés,
notre système éducatif laisse encore tant de jeunes sur
le bord du chemin. Chaque année, ce sont près de 60 000
jeunes qui se retrouvent en situation d'échec scolaire et quittent
l’école sans atteindre la classe de seconde ou l’année
terminale débouchant sur un CAP ou un BEP. Qui sont ces jeunes
non qualifiés ? Dans quelles configurations sociales et familiales
évoluent-ils ? Est-on confronté à un échec
à l'école ou à un échec de l'école
? Quel bilan peut-on dresser des politiques d'action prioritaire ? Comment
peut-on aider concrètement ces jeunes à s'insérer
dans le monde du travail ? Quel constat établir des politiques
publiques d'insertion et de formation ? Nos voisins européens connaissent-ils
les mêmes déboires et comment réagissent-ils ? …
Un dossier intéressant, qui pose bien des questions mais laisse
sceptique quant aux orientations à prendre.
"Les
mutations de l'emploi en France", IRES, La Découverte,
128 p., 8,50 €. Dans la même veine que l'ouvrage précédent,
piloté par l'Institut de recherches économiques et sociales,
ce dossier s'efforce d'analyser la nature des difficultés du marché
de l'emploi dans notre pays. A l'évidence, nous pâtissons
d'un retard sérieux dans l'application des réformes structurelles
du marché du travail. Sont ainsi disséquées les nouvelles
normes d'emploi, puis les dynamiques salariales et la délicate
question du temps de travail. S'interrogeant sur les performances enregistrées
sur le marché du travail et la capacité à créer
des emplois, l'accent est ensuite mis par les chercheurs sur les différentes
catégories de populations concernées : comment se comportent
les jeunes arrivant sur le marché du travail ? Qu'attendent-ils
? Sont-ils formés correctement ? Quid des inégalités
hommes/femmes ? Comment penser le travail des seniors ? Quelle place pour
les immigrés ? Comment lutter contre les discriminations ? …
"Sociologie
des employés", par Alain Chenu, La Découverte,
128 p., 8,50 €. Toujours aux éditions de La Découverte,
à signaler la réédition d'un ouvrage consacré
aux huit millions d'employés – dont six millions de femmes
– que compte la société française. Professeur
de sociologie à Sciences Po, Directeur de l’Observatoire
sociologique du changement (FNSP-CNRS) depuis 2004, Alain Chenu est spécialisé
dans la sociologie du travail et les questions de stratification sociale.
Il met ici en évidence le fait que la condition des employés
s'est peu à peu rapprochée de celle des ouvriers, bien que
leurs fonctions soient par nature fortement dissemblables. Le monde des
employés s'est trouvé bouleversé, l'architecture
de ses rapports a été considérablement modifié.
Les employés ont vu leur travail changer de profil en même
temps que leur position sociale connaissait de nouvelles orientations.
"Des
formations pour quels emplois ?", sous la direction de Jean-François
Giret, Alberto Lopez et José Rose, La Découverte,
400 p., 29 €. Jean-François Giret et Alberto Lopez avaient
déjà publié en début d'année un dossier
portant les politiques publiques au cœur des trajectoires des jeunes
(Revue Travail et Emploi n° 101 – Documentation française,
janvier 2005). Préfacé par Claude Thélot, conseiller
maître à la Cour des Comptes, ingénieur polytechnicien
diplômé de l’École nationale de la statistique
et de l’administration économique (ENSAE) qui fut longtemps
professeur associé en économie à l’université
Paris V-René Descartes, et qui préside aujourd'hui la Commission
du débat national sur l’avenir de l’École, ce
livre fait le point sur la délicate question de la formation. Faut-il
davantage professionnaliser les formations en fonction des besoins actuels
et à venir du marché du travail ? Ne vaut-il pas mieux au
contraire privilégier une formation plus générale,
susceptible de permettre aux bénéficiaires de s'adapter
en souplesse aux évolutions du marché ? Pour tenter d'apporter
une réponse à ces questions récurrentes, les chercheurs
se sont efforcés d'analyser les liens réels existant entre
formation et emploi. A l'évidence, le constat d'inadéquation
entre les deux est évident, il devient même selon eux de
plus en plus la règle ! Il est donc impératif de chercher
à comprendre pourquoi les emplois ne correspondent pas aux formations…
à moins qu'il ne faille inverser la problématique ! A ce
questionnement se superpose la question de l'inadéquation des niveaux
de qualification et des diplômes…
"Le
dispositif de l'action sociale et médico-sociale en France",
par Philippe Camberlein, Dunod, 456 p., 42 €. Directeur
général du Comité d'étude, d'éducation
et de soins auprès des polyhandicapés (CESAP), l'auteur
décrit le cadre juridique, technique et administratif dans lequel
se déroulent les différentes interventions sociales et médico-sociales.
Comment se passent les interventions ? Qui agit alors ? A quel titre ?
Qui peut en bénéficier ? Quelles sont les règles
juridiques en vigueur ? De quelles protections bénéficient
les usagers ? Comment s'articulent les politiques catégorielles
d'aide et d'action sociale ?… Par-delà la simple description
des faits et des mesures engagées, il s'agit de comprendre la logique
à l'œuvre dans l'engagement des procédures évoquées.
"La
sécurité sociale", Rapport de la Cour des Comptes,
éditions des Journaux Officiels, 424 p., 16,40 €. Les médias
se sont largement fait l'écho de ce rapport de la Cour des Comptes
qui met en relief le déficit toujours plus inquiétant du
régime général de la sécurité sociale,
pointant plus particulièrement le comportement jugé peu
sérieux tant des professions de santé que des assurés
sociaux. Pour mieux appréhender les subtilités du sujet,
on se reportera à l'ouvrage de Bruno Palier, "Gouverner la
Sécurité sociale", (PUF, 528 p., 19,50 €), qui
dresse une vaste fresque des différentes réformes du système
français de protection sociale depuis 1945.
"Petit
dico d'économie et de management de la santé", par
Luc Marco et Bui Quang Hien, PUF, 148 p., 13 €. Un
petit lexique fort utile pour s'y retrouver dans le labyrinthe des sigles,
organismes et autres termes techniques qui constituent le quotidien des
professions de santé. Professeur des universités et agrégé
des sciences de gestion, Luc Marco dirige le CREGEM (Centre de recherche
en gestion et management de l'Université Paris XIII). Appartenant
lui aussi à ce même centre de recherche, Hien Bui Quang est
titulaire d'un DEA de Sciences de gestion, d'un DESS de Droit de la santé
et d'un DESS de Contrôle de Gestion et d'audit. Dans la même
veine, voir le "Traité pratique des réseaux de santé",
(collectif, Berger-Levrault, 456 p., 48 €), utile pour démêler
l'écheveau de la nouvelle organisation sanitaire.
"L'espérance
de vivre – âges, générations et sociétés",
par Jacques Véron, Seuil, 256 p., 21 €. Combien
d'années nous reste-t-il à vivre ? Pour le savoir –
du moins si l'on croit aux lois de la statistique… – il suffit
de savoir lire de savants tableaux qui, en fonction de différents
paramètres, vous donneront la réponse. Démographe,
délégué aux relations internationales de l'INED (Institut
national d'études démographiques), chargé de conférences
à l'EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales),
membre de la Commission nationale française pour l'UNESCO, l'auteur
est connu pour ses multiples études sur les thèmes de la
population et du développement durable. Il se penche aujourd'hui
sur celui du vieillissement de la population dans nos sociétés
occidentales, qui pose de nouvelles questions en matière d'organisation
du travail et de gestion des relations sociales. Mais au-delà du
factuel, au-delà des impacts socio-économiques inhérents
à l'allongement de la durée de la vie, cette modification
en profondeur de la trame de notre vie conduit à repenser notre
appréhension de la mort et surtout, elle implique que nous soyons
capables d'envisager une nouvelle "gestion des âges".
"Une
vie en plus – La longévité, pour quoi faire ?",
par Joël de Rosnay, Jean-Louis Servan-Schreiber, François
de Closets, Dominique Simonnet, Seuil, 224 p., 18 €.
Toujours aux éditions du Seuil, voici une réflexion grand
public sur les conséquences de l'allongement de la vie dans nos
sociétés développées. Les auteurs examinent
tour à tour les impacts de ce processus, sur nos corps tout d'abord
(pourquoi vieillit-on ?, les recettes de la longévité, demain
j'aurai 120 ans…), mais aussi sur nos esprits. Car on n'est plus
"vieux" aujourd'hui comme on l'était avant. Les repères
changent, les manières de se comporter également. La fin
de l'activité professionnelle ne signifie pas la cessation des
activités de l'esprit, bien au contraire. Dès lors, il importe
de redonner du sens à une vie nouvelle qui s'ouvre dans des circonstances
que nous ne maîtrisons pas toujours bien. Enfin, les auteurs examinent
l'impact que le vieillissement généralisé induit
pour nos sociétés. N'y a-t-il pas un déséquilibre
flagrant lorsque l'on voit simultanément des générations
de personnes vivre en toute oisiveté alors que les rythmes de travail
pour les actifs deviennent de plus en plus difficiles ? Comment organiser
au mieux les relations de travail et les relations sociales pour les générations
futures ? Comment éviter l'effondrement de notre système
de retraite ? … A noter qu'un blog bien construit, où l'on
trouve quantité d'informations pratiques, est spécialement
dédié à cet ouvrage qui se lit facilement et invite
à une prise de conscience intelligente pour préparer notre
avenir : http://www.unevieenplus.com/
"De
Prométhée au mythe du progrès : mythologie de l'idéal
progressiste", par Sylvie Mullie-Chatard, L'Harmattan,
209 p., 19 €. Chacun connaît la lumineuse figure de Prométhée,
entré par le génie des poètes grecs dans la mémoire
collective comme le bienfaiteur de l'humanité en dépit de
l'hostilité des Dieux. Prométhée était d'ailleurs
honoré en Attique comme le dieu des artisans. Ce mythe éclaire
la conscience occidentale depuis les origines et permet de mieux appréhender
le lien intime qui unit l'homme à la machine. Comprendre la genèse
de l'idée de progrès implique de bien appréhender
les racines de ce mythe où s'entrecroisent rationalisme et imaginaire.
A signaler deux autres ouvrages sortis cet automne qui abordent peu ou
prou la même problématique avec plus ou moins de bonheur
: "Impasse de l'homme : comment ne plus être progressiste sans
devenir réactionnaire", par Jean-Paul Besset, (Fayard, 350
p., 20 €) et "Homo ex machina", sous la direction de François
Laruelle, (L'Harmattan, 276 p., 24 €)
"Dictionnaire
amoureux de la science", par Claude Allègre,
Plon/Fayard, 1020 p., 26 €. "Le terme de pollution, dans le
contexte actuel, désigne le processus de modification chimique
d'un milieu naturel causé par l'homme. Les pollutions les plus
fréquentes et les plus nettes sont les pollutions de proximité
(…) Dans les pollutions de proximité, citons les pluies acides,
dues aux fumées d'usines dégageant de l'oxyde de soufre.
Lorsque ce dernier se combine avec la vapeur d'eau de l'atmosphère,
il donne de l'acide sulfurique qui tombe avec la pluie et fait des dégâts
variés sur la santé des plantes et des hommes. Les sources
de pluies acides sont par exemple les usines canadiennes qui traitent
les minerais de sulfure de nickel ou les usines polonaises qui brûlent
un charbon particulièrement riche en soufre". Ainsi s'ouvre
l'article "pollution" de ce "dictionnaire amoureux de la
science", qui n'est pas à proprement parler un dictionnaire
scientifique, bien plutôt un intéressant outil de vulgarisation
sur les questions que se pose l'homme de la rue. Le bouillant ex-ministre
de l'Education nationale s'en donne d'ailleurs à cœur joie
dans sa démonstration pédagogique, égratignant les
uns, moquant les autres, avec la verve habituelle et le franc-parler qui
le caractérisent ! On y trouve de savoureux portraits de savants,
d'Archimède à Thomas Young, des notules techniques (qu'est-ce
qu'un transistor ? qu'est-ce qu'un OGM), des explications simples de théories
complexes… Avec ses multiples facettes et sa grande simplicité
d'approche, ce "dictionnaire amoureux" passionnera tous ceux
que les questions techniques et scientifiques intriguent et fascinent.
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